JUIN 1944 – LA BATAILLE DE GRAIGNES 

Village refuge des parachutistes perdus dans les marais le 6 juin 1944.

C’est dans ce marais que vont atterrir et être largué par erreur une partie des paras du débarquement en ce 6 juin 1944 vers six heures du matin. Environ 180 parachutistes (160 du 3ème bataillon du 507th PIR et 20 du 501st PIR) sont ainsi largués au-dessus des marais non loin du village de Graignes.

A l’horizon du marais, l’église de Graignes est comme un phare et les Américains perdus vont se diriger vers ce point. Le Major Charles D. Johnson prendra le commandement de l’ensemble des soldats. Il est partisan de rester sur place et d’établir des positions défensives en attendant d’être rejoint par les forces alliées.

Le jeudi 7 juin, Graignes se réveille avec 182 habitants de plus 170 soldats et 12 officiers américains. Les villageois vont immédiatement leur fournir une aide précieuse. Ils connaissent parfaitement leurs marais et ont vite fait de retrouver les containers contenant de nombreuses et diverses armes. Odette Rigault transportera les précieuses « marchandises » au village.

Le samedi 10, au matin, les Américains font sauter le pont de Port des Planques qui constitue le seul accès nord au village. Le lendemain dimanche 11 juin, à 10 heures, la 17ème SS Panzergrenadier Division arrive au village. De terribles combats se déroulent le Major Charles D. Johnson est tué.

A court de munitions les soldats US décident de décrocher en retournant dans les marais. D’autres restent sur place en se cachant chez l’habitant. Un groupe de 21 soldats restent à proximité du village au hameau de Port Saint Pierre, cachés par la famille Rigault sous le plancher de leur grange.

Lors de terribles combats, les SS vont faire de très nombreuses victimes et d’importants dégâts. Au total, ils laissent derrière eux 63 morts dont 31 habitants.

Sur les 182 soldats US, 150 pourront rejoindre leurs lignes et continuer le combat.

La plus haute décoration civile des USA : Distinguished Civilan Service a été remise à 11 villageoises et villageois.

L’histoire de cette bataille étant peu connue du grand public. Nous nous devions de la garder en mémoire pour l’héroïsme de toutes ces femmes et hommes qui ont eu beaucoup de mérite et de courage pour avoir participer activement, avec les soldats américains, à la libération de notre pays.

Nous remercions la Maison du souvenir de nous avoir permis de publier cet article. https://maisondusouvenir.be/bataille_de_graignes.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

6 JUIN 1944 – Opération NEPTUNE

Opération NEPTUNE première partie de l’opération « OVERLORD »

Quelle est la différence entre l’opération Overlord et l’opération Neptune ?

Qu’est-ce que l’opération Neptune ? C’est la première phase de l’opération Overlord. Même si elle porte le nom du dieu de la mythologie romaine des eaux et des océans, l’opération Neptune ne concerne pas seulement la partie navale du Débarquement allié en Normandie. C’est la phase d’assaut.

« Jour J » clé de la libération de la France.

Le 6 juin 1944, 5 divisions convoyées dans près de 4 300 péniches et protégées par près de 500 bâtiments de guerre débarquent au lever du jour sur les 5 plages appelées Utah, Omaha, Gold, Juno et Sword.

La France est représentée dans cette opération terrestre par le légendaire 1er bataillon de fusiliers marins (1er BFM) du lieutenant de vaisseau Kieffer « commando Kieffer » débarqué à Sword avec les Britanniques.

À la nuit tombée la situation est stabilisée mais incertaine. Les Alliés, sont parvenus à débarquer 156 000 hommes et près de 20 000 véhicules de tous types.

Les pertes humaines s’élèvent à près de 10 500 hommes dont un tiers tué en combattant.

Nous devons nous souvenir de ce jour le plus long et les jeunes générations doivent être conscientes des sacrifices consentis par nos alliés et par nos soldats du 1er BFM.

Merci à nos libérateurs nous leur devons notre liberté d’aujourd’hui.

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Nous remercions « Chemins de Mémoire » de nous avoir permis la publication de cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

COMMÉMORATION Á BOIS BELLEAU

Cimetière américain de Bois Bellau

Ce dimanche 25 mai 2025, le cimetière américain de Belleau (Aisne) a accueilli la cérémonie annuelle du Memorial Day. Elle rend hommage aux soldats américains tombés lors de la Première Guerre mondiale notamment lors de la bataille décisive de 1918 dans ce bois devenu un site incontournable pour les Marines. Cette commémoration s’est déroulée en présence de nombreuses délégations civiles et militaires, françaises et américaines.

La cérémonie a également été marquée par la participation de soldats américains, français et allemands. Ce geste témoigne du chemin parcouru depuis la Grande Guerre vers une Europe unie dans la réconciliation.

