Marc Bloch

Né le 6 juillet 1886 à Lyon (Rhône)[ et mort le 16 juin 1944 à Saint-Didier-de-Formans (Ain), est un historien français.

Ancien combattant de la Première Guerre mondiale et de la Seconde Guerre mondiale, il est décoré de la Légion d’honneur à titre militaire, de la croix de guerre 1914-1918 (avec quatre citations) et de la croix de guerre 1939-1945 (avec une citation). Il prend part à la Bataille de France en 1940. Après la défaite, il est victime des lois antisémites du régime de Vichy, et perd son poste à la Sorbonne. Réfugié en Zone Libre, il exerce un temps à Clermont-Ferrand et Montpellier, dans des conditions précaires. Il rejoint la Résistance durant l’Occupation, passant à la clandestinité en 1943.
Professeur de lycée (Montpellier puis Amiens) quand éclate la Première Guerre mondiale, il est mobilisé comme adjudant d’infanterie. Chef de section, il est nommé officier de renseignement du service de renseignement du 72e RI en 1916 et termine le conflit avec le grade de capitaine dans cette même fonction. Il reçoit la croix de guerre avec quatre citations et est décoré de la Légion d’honneur pour ses faits de guerre[].
En 1943, après l’invasion de la zone sud qui ne le laisse en sécurité nulle part, il s’engage dans la Résistance, dont il devient un des chefs pour la région lyonnaise au sein de Franc-Tireur, puis dans les Mouvements unis de la Résistance (MUR).
Il est arrêté sur le Pont de la Boucle, à Lyon le 8 mars 1944 par la Gestapo, interné à la prison Montluc et torturé pendant des jours, soumis à des coups et à des bains glacés, mais il ne donne jamais aucune information utile. Le soir, il enseigne la France à des prisonniers français ; il divulgue cependant à la Gestapo des renseignements déjà connus ou inutilisables, conformément aux pratiques de la Résistance dans ces circonstances.
Il meurt pour la France dans la soirée du 16 juin 1944, fusillé dans le dos par quatre tueurs de la Gestapo.

Le président de la République, Emmanuel Macron, annonce le 23 novembre 2024, à l’occasion du 80e anniversaire de la Libération de Strasbourg, que Marc Bloch entrera au Panthéon. La cérémonie, qui inclura son épouse et assistante Simonne Vidal, est fixée au 23 juin 2026.

 ⦁ Chevalier de la Légion d’honneur à titre militaire en 1920
 ⦁ Croix de guerre 1914-1918 avec trois étoiles d’argent et une étoile de bronze (4 citations)
 ⦁ Croix de guerre 1939-1945 avec une étoile de vermeil (1 citation)
 ⦁ Médaille de la Résistance française avec rosette 

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont Valérien

Pour que vive le 18 juin

Le 25 juin 1946, le général de Gaulle confie à Claude Mauriac : « Il faudra que la cérémonie du Mont-Valérien se renouvelle tous les ans, que tous les ans la tombe de l’Inconnu et la terre des fusillés soient unies dans une même cérémonie symbolique, afin que les Français s’habituent à considérer comme un tout cette guerre de Trente ans, où il y a eu des hauts et des bas, certes, mais qui s’est tout de même achevée par la victoire de la France. Foch, Clemenceau, de Gaulle, c’est la même chose et il importe que les Français n’en doutent point. »

Fidèle au vœux du Général de Gaulle, notre association nationale célèbre depuis de très nombreuses années annuellement au mois d’octobre une cérémonie du souvenir au Mémorial de la France Combattante du Mont-Valérien.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont Valérien

Souvenir du D DAY « Je me suis levé. »Le garde-côte américain Qui a survécu à Omaha Beach

 
George Lott servait déjà dans la Garde côtière américaine lorsque Pearl Harbor a été attaqué et que les États-Unis sont entrés dans la Seconde Guerre mondiale. Ayant commencé sa carrière militaire comme steward, il a ensuite atteint le grade de signaleur de 3e classe et a participé à certaines des premières opérations de combat américaines durant la guerre.
 
