70éme anniversaire de Dien Bien Phu

GABRIELLE – BÉATRICE – DOMINIQUE – ÉLIANE – ANNE-MAIRE – HUGUETTE – CLAUDINE – FRANÇOISE – LILIANE – JUNON – ÉPERVIER – ISABELLE

Alors que nous allons rapatrier prochainement les 6 corps de combattants retrouvés à Diên Biên Phu, nous nous devons de nous souvenir de tous ceux qui ont donné leur vie durant les années 50 sur la terre d’Indochine.

Le 7 mai 1954, après 56 jours de combats, le camp retranché de Diên Biên Phu succombe.

En 1953, La mission du général Navarre est claire : il s’agit de trouver une « porte de sortie honorable » au conflit. Nous devions être capable de nous opposer aux divisions du général Giap.

Au soir du 22 novembre 1953, 4 560 parachutistes français et vietnamiens ont pris possession de la vallée de Diên Biên Phu afin de créer une base aéroterrestre.

Dès la fin du mois de décembre 1953 les douze bataillons du corps expéditionnaire qui composent désormais la garnison de Diên Biên Phu sont encerclés. Dans le camp Viêt-Minh le but est d’arriver à la table des négociations en position de force, il faut donc passer par une victoire à Diên Biên Phu.

Le 13 mars 1954, à 17h10 la bataille vient de commencer, elle durera près de deux mois. Dans la nuit du 30 au 31 mars, Giap déclenche la seconde phase de son offensive et commence alors la bataille dite des « cinq collines », à l’est du camp retranché. Le 1er mai 1954, il lance l’offensive finale : les points d’appuis défendus par des combattants épuisés et commençant à manquer de munitions tombent les uns après les autres. Le 7 mai, en fin d’après-midi le général de Castries donne l’ordre de cesser le combat.

Parmi nos combattants 1 142 sont déclarés morts, 1 606 portés disparus et 4 436 ont été blessés. Au total, le Viêt-Minh a capturé un peu plus de 10 000 hommes, 60 % de ceux-ci mourront dans les camps Viêt-Minh dans des conditions terribles.

Le 21 juillet 1954, le cessez-le-feu mettant fin à la première guerre d’Indochine est signé à Genève.

En son temps une délégation française avec notre ami Calixte Authier président de l’Union Nationale des Combattants des Yvelines avait été déposer une gerbe au nom des Mémoires du Mont-Valérien, au monument aux Morts des Soldats Français tombés à Dien Bien Phu et au Viet-Nam.

Un hommage du président Alain FABER au nom de notre association et de ses adhérents fut lu sur lors de la cérémonie dans ce lieu de mémoire.

Tout en respectant l’histoire souvenons-nous de ces nombreux morts.

Nous remercions le Souvenir Français par sa lettre N° 94 de nous avoir permis d’écrire et de publier cet article. ainsi que les différents auteurs et photographes pour leurs participations à la mémoire de nos hommes morts au champs d’honneur. Pour plus d’information sur cette bataille historique voir également le site Wikipédia.

Patrick Ourceyre Mémoires du Monts-Valérien

RETOUR AUX AFFAIRES

Alain FABER

Président de l’Association nationale des Mémoires du Mont-Valérien

Chers amis,

Après de nombreux mois, contraint par la maladie, j’ai enfin le plaisir de vous rejoindre et de retravailler pour notre association et la mémoire de tous ceux qui sont tombés pour notre liberté durant la guerre 39/45.

Avant tout, je tiens à remercier Monsieur Patrick OURCEYRE, notre secrétaire général, pour avoir pris en mains la gestion complète des Mémoires du Mont-Valérien. Il fut brillant lors de ces moments difficiles et un soutien précieux et fraternel. C’est un Homme sur lequel on peut compter, encore plus lors d’orages qui peuvent survenir de manière imprévisible. Il sait être présent dans tous les domaines quant il le faut. Merci à vous aussi adhérents de l’association pour les messages de soutien reçus pendant ces mois difficiles. Ils m’ont permis de tenir et d’imaginer, puis de prévoir de belles prochaines cérémonies en 2024 et 2025.

C’est un vrai bonheur de tous vous retrouver.

Lors de la prochaine assemblée générale, nous devrons envisager et prendre de nouvelles décisions pour l’avenir à court terme et la pérennité de l’association créée par Madame Lysiane TELLIER.

Je ne pourrais pas faire autrement que de vous demander d’assister dans différentes tâches Patrick OURCEYRE et moi même. D’ici là, je vous invite à réfléchir à ce que vous voudriez faire en vous engageant dans la vie des Mémoires du Mont-Valérien.

Compte tenu des événement subits en 2023 et début 2024, l’appel à cotisation n’a pas encore eu lieu. Le montant de la cotisation est de 25,00€ n’hésitez pas à nous faire parvenir votre chèque même si vous ne recevez pas cet appel. En effet un dysfonctionnement informatique à supprimer 56.000 dossiers et encore beaucoup plus de fichiers parmi lesquels les coordonnées de tous les adhérents.

La cérémonie annuelle se déroulera le vendredi 18 octobre prochain à 15h00 sur l’esplanade du Mémorial de la France Combattante du Mont-Valérien. Elle aura pour thème le 80è anniversaire de la Libération et sera dédicacée à la 2è DB en présence du général Jean-Paul MICHEL président de l’Association des Anciens de la 2ème DB, et président de la Fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque. Nous avons sollicité des subventions auprès des administrations de tutelle. Si celles-ci nous sont attribuées une très belle et grande cérémonie se déroulera en votre présence. Vous pourrez entendre la Maîtrise des Hauts-de-Seine, éventuellement revoir du matériel roulant de la dernière guerre, les militaires du 8è Régiment des Transmissions du Mont-Valérien et participer à une « après cérémonie » un verre à la main.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE LE 23 AVRIL 2024 A 17h30

Maison du combattant 62 rue Marcel Dassault 92100 BOULOGNE-BILLANCOURT

MERCREDI 18 JANVIER 2023

 » CHARTE de PARTENARIAT »

entre

l’ ASSOCIATION DES ANCIENS DE LA 2èDB

la FONDATION MARÉCHAL LECLERC de HAUTECLOQUE

et

l’ ASSOCIATION NATIONALE DES MÉMOIRES DU MONT-VALÉRIEN

En la présence de notre secrétaire général exécutif Patrick Ourceyre, notre Président Alain Faber a scellé notre amitié avec le général Jean-Paul Michel Président de l’association des anciens de la 2émDB et Président de la Fondation Maréchal Leclerc de Hautecloque en signant la  » Charte de partenariat  » entre notre association nationale et la Fondation.

Souhaitons que cet engagement réciproque porte de nouveaux et nombreux fruits pour la mémoire de nos héros et le prestige des Armes de la France. Bon vent et bonne mer à ce nouveau partenariat fermement engagé à transmettre les valeurs mémorielles de notre pays aux nouvelle générations.

Cette signature s’est terminée par le pot de l’amitié et un échange d’ouvrages liés à la guerre 139-1945

Patrick Ourceyre Secrétaire général Exécutif des Mémoires du Mont-Valérien

REGION AUVERGNE RHÔNE ALPES

Dimanche 6 septembre 2026
A l’invitation de Jean-Yves SARDELLA Délégué Général et de son Comité du Souvenir Français de Montmélian et de la municipalité de Porte-de-Savoie/Les Marches, les Mémoires du Mont-Valérien représenté par son Délégué Régional Roland PACAUD ont rendu un hommage au Commandant Joseph Perceval.

Cette cérémonie, particulièrement émouvante, s’est déroulée en présence de sa famille. Anciens combattants et porte-drapeaux qui se sont recueillis devant sa tombe, dans le cimetière communal, où repose ce fils du pays, héros de la Seconde Guerre mondiale, décédé des suites de ses blessures contractées lors de la guerre d’Indochine.

À travers cet hommage, les Mémoires du Mont-Valérien saluent la mémoire d’un homme qui a consacré sa vie à la France et à transmettre le souvenir de son engagement et de son sacrifice aux générations futures.


Ne l’oublions pas dans nos mémoires.
Nous remercions notre délégué régionale Roland Picaud pour les éléments fournis pour cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont Valérien

REGION AUVERGNE RHÔNE ALPES

Lyon commémore sa libération : Les Mémoires du Mont-Valérien au rendez-vous du devoir de mémoire.

Le 3 septembre 2026 : Il y a 82 ans, Lyon retrouvait sa liberté.

Roland Picaud, notre délégué régional Auvergne-Rhône-Alpes était convié à cette cérémonie solennelle par Grégory Doucet, maire de Lyon, ainsi que par Daniel Perez, président du Comité de liaison des associations d’anciens combattants et résistants du Rhône et de la Métropole de Lyon.

Il témoigne ainsi une nouvelle fois de l’engagement des mémoires du Mont-Valérien en faveur du devoir de mémoire, de l’hommage aux combattants et de la transmission aux jeunes générations.

Présidée par M. Antoine Guérin, préfet délégué à la défense et à la sécurité, la cérémonie s’est déroulée en présence des autorités civiles et militaires, des représentants du monde combattant et de nombreuses associations mémorielles.

Une même exigence les rassemble : préserver la mémoire de celles et ceux qui ont servi la France et transmettre leur histoire aux générations futures.

Ne pas oublier celles et ceux qui ont résisté.

Ne pas oublier les victimes de la répression et de la barbarie.

Ne pas oublier le prix de la liberté retrouvée.

Et surtout, transmettre aux générations qui viennent les valeurs de courage, de liberté, de fraternité et d’engagement qui ont animé celles et ceux qui se sont battus pour la France.

Ensemble pour se souvenir, honorer et transmettre.

Nous remercions notre délégué pour avoir été présent et nous avoir adressé les éléments de cet article mémoriel.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

RÉGIONAL AUVERGNE-RHÔNE-ALPES

À l’occasion de la cérémonie du 82ᵉ anniversaire de la Libération de la prison de Montluc à Lyon, qui s’est déroulée le lundi 24 août 2026, notre Délégué régional Auvergne-Rhône-Alpes Roland PICAUD, a eu le très grand plaisir de s’entretenir avec Monsieur Étienne GUYOT, préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, préfet du Rhône.

Au cours de cet entretien, Monsieur le préfet lui a confirmé avoir été destinataire du courrier adressé par Alain FABER, Président national des Mémoires du Mont-Valérien, l’informant de sa nomination en qualité de Délégué régional Auvergne-Rhône-Alpes et l’a chaleureusement félicité pour cette nomination au sein des Mémoires du Mont-Valérien.

Cette rencontre, empreinte de respect et de cordialité, témoigne de l’importance accordée au devoir de mémoire, à la transmission de l’Histoire et à l’engagement associatif au service de la mémoire nationale.

Nous remercions notre délégué pour cette représentation des Mémoires du Mont-Valérien.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien.

15-16 août 1944

A Saâcy-sur-Marne, faire vivre la mémoire du dernier convoi

Le 16 août 2026, Saâcy-sur-Marne (Seine-et-Marne) a accueilli la cérémonie commémorative du dernier grand convoi de déportation parti de la région parisienne en août 1944. Autour du wagon-mémorial, élus, représentants de l’Etat, associations mémorielles et porte-drapeaux se sont réunis pour honorer la mémoire des quelque 2 400 hommes et femmes emportés dans ce convoi.

Dans la nuit du 15 au 16 août 1944, alors que la Libération de Paris approche, environ 2400 résistants et détenus quittent Pantin à destination des camps nazis. Depuis 2012, un wagon-mémorial installé près de la gare de Saâcy-sur-Marne rappelle cet épisode tragique. Le site s’est progressivement enrichi d’outils destinés à transmettre cette histoire aux nouvelles générations.

Réalisée par le service culturel de Saâcy-sur-Marne avec Sylvie Montambault, responsable du patrimoine, cette exposition rappelle la diversité des parcours et des engagements. Le plus jeune des déportés présentés n’avait pas seize ans. A l’intérieur, le nouvel aménagement propose également des portraits de femmes résistantes et déportées, une maquette de camp de concentration et différents objets permettant de mieux comprendre l’univers concentrationnaire.

Un lieu de mémoire vivant La cérémonie du 16 août a rassemblé dix-huit associations d’anciens combattants et mémorielles ainsi que plus de trente porte-drapeaux, dont deux du Comité Paris 19ème. Autour du wagon, une galerie présente vingt-huit portraits de déportés du convoi du 15 août 1944, accompagnés du récit de leur parcours.

L’objectif est de donner des visages et des histoires aux chiffres de la Déportation.

A Saâcy-sur-Marne, la mémoire du dernier convoi ne se limite donc pas à une cérémonie annuelle. Elle devient un travail permanent de transmission. Se souvenir, c’est faire en sorte que ces destins continuent d’être racontés lorsque les derniers témoins ne seront plus là.

Article rédigé par notre ami Didier Jeannel, Président du Comité Souvenir Français Paris XIX et partenaire des Mémoires du Mont-Valérien, engagé à nos côtés dans la transmission de la mémoire que nous remercions ainsi que les archives départementales.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

REGION AUVERGE – RHONE-ALPES

DÉLÉGUÉ RÉRIONAL Roland PICAUD.

Samedi 22 août 2026 : Roland PICAUD, notre Délégué Régional Auvergne-Rhône-Alpes, a représenté les Mémoires du Mont-Valérien pour le 82e anniversaire de la Libération de Chambéry
A l’invitation de Madame Vanina NICOLI, Préfète de la Savoie, et de Monsieur Thierry REPETIN, Maire de Chambéry, Roland PICAUD, Délégué Régional Auvergne-Rhône-Alpes, représentant les Mémoires du Mont-Valérien, s’est joint aux autorités civiles et militaires, aux associations patriotiques et mémorielles ainsi qu’aux porte-drapeaux afin de commémorer le 82e anniversaire de la Libération de la cité des Ducs de Savoie.


Cette journée de commémoration s’est déroulée en trois temps : une première cérémonie au monument aux morts du Clos Savoiroux, une deuxième au Monument de la Résistance, puis une troisième au stand de tir des Charmettes, lieu particulièrement chargé d’histoire et de mémoire, où fut commémorée la tragique fusillade de 1944.
Tout au long de cette journée, une intense émotion était perceptible parmi les participants. Les différentes cérémonies ont permis de rappeler les souffrances endurées par les Savoyards et les Chambériens durant l’Occupation, ainsi que les crimes et les persécutions commis par la barbarie nazie.


En ce 82e anniversaire, le souvenir des victimes, des résistants et de toutes celles et ceux qui ont œuvré pour la Libération de Chambéry demeure profondément présent.
À travers ces hommages, les participants ont réaffirmé l’importance du devoir de mémoire : se souvenir du passé, honorer celles et ceux qui ont souffert ou donné leur vie pour la liberté, mais aussi transmettre cette histoire aux générations futures afin que les leçons de cette période tragique ne soient jamais oubliées.

Document réalisé par notre délégué régional Roland Picaud que nous remercions.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Délégation Rhône-Alpes – 16 août 2026

Délégué régional Roland PICAUD – roland.picaud@gmail.com – 06 77 25 57 19

Notre délégué régional Roland Picaud nous a représenté lors de la cérémonie commémorative organisée à Tournon (Savoie) pour le 82éme anniversaire des combats du carrefour de Bornery.

Cette cérémonie nous a permis de rendre hommage aux hommes qui ont combattu et sont tombés pour la France lors de ces événements tragiques de 1944, et de perpétuer le devoir de mémoire qui nous incombe.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Gare de Nanteuil – Saâcy

Histoire Mémorielle

En août 1944, la gare de Nanteuil – Saâcy a vécu un épisode douloureux lié au convoi des 57000. Le 15 août, 2 200 prisonniers (essentiellement des résistants, la plupart français, ainsi que 175 aviateurs alliés) sont extraits des prisons et camps. C’est le dernier convoi de déportés politiques parti de la région parisienne avant la libération de Paris et il s’agit du plus important transport en nombre de détenus jamais constitué en France par l’occupant allemand.

Le train les attend et quitte la gare de Pantin pour l’Allemagne. Le 16 au matin, il s’arrête dans la plaine de Luzancy. Le pont ferroviaire qui enjambe la Marne a été détruit par un bombardement britannique. Les prisonniers, encadrés par des SS, vont devoir parcourir à pied plusieurs kilomètres pour rejoindre la gare de Nanteuil – Saâcy, de l’autre côté de la Marne, encombrés par les valises et paquets des collaborateurs et nazis en fuite qui sont dans le même train.
Là, un autre train les attend ; il conduira les hommes pour la pluspart à Buchenwald et les femmes à Ravensbrück. 85 % des détenus, selon les estimations, ne reviendront pas pour ce convoi.

Waggon Mémorial en gare.


Apposée le 24 avril 1993 sur la façade de la gare, une plaque rappelle l’histoire de ce convoi.

Tous les ans, le 16 août, une cérémonie réunit les deniers témoins de cet épisode autour des familles des disparus.
Une cérémonie aura donc lieu à cette même date en 2026, vous y êtes conviés.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

GEORGES JEHENNE

Né le 25 août 1912 à Aubervilliers (Seine, Seine-Saint-Denis), : rectifieur ; domicilié à Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne) ; militant communiste ; résistant FTPF.

Fils d’un menuisier, il vécut à Ivry-sur-Seine à partir de 1913 et fréquenta l’école d’Ivry-Centre. Il épousa le 20 avril 1935 à Ivry-sur-Seine Marie-Louise Poquet, apprêteuse en chaussures, née à Ivry-sur- seine. Il était père d’une fille née le 20 juin 1938. Embauché le 28 mai 1935 à la Société des Moteurs Gnome et Rhône (SMGR) comme rectifieur, il participa aux grèves dans cette usine en 1936. Il était domicilié 65 rue Denis Papin à Ivry puis 40, rue Parmentier dans une cité HBM.

Mobilisé en septembre 1939, il fut « affecté spécial » à la SMGR. Il fut porté comme sorti de l’entreprise avec mention « Exode 30 juin 1940 ». Embauché à l’Usine Farman (rue Paul Bert à Billancourt), militant communiste clandestin, il distribua des tracts, colla des affichettes et avec ses camarades d’atelier de l’usine Farman présenta des cahiers de revendications. En septembre 1941, il quitta son domicile à la suite d’une perquisition par les Allemands et entra dans l’illégalité.

Il participa le 1er mai 1942, sous les ordres du Capitaine Gautier, à la protection armée d’une manifestation organisée devant l’usine Gnome et Rhône. Il rencontra à plusieurs reprises René Guegan responsable régional, il ne le dénonça pas. Il aurait contribué à plusieurs sabotages au sein de l’usine Farman. Le 11 juin 1942, au métro Maison Blanche (Paris 13e), il fut intercepté par la police qui avait découvert le rendez-vous sur un papier saisi sur un membre de son groupe qui venait d’être arrêté.

Le 23 juin 1942, il fut arrêté par la police française et emprisonné à la prison de la Santé comme ses camarades Francs-tireurs et partisans français (FTPF). Avec eux, il fut remis à la Sipo-SD, dans le cadre de l’action « Stadion » sans avoir été traduit devant un tribunal militaire et fut désigné comme otage en représailles aux divers attentats qui provoquèrent trente et un morts allemands dans le même mois.

Avec quarante-six otages dont René Guégan, de Villeneuve-Saint-Georges, son contact, il fut fusillé le 11 août 1942 au Mont-Valérien. Inhumé au cimetière Parisien de Saint-Ouen (38e division, n°40). La mention « Mort pour la France » lui fut accordée le 23 juillet 1945.

Le 27 juillet 1945, le conseil municipal d’Ivry-sur-Seine attribua son nom à la rue Gosselin.

En souvenir de ce courageux résistant fusillé le 11/08/1942 au Mt Valérien.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont -Valérien

CAMP DES TOURELLES

Inaugurée en 1881, la caserne des Tourelles – bâtie à la porte des Lilas sur le côté intérieur du boulevard Mortier – suit le plan des bâtiments édifiés dans toute la France sous la IIIe République afin d’y loger les soldats du nouveau service militaire obligatoire.
Sans utilisation militaire après le départ de la troupe pour le front en mai 1940, l’établissement est rendu au ministère de la Défense à la fin de 1945. (DGSE – SDECE)
A partir de juillet 1940, elle accueille des étrangers normalement non- autorisés à séjourner dans le département de la Seine mais qui ne peuvent le quitter en raison des circonstances.

Environ 1500 hommes, femmes et enfants y ont été hébergés à ce titre jusqu’en juillet 1941. Fin octobre 1940, un camp d’internement y est ouvert par la Préfecture de police.
L’internement administratif est un enfermement décidé par la police. Le camp est d’abord ouvert pour interner des hommes étrangers déclarés « indésirables », dont des Juifs, les communistes (hommes) à partir de juillet 1941 et des femmes à partir de septembre 1941 et les repris de justice. Il est élargi sous Vichy aux Juifs étrangers puis français, aux contrevenants à la réglementation économique, aux réfractaires au Service du Travail Obligatoire.

À partir d’octobre 1942, le bâtiment central devient une annexe de la prison de Fresnes puis de la Santé. Après la libération du camp le 19 août 1944, plusieurs milliers de personnes y sont internées, collaborateurs, Allemands ou proches d’eux, jusqu’à la fin de 1945.

Vous pouvez lire pour plus d’informations le livre « Un camp d’internement en plein Paris : Les Tournelles » de Louis Poulhès.

Nous remercions le journal « Le Parisien » du 21/07/26 et Jean-Michel Décugis de nous avoir rapellé ce lieu de Mémoire.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont Valérien

LE MONT-VALERIEN

Il fut pendant des siècles un important lieu de pèlerinage chrétien, puis au milieu du XIXe siècle, un fort de la ceinture parisienne y fut construit.
Ses coteaux étaient occupés par des vignes et son sommet accueillait un calvaire, une église et un monastère, où les fidèles montaient à pied en signe de pénitence. Ce sanctuaire médiéval a été détruit sous Napoléon Ier, et le site a été transformé en camp militaire par Louis-Philippe, devenant l’un des seize forts de la ceinture parisienne, le seul à l’ouest de Paris
À partir de 1841, il a été fortifié pour protéger Paris. Le fort joue également un rôle stratégique pendant la Première Guerre mondiale, servant d’observatoire pour détecter les avions allemands
Puis il devient le lieu d’exécution des tribunaux militaires allemands du département de la Seine et plus largement, de ce que l’occupant désigne comme le « Gross Paris » (correspondant à peu près aux limites de l’actuelle région Île-de-France).
Dès l’automne 1940, la répression allemande fait ses premières victimes, mais la première exécution connue à Suresnes survient quelques semaines plus tard, le 23 mars 1941. Plusieurs peines capitales sont aussi appliquées dans d’autres sites du département de la Seine, comme Vincennes et Chatenay-Malabry, et le Mont-Valérien n’apparaît pas encore comme un lieu privilégié par les autorités allemandes.
C’est à partir de la fin du mois d’août 1941 que les autorités d’occupation semblent définitivement le choisir comme lieu d’exécution.
Les 26 et 27 août, cinq résistants communistes y sont fusillés. Le 29 août, ce sont trois gaullistes, Honoré d’Estienne d’Orves, Maurice Barlier et Jan Doornick, du réseau de renseignements « Nemrod », qui tombent face au peloton d’exécution allemand.
Les exécutions d’otages du mois de septembre 1941 y ont lieu puisqu’elles répriment des attentats commis à Paris par la résistance communiste. 
Les prisonniers sont transportés en camions militaires dans l’enceinte du fort. Lors des exécutions massives, comme celles d’octobre 1943, certains étaient enfermés dans la chapelle désaffectée, où ils ont passé leurs derniers instants. Ils ont gravé sur les murs leur témoignage, en délivrant leurs ultimes messages. Pour tous, une fois arrivés à la clairière, un officier leur notifie en allemand la décision du tribunal qui les a condamnés ou l’ordonnance qui les a désignés pour être exécutés comme otages. Par petits groupes de 3 ou de 5, ils sont attachés mains derrière le dos aux poteaux, les yeux bandés s’ils le désirent. Le peloton procède à la mise à mort, parfois devant les camarades qui vont leur succéder. L’officier allemand donne le coup de grâce, puis un médecin militaire constate le décès.

Après les exécutions, les corps des fusillés étaient transportés vers différents cimetières de la région parisienne pour y être inhumés dans des fosses communes ou des tombes individuelles : essentiellement à Ivry-sur-Seine, mais aussi à Suresnes, Puteaux, Bois-Colombes, Thiais, ou encore au Père-Lachaise où ils étaient incinérés.
La dispersion et l’anonymat des corps, imposés par les forces d’occupation, avaient pour but d’éviter que ces sépultures ne deviennent des lieux de rassemblement et des symboles du martyr de la Résistance.


Nous remercions Les Chemins de Mémoire de nous avoir permis de publier cet article concernant l’histoire de ce Haut lieu de Mémoire.


Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien