Armée de l’ombre – Personnage moins connu

Simone Michel-Lévy est née le 19 janvier 1906 à Chaussin (Jura)

Elle fût l’une des toutes premières résistantes au sein de la direction des recherches et du contrôle technique des PTT à Issy-les-Moulineaux.

Elle entre à 16 ans et demi aux PTT. Dès 1940 elle distribue des tracts anti-allemands et en 1941 elle participe à la création du réseau Action PTT qui a pour but de multiplier les cellules de renseignement et transmission en utilisant les moyens techniques et les compétences des PTT. Elle organise un système de boîtes aux lettres et de postes émetteurs clandestins sur une grande partie du territoire. Des transports de courriers sont mis en place depuis les gares de Lyon et Montparnasse.

En 1942 le réseau se rapproche de la CND du colonel Remy de la France Libre. Dès 1943 elle fabrique de fausses cartes professionnelles pour éviter le travail au STO. Elle devient enfin agent régulier et permanent du BRCA, les services secrets de la France Libre dirigés depuis Londres. Cette même année un rendez-vous lui est fixé au café François-Copée, c’est un piège et elle est arrêtée. Elle est amenée au 101 avenue Henri Martin et malgré les tortures elle reste muette et se trouve livrée à la Gestapo rue des Saussaies. Elle sera alors internée à Fresnes puis à Royalieu.

Enfin déportée à Ravensbrück en 1944 puis dans un camp de travail où elle doit fabriquer des armes pour l’armée. Elle sera finalement condamnée à mort et pendue le 13 avril quelques jours seulement avant la libération du camp de Flossenbürg.

Nous lui rendons hommage et devons garder en mémoire cette femme exceptionnelle qui a joué un rôle important dans la lutte contre les nazis.

Elle fait partie des six femmes Compagnons de la Libération sur les 1.038 décorés.

Chevalier de la Légion d’Honneur
Compagnon de la Libération • Croix de Guerre 39/45 avec palme
Médaille de la Résistance • Croix du Combattant Volontaire de la Résistance

Médaille des Blessés • Médaille commémorative de la Guerre 39/45 avec barrette « Engagé volontaire » • Médaille de la Déportation et de l’Internement pour faits de Résistance

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

Nous remercions le journal Le Parisien du 7 mars pour son article publié sur ce sujet.

Il existe une bande dessinée aux éditions Bamboo « Les compagnons de la Libération- Simone Michel-Levy »

EXEMPLAIRE

À 18 ans, elle entrait dans la résistance et elle a eu 100 ans en janvier 2022.

Odile de Vasselot de Régné s’est engagée contre les nazis dès 1940 et elle a résisté durant toute la guerre, guidant notamment les aviateurs alliés à travers la France au sein du réseau Comète. Elle a eu la chance de n’être jamais arrêtée.

Dans le réseau Zéro France elle a servi d’agent de liaison en transportant des paquets en direction de Toulouse « courrier descendant » et en n’en ramenant d’autres en direction de Paris « courrier montant ».

Lorsqu’elle témoigne après des jeunes, elle leur demande de ne retenir qu’une chose « ne jamais baisser les bras malgré les difficultés que l’on a eues et auxquelles on aura encore à faire face ».

En d’autres mots : vous devez toujours résister.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

Résister autrement – Capitaine Rose Valland

Son action héroïque durant la guerre et l’après-guerre lui ont valu de nombreuses décorations

Elle en est la parfaite illustration d’une autre forme de résistance.

Elle était conservatrice de musée et elle a très activement participé au sauvetage des chefs d’œuvres depuis le musée du Jeu de Paume durant la seconde guerre mondiale. A la demande de Jacques Jaujard et ne voulant pas que ces dernières tombent entre les mains des nazis, elle en organise la sauvegarde et l’inventaire.

« Pendant le pillage nazi, elle relève aussi précisément que possible le mouvement des œuvres qui transitent par le musée du Jeu de Paume, le nom des victimes spoliées, le nombre d’œuvres, leurs destinations, le nom des agents chargés des transferts, le nom des transporteurs, les marques des caisses, les numéros et les dates des convois, sans oublier le nom de l’artiste, de l’œuvre et ses dimensions. » sic

« Elle fournit des informations essentielles à la Résistance sur les trains qui transportent les œuvres, afin que ces convois soient épargnés par les résistants. À l’automne 1944, elle communique aux Alliés les noms des dépôts allemands et autrichiens afin d’éviter les bombardements, de les sécuriser et de faciliter la récupération des œuvres. « sic

Après la libération, elle participera activement à la récupération des biens spoliés aux familles juives.

Elle travaillera à partir de 1945 avec le SHAEF (Supreme Headquarters Allied Expeditionary Force) donnant aux Américains des informations capitales sur les sites de stockage des œuvres transférées en Allemagne et Autriche.

Nous remercions Wikipédia pour les informations fournies ci-dessus.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

Résistante Française

Ginette Dior, dite Catherine Dior, née à Granville le 2 août 1917 et morte le 17 juin 2008 à Grasse est une résistante française.

Revenue à Paris avec son frère, Christian Dior en 1941, elle entre peu de temps après dans la Résistance intérieure, dans le réseau Franco-Polonais F2. Ce réseau était spécialisé dans le renseignement sur l’armement et des mouvements des armées allemandes. Il a compté jusqu’à deux mille agents et est considéré comme l’un des réseaux de résistance les plus dynamiques en France. Pendant deux ans, elle utilise l’appartement de son frère, situé au 10, rue Royale, pour recevoir des membres de son réseau.

Le 6 juillet 1944, alors qu’elle a rendez-vous avec un autre membre de son réseau place du Trocadéro à Paris, la Gestapo de la rue de la Pompe l’arrête à 5 heures du soir. Comme ses camarades, dont Jean Desbordes qui dirige son secteur et meurt le jour même sous la torture, Catherine Dior est alors torturée. Elle est déportée au camp de Drancy puis dans le camp de concentration pour femmes de Ravensbrück. Le train qui l’envoie en Allemagne le 15 août 1944 est l’un des derniers à emmener des déportés.

Libérée près de Dresde en mai 1945, Catherine Dior est rapatriée à Paris, très affaiblie et amaigrie. Elle est décorée de la Croix de Guerre une distinction rarement accordée à des civils, de la croix des Combattants, et de la Légion d’honneur. Son cousin Sean Dior dira d’elle : « elle a risqué sa vie pour que les autres restent libres. »

Jusqu’à la fin de sa vie, Catherine Dior mène alors une existence discrète, prenant part à la Fondation de la Résistance et suivant de loin les succès de son frère Christian Dior, de qui elle est très proche. C’est d’ailleurs en hommage à sa sœur que, en 1947, le couturier-parfumeur appelle son premier parfum Miss Dior.

Nous remercions Wikipédia pour ces informations.

Patrick OURCEYRE Secrétaire Général Exécutif ANMMV

Émilienne MOREAU – Doublement résistante

Née en 1898 à Wingles – Pas de Calais.

Elle a fait preuve de courage et de patriotisme durant les deux conflits mondiaux 14/18 et 39/45.

En 1915, à 17 ans elle fera plusieurs actions à très hauts risques qui lui vaudront d’être citée à l’ordre de l’armée et recevoir la croix de guerre.

Dès juin 1940 elle devient à nouveau résistante durant la seconde guerre mondiale.

Elle fait de très nombreuses missions durant cinq longues années. Elle fournit des indications sur les déplacements des troupes ennemies. Elle assure ensuite des liaisons avec la Suisse tout en s’occupant du maquis. Elle échappe de justesse lors d’une rafle. Elle parvient à Londres et intervient à plusieurs reprises sur la BBC.

A la fin de la guerre elle revient à une vie plus « ordinaire ».

Elle fait partie des six femmes qui furent récompensées par leur nomination comme compagnon de la libération.

Elle est décédée à 73 ans le 5 janvier 1971.

Lecture : écrit par elle « Guerre Buissonnière » publié en 1970 (Solar) 

Patrick OURCEYRE – Secrétaire Général Exécutif ANMMV

Source : journal le Monde que nous remercions, pour de plus amples informations voir également avec Wikipédia.

Agent de liaison

Odile de Vasselot de Régné débute son action en servant d’agent de liaison au service de renseignement Zéro avant de faire partie du réseau Comète qui s’est donné pour mission d’exfiltrer les aviateurs alliés tombés en zone occupée.

Sous le nom de Danièle puis de Jeanne, elle prend le train chaque fin de semaine, elle est chargée de remettre courriers et documents à Toulouse, avec la menace sans cesse présente d’une arrestation par la Gestapo. Elle a également convoyé des aviateurs alliés à plusieurs reprises.

Dans une interview, elle dit : « J’ai eu beaucoup de chance, non pas de ne pas avoir été arrêtée, fusillée, déportée. Mais d’avoir eu juste le bon âge pour faire de la Résistance. J’avais passé le Bac en juillet 1939. Je n’étais pas encore engagée dans des études, ni dans une vie professionnelle. Je n’étais pas mariée avec des enfants. Bref entièrement libre. »

Elle a été « passeur » dans son réseau et elle considère qu’il faut continuer à être « passeur ». En conséquence, elle témoigne quand on lui demande et encourage les jeunes à s’engager.

Elle a écrit ses mémoires de guerre : Tombés du Ciel éditions du Félin 2005

Officier de la Légion d’honneur, Croix de guerre 1939/1945, Médaille de la résistance.

Notre association nationale continue d’être « passeur » auprès des jeunes générations en souvenir de notre chère et regrettée Présidente Honoraire Lysiane Thellier.

Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif ANMMV

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L’esprit de Résistance – Madeleine Riffaud

Elle est née le 23 août 1924 à Arvillers.

Croix de Guerre 1939-1945, chevalier de la légion d’Honneur, Officière de l’ordre National du Mérite.

Elle vit actuellement dans le Marais à presque 97 ans et pour elle l’important est « faire passer le message ». Elle fût résistante, torturée et condamnée à mort par la Gestapo, puis poétesse, écrivaine et correspondante de guerre.

Dans une interview parue le 21 Août 2021 dans le Parisien elle déclare « Quand vous avez été capturée puis êtes allée dans les camps, vous n’avez pas envie de raconter ». Cependant à la demande de Raymond AUBRAC elle finira par accepter de parler en 1994.

Concernant l’esprit de résistance elle nous dit « Cela s’acquiert et se cultive. Il faut toujours se dire : je ne suis pas une victime, je suis un combattant. Je ne suis pas un martyre, je suis un résistant. »

Dernièrement, sollicitée par Jean-David Morvan, elle finit par autoriser l’écriture d’une BD biographique.  Cette dernière donne un récit minutieux et détaillé d’un destin extraordinaire, d’une vie hors du commun dans les heures sombres de la guerre.

Son parcours,  par certains côtés, nous rappelle celui de notre Présidente Honoraire notre regrettée Madame Lysiane Tellier.

Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif ANMMV

Source : Journal le Parisien et « Madeleine Résistante Tome 1 : La Rose dégoupillée » de Morvan, Riffaud et Bertail – Ed. Dupuis