Marie-José Chombart de Lauwe (née Wilborts le 31 mai 1932 à Paris)

Résistante qui est venue témoigner auprès des élèves de CM2 de Mme Leguen à Antony.

Elle a assistée à notre cérémonie annuelle du souvenir au mémorial de la France Combattante.

Yvette, Marie-José Wilborts, qui se fera appeler Marie-Jo, entre en Résistance contre l’occupant nazi et les collaborateurs français dès l’âge de 17 ans, en Bretagne pendant la « drôle de guerre ». L’adolescente est alors élève en première au lycée de Tréguier.

Pendant l’été 1940 on écoute la voix de Londres depuis une radio cachée derrière un tableau. En dépit du danger, Marie-Jo commence à transporter des messages : « Malgré mon jeune âge, je ne faisais pas ça naïvement. Les exécutions sont arrivées très vite, le contexte était pesant, nous mesurions les risques. »

À l’automne 1941, elle entreprend des études de médecine à Rennes et se procure un Ausweis (laissez-passer) qui lui permet de circuler en zone interdite vers la côte pour voir ses parents. Elle fait partie de « la Bande à Sidonie » (un réseau d’évasion vers l’Angleterre, qui a des ramifications à Tréguier, Lannion, Perros-Guirec et Paimpol, animé par Jean-Baptiste Legeay, religieux et enseignant des écoles chrétiennes1) créée par sa mère et ensuite intégrée au réseau « Georges France 31 » lié à l’Intelligence Service britannique2. Glissés dans ses cahiers d’anatomie, les plans de défense côtière passent au nez et à la barbe de l’ennemi. Ils sont ensuite acheminés jusqu’aux Alliés, en Angleterre.

Un nouvel agent de liaison, « Georges », est un agent double travaillant pour l’Abwehr. Il infiltre les résistants et les dénonce. Marie-Jo est arrêtée, le 22 mai 1942, chez sa logeuse. Devant la maison, une traction noire l’attend. Elle a juste le temps d’écrire un mot sur la table de la cuisine : « Je suis arrêtée. Prévenir famille et amis. » Emprisonnée par l’armée allemande à Rennes, puis à Angers.

Elle est ensuite transférée à la prison de la Santé pour être interrogée par la Gestapo. Elle est ensuite emmenée à la maison d’arrêt de Fresnes. Marie-Jo est condamnée à mort, peine commuée en déportation NN (nuit et brouillard). Le train part de la gare de l’Est à Paris le 26 juillet 1943 avec sa mère Suzanne et 56 autres femmes françaises NN en wagon cellulaire pour le camp de Ravensbrück

Elles furent transférées avec les autres NN le 2 mars 1945 pour Mauthausen d’où elles seront libérées le 21 avril et évacuées vers la Suisse par la Croix-Rouge internationale

À la Libération, Marie-Jo témoignera contre Fritz Suhren, commandant du camp de Ravensbrück de 1942 à 1945, et poursuivi pour crimes contre l’humanité3.

Adhérente de la Ligue des droits de l’homme, elle fait partie de la présidence collégiale de la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes (FNDIRP) et depuis 1996 assure la présidence de la Fondation pour la mémoire de la déportation, à la suite de Marie-Claude Vaillant-Couturier.

·  Grand officier de la Légion d’honneur en 2008

· Grand-croix de la Légion d’honneur en 2012

Des acteurs de la lutte contre la pandémie récompensés par notre association pour leurs actions civiques et humaines

Notre ami et adhérent de longue date, Monsieur Bernard DOMENECH à sollicité auprès du comité d’attribution des médailles une attention particulière pour quatre personnes qui se sont particulièrement distinguées lors de la première vague de la pandémie.