Un dépôt de gerbes a eu lieu dans le cimetière américain, mais aussi au cimetière militaire allemand voisin, dans un esprit de mémoire partagée.

Une ambassade de l’Association Nationale des Mémoires du Mont-Valérien était présente et conduite par Stéphane Cérabino, délégué régional des Hauts-de-France. Cette présence dans ce lieu symbolique souligne l’engagement de l’association pour entretenir et faire respecter la mémoire des combattants français et alliés.

L’ Association Mémoire et Avenir Citoyen, partenaire des Mémoires du Mont-Valérien, était accompagnée d’une délégation de porte-drapeaux. Cette dernière incarne la volonté partagée de transmettre la mémoire des conflits et des sacrifices aux jeunes générations.

Nous tenons à remercier l’ensemble des institutions et personnes qui nous ont accueillis ce dimanche 25 mai 2025.

Nous remercions les différents médias qui part leurs photographies et articles nous permettent de continuer à transmettre la mémoire patriotique.

Laetitian BOUCHEZ Délégation des Hauts-de-France

27 mai : le symbole de l’union

La date du 27 mai fait référence à la première réunion du Conseil national de la Résistance (CNR) qui s’est déroulée le 27 mai 1943 dans l’appartement de René Corbin, au premier étage du 48 rue du Four à Paris.

La Journée nationale de la Résistance est l’occasion d’une réflexion sur les valeurs de la Résistance et celles portées par le programme du Conseil national de la Résistance, comme :

  • Le courage
  • La défense de la République
  • Le souci constant de la justice, de la solidarité, de la tolérance et du respect d’autrui.

Elle permet également de rappeler aux jeunes générations l’engagement des hommes et des femmes qui se sont levés contre l’occupant nazi.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

COMMÉMORATION DE LA VICTOIRE DU 8 MAI 1945

A l’invitation du maire M. Pierre-Christophe Baguet et de M. Nicolas Marguerat conseiller municipal délégué aux Anciens Combattants et Devoir de Mémoire, notre secrétaire général Exécutif M. Patrick Ourceyre était présent ainsi que nombreux habitants de la ville de Boulogne-Billancourt à cette belle cérémonie.

Les personnalités lors de leur arrivée.

Parmi les porte-drapeaux, nous avons pu noter la présence de 6 jeunes filles et garçons dirigés par M. Daniel Jouin.

Après le discours traditionnel au nom du Ministre de la Défense, un important dépôt de gerbes a eu lieu suivi par la sonnerie aux morts et la Marseille qui fût chantée avec la participation du public.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Le musée de la Reddition (Reims) – 7 Mai 1945

La salle de la Reddition (salle des cartes) est un lieu de mémoire autour duquel des collections évoquent le contexte et les acteurs de ce tournant du XXe siècle.

« La signature de la capitulation nazie en Europe par le chef de l’état-major allemand Alfred Jodl accompagné de l’amiral von Friedeburg, chef de la marine militaire allemande et du commandant de la Wehrmacht, Wilhelm Oxenius, le 7 mai 1945 à 2h41 du matin. »

« L’acte de la reddition – Seul le texte anglais qui vaut autorité dactylographié court, élaboré en hâte sous la supervision d’Eisenhower. »

JONAS Lucien, Signature de la capitulation allemande le 7 mai 1945 à Reims, 1946, huile sur toile, 100 x 125 cm, Musée des Beaux-Arts (Reims).

« Je pense qu’il est particulièrement symbolique que la reddition ait été signée au cœur de la France, ce pays qui a tant souffert, ce pays où nous avons débarqué en juin dernier et dont les forces armées et les mouvements de résistance nous ont tant aidés… »

Ces paroles ont été prononcées par le général américain Dwight Eisenhower lors du discours de la Victoire, après la signature de la capitulation des armées allemandes le 7 mai 1945 à 3h du matin, dans le quartier général du corps expéditionnaire allié en Europe.

Nous remercions vivement le Souvenir Français et le musée de la reddition de nous avoir permis de publier cet article et vous encourageons pour une visite .

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien.

Acte de bravoure en Ardèche

Un été en 1944 à Annonay la Résistance détourne un train de prisonniers

Dans la nuit du 3 au 4 août 1944, des maquisards ardéchois détournent un train de déportés et l’aiguillent vers Annonay. Quelque 70 prisonniers échapperont aux camps nazis. Un événement unique en France pendant la Seconde Guerre mondiale

Le 1er août 1944, en début d’après-midi, 71 ou 72 détenus (suivant les sources), Juifs ou politiques, sont rassemblés à la gare de Marseille Saint-Charles sous la surveillance de douze soldats allemands commandés par un sous-officier. Le 3 août alors que le train atteint Le Teil, l’état-major FFI (Forces françaises de l’intérieur) prévenu donne ordre à un corps franc et un groupe FTPF (Francs-tireurs et partisans français) bien armés de libérer les prisonniers du train. Mais le train repart avant leur tentative.

En gare de Peyraud il est convenu d’utiliser la ruse : diriger le train vers une autre voie, la ligne de Saint-Lambert à Firminy passant par Annonay. Sur le parcours un soldat allemand tente d’empêcher le convoi de continuer mais le cheminot Henry Caillet parvient à le neutraliser.  Vers 3 heures du matin, le train arrive près d’Annonay. Les résistants ardéchois, renforcés par quelques Américains récemment parachutés, sont en place sur les hauteurs et cernent le convoi. Une longue bataille est déclenchée et finalement les Allemands, dont trois sont blessés, se rendent et sont faits prisonniers. 

Ce sont les résistants ardéchois qui ont imaginé et réussi ce coup de force. Il a bien fallu que le cheminot Henri Caillet fasse preuve de détermination et de courage ce qui lui a valu la Croix de Guerre avec Étoile de bronze.

De son côté, Rébecca Marciano, 96 ans, a pu témoigner de cette nuit où elle a échappé aux nazis.

Tous notre respect pour cet exploit des résistants ardéchois que nous nous devons de garder en mémoire.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

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LIMOGES LE 09 NOVEMBRE 2024

Cher Alain Faber ,
Pour célébrer le 54 ème anniversaire de la mort de Charles de Gaulle une messe a été célébrée ce jour en la cathédrale de Limoges .

Je vous adresse une photo au côté du général de Gaulle lors de l’office .
Je vous souhaite une très agréable journée dominicale .
Avec l’assurance de ma très respectueuse amitié  .
Denise Sagne

Madame Sagne, de la ville de Limoges, délégation régionale « Nouvelle Aquitaine » fut décorée le 18 octobre dernier de la « Croix d’argent » du mérite des Mémoires du Mont-Valérien.

Monsieur Christophe Sencier délégué régionale  » Nouvelle Aquitaine « 

Nous adressons nos remerciements à l’auteur de la photographie ci-dessus.

Alain FABER

Boulogne – Samedi 9 Novembre – Lundi 11 Novembre

A l’invitation du Maire et du conseiller municipal délégué aux Anciens combattants, notre secrétaire Général Exécutif Patrick Ourceyre était présent :

Le samedi à la messe de Requiem en l’église Notre-Dame de Boulogne pour le 24éme anniversaire de décès du Général De Gaulle (1890-1970) et a ensuite assisté au dépôt de gerbe devant la stèle de la Croix de Lorraine Place Bernard Palissy.

Le lundi au cimetière Pierre Grenier pour le 106éme anniversaire de l’Armistice en présence des autorités civiles et militaires venues se recueillir en hommage à tous les morts pour la France. Une belle cérémonie accompagnée par un grand nombre d’habitants de la ville. Parmi les porte-drapeaux, nous avons noté la présence de 15 jeunes porteurs ainsi qu’un détachement de Jeunes Sapeurs-Pompiers.

Par la suite je me suis également rendu à la réception donnée aux participants par la Mairie de Boulogne-Billancourt.

A cette dernière un grand nombre de boulonnais étaient présent dont entre autres le Conseil Municipal des Jeunes et de nombreux collégiens de la ville.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

MADELEINE RIFFAUD

Elle était une des toutes dernières résistantes encore en vie et témoigna tardivement auprès de très nombreux jeunes. Elle était également poète, correspondante de guerre (Vietnam/Algérie) et journaliste reconnue.

Née le 23 août 1924 à Arvillers (Somme) elle est décédée le 6 novembre 2024 à Paris dans sa 100 -ème année.

Engagée dès l’âge de 18 ans dans un groupe de Francs-tireurs et partisans. Elle choisit pour la clandestinité le pseudonyme de « Rainer ». Après plusieurs missions elle intègre le triangle de direction du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France des étudiants en médecine du Quartier latin.

Elle est arrêtée après avoir abattu un soldat allemand et est torturée pendant plusieurs semaines sans jamais parler. Promise à la déportation, elle s’échappe d’un train.

Lors des combats de la Libération de Paris, le 23 août 1944 elle contribue à la capture de quatre-vingts soldats de la Wehrmacht et récupère les fusils et munitions destinés aux Allemands, puis elle participe aux combats de la place de la République. Pour cette action, elle reçoit de l’état-major des FFI son brevet de lieutenant.

En août 1945, elle reçoit la croix de guerre 1939-1945 avec palme et une citation à l’ordre de l’armée signée du général de Gaulle pour ses combats de la place de la République.

Nous devons nous souvenir de cette femme qui eut une vie exceptionnelle et repose en paix.

Nous remercions Wikipédia de nous avoir permis cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien