Hannah Szenes ??

D’origine hongroise 1921/1944. En 1943, elle s’engage dans l’armée britannique et commence son entraînement en Égypte comme parachutiste pour le service secret Special Operations Executive (SOE).

Elle suit l’entraînement spécial britannique pour être parachutée ou infiltrée en Europe en vue d’aider à sauver les Juifs et servir d’agents de liaison avec l’armée britannique.

En mars 1944, elle va au Caire puis est parachutée en Yougoslavie pour rejoindre un groupe de partisans et ensuite elle se dirige vers la frontière hongroise. Elle est arrêtée par des gendarmes, qui trouvent l’émetteur radio britannique qu’elle porte et qu’elle utilise pour communiquer avec le SOE et avec les autres partisans. Elle est emmenée à la prison de Budapest, fouettée et frappée à coups de bâton pendant plusieurs heures. Les gardiens veulent connaître le code de son émetteur, de manière à pouvoir localiser les autres parachutistes. Elle ne le leur donnera jamais.

Elle est jugée pour trahison le 28 octobre accusée d’avoir trahi la Hongrie. Elle est exécutée le 7 novembre et est enterrée à Jérusalem.

En 1993, la Cour suprême militaire hongroise rend une décision de justice qui annule la condamnation pour sa trahison et l’innocente officiellement.

Cette femme étonnante mérite toute notre reconnaissance pour son courage et doit faire partie de notre mémoire..

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

Armée de l’ombre – Personnage moins connu

Simone Michel-Lévy est née le 19 janvier 1906 à Chaussin (Jura)

Elle fût l’une des toutes premières résistantes au sein de la direction des recherches et du contrôle technique des PTT à Issy-les-Moulineaux.

Elle entre à 16 ans et demi aux PTT. Dès 1940 elle distribue des tracts anti-allemands et en 1941 elle participe à la création du réseau Action PTT qui a pour but de multiplier les cellules de renseignement et transmission en utilisant les moyens techniques et les compétences des PTT. Elle organise un système de boîtes aux lettres et de postes émetteurs clandestins sur une grande partie du territoire. Des transports de courriers sont mis en place depuis les gares de Lyon et Montparnasse.

En 1942 le réseau se rapproche de la CND du colonel Remy de la France Libre. Dès 1943 elle fabrique de fausses cartes professionnelles pour éviter le travail au STO. Elle devient enfin agent régulier et permanent du BRCA, les services secrets de la France Libre dirigés depuis Londres. Cette même année un rendez-vous lui est fixé au café François-Copée, c’est un piège et elle est arrêtée. Elle est amenée au 101 avenue Henri Martin et malgré les tortures elle reste muette et se trouve livrée à la Gestapo rue des Saussaies. Elle sera alors internée à Fresnes puis à Royalieu.

Enfin déportée à Ravensbrück en 1944 puis dans un camp de travail où elle doit fabriquer des armes pour l’armée. Elle sera finalement condamnée à mort et pendue le 13 avril quelques jours seulement avant la libération du camp de Flossenbürg.

Nous lui rendons hommage et devons garder en mémoire cette femme exceptionnelle qui a joué un rôle important dans la lutte contre les nazis.

Elle fait partie des six femmes Compagnons de la Libération sur les 1.038 décorés.

Chevalier de la Légion d’Honneur
Compagnon de la Libération • Croix de Guerre 39/45 avec palme
Médaille de la Résistance • Croix du Combattant Volontaire de la Résistance

Médaille des Blessés • Médaille commémorative de la Guerre 39/45 avec barrette « Engagé volontaire » • Médaille de la Déportation et de l’Internement pour faits de Résistance

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

Nous remercions le journal Le Parisien du 7 mars pour son article publié sur ce sujet.

Il existe une bande dessinée aux éditions Bamboo « Les compagnons de la Libération- Simone Michel-Levy »

EXEMPLAIRE

À 18 ans, elle entrait dans la résistance et elle a eu 100 ans en janvier 2022.

Odile de Vasselot de Régné s’est engagée contre les nazis dès 1940 et elle a résisté durant toute la guerre, guidant notamment les aviateurs alliés à travers la France au sein du réseau Comète. Elle a eu la chance de n’être jamais arrêtée.

Dans le réseau Zéro France elle a servi d’agent de liaison en transportant des paquets en direction de Toulouse « courrier descendant » et en n’en ramenant d’autres en direction de Paris « courrier montant ».

Lorsqu’elle témoigne après des jeunes, elle leur demande de ne retenir qu’une chose « ne jamais baisser les bras malgré les difficultés que l’on a eues et auxquelles on aura encore à faire face ».

En d’autres mots : vous devez toujours résister.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

Résister autrement – Capitaine Rose Valland

Son action héroïque durant la guerre et l’après-guerre lui ont valu de nombreuses décorations

Elle en est la parfaite illustration d’une autre forme de résistance.

Elle était conservatrice de musée et elle a très activement participé au sauvetage des chefs d’œuvres depuis le musée du Jeu de Paume durant la seconde guerre mondiale. A la demande de Jacques Jaujard et ne voulant pas que ces dernières tombent entre les mains des nazis, elle en organise la sauvegarde et l’inventaire.

« Pendant le pillage nazi, elle relève aussi précisément que possible le mouvement des œuvres qui transitent par le musée du Jeu de Paume, le nom des victimes spoliées, le nombre d’œuvres, leurs destinations, le nom des agents chargés des transferts, le nom des transporteurs, les marques des caisses, les numéros et les dates des convois, sans oublier le nom de l’artiste, de l’œuvre et ses dimensions. » sic

« Elle fournit des informations essentielles à la Résistance sur les trains qui transportent les œuvres, afin que ces convois soient épargnés par les résistants. À l’automne 1944, elle communique aux Alliés les noms des dépôts allemands et autrichiens afin d’éviter les bombardements, de les sécuriser et de faciliter la récupération des œuvres. « sic

Après la libération, elle participera activement à la récupération des biens spoliés aux familles juives.

Elle travaillera à partir de 1945 avec le SHAEF (Supreme Headquarters Allied Expeditionary Force) donnant aux Américains des informations capitales sur les sites de stockage des œuvres transférées en Allemagne et Autriche.

Nous remercions Wikipédia pour les informations fournies ci-dessus.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

Résistante Française

Ginette Dior, dite Catherine Dior, née à Granville le 2 août 1917 et morte le 17 juin 2008 à Grasse est une résistante française.

Revenue à Paris avec son frère, Christian Dior en 1941, elle entre peu de temps après dans la Résistance intérieure, dans le réseau Franco-Polonais F2. Ce réseau était spécialisé dans le renseignement sur l’armement et des mouvements des armées allemandes. Il a compté jusqu’à deux mille agents et est considéré comme l’un des réseaux de résistance les plus dynamiques en France. Pendant deux ans, elle utilise l’appartement de son frère, situé au 10, rue Royale, pour recevoir des membres de son réseau.

Le 6 juillet 1944, alors qu’elle a rendez-vous avec un autre membre de son réseau place du Trocadéro à Paris, la Gestapo de la rue de la Pompe l’arrête à 5 heures du soir. Comme ses camarades, dont Jean Desbordes qui dirige son secteur et meurt le jour même sous la torture, Catherine Dior est alors torturée. Elle est déportée au camp de Drancy puis dans le camp de concentration pour femmes de Ravensbrück. Le train qui l’envoie en Allemagne le 15 août 1944 est l’un des derniers à emmener des déportés.

Libérée près de Dresde en mai 1945, Catherine Dior est rapatriée à Paris, très affaiblie et amaigrie. Elle est décorée de la Croix de Guerre une distinction rarement accordée à des civils, de la croix des Combattants, et de la Légion d’honneur. Son cousin Sean Dior dira d’elle : « elle a risqué sa vie pour que les autres restent libres. »

Jusqu’à la fin de sa vie, Catherine Dior mène alors une existence discrète, prenant part à la Fondation de la Résistance et suivant de loin les succès de son frère Christian Dior, de qui elle est très proche. C’est d’ailleurs en hommage à sa sœur que, en 1947, le couturier-parfumeur appelle son premier parfum Miss Dior.

Une image contenant texte

Description générée automatiquement
Une image contenant texte

Description générée automatiquement
Une image contenant texte

Description générée automatiquement

Nous remercions Wikipédia pour ces informations.

Patrick OURCEYRE Secrétaire Général Exécutif ANMMV

Émilienne MOREAU – Doublement résistante

Née en 1898 à Wingles – Pas de Calais.

Elle a fait preuve de courage et de patriotisme durant les deux conflits mondiaux 14/18 et 39/45.

En 1915, à 17 ans elle fera plusieurs actions à très hauts risques qui lui vaudront d’être citée à l’ordre de l’armée et recevoir la croix de guerre.

Dès juin 1940 elle devient à nouveau résistante durant la seconde guerre mondiale.

Elle fait de très nombreuses missions durant cinq longues années. Elle fournit des indications sur les déplacements des troupes ennemies. Elle assure ensuite des liaisons avec la Suisse tout en s’occupant du maquis. Elle échappe de justesse lors d’une rafle. Elle parvient à Londres et intervient à plusieurs reprises sur la BBC.

A la fin de la guerre elle revient à une vie plus « ordinaire ».

Elle fait partie des six femmes qui furent récompensées par leur nomination comme compagnon de la libération.

Elle est décédée à 73 ans le 5 janvier 1971.

Lecture : écrit par elle « Guerre Buissonnière » publié en 1970 (Solar) 

Patrick OURCEYRE – Secrétaire Général Exécutif ANMMV

Source : journal le Monde que nous remercions, pour de plus amples informations voir également avec Wikipédia.

Agent de liaison

Odile de Vasselot de Régné débute son action en servant d’agent de liaison au service de renseignement Zéro avant de faire partie du réseau Comète qui s’est donné pour mission d’exfiltrer les aviateurs alliés tombés en zone occupée.

Sous le nom de Danièle puis de Jeanne, elle prend le train chaque fin de semaine, elle est chargée de remettre courriers et documents à Toulouse, avec la menace sans cesse présente d’une arrestation par la Gestapo. Elle a également convoyé des aviateurs alliés à plusieurs reprises.

Dans une interview, elle dit : « J’ai eu beaucoup de chance, non pas de ne pas avoir été arrêtée, fusillée, déportée. Mais d’avoir eu juste le bon âge pour faire de la Résistance. J’avais passé le Bac en juillet 1939. Je n’étais pas encore engagée dans des études, ni dans une vie professionnelle. Je n’étais pas mariée avec des enfants. Bref entièrement libre. »

Elle a été « passeur » dans son réseau et elle considère qu’il faut continuer à être « passeur ». En conséquence, elle témoigne quand on lui demande et encourage les jeunes à s’engager.

Elle a écrit ses mémoires de guerre : Tombés du Ciel éditions du Félin 2005

Officier de la Légion d’honneur, Croix de guerre 1939/1945, Médaille de la résistance.

Notre association nationale continue d’être « passeur » auprès des jeunes générations en souvenir de notre chère et regrettée Présidente Honoraire Lysiane Thellier.

Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif ANMMV

.

L’esprit de Résistance – Madeleine Riffaud

Elle est née le 23 août 1924 à Arvillers.

Croix de Guerre 1939-1945, chevalier de la légion d’Honneur, Officière de l’ordre National du Mérite.

Elle vit actuellement dans le Marais à presque 97 ans et pour elle l’important est « faire passer le message ». Elle fût résistante, torturée et condamnée à mort par la Gestapo, puis poétesse, écrivaine et correspondante de guerre.

Dans une interview parue le 21 Août 2021 dans le Parisien elle déclare « Quand vous avez été capturée puis êtes allée dans les camps, vous n’avez pas envie de raconter ». Cependant à la demande de Raymond AUBRAC elle finira par accepter de parler en 1994.

Concernant l’esprit de résistance elle nous dit « Cela s’acquiert et se cultive. Il faut toujours se dire : je ne suis pas une victime, je suis un combattant. Je ne suis pas un martyre, je suis un résistant. »

Dernièrement, sollicitée par Jean-David Morvan, elle finit par autoriser l’écriture d’une BD biographique.  Cette dernière donne un récit minutieux et détaillé d’un destin extraordinaire, d’une vie hors du commun dans les heures sombres de la guerre.

Son parcours,  par certains côtés, nous rappelle celui de notre Présidente Honoraire notre regrettée Madame Lysiane Tellier.

Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif ANMMV

Source : Journal le Parisien et « Madeleine Résistante Tome 1 : La Rose dégoupillée » de Morvan, Riffaud et Bertail – Ed. Dupuis

Résistante

Denise Vernay, sœur de Simone Veil, née Denise Jacob le 21 juin 1924 à Paris et morte le 3 mars 2013 à Paris, est une résistante française.

Elle a été très active comme agent de liaison et se fait arrêtée en 1944 pendant qu’elle transportait deux postes émetteurs et des finances pour le maquis des Glières, elle est torturée par la Gestapo puis déportée à Ravensbrück.

 Elle a comme camarade de détention Germaine Tillion, Geneviève De Gaulle Anthonioz et Noëlla Rouget.

Tout au long de sa vie, elle participe à perpétuer la mémoire de la Résistance et de la déportation.

Des rues portent son nom à Albi et Orléans.

Décorations :

Commandeur de la Légion d’honneur.

Grand-croix de l’ordre national du Mérite.

Croix de guerre 1939-1945 avec palmes.

Patrick OURCEYRE Secrétaire général Exécutif

Marie-José Chombart de Lauwe (née Wilborts le 31 mai 1932 à Paris)

Résistante qui est venue témoigner auprès des élèves de CM2 de Mme Leguen à Antony.

Elle a assistée à notre cérémonie annuelle du souvenir au mémorial de la France Combattante.

Yvette, Marie-José Wilborts, qui se fera appeler Marie-Jo, entre en Résistance contre l’occupant nazi et les collaborateurs français dès l’âge de 17 ans, en Bretagne pendant la « drôle de guerre ». L’adolescente est alors élève en première au lycée de Tréguier.

Pendant l’été 1940 on écoute la voix de Londres depuis une radio cachée derrière un tableau. En dépit du danger, Marie-Jo commence à transporter des messages : « Malgré mon jeune âge, je ne faisais pas ça naïvement. Les exécutions sont arrivées très vite, le contexte était pesant, nous mesurions les risques. »

À l’automne 1941, elle entreprend des études de médecine à Rennes et se procure un Ausweis (laissez-passer) qui lui permet de circuler en zone interdite vers la côte pour voir ses parents. Elle fait partie de « la Bande à Sidonie » (un réseau d’évasion vers l’Angleterre, qui a des ramifications à Tréguier, Lannion, Perros-Guirec et Paimpol, animé par Jean-Baptiste Legeay, religieux et enseignant des écoles chrétiennes1) créée par sa mère et ensuite intégrée au réseau « Georges France 31 » lié à l’Intelligence Service britannique2. Glissés dans ses cahiers d’anatomie, les plans de défense côtière passent au nez et à la barbe de l’ennemi. Ils sont ensuite acheminés jusqu’aux Alliés, en Angleterre.

Un nouvel agent de liaison, « Georges », est un agent double travaillant pour l’Abwehr. Il infiltre les résistants et les dénonce. Marie-Jo est arrêtée, le 22 mai 1942, chez sa logeuse. Devant la maison, une traction noire l’attend. Elle a juste le temps d’écrire un mot sur la table de la cuisine : « Je suis arrêtée. Prévenir famille et amis. » Emprisonnée par l’armée allemande à Rennes, puis à Angers.

Elle est ensuite transférée à la prison de la Santé pour être interrogée par la Gestapo. Elle est ensuite emmenée à la maison d’arrêt de Fresnes. Marie-Jo est condamnée à mort, peine commuée en déportation NN (nuit et brouillard). Le train part de la gare de l’Est à Paris le 26 juillet 1943 avec sa mère Suzanne et 56 autres femmes françaises NN en wagon cellulaire pour le camp de Ravensbrück

Elles furent transférées avec les autres NN le 2 mars 1945 pour Mauthausen d’où elles seront libérées le 21 avril et évacuées vers la Suisse par la Croix-Rouge internationale

À la Libération, Marie-Jo témoignera contre Fritz Suhren, commandant du camp de Ravensbrück de 1942 à 1945, et poursuivi pour crimes contre l’humanité3.

Adhérente de la Ligue des droits de l’homme, elle fait partie de la présidence collégiale de la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes (FNDIRP) et depuis 1996 assure la présidence de la Fondation pour la mémoire de la déportation, à la suite de Marie-Claude Vaillant-Couturier.

·  Grand officier de la Légion d’honneur en 2008

· Grand-croix de la Légion d’honneur en 2012