LETTRE DE LA FONDATION CHARLES DE GAULLE N°30


Le blog des Mémoires du Mont-Valérien
Entretenir et faire respecter la MÉMOIRE du MONT-VALÉRIEN, promouvoir et développer la mémoire par la communication, le dialogue et par une relation intergénérationnelle permanente en France et à l’étranger.
LETTRE DE LA FONDATION CHARLES DE GAULLE N°30



Nous remercions l’UNC de Paris pour leur confiance et les félicitions pour toutes leurs activités.
Alain FABER Président national des Mémoires du Mont-Valérien
TRÈS BONNE FÊTE NATIONALE À TOUS NOS LECTEURS


Que fête t’on réellement le 14 juillet de chaque année ?
La prise de la Bastille comme cela est enseigné depuis si longtemps ?
Le 14 juillet 1789 jugée comme trop sanglant par les 80 députés de l’Assemblée constituante et le marquis de La Fayette pour commémorer la fête nationale, c’est le 14 juillet 1790 qui est retenu.
Depuis lors, et sans oublier la prise de la Bastille un an auparavant, c’est le 14 juillet 1790 jour de la fête de la FÉDÉRATION qui est réellement fêté.
Nous remercions très sincèrement notre ami Stéphane BERN et WIKIPEDIA pour leur aide au transfert de la mémoire.
Alain FABER Président MMV

Les LANGLOIS : une famille au service de la France du Second Empire à la cinquième République, Yves-Michel LANGLOIS, l’Harmattan, 2019
Contrairement à ce que laisserait supposer le titre de l’ouvrage, l’épopée de la famille Langlois se déroule majoritairement sous l’ Occupation. Toutefois, un chapitre à la fin du livre fait remonter l’engagement patriotique de cette lignée hors du commun aux ancêtres : à Yvon Salomon, l’arrière grand-père, qui s’illustra dans les combats contre les Prussiens (1867-1872) et à Louis Langlois, combattant de la Grande Guerre, décoré de la Croix de Guerre avec cinq citations et de la Médaille Militaire.
En réalité, l’engagement de la famille Langlois Salomon s’est surtout exprimé lors de la seconde Guerre Mondiale, dès le début du conflit, alors que tout semblait perdu. Ces résistants du premier jour ont pour nom Yvonne, dite Ti’Mère Courage, Aline-Juliette, Suzanne, Pierre Raynaud, Jacques, Manège, surnommée Queen Mary et Michel. Tous ont contribué par leur héroïsme et chacun à sa façon, à sauver l’honneur d’une France divisée en deux camps minoritaires : d’un côté les Vichystes, de l’autre les Résistants et au milieu, une majorité d’attentistes qui essayaient de traverser cette période sombre de l’histoire de France en évitant de s’engager.
Cependant, cette division simplificatrice cachait des divergences de vues notables à l’intérieur de ces deux groupes activistes: les Pétainistes étaient morcelés en chapelles, dont les membres provenaient d’horizons divers : royalistes, partisans d’un régime autoritaire de type franquiste, catholiques traditionnalistes, anciens socialistes et même des anciens leaders communistes comme Jacques Doriot. A l’autre extrémité de l’échiquier, les résistants pris globalement, étaient issus de courants de pensée souvent antagonistes : conservateurs, chrétiens sociaux, progressistes, ou communistes. Une distinction s’impose également entre une minorité de résistants engagés de la première heure par pur patriotisme, comme la famille Langlois Salomon, des communistes qui s’étaient accommodés de l’occupation allemande jusqu’à l’opération Barbarossa en Union soviétique, des socialistes patriotes, des israélites pour les raisons que l’on peut imaginer et…ceux de la dernière heure par opportunisme.
La plupart des actions d’éclat de ces différentes composantes ont fait l’objet de travaux de recherche approfondis depuis soixante dix ans ; mais ceux-ci se polarisent souvent sur la résistance gaulliste et celle des communistes. Il nous semble que l’action des Français qui ont œuvré au sein du SOE (Secret Operations Executive) britannique est plus rarement relatée. Or c’est justement au sein de ce service de renseignements qu’ont agi avec abnégation et efficacité les membres de la famille Langlois Salomon.
Yves-Michel Langlois, juriste et politologue, évoque la participation de sa famille à la libération de la France avec fierté et une grande émotion, ce qui est légitime lorsque l’on descend de tels parents et alliés. Plutôt que de faire de l’histoire de façon traditionnelle, l’auteur nous invite à la découverte de chacun de ces héros épiques et relate leurs exploits sans emphase inutile. A travers la biographie de chacun de ses parents proches, Yves-Michel Langlois nous fait entrer dans un monde nébuleux peuplé d’espions, avec leur bravoure et aussi leurs faiblesses, tant la période était complexe à appréhender.
Yvonne, Ti’Mère courage montra l’exemple à ses enfants en hébergeant 29 agents britanniques et canadiens dans le grand sud-est. Elle fut décorée de la Médaille de la Résistance et de la King’s Medal of Courage in the Cause of Freedom. Sa sœur cadette Aline-Juliette s’engagea en mars 1943 dans le réseau Jockey. Suzanne, l’ainée des quatre enfants Langlois multiplia les missions entre les lignes : transport de messages de documents et de postes émetteurs. Elle croisa Pierre Raynaud, autre grand résistant, militaire et haut fonctionnaire de l’Administration coloniale qu’elle épousa en 1946, avant de le suivre en Afrique. Elle fut décorée de la Légion d’Honneur, de la Croix de Guerre avec palme et de la Médaille de la Résistance. Son mari, quant à lui, également agent français au service du SOE, s’illustra au sein du réseau Jockey et mena des missions aux Indes en 1945. Parmi ses nombreuses décorations figurent la Légion d’Honneur (officier), l’Ordre National du Mérite (Commandeur), la Croix de Guerre, la Médaille Coloniale ou le Distinguished Service Order (DSO).





L’auteur, dépeint son père Jacques comme un artiste dans l’âme. Rescapé à trois reprises du peloton d’exécution, il se lancera à corps perdu avec son condisciple et ami Pierre Viansson-Ponté dans la grande aventure de la Résistance dès 1941. Adjoint de Peter Churchill au sein du réseau Carte, il fut chargé des premiers recrutements dans le sud-est. Il sera décoré de la Légion d’Honneur, de la Croix de Guerre avec palme, de celle de la Résistance et de la Military Cross. Après guerre, il s’envolera avec sa femme pour l’Afrique de l’Ouest où il restera cinq ans.
Marie-Reine, la tante d’Yves-Michel s’illustrera elle aussi dans ces combats de l’ombre. Agent de liaison, elle mena missions périlleuses en vélo, devint chiffreuse et fut décorée de la Légion d’honneur, comme la plupart des autres membres de la famille.
Enfin, Michel, son frère, dandy, talentueux et nonchalant opéra à Antibes, Avignon, Marseille intégra le réseau Jockey dans les Alpes, ce qui lui valut de nombreuses décorations tant françaises qu’étrangères. La guerre terminée, lui aussi partira pour l’Afrique. Accueilli par André Postel-Vinay, ancien directeur de la Caisse Centrale de la France d’Outre-mer, devenue la Caisse Centrale de Coopération Économique en 1959, il occupera des postes de haut fonctionnaire dans une grande partie des anciennes colonies françaises d’Afrique noire.
La saga de la famille Langlois Salomon est complétée par une riche iconographie, ainsi que par de nombreux facsimilé de documents officiels tant français que britanniques. Une telle étude constitue assurément une contribution de grande valeur à l’histoire de ces Français qui entrèrent en résistance au sein d’un service spécial allié, celui de la Grande Bretagne. Grâce à ce livre, leur combat héroïque sort enfin de l’oubli.
Alain FABER
DANS LE CADRE DE NOTRE « Charte de Partenariat » avec l’ANMONM
(Association Nationale des Membres de l’Ordre Nationale du Mérite)

Chers amis,
Je suis ravis de recommander à votre attention l’ouvrage de Madame Emmanuelle DECLERCK « CHRONIQUES MEUDONNAISES : 1930-1945«
C’est un ouvrage de références et d’histoire qui vous fera découvrir la vie des Meudonnais depuis 1930 mais aussi pendant la guerre 1939-1945. Il aura sa place dans ma bibliothèque pour une meilleure connaissance de la vie des Franciliens durant cette période.
Merci Madame pour ces recherches et ce beau travail réalisé.
Alain FABER
Président de l’Association Nationale des Mémoires du Mont-Valérien

A lire…..

En 2020, Meudon se souvient de son histoire et commémore le 75ème anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Chroniques meudonnaises : 1930-1945 rend hommage aux Meudonnais d’hier et en particulier aux nombreuses victimes du conflit, parmi lesquelles 34 déportés sur 70 hommes, femmes et enfants envoyés en camps ou en prisons (parce que Juifs, résistants ou les deux à la fois) décédés avant leur retour, 13 résistants fusillés, 52 civils tués sous les bombardements, 108 militaires disparus (dont 68 soldats tombés au front et 27 prisonniers de guerre), 23 STO (dont 18 réfractaires sur les 376 requis au service du travail obligatoire pour partir travailler en territoire du Reich).
Entre 1930 et 1945, l’histoire de Meudon se confond avec le destin national. La vie de ses habitants est bouleversée : crise de 1929, occupation allemande, Libération, retour des nombreux prisonniers de guerre et des 36 déportés survivants (dont 3 mourront rapidement). Chroniques meudonnaises : 1930-1945, c’est le journal intime de Meudon.
Tous les personnages cités sont réels, natifs, récemment installés en ville ou de passage. Ils vivent ces quinze années-là différemment selon leur quartier, leur tranche d’âge, leur milieu social, leurs origines, leurs activités et leurs engagements. Témoins directs et héritiers se sont prêtés aimablement au jeu de l’interview pour restituer des souvenirs de famille et ouvrir leurs archives personnelles, en complément des sources d’information officielles. L’histoire de Meudon à cette époque méritait d’être racontée.
Chroniques meudonnaises : 1930-1945 est le feuilleton d’une ville plurielle dans la tourmente au cœur du XXe siècle. Et pour paraphraser Jean Cayrol, dont le texte lu par Michel Bouquet a servi d’introduction au film d’Alain Resnais Nuit et Brouillard en 1956 : « Même un paysage tranquille. Même un sous-bois verdoyant avec des vols de corbeaux. Même une route ou passe des voitures, des travailleurs, des couples. Même un village paisible à l’ abris de l’agitation parisienne, avec son marché, son clocher… peuvent conduire tout simplement à un camp de concentration ou à une mort certaine ».
Emmanuelle DECLERCK
Cher compagnon, Ravie de l’intérêt que vous portez à mon livre Chroniques meudonnaises : 1930-1945 paru à compte d’auteure en novembre 2020.
Pour toutes commandes de livres

« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.
Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat. Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne de l’ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.
Mais le dernier mot est-il dit ?
L’espérance doit-elle disparaître ?
La défaite est-elle définitive ?
Non !Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule !
Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis.
Cette guerre n’est pas limitée au territoire de notre malheureux pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens pour écraser un jour nos ennemis.
Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là. Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialisés des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu’il arrive, la Flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.
Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la radio de Londres.»
Lorsque l’Ile de Sein représentait 1/4 de la FRANCE




Alain FABER Président de l’Association Nationale des Mémoires du Mont-Valérien
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