NOS JEUNES PENSENT À NOS BLESSÉS EN OPEX

UNE BELLE ACTION ORGANISÉE ET PILOTÉE PAR NOTRE DYNAMIQUE « RÉFÉRENT JEUNESSE » DU DÉPARTEMENT DE L’OISE MAXENCE BOUCHEZ

Lors de ma prise de fonction au poste de « Réfèrent jeunesse » pour le département de l’Oise, ma réflexion a été de me dire quelle sera ma première action ?

C’est tout naturellement que j’ai souhaité intervenir dans l’école primaire de mon village.  

C’est ainsi que le projet dessins a vu le jour. Il a consisté à faire réaliser des dessins par des élèves de CM1 et CM2 pour ensuite les remettre aux militaires hospitalisés à « l’Institution Nationale des Invalides »

Une première intervention a eu lieu dans leurs classes afin de leur expliquer ma démarche, leur présenter l’Association Nationale des Mémoires du Mont-Valérien et l’Institution Nationale des Invalides.

Je suis ensuite retourné à l’école quelques temps après pour récupérer les dessins.  Quelle fut ma surprise lorsque j’ai découvert leurs productions ! Les élèves avaient un thème libre pour leurs réalisations et nombreux ont été ceux qui ont choisit de représenter les militaires et de leur dire MERCI.

Et puis, début juillet j’ai eu l’honneur de remettre à chacun des élèves un « Témoignage de Satisfaction et de Reconnaissance » de l’association dans laquelle j’exerce ma tâche de « Référent Jeunesse ».

Une grande fierté pour eux et pour moi !

Prochaine étape maintenant, remettre les dessins aux militaires hospitalisés aux Invalides.

Maxence BOUCHEZ

Référent Jeunesse départemental de l’Oise

Délégation des Hauts de France de l’Association Nationale des Mémoires du Mont-Valérien

« CHARTE DE PARTENARIAT »

entre l’Association Nationale des Mémoires du Mont-Valérien et l’Union Nationale des Combattants Fédération Départementale de Paris

Ce jour le 29 juillet 2021 à 11h00, au siège de l’Union Nationale des Combattants Fédération Départementale de Paris et sous le regard très bien veillant du Père BROTTIER que fut signé par les Présidents Alain FABER des Mémoires du Mont-Valérien et Philippe BOULLAND, de l’Union Nationale des Combattants Fédération Départementale de Paris, la « Charte de Partenariat » permettant une étroite coopération entre les deux associations. Chacune gardant sont indépendance et sa spécificité.

Ci-dessous un mot concernant le Père BROTTIER emprunté au site WIKIPÉDIA que nous remercions pour son aide au transfert de la mémoire patriotique.

Père Daniel BROTTIER – 1876/1936

Lorsque la guerre éclate, et bien qu’il soit exempté, Daniel Brottier se porte volontaire comme aumônier militaire. Il est rattaché au 26e division d’infanterie le 26 août 1914 et œuvrera en Lorraine, dans la Somme, à Verdun et dans les Flandres. (lire la suite en cliquant sur le portrait du Père BROTTIER)

14 juillet 2021

TRÈS BONNE FÊTE NATIONALE À  TOUS NOS LECTEURS

Que fête t’on réellement le 14 juillet de chaque année ?

La prise de la Bastille comme cela est enseigné depuis si longtemps ?

Le 14 juillet 1789 jugée comme trop sanglant par les 80 députés de l’Assemblée constituante et le marquis de La Fayette pour commémorer la fête nationale, c’est le 14 juillet 1790 qui est retenu.

Depuis lors, et sans oublier la prise de la Bastille un an auparavant, c’est le 14 juillet 1790 jour de la fête de la FÉDÉRATION qui est réellement fêté.

Nous remercions très sincèrement notre ami Stéphane BERN et WIKIPEDIA pour leur aide au transfert de la mémoire.

Alain FABER Président MMV

UN DES NÔTRES UNE NOUVELLE FOIS MIS À L’HONNEUR

Les LANGLOIS : une famille au service de la France du Second Empire à la cinquième République, Yves-Michel LANGLOIS, l’Harmattan, 2019

Contrairement à ce que laisserait supposer le titre de l’ouvrage, l’épopée de la famille Langlois  se déroule majoritairement sous l’  Occupation. Toutefois, un chapitre à la fin du livre fait remonter l’engagement patriotique de cette lignée hors du commun aux ancêtres : à Yvon Salomon, l’arrière grand-père, qui s’illustra dans les combats contre les Prussiens (1867-1872) et à Louis  Langlois, combattant de la Grande Guerre, décoré de la Croix de Guerre avec cinq citations et de la Médaille Militaire.

En réalité, l’engagement de la famille Langlois Salomon s’est surtout exprimé lors de la seconde Guerre Mondiale, dès le début du conflit, alors que tout semblait perdu. Ces résistants du premier jour ont pour nom Yvonne, dite Ti’Mère Courage, Aline-Juliette, Suzanne, Pierre Raynaud, Jacques, Manège, surnommée Queen Mary et Michel. Tous ont contribué par leur héroïsme et chacun à sa façon, à sauver l’honneur d’une France divisée en deux camps minoritaires : d’un côté les Vichystes, de l’autre les Résistants et au milieu, une majorité       d’attentistes qui essayaient de traverser cette période sombre de l’histoire de France en évitant de s’engager.

