Née Marguerite Émilienne Matisse, est une peintre et résistante française née le 31 août 1894 à Paris et morte le 1er avril 1982 dans la même ville.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle fait partie de la Résistance avec sa belle-mère Amélie, mais à l’insu de son père. Sous le nom de « Jeannette », elle appartient au réseau Front National clandestin et à l’organisation de Francs-tireurs et partisans (FTP). Elle est responsable du secteur de Tredez où elle s’est occupée des réfractaires au STO, a fourni des armes aux FTP et participé à diverses opérations. Sa belle-mère Amélie Matisse est arrêtée en avril 1944 et condamnée à six mois de prison (elle est libérée en septembre 1944).
Elle-même est arrêtée par la Gestapo le 21 mai 1944 à la suite d’une dénonciation Déportée vers le camp de Ravensbrück, elle parvient à s’échapper lors du transport, torturée et défigurée. Elle est recueillie dans un premier temps par la famille de Léon Delarbre, un peintre résistant et déporté, connu pour avoir réussi à rapporter des dessins réalisés dans les camps d’extermination (musée de la Résistance à Besançon). Elle est ensuite prise en charge par la Croix-Rouge, qui la cache au sein de la famille Bruno à Giromagny près de Belfort. Elle est libérée en octobre 1944.
Son père Matisse la revoit en janvier et février 1945[]. Sous le coup d’une émotion intense, Henri Matisse dessine de nombreux portraits de sa fille, dont le dernier de la série montre un visage enfin apaisé[
Colette Renée de Jouvenel des Ursins
Plus connue sous le nom de Colette de Jouvenel, est une journaliste, résistante et féministe française, née le 3 juillet 1913 dans le 16HYPERLINK « https://fr.wikipedia.org/wiki/16e_arrondissement_de_Paris »eHYPERLINK « https://fr.wikipedia.org/wiki/16e_arrondissement_de_Paris » arrondissement de Paris et morte le 16 septembre 1981 à Créteil . La Seconde Guerre mondiale éclate et en juin 1940, elle part s’installer en Corrèze, dans le château de Saint-Hilaire de Curemonte, autre château de famille. Elle se rapproche très vite des antifascistes, dont les Videau, couple d’instituteurs, et de Berthe Vayssié, qui tient le café-bar-épicerie du village. Elle commence par mettre en place un circuit de ravitaillement efficace, puis participe de plus en plus à des activités de résistance. Elle se met au service de l’Œuvre de secours aux enfants (principalement juifs) par l’intermédiaire de sa belle-sœur ; il s’agit de mettre à l’abri des enfants dont les parents ont été arrêtés ou déportés. Elle est chargée de missions précises dans les rangs de l’opposition active au STO ; elle s’implique dans l’aide aux résistants, réfugiés ou pourchassés.
En août 1944, elle se rend à Oradour-sur-Glane, le village martyrisé deux mois plus tôt, et ce qu’elle y voit ne cessera de la hanter. Au début d’octobre 1944, elle est nommée présidente du comité social et sanitaire de Brive, et, en janvier 1945, désignée comme adjointe au maire de Curemonte.
Elle finira sa vie comme journaliste puis décoratrice d’intérieur.
Madeleine Lévy
Née le 18 novembre 1918 à Paris et morte le 25 novembre 1943 à Auschwitz
Elle est une résistante du mouvement Combat et assistante sociale française, petite-fille du capitaine Alfred Dreyfus, déportée à Auschwitz.
Elle prend part à la Résistance, au sein du mouvement Combat. Elle aide des Juifs à quitter la France pour l’Espagne, en préparant itinéraire, nourriture et faux-papiers. Elle est nommée adjudante des Forces Françaises Intérieures, et refuse de rejoindre un groupe lyonnais pour rester à Toulouse. Elle s’y sait surveillée par la Gestapo. Un tract la dénonçant circule dans la ville. Elle utilise des faux-papiers au nom de Dupuy.
Elle est arrêtée par la milice en 1943 à Toulouse en raison de ses activités de résistante. Elle est déportée comme juive, et non comme résistante, par le convoi no 62, en date du 20 novembre 1943, du Camp de Drancy vers Auschwitz. Elle y meurt à l’âge de 25 ans, vraisemblablement du typhus, en novembre 1943
Sur la tombe d’Alfred et Lucie Dreyfus au Cimetière du Montparnasse, son nom est inscrit[. On lit : A la Mémoire de Madeleine Lévy, déportée par les Allemands, disparue à Auschwitz A l’âge de 25 ans
Il est important que ces trois résistantes peu connues restent dans nos mémoires.
Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien












































