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Le Général De Gaulle, à la demande de Sir Winston Churchill et avec à l’Intelligence Service met sur pied un réseau de renseignements composé d’hommes de la France libre
La Confrérie Notre-Dame (CND), par la suite appelée CND-Castille qui était un réseau de renseignements français validé en 1940 par le colonel Rémy, envoyé par Londres pour connaître la véracité des renseignements que le réseau constitué par Louis de La Bardonnie leur fournissait. Il s’agit d’un réseau de renseignements rallié à la France libre, c’est l’un des premiers réseaux du Bureau central de renseignements et d’action (BCRA), cité ci-dessus. Ce réseau français libre est sans doute l’un des plus importants réseaux de renseignements militaires de la Résistance avec le réseau Alliance. Il est aussi l’un des tout premiers créés en France, validé par un agent de premier plan, Gilbert Renault dit « Raymond » (plus tard « Rémy »). Le Colonel Rémy envoyé vers la métropole dès l’été 40 par le 2e Bureau de la France Libre donnera à l’organisation le nom de Confrérie Notre-Dame afin de la placer sous la protection de la Vierge.
De son côté, le réseau Alliance était aussi l’un des plus actifs réseaux de renseignement de la Résistance, avec la Confrérie Notre-Dame et, comptant jusqu’à 3 000 membres, le plus important des réseaux travaillant avec l’Intelligence Service britannique (IS ou MI6) sur le territoire français. Le réseau dénombre au total 438 morts sur plus de 1 000 arrestations. Chaque membre, pour préserver son identité, se vit désigner un matricule en accord avec l’IS. Puis, pour rendre plus pratique la communication entre les différentes parties, les dirigeants du réseau adoptèrent des surnoms ou pseudonymes rappelant des noms d’animaux. C’est pourquoi la police allemande lui a attribué le nom original d’Arche de Noé. Toutefois, certains groupes, agglomérés au réseau, gardèrent des pseudonymes de métier. Le colonel Édouard Kauffmann « criquet » (appelé pour la cause « manitou ») créa un service de défense armée « les Apaches » dont les membres portèrent des noms d’indiens ou de tribus indiennes.
IL EST NÉ AU VIETNAM, A VÉCU EN FRANCE, A COMBATTU EN ITALIE, EN AFRIQUE ET AU MOYEN-ORIENT. RÉSISTANT DE LA PREMIÈRE HEURE, PIERRE SIMONET NOUS A QUITTÉS CE JEUDI 5 NOVEMBRE 2020.
Soldat des terres et de l’air, il était l’un des trois derniers survivants des compagnons de la Libération. Il n’est qu’adolescent lors qu’il rejoint le Général De Gaulle en juin 1940. Né au plus loin de la métropole française, il en a été un des plus fervents défenseurs. Atterré par la déclaration du Maréchal Pétain le 17juin, il décide de partir pour Londres ; il vient à peine de terminer le lycée et entrait en classe préparatoire de Mathématiques spéciales. Les échecs se multiplient, Bordeaux pour Londres, Tarbes pour l’Espagne, Bayonne pour l’Angleterre… Mais jamais il n’abandonne et son succès se matérialise à Saint-Jean de Luz. Valise en main, sa persévérance au cœur, il atteint Liverpool à bord du Baron Kinnaird à la fin juin 1940. C’est au 1er juillet qu’il rejoint les Forces Françaises Libres.
A défaut d’entrer dans l’aviation – il n’a alors pas le brevet de pilote – il est affecté dans l’Artillerie FFL, alors en cours de création. Sa première mission le 29 août1940, appelée « Menace », consiste à atteindre l’Afrique occidentale française afin de rallier le gouverneur général Boisson à De Gaulle. Malheureusement, les forces Vichystes mettent à mal la FFL et De Gaulle, réticent à l’idée d’un massacre entre Français, renonce à son projet. Simonet et son unité stationnent au Cameroun jusqu’en janvier 1941, et en juin et juillet de la même année, il participe à la campagne de Syrie où il agit en tant que transmetteur et observateur. Il démontre une fois de plus son courage lors de la campagne de Lybie de janvier à juin 1942 : le 16 mars, alors que leurs positions sont durement attaquées et que le capitaine de l’opération a ordre de partir, Simonet ne quitte son poste qu’au dernier moment et, ralenti par ses cinq kilos de matériel et sous une pluie de tirs de mitrailleuses, parvient à récupérer son véhicule chargé de munitions et à rentrer au camp. Le combat de Bir-Hakeim deux mois plus tard lui apporte deux citations et celle d’El Alamein, la victoire éclatante des Alliés. Il n’a alors que 21 ans. De la terre, il s’envole au sein du peloton d’observation aérienne du 1erRA. Son volontariat constant, son abnégation et sa volonté, lui permettront de comptabiliser 137missions et 250 heures de vol. Il fait partie de la campagne d’Italie, voit de ses yeux et participe à la libération de Rome, puis débarque en Provence avant de remonter le sol de sa patrie jusqu’en Alsace. Après cinq autres citations pour ses faits d’armes durant les campagnes de France et d’Italie, il est déclaré compagnon de la Libération le 27décembre 1945. Après la guerre, il est administrateur de la France d’Outre-Mer puis il entre dans la fonction publique en 1958 où il accomplit, au nom de l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation, une mission dans le bassin du Mékong.
L’ONU l’envoie ensuite en Iran entant que conseiller en statistiques économiques et il achève sa carrière au sein de l’Organisation de Coopération et de Développement économique (OCDE) puis au Fonds Monétaire International (FMI). Lors des commémorations de l’appel du 18 juin, en 2020, le premier Ministre britannique Boris Johnson nomme Pierre Simonet ainsi que les trois autres derniers compagnons de la Libération (aujourd’hui deux),membres honoraires de l’ordre de l’Empire britannique.
Le 9 novembre 1970 « un chêne est tombé à terre » (dessin de jacques Faizant) j’avais 27 ans et n’avais pas encore toute l’admiration que j’éprouve maintenant pour votre rôle historique.
Vous êtes et resterez parmi les plus grands hommes d’état du 20 -ème siècle avec votre allié et ami Sir Winston Churchill.
Etant trop jeune lors de votre prise de position face à l’ennemi, ce n’est que plus tard que j’ai été en mesure de comprendre et d’apprécier votre vision et vos actions pour la grandeur de la France.
Votre courage face à beaucoup d’hostilité, venant même de nos alliés, ne peut que faire et amplifier notre admiration pour vous.
La France, notre grand et beau pays vous doit tant.
Vous avez toujours su faire face à l’adversité, votre courage et votre ténacité ont eu raison de très nombreux obstacles.
Grâce à vous nous avons :
La chance pour de nombreuses générations de vivre dans un pays libre, ayant retrouvé toute sa grandeur sous votre Présidence.
La chance de pouvoir continuer et faire perdurer les commémorations au Mémorial de la France Combattante en l’honneur des tous ceux qui avec ou sans uniforme ont donné leur vie pour notre pays.
La chance de dire et redire aux jeunes générations que la flamme de la résistance ne s’éteindra jamais.
La chance de continuer à défendre les valeurs de notre république.
La chance d’être fier de nos couleurs.
Pour tout cela, merci mon Général.
Patrick OURCEYRE
Secrétaire général exécutif des Mémoires du Mont-Valérien
L’histoire date du milieu du IIIe siècle. Plus précisément un 10 octobre. Le moment en question est plus une légende qu’une histoire. Mais ce jour marque la Saint-Denis.
Denis est alors l’évêque de Paris. Il est envoyé, avec six autres religieux, pour évangéliser les Gaulois encore sous domination romaine. Il est victime de persécutions et est décapité sur la butte Montmartre. Après avoir eu la tête coupée, Denis se relève, met celle-ci sous son bras et se dirige vers le Nord.
Il marche six kilomètres puis s’arrête à l’endroit où il a choisi d’être enterré. Son choix se porte alors sur ce que l’on appelle aujourd’hui la ville de Saint-Denis (93). Sa basilique devient la nécropole royale et portera son nom. Ce récit reste un symbole fort et important de notre histoire.
Mais Saint-Denis a une autre particularité, celle d’être le Saint patron des porte-drapeaux.
Pour nous, représentants de l’Association des « Mémoires du Mont Valérien » des Hauts de France, le porte-drapeau prend tout son sens. Il nous unit et nous emmène vers l’avenir.
En effet, pendant la guerre du Moyen Age, l’étendard de Saint-Denis appartenait au Roi de France. Il aurait été créé à l’origine par l’Abbé Suger comme une « oriflamme » C’était un moyen d’unir les différents membres de la famille royale mais aussi de rassembler, ce qui pouvait à l’époque sembler épars, le royaume derrière ce symbole.
Le rôle de porte-drapeau dans ce contexte historique devient donc un élément fort du protocole à savoir « rassembler et unir » derrière cet étendard une unité, des troupes… vers un objectif commun et une histoire d’hommes qui est partagée.
Nous avons donc fait le choix de la jeunesse, en ayant un jeune porte drapeau vecteur de nos valeurs.
Quelle est pour lui du haut de ses 15 ans la définition de cette fonction ? « Je suis porte drapeau depuis 4 ans maintenant pour l’association Mémoire et Avenir Citoyen de Saint-leu d’ Esserent (60). Pour moi, être un porte-drapeau, c’était tout d’abord être avec les anciens combattants. Puis, à leurs côtés et grâce au Président de l’association, j’ai découvert beaucoup plus. J’ai compris le sens du respect et des valeurs. J’ai compris ce que c’était de porter dignement un drapeau qui représentait tout : une histoire, de la souffrance, de l’espoir et la victoire d’un groupe d’Hommes qui se sont battus avec fierté pour la liberté.
Tout en restant dans ma première association, j’ai décidé de rejoindre l’Association Nationale des Mémoires du Mont valérien depuis cet été, car pour moi qui n’ai pas connu la guerre, je pense qu’être porte drapeau est aujourd’hui synonyme de porteur d’histoire et porteur de mémoire.
De ce témoignage, nous pensons qu’il « ne faut pas perdre la tête » à l’image de notre Saint patron. L’histoire doit être portée par la jeunesse. Soyons fiers que cette dernière arbore fièrement ce symbole qui nous rassemble.