« Il a survécu à l’Afrique du Nord sous un feu nourri. Il a survécu à la Sicile sous un feu nourri. Il a survécu à Salerne sous un feu nourri », se souvenait son fils, le major Harold Lott.
 
En juin 1944, il a été affecté à l’opération OVERLORD. Servant à bord du Landing Craft Infantry 85 (LCI-85), il a aidé à transporter des troupes sur la plage d’Omaha lors des débarquements du Jour J.
 
« Toutes les images d’archives où tu vois des garçons courir sur la plage sous le feu – c’est là que mon père était. Il a amené ces garçons à Omaha Beach », a déclaré son fils.
 
Il servit d’abord à bord du navire comme signaleur, mais une fois les combats commencés, il devint chargeur de munitions pour le canon avant de l’embarcation. Lors de débarquements répétés sous un feu ennemi intense, il a été touché trois fois distinctement.
 
« Mon père – l’homme de fer – disait toujours : « Je me suis levé », se souvenait son fils.
 
Il est décédé en 1994 à l’âge de 74 ans. Aujourd’hui, son fils espère que les gens se souviennent non seulement des batailles qu’il a survécu, mais aussi de la résilience et du courage qu’il a porté tout au long de sa vie.

Nous nous devons tous de garder en mémoire ces valeureux soldats US qui sont venus pour nous libérer.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Cérémonie du souvenir de la Resistance et de la Déportation 25 avril 2026 Nanterre

A l’invitation de Georges SIFFREDI Président du Département des Hauts de Seine, notre secrétaire général exécutif Patrick Ourceyre a eu l’honneur de hisser les couleurs au Monument de la Résistance et de la Déportation et de participer au prélèvement de la flamme sacrée au Mémorial du Mont-Valérien.

De très nombreux porte-drapeaux ainsi que des personnalités civils et militaires étaient présentes parmi lesquelles Monsieur Olivier Delcayrou, préfet délégué pour l’égalité des chances, représentant Monsieur Alexandre Brugère, préfet des Hauts de Seine, ainsi que de nombreux élus du département.

La participation de la Maîtrise des Hauts de Seine dirigée par Mathieu Poulain a interprété avec brio plusieurs chants de circonstance.

Le protocole et l’organisation de cette belle cérémonie a été assuré par Monsieur Alain Joly Président Départemental de l’UNADIF-FNDIRAU à nous adressons nos remerciements, et présentons nos félicitations pour l’organisation et la réussite de cette cérémonie mémorielle.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

RÉSISTANTS DE LA RATP

CLOTRIER Florentin, Eugène

Né le 17 juin 1902 à Seine-Port (Seine-et-Marne), fusillé le 11 avril 1944 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; conducteur de trains à la TCRP ; militant communiste de Châtenay-Malabry (Seine, Hauts-de-Seine) ; résistant FTPF.
 Il fut au centre de la renaissance clandestine du Parti communiste à Châtenay-Malabry. Le 19 novembre 1943, il fut arrêté par des inspecteurs des Renseignements généraux parisiens de la Brigade spéciale 2 en gare de Brunoy Il était porteur de documents ayant trait à son activité et notamment d’un compte rendu des attentats commis dans le courant de la semaine précédente, dans la région qu’il contrôlait. Livré aux Allemands, il comparut en mars 1944 devant le tribunal de guerre de Fresnes avec une trentaine de FTP de la région parisienne
Condamné à mort, il a été fusillé au Mont-Valérien, le 11 avril 1944, à Suresnes.
Il est enterré à Ivry-sur-Seine.

NOEL René, Lucien


NOEL René, Lucien

Né le 23 février 1900 à Brulange (Moselle), fusillé le 24 janvier 1942 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; chef-surveillant dans le métro ; résistant gaulliste.
Au début de l’été 1941, après avoir entendu l’appel du Général de Gaulle, il prit l’initiative de créer un mouvement de résistance qu’il baptisa « France Libre ». Il prit le pseudonyme de Jacques Gaudremanche. 
Le 9 octobre, les cinq autres membres du groupe identifiés Lucien Noël, Marcel Llabourt, Henri Palmier, René Palmier et Léon Llorca étaient arrêtés à Paris par le commissaire Baillet, accompagné d’inspecteurs de son service et de policiers allemands.
Une perquisition au domicile des Noël conduisit à la découverte d’armes, de tracts d’inspiration gaulliste et de cartes d’adhésion au mouvement « France Libre ».
Finalement, cinq condamnations à mort furent prononcées le 16 janvier 1942 pour « intelligence avec l’ennemi » à l’encontre de Lucien Noël et de ses quatre amis ils furent fusillés ensemble au Mont-Valérien le 24 janvier 1942.
La mention Mort pour la France lui fut attribuée par le Secrétariat général aux Anciens Combattants le 2 août 1945.

Une cérémonie en leur honneur, à laquelle nous avons assisté, a eu lieu le 21 avril au Mémorial du Mont Valérien.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

LE MÉMORIAL DU MONT-VALÉRIEN

Écrit et ressenti par Lætitia BOUCHEZ

FAMILLE BOUCHEZ Laetitia – Jérémy – Vérone – Maxence

Le Mont-Valérien : Entre la Terre et le Feu

Au Mont-Valérien, la mémoire n’est pas une abstraction.

Elle se respire dans les clairières et se lit dans le vacillement d’une flamme.

Pour qui arpente ce haut lieu, deux éléments s’imposent avec force :

la Terre, qui a recueilli le sacrifice, et le Feu, qui porte l’espérance.

La Terre : Le Silence et le Sang

Physiquement, elle est cet humus épais, souvent froid, qui entoure la clairière. Philosophiquement, elle représente le concret : le poids de la sentence, la chute des corps, le retour à la poussière.

C’est l’élément du silence.

Dans l’ombre des fossés, la terre a absorbé les derniers mots et les dernières larmes, devenant ainsi un témoin muet mais éternel.

Pourtant, cette terre n’est pas stérile. Elle est devenue un terreau de transmission. En y déposant des terres venues d’ailleurs — comme celle de la Citadelle de Liège — nous ne faisons pas qu’ajouter de la poussière à la poussière. Nous créons une communion des sols, de la fraternité.

Le Feu : Le Souffle et la Vie

Face à la densité de la terre, le feu du Mont-Valérien s’érige comme une force. La Flamme de la Résistance, qui brûle sans discontinuer, n’est pas un simple monument de bronze ; elle est une présence vivante, l’élément de la vie qui persiste.

Si la terre est le lieu de l’exécution, le feu est celui de l’insurrection. Le feu est énergie et chaleur. Il vient rompre la froideur de la pierre et de la terre pour dire que l’esprit, contrairement au corps, ne peut être enterré.

Le feu a aussi une fonction de veille. Tant qu’une flamme brûle, le souvenir perdure. Elle est le phare qui guide les générations futures, transformant la « nuit » du passé en une « clarté » pour l’avenir.

Le Souvenir

CLAIRIÈRE DES FUSILLES

Au Mont-Valérien, la Terre et le Feu ne s’opposent pas ; ils se complètent pour former une alchimie mémorielle.

Chaque cérémonie, chaque poignée de terre déposée au pied de la flamme, est une manière de dire que sur cette colline, la mort n’a pas le dernier mot. La terre garde le souvenir, mais c’est le feu qui lui donne un sens.

L’ASSOCIATION NATIONALE DES MÉMOIRES DU MONT-VALÉRIEN Gardienne de cet Équilibre

Pour l’association, veiller sur le Mont-Valérien, c’est accepter d’être les gardiens de cette alliance entre la terre et le feu.

Sa mission réside dans l’animation de cette mémoire. En organisant des cérémonies comme celle du 6 décembre, l’ANNMV ravive l’éclat de la Flamme tout en honorant la sacralité de la Terre. Chaque poignée de terre venue d’ailleurs, chaque délégation accueillie, est une manière de nourrir le sol de ce mémorial.

Entre le silence de la terre qui appelle au recueillement et l’ardeur du feu qui appelle à l’engagement, l’ANNMV trace un chemin pour les générations futures. Elle œuvre pour que chaque visiteur reparte avec, au cœur, un peu de cette chaleur qui, depuis 1944, ne s’est jamais éteinte sur la colline.

Que 2026 soit pour nous tous une année de partage, de fidélité à nos valeurs et de transmission ardente.

Laetitia BOUCHEZ

« Libération de St leu d’esserent du 31 août 1944 ».

Très belle cérémonie avec la présence de nombreuses personnalités,

Stéphane Gaudy, président départemental de l’Oise des Parachutistes,

Jéremy Bouchez, secrétaire général de l’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale.

Stéphane Cerabino, délégué régional des Hauts-de-France, représentant Alain Faber, Président National des Mémoires du Mont Valérien, le capitaine Catteau, vice-président de l’Union Nationale des Zouaves.

Frédéric Besset, Maire de St leu, a rappelé cette période sombre de la commune, de la destruction de la ville à 85% avec de nombreuses victimes civiles à la reconstruction.

Puis ce fût un moment de partages entre anciens combattants et nos jeunes porte-drapeaux, merci à Robert pour son témoignage poignant.

« Transmettre pour ne pas oublier »

Jean-Paul ROCOURT Président de Mémoire et Avenir Citoyen. Partenaire des Mémoires du Mont-Valérien

Gournay-sur-Marne 18 JUIN 2025

GOURNAY-sur-MARNE

Ce 18 juin 2025 le Président Alain FABER des Mémoires du Mont-Valérienn était présent à Gournay-sur-Marne, pour commémorer l’appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle, et pour honorer la mémoire d’un grand patriote Monsieur Jean-Pierre MIQUEL ex-président dynamique et efficace du comité du souvenir du Général de Gaulle, disparu dernièrement.

Lecture du message de Madame Patricia MIRALLES
Ministre déléguée auprès du ministre des Armées, chargée de la
mémoire et des anciens combattants
Journée nationale commémorative de l’appel historique du
général de Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat
contre l’ennemi
18 juin 2025

Londres, le 18 juin 1940, à 18h, sur les ondes de la BBC : le cours de la guerre est dévié.

Dans l’éclat brisé d’un monde en déroute, au milieu des cendres d’un pays dépossédé de lui-même, une voix dicte l’histoire.

Une voix ferme, solitaire, prophétique.
Une voix qui constate l’échec et les blessures, qui convoque les serments anciens pour les victoires à venir.
Une voix que la défaite n’a pas recouverte, parce qu’elle ne venait pas du seul vacarme des armes, mais d’un souffle plus ancien : celui de l’histoire en marche, de la conscience en éveil.

 

Cette voix, c’était celle de Charles de Gaulle. Un général inconnu, naufragé de la défaite, sans troupes, sans moyens, sans gloire encore. Charles, le prénom royal, français depuis toujours, devenu républicain pour l’éternité à l’heure où la République pouvait mourir. 
Il dit : « La France a perdu une bataille, mais la France n’a pas perdu la guerre. »
Il dit : la résignation comme la compromission nous sont étrangères. 
Il dit encore : rejoignez-moi.

 

Dans ce refus tenait un monde, celui que l’envahisseur n’a jamais pu soumettre, car il reposait sur des fondements invisibles : l’idée, la mémoire d’un grand et vieux pays, la fidélité nue à la République, à la patrie, à l’histoire. Une fidélité sans condition, sans contrepartie, sans même attente de gloire.
 

Son appel fut un acte de foi sans témoin, une promesse sans preuve, une parole d’avant la victoire.
Et cette parole devint combat, un combat de l’esprit et du cœur, le combat de la clarté contre la compromission, du sursaut contre l’effondrement.

 

Cette volonté de poursuivre le combat pouvait surprendre, car en cette heure, la France semblait vidée de ses forces. Elle n’avait plus d’armée pour se battre, plus de gouvernement pour résister, plus d’espérance, croyait-on, pour se relever.
Mais il restait cela : une voix, et dans cette voix, un fil tendu entre ce qu’étaient les Français, et ce qu’ils refusaient de cesser d’être.

 

Alors dans les ruines, on planta l’honneur.
Dans l’ombre, on sculpta l’avenir.
Au grand jour, on relevait la tête. 

 

Ils furent quelques-uns d’abord – rares, têtus, lucides. Puis d’autres les ont rejoints, et encore d’autres.
Puis une armée sans uniforme, un peuple sans tambour, une Nation sans partage.

 

Un peuple d’humbles et de forts, de femmes dans l’ombre, de jeunes aux regards ardents, d’anciens au pas discret, qui tous avaient ce point commun : ils n’avaient pas renoncé.
Et c’est ainsi que l’appel du 18 Juin, lancé dans le silence, devint une onde, un souffle, une chaîne humaine reliée par des liens invisibles.

 

Un appel que peu entendirent ce jour-là, mais que l’Histoire, elle, n’a jamais cessé d’écouter.
 

Depuis, le 18 Juin n’est plus seulement une date. Il est devenu un nom qui ne désigne plus qu’une seule chose : l’espérance.
Il trace le chemin, rude et solitaire, de la liberté reconquise.
Il ne laisse derrière lui ni oubli ni effacement. Il confie aux vivants une parole qui ne se fige jamais. Car ce ne sont pas des mots vaincus, ni des mots écrits pour les archives.

 

Ce sont des mots à creuser, comme la terre meuble après la pluie, comme les consciences nues qu’un appel vient bouleverser.
 

Aujourd’hui, nous honorons cette parole qui résonne en nous d’autant plus fortement et d’autant plus clairement que le cycle de commémoration des 80 ans des débarquements et de la Libération nous a rappelé à quel point, dans l’appel du général de Gaulle, on pouvait déjà entendre l’écho de la reconstruction de la République, de sa démocratie et de son modèle social.
 

Nous honorons les actes qu’elle a suscités, les mains tendues, les visages cachés, les vies offertes.
Nous honorons le choix de l’honneur face à l’abdication, le choix du relèvement face à l’abandon.
Et ce choix nous engage encore.

 

Il nous enseigne qu’il n’est pas de fidélité à demi-mot, et que celle-ci ne serait rien sans transmission. Qu’il ne s’agit pas seulement de se souvenir, mais de continuer.
De porter, avec gravité et avec foi, cet héritage de clarté dans un monde parfois incertain.

 

Vive la République.
Vive la France.

Après une minute de silence et la Marseillaise, Monsieur Erci Schlegel Maire de Gournay-sur-Marne, invita les participants à la cérémonie à se rafraichir avec le verre de l’amitié dans les locaux de la Mairie.

Nous remercions la Mairie de Gournay-sur-Marne et son département événementiel pour nous avoir autorisé à utiliser ses photographies pour illustrer cet article.

Alain FABER Président MMV

18 JUIN 1940

Sur les ondes de la BBC le général De Gaulle lance son mémorable appel qui va amener un élan de résistance et encourager les français à rallier le mouvement afin de libérer la France.

Ce discours et bien d’autres qui suivent au mois de juin « Les Français parlent aux Français » exhortent le peuple français à poursuivre la lutte et résister à l’ennemi. Il constitue l’événement fondateur de la France Libre.

Charles de Gaulle, Mémoires de guerre.

« Le 18 juin 1945, Paris fut tout entier debout pour fêter les troupes venues d’Allemagne qui descendirent les Champs-Élysées ; Leclerc et Béthouart à leur tête. Entre les soldats ravis, le peuple pleurant de joie et de Gaulle placé au centre de la cérémonie, passait ce courant enchanté qui naît d’une grande et commune émotion. »

En 1965, il a assisté aux cérémonies commémorant les 25 ans de l’appel du 18 juin. Après avoir reçu les compagnons de la Libération à l’Élysée, il s’est rendu au Mémorial de la France combattante au Mont Valérien. Il s’est recueilli quelques instants dans la crypte puis a ranimé la flamme avant d’observer une minute de silence. Il a ensuite parcouru la foule pendant de longues minutes, pendant que les musiciens interprétaient « Le chant des partisans ».

L’événement célébré chaque année depuis 1941, est devenu un symbole du refus de la défaite.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien