Entretenir et faire respecter la MÉMOIRE du MONT-VALÉRIEN, promouvoir et développer la mémoire par la communication, le dialogue et par une relation intergénérationnelle permanente en France et à l’étranger.
A l’invitation de Georges SIFFREDI Président du Département des Hauts de Seine, notre secrétaire général exécutif Patrick Ourceyre a eu l’honneur de hisser les couleurs au Monument de la Résistance et de la Déportation et de participer au prélèvement de la flamme sacrée au Mémorial du Mont-Valérien.
De très nombreux porte-drapeaux ainsi que des personnalités civils et militaires étaient présentes parmi lesquelles Monsieur Olivier Delcayrou, préfet délégué pour l’égalité des chances, représentant Monsieur Alexandre Brugère, préfet des Hauts de Seine, ainsi que de nombreux élus du département.
La participation de la Maîtrise des Hauts de Seine dirigée par Mathieu Poulain a interprété avec brio plusieurs chants de circonstance.
Le protocole et l’organisation de cette belle cérémonie a été assuré par Monsieur Alain Joly Président Départemental de l’UNADIF-FNDIRAU à nous adressons nos remerciements, et présentons nos félicitations pour l’organisation et la réussite de cette cérémonie mémorielle.
Né le 17 juin 1902 à Seine-Port (Seine-et-Marne), fusillé le 11 avril 1944 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; conducteur de trains à la TCRP ; militant communiste de Châtenay-Malabry (Seine, Hauts-de-Seine) ; résistant FTPF. Il fut au centre de la renaissance clandestine du Parti communiste à Châtenay-Malabry. Le 19 novembre 1943, il fut arrêté par des inspecteurs des Renseignements généraux parisiens de la Brigade spéciale 2 en gare de Brunoy Il était porteur de documents ayant trait à son activité et notamment d’un compte rendu des attentats commis dans le courant de la semaine précédente, dans la région qu’il contrôlait. Livré aux Allemands, il comparut en mars 1944 devant le tribunal de guerre de Fresnes avec une trentaine de FTP de la région parisienne Condamné à mort, il a été fusillé au Mont-Valérien, le 11 avril 1944, à Suresnes. Il est enterré à Ivry-sur-Seine.
NOEL René, Lucien
NOEL René, Lucien
Né le 23 février 1900 à Brulange (Moselle), fusillé le 24 janvier 1942 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; chef-surveillant dans le métro ; résistant gaulliste. Au début de l’été 1941, après avoir entendu l’appel du Général de Gaulle, il prit l’initiative de créer un mouvement de résistance qu’il baptisa « France Libre ». Il prit le pseudonyme de Jacques Gaudremanche. Le 9 octobre, les cinq autres membres du groupe identifiés Lucien Noël, Marcel Llabourt, Henri Palmier, René Palmier et Léon Llorca étaient arrêtés à Paris par le commissaire Baillet, accompagné d’inspecteurs de son service et de policiers allemands. Une perquisition au domicile des Noël conduisit à la découverte d’armes, de tracts d’inspiration gaulliste et de cartes d’adhésion au mouvement « France Libre ». Finalement, cinq condamnations à mort furent prononcées le 16 janvier 1942 pour « intelligence avec l’ennemi » à l’encontre de Lucien Noël et de ses quatre amis ils furent fusillés ensemble au Mont-Valérien le 24 janvier 1942. La mention Mort pour la France lui fut attribuée par le Secrétariat général aux Anciens Combattants le 2 août 1945.
Une cérémonie en leur honneur, à laquelle nous avons assisté, a eu lieu le 21 avril au Mémorial du Mont Valérien.
ÉCRIT PAR NOTRE PARTENAIRE ET AMI PHILIPPE RADAL PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ DES AMIS DE L’ORDRE DE LA LIBÉRATION CET OUVRAGE SUR » Rémy Roure et de Gaulle sous titré » Une amitié de 50 ans «
Ce livre recèle des informations historiques. Vous êtes fortement invités à le lire.
RÉMY ROURE BIOGRAPHIE
Rémy Roure est né le 30 octobre 1885 de parents agriculteurs, à Arcens en Ardèche.
Il fait ses études à Notre-Dame de Valence puis, après son Baccalauréat, à la faculté de Droit de Paris. Il devient ensuite journaliste au Temps où il entre en 1910.
En 1914, il est mobilisé et incorporé au 159e RI ; blessé en Artois, il est fait prisonnier.
Sous-lieutenant, il tente à trois reprises de s’évader et se retrouve enfermé au Fort IX d’Ingoldstadt en compagnie du commandant Catroux, du capitaine de Gaulle et du lieutenant Toukhatchevski, tous récidivistes de l’évasion.
Après la Grande Guerre, il reprend sa plume et collabore à l’Eclair tout en devenant rédacteur politique au Temps.
Au lendemain de l’armistice, il entre dans la Résistance avec le général Cochet puis fonde, avec François de Menthon, le mouvement « Liberté » dont il est membre du Comité directeur. Il participe également, comme rédacteur du journal, au mouvement Combat.
Il est aussi membre du réseau de récupération de pilotes alliés, Bordeaux-Loupiac, tout en continuant d’écrire dans le Temps, activité qui lui sert de couverture.
Le 11 octobre 1943, alors qu’il convoie à Rennes des pilotes américains qu’il doit accompagner à Londres par une opération maritime, il est arrêté au « Café de l’Epoque », sur une dénonciation par la Gestapo. Il tente de s’évader mais il est grièvement blessé par balle au cours de sa tentative alors que Jean-Claude Camors, alias Raoul, chef de Bordeaux-Loupiac qui l’accompagne, est abattu. Presque mourant – il a l’artère fémorale coupée – il est miraculeusement soigné par un chirurgien français Interné à Fresnes quatre jours plus tard, il est frappé et torturé mais il se tait. Le 27 avril 1944, il quitte le camp de Compiègne pour être déporté en Allemagne, à Auschwitz d’abord pendant quelques jours, puis à Buchenwald où il parvient le 14 mai 1944.
Dans l’intervalle, son épouse, sa belle-sœur Adrienne Baumer avec son mari et son fils René Baumer sont arrêtés à leur tour et déportés.
Rescapé, libéré en avril 1945, Rémy Roure rentre en France où il a la douleur d’apprendre le décès de son épouse en avril 1945 à Ravensbrück puis de leur fils unique, André, officier du 1er Bataillon de choc de la 1ère Armée française, tué par l’explosion accidentelle d’une grenade, alors qu’il recherchait sa mère à Ravensbrück.
Après la guerre, Rémy Roure poursuit son métier de journaliste au Monde où il est éditorialiste jusqu’en 1952 puis devient chroniqueur au Figaro et au Figaro Littéraire.
En 1957, il reçoit le Prix Pelman de la presse, rendant hommage à ses qualités de journaliste.
Egalement écrivain, sous son nom, ou sous le pseudonyme de Pierre Fervacque, il publie plusieurs ouvrages et notamment La vie orgueilleuse de Trotski et les Demi-Vivants.
Rémy Roure est décédé le 8 novembre 1966 à Paris. Il a été inhumé dans son village natal, à Arcens.
Grand Officier de la Légion d’Honneur
Compagnon de la Libération – décret du 25 octobre 1945
Croix de Guerre 14/18
Croix de Guerre 39/45 (5 citations)
Médaille des Evadés 14/18
Nous remercions Monsieur Philippe RADAL Président de la Société des Amis de l’Ordre de la Libération et auteur de l’ouvrage présenté, pour nous avoir autorisé la publication de ces informations.
Un geste simple pour l’Association Nationale des Mémoires du Mont-Valérien
Chers membres, chers amis des Mémoires du Mont‑Valérien,
Comme chaque année, vient le moment de renouveler notre engagement commun au service de la mémoire, de la transmission et du devoir de fidélité envers ceux qui sont tombés pour la France. Cette année, notre Président, Monsieur Alain Faber, a souhaité franchir une nouvelle étape en modernisant notre fonctionnement : le renouvellement des adhésions se fait désormais via la plateforme sécurisée HelloAsso.
Une adhésion simplifiée, rapide et accessible à tous
Grâce à ce choix, chacun peut désormais :
payer sa cotisation en ligne, en quelques secondes ;
recevoir immédiatement sa carte de membre au format PDF, prête à être enregistrée ou imprimée ;
obtenir automatiquement son attestation fiscale, indispensable pour bénéficier de la déduction prévue par la loi.
Cette évolution n’est pas un simple confort : Elle renforce la crédibilité et la capacité d’action de notre association nationale, en nous dotant d’outils modernes, transparents et fiables.
Un lien direct pour adhérer ou régler sa cotisation de 25€
Pour accompagner chacun dans cette transition, Jérémy et Laetitia, de la délégation Hauts‑de‑France, contacteront personnellement les membres par SMS afin de faciliter la démarche.
– Votre attention est attirée sur le fait que ce SMS au nom des Mémoires du Mont-Valérien Alain FABER ne sera pas une nouvelle » ARNAQUE » . Il est nécessaire de le préciser.
Donner du sens à notre engagement
Adhérer ou renouveler son adhésion, ce n’est pas seulement un acte administratif. C’est affirmer que la mémoire du Mont‑Valérien reste vivante, active, transmise. C’est soutenir une association qui œuvre chaque jour pour que les noms, les visages et les histoires des Fusillés, des Résistants avec ou sans uniforme, ne sombrent jamais dans l’oubli. C’est participer à une dynamique nationale qui se professionnalise, se renforce et se projette vers l’avenir.
Nous comptons sur chacun d’entre vous pour renouveler son engagement et continuer à faire rayonner la mémoire du Mont‑Valérien. Votre adhésion est un acte de fidélité, mais aussi un acte d’avenir.
DEVENEZ OU CONTINUEZ A ÊTRE LES MISSIONNAIRES DE LA MÉMOIRE
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FAMILLE BOUCHEZLaetitia – Jérémy – Vérone – Maxence
Le Mont-Valérien : Entre la Terre et le Feu
Au Mont-Valérien, la mémoire n’est pas une abstraction.
Elle se respire dans les clairières et se lit dans le vacillement d’une flamme.
Pour qui arpente ce haut lieu, deux éléments s’imposent avec force :
la Terre, qui a recueilli le sacrifice, et le Feu, qui porte l’espérance.
La Terre : Le Silence et le Sang
La terre du Mont-Valérien est une terre singulière. Elle n’est pas seulement le socle géologique d’une colline dominant Paris ; elle est le linceul de plus d’un millier de fusillés.
Physiquement, elle est cet humus épais, souvent froid, qui entoure la clairière. Philosophiquement, elle représente le concret : le poids de la sentence, la chute des corps, le retour à la poussière.
C’est l’élément du silence.
Dans l’ombre des fossés, la terre a absorbé les derniers mots et les dernières larmes, devenant ainsi un témoin muet mais éternel.
Pourtant, cette terre n’est pas stérile. Elle est devenue un terreau de transmission. En y déposant des terres venues d’ailleurs — comme celle de la Citadelle de Liège — nous ne faisons pas qu’ajouter de la poussière à la poussière. Nous créons une communion des sols, de la fraternité.
Le Feu : Le Souffle et la Vie
Face à la densité de la terre, le feu du Mont-Valérien s’érige comme une force. La Flamme de la Résistance, qui brûle sans discontinuer, n’est pas un simple monument de bronze ; elle est une présence vivante, l’élément de la vie qui persiste.
Si la terre est le lieu de l’exécution, le feu est celui de l’insurrection. Le feu est énergie et chaleur. Il vient rompre la froideur de la pierre et de la terre pour dire que l’esprit, contrairement au corps, ne peut être enterré.
Le feu a aussi une fonction de veille. Tant qu’une flamme brûle, le souvenir perdure. Elle est le phare qui guide les générations futures, transformant la « nuit » du passé en une « clarté » pour l’avenir.
Le Souvenir
CLAIRIÈRE DES FUSILLES
Au Mont-Valérien, la Terre et le Feu ne s’opposent pas ; ils se complètent pour former une alchimie mémorielle.
Chaque cérémonie, chaque poignée de terre déposée au pied de la flamme, est une manière de dire que sur cette colline, la mort n’a pas le dernier mot. La terre garde le souvenir, mais c’est le feu qui lui donne un sens.
L’ASSOCIATION NATIONALE DES MÉMOIRES DU MONT-VALÉRIEN Gardienne de cet Équilibre
Pour l’association, veiller sur le Mont-Valérien, c’est accepter d’être les gardiens de cette alliance entre la terre et le feu.
Sa mission réside dans l’animation de cette mémoire. En organisant des cérémonies comme celle du 6 décembre, l’ANNMV ravive l’éclat de la Flamme tout en honorant la sacralité de la Terre. Chaque poignée de terre venue d’ailleurs, chaque délégation accueillie, est une manière de nourrir le sol de ce mémorial.
Entre le silence de la terre qui appelle au recueillement et l’ardeur du feu qui appelle à l’engagement, l’ANNMV trace un chemin pour les générations futures. Elle œuvre pour que chaque visiteur reparte avec, au cœur, un peu de cette chaleur qui, depuis 1944, ne s’est jamais éteinte sur la colline.
Que 2026 soit pour nous tous une année de partage, de fidélité à nos valeurs et de transmission ardente.
« Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison.
Ce qu’il y a en moi, d’affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée imminente et exceptionnelle.
J’ai, d’instinct, l’impression que la Providence l’a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires.
S’il advient que la médiocrité marque, pourtant, ses faits et gestes, j’en éprouve la sensation d’une absurde anomalie, imputable aux fautes des Français, non au génie de la patrie.
Mais aussi, le côté positif de mon esprit me convainc que la France n’est réellement elle-même qu’au premier rang ; que, seules, de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même ; que notre pays, tel qu’il est, parmi les autres, tels qu’ils sont, doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit.
Bref, à mon sens, la France ne peut être la France sans la grandeur.. »
Charles de Gaulle, Mémoires de guerre (Plon, 1954).
Merci aux Éditions Plon de nous permettre par cet extrait des « Mémoires de guerre » paru en 1954, de continuer à faire vivre l’esprit français si bien servi et incarné par le Général de Gaulle.
Alain FABER Président des Mémoires du Mont-Valérien
Fait unique dans l’histoire de l’Ordre de la Libération, les trois frères d’Astier de La Vigerie ont été reconnus Compagnons par le général de Gaulle.
François d’Astier de la Vigerie est un général français. Il s’est distingué par ses faits d’armes dans la Résistance au cours de la Seconde Guerre mondiale qui lui ont valu d’être fait compagnon de la Libération. Il est né le 7 mars 1886 et mort le 9 octobre 1956. Grand Officier de la Légion d’Honneur Compagnon de la Libération – décret du 8 novembre 1944 Croix de Guerre 1914-18 (9 citations) Croix de Guerre des TOE (2 citations) Croix du combattant Médaille de la Victoire Médaille commémorative de la Guerre 14-18 Air Force Cross (GB) Croix militaire de première classe (Belgique) Chevalier de l’Ordre de l’Étoile avec glaive (Roumanie) Officier de l’ordre des Saints-Maurice-et-Lazare (Italie) Officier de l’ordre du Ouissam alaouite Croix de la Rose Blanche de Finlande de 1ère classe
Henri d’Astier de la Vigerie est un résistant français, compagnon de la Libération, né le 11 septembre 1897 et mort le 10 octobre 1952. Officier de la Légion d’Honneur Compagnon de la Libération – décret du 30 octobre 1943 Croix de Guerre 14/18 (3 citations) Croix de Guerre 39/45 (4 citations) Bronze Star Medal (USA)
Emmanuel d’Astier de La Vigerie, est un écrivain, journaliste, militaire et homme politique français, compagnon de la Libération né le 6 janvier 1900 et mort le 12 juin 1969. Chevalier de la Légion d’honneur Compagnon de la Libération (décret du 24 mars 1943) Croix de guerre 1939–1945
Pour mieux connaitre les brillantes carrières de ces trois frères résistants vous pouvez vous procurer le livre d’Emmanuel Rondeau « Les Frères d’Astier de la Vigerie » qui est écrit par le petit-fils d’Henri d’Astier de la Vigerie (Tallandier) et vous référez également à des sites internet.