Cependant, cette division simplificatrice cachait des divergences de vues notables à l’intérieur de ces deux groupes activistes: les Pétainistes étaient morcelés en chapelles, dont les membres provenaient d’horizons divers : royalistes, partisans d’un régime autoritaire de type franquiste, catholiques traditionnalistes, anciens socialistes et même des anciens leaders communistes comme Jacques Doriot. A l’autre extrémité de l’échiquier, les résistants pris globalement, étaient issus de courants de pensée souvent antagonistes : conservateurs,  chrétiens sociaux,  progressistes, ou communistes. Une distinction  s’impose également entre une minorité de résistants engagés de la première heure par pur patriotisme, comme la famille Langlois Salomon, des communistes qui s’étaient accommodés de l’occupation allemande jusqu’à l’opération Barbarossa en Union soviétique, des socialistes patriotes, des israélites pour les raisons que l’on peut imaginer et…ceux de la dernière heure par  opportunisme.

La plupart des actions d’éclat de ces différentes composantes ont fait l’objet de travaux de recherche approfondis depuis soixante dix ans ; mais ceux-ci se polarisent  souvent sur la résistance  gaulliste  et  celle des communistes. Il nous semble que l’action des Français qui ont œuvré au sein du SOE (Secret Operations Executive) britannique est plus rarement relatée. Or c’est justement au sein de ce service de renseignements qu’ont agi avec abnégation et efficacité les membres de la famille Langlois Salomon.

Yves-Michel Langlois, juriste et politologue, évoque la participation de sa famille à la libération de la France avec fierté  et  une grande émotion, ce qui est légitime lorsque l’on descend  de tels parents et alliés. Plutôt que de faire de l’histoire de façon traditionnelle, l’auteur nous invite à la découverte de chacun de ces héros épiques et relate leurs exploits sans  emphase inutile. A travers la biographie de chacun de ses  parents proches, Yves-Michel Langlois nous fait entrer dans un monde nébuleux peuplé d’espions, avec leur bravoure et aussi leurs faiblesses, tant la période était complexe à appréhender.

Yvonne, Ti’Mère courage montra l’exemple à ses enfants en hébergeant 29 agents britanniques et canadiens dans le grand sud-est. Elle fut décorée de la Médaille de la Résistance et de la King’s Medal of Courage in the Cause of Freedom. Sa sœur cadette Aline-Juliette s’engagea en mars 1943 dans le réseau Jockey. Suzanne, l’ainée des quatre enfants Langlois multiplia les missions entre les lignes : transport de messages de documents et de postes émetteurs. Elle croisa Pierre Raynaud, autre grand résistant, militaire et haut fonctionnaire de l’Administration coloniale qu’elle épousa en 1946, avant de le suivre en Afrique. Elle fut décorée de la Légion d’Honneur, de la Croix de Guerre avec palme et de la Médaille de la Résistance. Son mari, quant à lui, également agent français au service du SOE, s’illustra au sein du réseau Jockey et mena des missions aux Indes en 1945. Parmi ses nombreuses décorations figurent la Légion d’Honneur (officier), l’Ordre National du Mérite (Commandeur), la Croix de Guerre, la Médaille Coloniale ou le Distinguished Service Order (DSO).

L’auteur, dépeint son père Jacques comme un artiste dans l’âme. Rescapé à trois reprises du peloton d’exécution, il se lancera à corps perdu avec son condisciple et ami Pierre Viansson-Ponté dans la grande aventure de la Résistance dès 1941. Adjoint de Peter Churchill au sein du réseau Carte, il fut chargé des premiers recrutements dans le sud-est. Il sera décoré de la Légion d’Honneur, de la Croix de Guerre avec palme, de celle de la Résistance et de la Military Cross. Après guerre, il s’envolera avec sa femme pour l’Afrique de l’Ouest où il restera cinq ans.

Marie-Reine, la tante d’Yves-Michel s’illustrera elle aussi dans ces combats de l’ombre. Agent de liaison, elle mena  missions périlleuses en vélo, devint chiffreuse  et fut décorée de la Légion d’honneur, comme la plupart des autres membres de la famille.

Enfin, Michel, son frère, dandy, talentueux et nonchalant opéra à Antibes, Avignon, Marseille intégra le réseau Jockey dans les Alpes, ce qui lui valut de nombreuses décorations tant françaises qu’étrangères. La guerre terminée, lui aussi partira pour l’Afrique. Accueilli par André Postel-Vinay, ancien directeur de la Caisse Centrale de la France d’Outre-mer, devenue la Caisse Centrale de Coopération Économique en 1959, il occupera des postes de haut fonctionnaire dans une grande partie des anciennes colonies françaises d’Afrique noire.

La saga de la famille  Langlois Salomon est complétée par une riche iconographie, ainsi que par de nombreux facsimilé de documents officiels tant français que britanniques. Une telle étude  constitue assurément une contribution de grande valeur à l’histoire de ces Français qui entrèrent en résistance au sein d’un service spécial allié, celui de la Grande Bretagne. Grâce à ce livre, leur combat héroïque sort enfin de l’oubli.  

Alain FABER