Après s’être réunis et avoir examiné les dossiers le comité à présenté au Président Alain FABER la proposition de remettre à titre exceptionnel la « Médaille de Reconnaissance » accompagnée par son diplôme à Messieurs :

Docteur Jean-François ABAZIOU à Verquiers (13670)

Docteur Jean-François ABAZIOU à Verquiers (13670)

Jean-Christophe BOUILLET ORL à Chateaurenard (13160)

Jean-Christophe BOUILLET
Jean-Christophe BOUILLET

Messieurs Christian PEYRE et Eric MARTY

propriétaire de la Maison « Domaine de Bournissac » à Noves (13156)

Christian PEYRE et Eric MARTY

Monsieur Olivier BOURGEOIS kinésithérapeute et ostéopathe à Eyragues (13160)

Olivier BOURGEOIS

Ces quatre personnes furent récompensées pour leurs dévouements auprès de ceux qui attendaient du réconfort physique et moral pendant cette première période de pandémie.

Les Adhérents et Amis de l’Association Nationale Mémoire du Mont-Valérien les félicitent pour leur attitudes et sont heureux qu’ils furent récompensés. Nous en profitons pour remercier Monsieur Bernard DOMENECH d’avoir porté à notre attention la qualité de nos nouveaux amis.

Saint-Denis le saint patron des porte-Drapeaux

Histoire et Protocole

L’histoire date du milieu du IIIe siècle. Plus précisément un 10 octobre. Le moment en question est plus une légende qu’une histoire. Mais ce jour marque la Saint-Denis.

Denis est alors l’évêque de Paris. Il est envoyé, avec six autres religieux, pour évangéliser les Gaulois encore sous domination romaine. Il est victime de persécutions et est décapité sur la butte Montmartre. Après avoir eu la tête coupée, Denis se relève, met celle-ci sous son bras et se dirige vers le Nord.

Il marche six kilomètres puis s’arrête à l’endroit où il a choisi d’être enterré. Son choix se porte alors sur ce que l’on appelle aujourd’hui la ville de Saint-Denis (93). Sa basilique devient la nécropole royale et portera son nom. Ce récit reste un symbole fort et important de notre histoire.

Mais Saint-Denis a une autre particularité, celle d’être le Saint patron des porte-drapeaux.

Pour nous, représentants de l’Association des « Mémoires du Mont Valérien » des Hauts de France, le porte-drapeau prend tout son sens. Il nous unit et nous emmène vers l’avenir.

En effet, pendant la guerre du Moyen Age, l’étendard de Saint-Denis appartenait au Roi de France. Il aurait été créé à l’origine par l’Abbé Suger comme une « oriflamme » C’était un moyen d’unir les différents membres de la famille royale mais aussi de rassembler, ce qui pouvait à l’époque sembler épars, le royaume derrière ce symbole.

Le rôle de porte-drapeau dans ce contexte historique devient donc un élément fort du protocole à savoir « rassembler et unir » derrière cet étendard une unité, des troupes… vers un objectif commun et une histoire d’hommes qui est partagée.

Nous avons donc fait le choix de la jeunesse, en ayant un jeune porte drapeau vecteur de nos valeurs.

Quelle est pour lui du haut de ses 15 ans la définition de cette fonction ? « Je suis porte drapeau depuis 4 ans maintenant pour l’association Mémoire et Avenir Citoyen de Saint-leu d’ Esserent (60). Pour moi, être un porte-drapeau, c’était tout d’abord être avec les anciens combattants. Puis, à leurs côtés et grâce au Président de l’association, j’ai découvert beaucoup plus. J’ai compris le sens du respect et des valeurs. J’ai compris ce que c’était de porter dignement un drapeau qui représentait tout : une histoire, de la souffrance, de l’espoir et la victoire d’un groupe d’Hommes qui se sont battus avec fierté pour la liberté.

Tout en restant dans ma première association, j’ai décidé de rejoindre l’Association Nationale des Mémoires du Mont valérien depuis cet été, car pour moi qui n’ai pas connu la guerre, je pense qu’être porte drapeau est aujourd’hui synonyme de porteur d’histoire et porteur de mémoire. 

De ce témoignage, nous pensons qu’il « ne faut pas perdre la tête » à l’image de notre Saint patron. L’histoire doit être portée par la jeunesse. Soyons fiers que cette dernière arbore fièrement ce symbole qui nous rassemble.

Auteurs

Stéphane Cérabino

Maxence Bouchez

Jérémy Bouchez

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