Gare de Nanteuil – Saâcy

Histoire Mémorielle

En août 1944, la gare de Nanteuil – Saâcy a vécu un épisode douloureux lié au convoi des 57000. Le 15 août, 2 200 prisonniers (essentiellement des résistants, la plupart français, ainsi que 175 aviateurs alliés) sont extraits des prisons et camps. C’est le dernier convoi de déportés politiques parti de la région parisienne avant la libération de Paris et il s’agit du plus important transport en nombre de détenus jamais constitué en France par l’occupant allemand.

Le train les attend et quitte la gare de Pantin pour l’Allemagne. Le 16 au matin, il s’arrête dans la plaine de Luzancy. Le pont ferroviaire qui enjambe la Marne a été détruit par un bombardement britannique. Les prisonniers, encadrés par des SS, vont devoir parcourir à pied plusieurs kilomètres pour rejoindre la gare de Nanteuil – Saâcy, de l’autre côté de la Marne, encombrés par les valises et paquets des collaborateurs et nazis en fuite qui sont dans le même train.
Là, un autre train les attend ; il conduira les hommes pour la pluspart à Buchenwald et les femmes à Ravensbrück. 85 % des détenus, selon les estimations, ne reviendront pas pour ce convoi.

Waggon Mémorial en gare.
Apposée le 24 avril 1993 sur la façade de la gare, une plaque rappelle l’histoire de ce convoi.

Tous les ans, le 16 août, une cérémonie réunit les deniers témoins de cet épisode autour des familles des disparus.
Une cérémonie aura donc lieu à cette même date en 2026, vous y êtes conviés.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

GEORGES JEHENNE

Né le 25 août 1912 à Aubervilliers (Seine, Seine-Saint-Denis), : rectifieur ; domicilié à Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne) ; militant communiste ; résistant FTPF.

Fils d’un menuisier, il vécut à Ivry-sur-Seine à partir de 1913 et fréquenta l’école d’Ivry-Centre. Il épousa le 20 avril 1935 à Ivry-sur-Seine Marie-Louise Poquet, apprêteuse en chaussures, née à Ivry-sur- seine. Il était père d’une fille née le 20 juin 1938. Embauché le 28 mai 1935 à la Société des Moteurs Gnome et Rhône (SMGR) comme rectifieur, il participa aux grèves dans cette usine en 1936. Il était domicilié 65 rue Denis Papin à Ivry puis 40, rue Parmentier dans une cité HBM.

Mobilisé en septembre 1939, il fut « affecté spécial » à la SMGR. Il fut porté comme sorti de l’entreprise avec mention « Exode 30 juin 1940 ». Embauché à l’Usine Farman (rue Paul Bert à Billancourt), militant communiste clandestin, il distribua des tracts, colla des affichettes et avec ses camarades d’atelier de l’usine Farman présenta des cahiers de revendications. En septembre 1941, il quitta son domicile à la suite d’une perquisition par les Allemands et entra dans l’illégalité.

Il participa le 1er mai 1942, sous les ordres du Capitaine Gautier, à la protection armée d’une manifestation organisée devant l’usine Gnome et Rhône. Il rencontra à plusieurs reprises René Guegan responsable régional, il ne le dénonça pas. Il aurait contribué à plusieurs sabotages au sein de l’usine Farman. Le 11 juin 1942, au métro Maison Blanche (Paris 13e), il fut intercepté par la police qui avait découvert le rendez-vous sur un papier saisi sur un membre de son groupe qui venait d’être arrêté.

Le 23 juin 1942, il fut arrêté par la police française et emprisonné à la prison de la Santé comme ses camarades Francs-tireurs et partisans français (FTPF). Avec eux, il fut remis à la Sipo-SD, dans le cadre de l’action « Stadion » sans avoir été traduit devant un tribunal militaire et fut désigné comme otage en représailles aux divers attentats qui provoquèrent trente et un morts allemands dans le même mois.

Avec quarante-six otages dont René Guégan, de Villeneuve-Saint-Georges, son contact, il fut fusillé le 11 août 1942 au Mont-Valérien. Inhumé au cimetière Parisien de Saint-Ouen (38e division, n°40). La mention « Mort pour la France » lui fut accordée le 23 juillet 1945.

Le 27 juillet 1945, le conseil municipal d’Ivry-sur-Seine attribua son nom à la rue Gosselin.

En souvenir de ce courageux résistant fusillé le 11/08/1942 au Mt Valérien.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont -Valérien

CAMP DES TOURELLES

Inaugurée en 1881, la caserne des Tourelles – bâtie à la porte des Lilas sur le côté intérieur du boulevard Mortier – suit le plan des bâtiments édifiés dans toute la France sous la IIIe République afin d’y loger les soldats du nouveau service militaire obligatoire.
Sans utilisation militaire après le départ de la troupe pour le front en mai 1940, l’établissement est rendu au ministère de la Défense à la fin de 1945. (DGSE – SDECE)
A partir de juillet 1940, elle accueille des étrangers normalement non- autorisés à séjourner dans le département de la Seine mais qui ne peuvent le quitter en raison des circonstances.

Environ 1500 hommes, femmes et enfants y ont été hébergés à ce titre jusqu’en juillet 1941. Fin octobre 1940, un camp d’internement y est ouvert par la Préfecture de police.
L’internement administratif est un enfermement décidé par la police. Le camp est d’abord ouvert pour interner des hommes étrangers déclarés « indésirables », dont des Juifs, les communistes (hommes) à partir de juillet 1941 et des femmes à partir de septembre 1941 et les repris de justice. Il est élargi sous Vichy aux Juifs étrangers puis français, aux contrevenants à la réglementation économique, aux réfractaires au Service du Travail Obligatoire.

À partir d’octobre 1942, le bâtiment central devient une annexe de la prison de Fresnes puis de la Santé. Après la libération du camp le 19 août 1944, plusieurs milliers de personnes y sont internées, collaborateurs, Allemands ou proches d’eux, jusqu’à la fin de 1945.

Vous pouvez lire pour plus d’informations le livre « Un camp d’internement en plein Paris : Les Tournelles » de Louis Poulhès.

Nous remercions le journal « Le Parisien » du 21/07/26 et Jean-Michel Décugis de nous avoir rapellé ce lieu de Mémoire.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont Valérien

LE MONT-VALERIEN

Il fut pendant des siècles un important lieu de pèlerinage chrétien, puis au milieu du XIXe siècle, un fort de la ceinture parisienne y fut construit.
Ses coteaux étaient occupés par des vignes et son sommet accueillait un calvaire, une église et un monastère, où les fidèles montaient à pied en signe de pénitence. Ce sanctuaire médiéval a été détruit sous Napoléon Ier, et le site a été transformé en camp militaire par Louis-Philippe, devenant l’un des seize forts de la ceinture parisienne, le seul à l’ouest de Paris
À partir de 1841, il a été fortifié pour protéger Paris. Le fort joue également un rôle stratégique pendant la Première Guerre mondiale, servant d’observatoire pour détecter les avions allemands
Puis il devient le lieu d’exécution des tribunaux militaires allemands du département de la Seine et plus largement, de ce que l’occupant désigne comme le « Gross Paris » (correspondant à peu près aux limites de l’actuelle région Île-de-France).
Dès l’automne 1940, la répression allemande fait ses premières victimes, mais la première exécution connue à Suresnes survient quelques semaines plus tard, le 23 mars 1941. Plusieurs peines capitales sont aussi appliquées dans d’autres sites du département de la Seine, comme Vincennes et Chatenay-Malabry, et le Mont-Valérien n’apparaît pas encore comme un lieu privilégié par les autorités allemandes.
C’est à partir de la fin du mois d’août 1941 que les autorités d’occupation semblent définitivement le choisir comme lieu d’exécution.
Les 26 et 27 août, cinq résistants communistes y sont fusillés. Le 29 août, ce sont trois gaullistes, Honoré d’Estienne d’Orves, Maurice Barlier et Jan Doornick, du réseau de renseignements « Nemrod », qui tombent face au peloton d’exécution allemand.
Les exécutions d’otages du mois de septembre 1941 y ont lieu puisqu’elles répriment des attentats commis à Paris par la résistance communiste. 
Les prisonniers sont transportés en camions militaires dans l’enceinte du fort. Lors des exécutions massives, comme celles d’octobre 1943, certains étaient enfermés dans la chapelle désaffectée, où ils ont passé leurs derniers instants. Ils ont gravé sur les murs leur témoignage, en délivrant leurs ultimes messages. Pour tous, une fois arrivés à la clairière, un officier leur notifie en allemand la décision du tribunal qui les a condamnés ou l’ordonnance qui les a désignés pour être exécutés comme otages. Par petits groupes de 3 ou de 5, ils sont attachés mains derrière le dos aux poteaux, les yeux bandés s’ils le désirent. Le peloton procède à la mise à mort, parfois devant les camarades qui vont leur succéder. L’officier allemand donne le coup de grâce, puis un médecin militaire constate le décès.

Après les exécutions, les corps des fusillés étaient transportés vers différents cimetières de la région parisienne pour y être inhumés dans des fosses communes ou des tombes individuelles : essentiellement à Ivry-sur-Seine, mais aussi à Suresnes, Puteaux, Bois-Colombes, Thiais, ou encore au Père-Lachaise où ils étaient incinérés.
La dispersion et l’anonymat des corps, imposés par les forces d’occupation, avaient pour but d’éviter que ces sépultures ne deviennent des lieux de rassemblement et des symboles du martyr de la Résistance.


Nous remercions Les Chemins de Mémoire de nous avoir permis de publier cet article concernant l’histoire de ce Haut lieu de Mémoire.


Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

14 JUILLET 2026

Mardi 14 juillet, dès 10 heures du matin, le traditionnel défilé sur les Champs-Élysées réunira forces de sécurité et nations invitées. Au programme, séquence aérienne, troupes à pied, véhicules et hommage à la Marine.

La Patrouille de France ouvrira le bal à 10h21 pétante, neuf Alphajet en formation serrée au-dessus des Champs-Élysées. Derrière elle, des centaines de soldats, 35 nations alliées et des dizaines d’avions de combat. Le défilé militaire du 14 Juillet 2026, placé sous le thème du « réveil stratégique de l’Europe », promet une édition dense à ses spectateurs attendus en nombre.

La Patrouille de France en ouverture

Fondée en 1953 et basée à Salon-de-Provence, la Patrouille de France sera la première à traverser le ciel parisien, avec ses neuf Alphajet en formation « Big Nine », à environ 305 m d’altitude et à 555 km/h. Elle précède sept tableaux aériens composés de 84 avions français et 11 avions étrangers, auxquels s’ajoutent d’autres appareils, pour atteindre un total d’une centaine d’avions selon le programme officiel du ministère des Armées.

Résultat d’images pour photo 14 juillet 2025

Quatre unités à l’honneur

Les troupes à pied s’élanceront à 10h28. Parmi elles, les grandes écoles militaires, Polytechnique, Saint-Cyr, l’École navale, l’École de l’Air et de l’Espace, mais aussi les Pionniers de la Légion étrangère, hache sur l’épaule et tablier de buffle, fidèles à leur tradition.

La Brigade de sapeurs-pompiers de Paris défile également, ainsi que des réservistes issus des groupes SNCF et Airbus. La SNCF, qui fut « la première entreprise à défiler en 2023 », alignera ce mardi « plus de 100 réservistes » sur les Champs-Élysées.

Notre fête symbolise notre unité nationale et souligne la synergie essentielle qui unit les forces armées, responsables de la défense extérieure et de la projection de puissance, aux forces de sécurité intérieure. 
Soyons donc fiers de nos armées et de nos soldats.

35 nations sur les Champs-Élysées

C’est l’une des particularités de cette édition. Les 35 pays membres de la « coalition des volontaires », initiative lancée le 17 février 2025 par la France et le Royaume-Uni pour soutenir une paix durable en Ukraine, défileront aux côtés des soldats français. Des délégations de l’Otan et de l’Union européenne seront également présentes.

À 11h30, 33 hélicoptères des forces armées survoleront les Champs-Élysées. Suivront à 11h31 les 315 véhicules militaires, puis les forces de sécurité intérieure, police nationale, gendarmerie, Sécurité civile et douanes.

À 11h48, les 193 chevaux du régiment de cavalerie de la Garde républicaine, dernière unité montée opérationnelle de France, fondée en 1802 et commandée par le colonel Marie-Audrey Leheup, ferment la marche.

L’animation finale, à 11h50, rendra cette fois hommage aux 400 ans de la marine nationale, fondée en 1626 sous l’impulsion du cardinal de Richelieu. La Musique de la marine nationale et le Bagad de Lann-Bihouë joueront ensemble, entourés de jeunes des armées.

Au total, 6 686 femmes et hommes, 98 avions, 33 hélicoptères, 315 véhicules et 193 chevaux seront réunis ce mardi sur les Champs-Élysées.

Source Ministère des Armées et des Anciens Combattants.

Nous remercions le quotidien « Le Parisien » pour les informations que nous avons portées à votre lecture

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Prochaine action de notre Association Nationale des Mémoires du Mont-Valérien

En partenariat avec Didier Jeannel Président Comité du Souvenir Français Paris XIX nous préparons un hommage à Catherine Dior, sœur de Christian Dior, remarquable résistante du réseau F2 et qui fût le 15 août 1944, déportée vers l’Allemagne dans l’un des derniers convois à quitter la France, le « convoi des 57000 », qui l’emmène jusqu’au camp de concentration pour femmes de Ravensbrück.

Cette cérémonie aura lui prochainement en Seine et Marne à la gare de Nanteuil-Saâcy, point départ du dernier convoi.

Notre association nationale sera bien entendu présente pour honorer cette résistante.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Marguerite Duthuit Faure

Née Marguerite Émilienne Matisse, est une peintre et résistante française née le 31 août 1894 à Paris et morte le 1er avril 1982 dans la même ville.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle fait partie de la Résistance avec sa belle-mère Amélie, mais à l’insu de son père. Sous le nom de « Jeannette », elle appartient au réseau Front National clandestin et à l’organisation de Francs-tireurs et partisans (FTP). Elle est responsable du secteur de Tredez où elle s’est occupée des réfractaires au STO, a fourni des armes aux FTP et participé à diverses opérations. Sa belle-mère Amélie Matisse est arrêtée en avril 1944 et condamnée à six mois de prison (elle est libérée en septembre 1944).
Elle-même est arrêtée par la Gestapo le 21 mai 1944 à la suite d’une dénonciation Déportée vers le camp de Ravensbrück, elle parvient à s’échapper lors du transport, torturée et défigurée. Elle est recueillie dans un premier temps par la famille de Léon Delarbre, un peintre résistant et déporté, connu pour avoir réussi à rapporter des dessins réalisés dans les camps d’extermination (musée de la Résistance à Besançon). Elle est ensuite prise en charge par la Croix-Rouge, qui la cache au sein de la famille Bruno à Giromagny près de Belfort. Elle est libérée en octobre 1944.
Son père Matisse la revoit en janvier et février 1945[]. Sous le coup d’une émotion intense, Henri Matisse dessine de nombreux portraits de sa fille, dont le dernier de la série montre un visage enfin apaisé[

Colette Renée de Jouvenel des Ursins
Plus connue sous le nom de Colette de Jouvenel, est une journaliste, résistante et féministe française, née le 3 juillet 1913 dans le 16HYPERLINK « https://fr.wikipedia.org/wiki/16e_arrondissement_de_Paris »eHYPERLINK « https://fr.wikipedia.org/wiki/16e_arrondissement_de_Paris » arrondissement de Paris et morte le 16 septembre 1981 à Créteil . La Seconde Guerre mondiale éclate et en juin 1940, elle part s’installer en Corrèze, dans le château de Saint-Hilaire de Curemonte, autre château de famille. Elle se rapproche très vite des antifascistes, dont les Videau, couple d’instituteurs, et de Berthe Vayssié, qui tient le café-bar-épicerie du village. Elle commence par mettre en place un circuit de ravitaillement efficace, puis participe de plus en plus à des activités de résistance. Elle se met au service de l’Œuvre de secours aux enfants (principalement juifs) par l’intermédiaire de sa belle-sœur ; il s’agit de mettre à l’abri des enfants dont les parents ont été arrêtés ou déportés. Elle est chargée de missions précises dans les rangs de l’opposition active au STO ; elle s’implique dans l’aide aux résistants, réfugiés ou pourchassés.
En août 1944, elle se rend à Oradour-sur-Glane, le village martyrisé deux mois plus tôt, et ce qu’elle y voit ne cessera de la hanter. Au début d’octobre 1944, elle est nommée présidente du comité social et sanitaire de Brive, et, en janvier 1945, désignée comme adjointe au maire de Curemonte.
Elle finira sa vie comme journaliste puis décoratrice d’intérieur.

Madeleine Lévy

Née le 18 novembre 1918 à Paris et morte le 25 novembre 1943 à Auschwitz

Elle est une résistante du mouvement Combat et assistante sociale française, petite-fille du capitaine Alfred Dreyfus, déportée à Auschwitz.
 Elle prend part à la Résistance, au sein du mouvement Combat. Elle aide des Juifs à quitter la France pour l’Espagne, en préparant itinéraire, nourriture et faux-papiers. Elle est nommée adjudante des Forces Françaises Intérieures, et refuse de rejoindre un groupe lyonnais pour rester à Toulouse. Elle s’y sait surveillée par la Gestapo. Un tract la dénonçant circule dans la ville. Elle utilise des faux-papiers au nom de Dupuy.
Elle est arrêtée par la milice en 1943 à Toulouse en raison de ses activités de résistante. Elle est déportée comme juive, et non comme résistante, par le convoi no 62, en date du 20 novembre 1943, du Camp de Drancy vers Auschwitz. Elle y meurt à l’âge de 25 ans, vraisemblablement du typhus, en novembre 1943
Sur la tombe d’Alfred et Lucie Dreyfus au Cimetière du Montparnasse, son nom est inscrit[. On lit : A la Mémoire de Madeleine Lévy, déportée par les Allemands, disparue à Auschwitz A l’âge de 25 ans

Il est important que ces trois résistantes peu connues restent dans nos mémoires.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Catherine Dior

Ginette Dior, dite Catherine Dior, née à Granville (Manche) le 2 août 1917 et morte le 17 juin 2008 à Grasse.

Elle est la sœur du grand couturier Christian Dior[

En 1941, revenue à Paris avec son frère, elle entre peu de temps après dans la Résistance intérieure, dans le réseau franco-polonais F2. Ce réseau était spécialisé dans le renseignement sur l’armement et des mouvements des armées allemandes[]. Il a compté jusqu’à deux mille agents et est considéré comme l’un des réseaux de résistance les plus dynamiques en France. Pendant deux ans, elle utilise l’appartement de son frère, situé au 10, rue Royale, pour recevoir des membres de son réseau.


Le 6 juillet 1944, alors qu’elle a rendez-vous avec un autre membre de son réseau place du Trocadéro à Paris, la Gestapo de la rue de la Pompe[] l’arrête à 5 heures du soir. Comme ses camarades elle est alors torturée. Elle est détenue au camp de Drancy puis, le 15 août 1944, déportée vers l’Allemagne dans l’un des derniers convois à quitter la France, le « convoi des 57000 », qui l’emmène jusqu’au camp de concentration pour femmes de Ravensbrück[.


Libérée près de Dresde en mai 1945, elle est rapatriée à Paris. Jusqu’à la fin de sa vie, elle mène alors une existence discrète, prenant part à la Fondation de la Résistance.


En 1947, en hommage à sa sœur le couturier-parfumeur appelle son premier parfum Miss Dior


 ⦁ Chevalier de la Légion d’honneur
 ⦁ Croix de guerre 1939-1945 – distinction rarement accordée à des civils 
 ⦁ Médaille de la Résistance française
 ⦁ Croix du combattant volontaire de la Résistance

Réseau F2
En janvier 1943, l’organisation polonaise reprend ses activités sous l’appellation de Réseau F2 et passe sous le commandement du major Zdzisław Piątkiewicz (Biz) qui la restructure.
Il divise le territoire français en quatre zones et dans chaque zone installe un sous-réseau qui a pour mission la couverture totale du territoire assigné.


Son chef adjoint, qui opère depuis Lyon, est Wincenty Jordan-Rozwadowski (Pascal)
En 1944, les effectifs du réseau franco-polonais F2 s’élèvent à 2 800 agents[
23% des membres du réseau étaient des femmes[.


À la Libération, le gouvernement polonais en exil n’est plus reconnu par la France, le réseau F2 est intégralement repris (effectifs, matériels, documents et archives) par les services spéciaux de la France Libre.


Le réseau F2 a assuré plusieurs missions au cours du conflit :
⦁ Service du renseignement militaire en liaison avec les services de renseignement alliés 
⦁ Evacuation des résistants vers le Royaume-Uni.

Cette résistance moins connue doit faire partie de nos mémoires et sera bientôt mise à l’honneur en Seine et Marne.

Nous remerciions Wikipédia pour nous avoir permis de publier cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Roger BARBEROT

Il est né le 20 janvier 1915 à Cherbourg.
En septembre 1940, lieutenant, chef de section dans la 1ère Compagnie du 1er Bataillon d’infanterie de marine, il participe avec la 8e Armée britannique à la première campagne du désert Tobrouk, Benghazi au cours de laquelle sa section fera plusieurs centaines de prisonniers italiens.
Pour sa participation à cette campagne il est cité à l’ordre des Forces françaises libres et à l’ordre de l’Armée. Il est fait Compagnon de la Libération par décret du 7 mars 1941.
En avril 1941 il combat en Syrie, en Libye et en Tunisie. Fin 1943, il commande l’escadron blindé du 1er Régiment de fusiliers marins (1er RFM). Arrivé en Italie en avril 1944, il se distingue au cours de l’attaque sur le Garigliano, du 18 au 20 mai ; son escadron est cité à l’ordre de l’Armée et décoré par le général de Gaulle sur les lieux mêmes du combat. Il reçoit la première Légion d’honneur décernée par le général de Gaulle dans la Division.
De1944 à 1945 il participera à de très nombreux combats. En 1956 il sert en Algérie dans la région de l’Atlas. De 1959 à 1980 il occupera plusieurs hautes fonctions dont celle d’ambassadeur.
Il est décédé le 14 novembre 2002 à Clichy. Il a été inhumé au cimetière de Bois le Roi.

  • Grand Officier de la Légion d’Honneur • Compagnon de la Libération • Croix de Guerre 1939-45 (11 citations) • Médaille de la Résistance avec rosette • Distinguished Service Cross (USA) • Grand Officier du Mérite Centrafricain • Commandeur de l’Ordre National du Niger – Commandeur du Nicham El Anouar

Nous remercions vivement l’Ordre de la Libération qui nous a permis de réaliser cet article et vous obtiendrez beaucoup plus de détails sur cette illustre compagnon en consultant leur site.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Marc Bloch

Né le 6 juillet 1886 à Lyon (Rhône)[ et mort le 16 juin 1944 à Saint-Didier-de-Formans (Ain), est un historien français.

Ancien combattant de la Première Guerre mondiale et de la Seconde Guerre mondiale, il est décoré de la Légion d’honneur à titre militaire, de la croix de guerre 1914-1918 (avec quatre citations) et de la croix de guerre 1939-1945 (avec une citation). Il prend part à la Bataille de France en 1940. Après la défaite, il est victime des lois antisémites du régime de Vichy, et perd son poste à la Sorbonne. Réfugié en Zone Libre, il exerce un temps à Clermont-Ferrand et Montpellier, dans des conditions précaires. Il rejoint la Résistance durant l’Occupation, passant à la clandestinité en 1943.
Professeur de lycée (Montpellier puis Amiens) quand éclate la Première Guerre mondiale, il est mobilisé comme adjudant d’infanterie. Chef de section, il est nommé officier de renseignement du service de renseignement du 72e RI en 1916 et termine le conflit avec le grade de capitaine dans cette même fonction. Il reçoit la croix de guerre avec quatre citations et est décoré de la Légion d’honneur pour ses faits de guerre[].
En 1943, après l’invasion de la zone sud qui ne le laisse en sécurité nulle part, il s’engage dans la Résistance, dont il devient un des chefs pour la région lyonnaise au sein de Franc-Tireur, puis dans les Mouvements unis de la Résistance (MUR).
Il est arrêté sur le Pont de la Boucle, à Lyon le 8 mars 1944 par la Gestapo, interné à la prison Montluc et torturé pendant des jours, soumis à des coups et à des bains glacés, mais il ne donne jamais aucune information utile. Le soir, il enseigne la France à des prisonniers français ; il divulgue cependant à la Gestapo des renseignements déjà connus ou inutilisables, conformément aux pratiques de la Résistance dans ces circonstances.
Il meurt pour la France dans la soirée du 16 juin 1944, fusillé dans le dos par quatre tueurs de la Gestapo.

Le président de la République, Emmanuel Macron, annonce le 23 novembre 2024, à l’occasion du 80e anniversaire de la Libération de Strasbourg, que Marc Bloch entrera au Panthéon. La cérémonie, qui inclura son épouse et assistante Simonne Vidal, est fixée au 23 juin 2026.

 ⦁ Chevalier de la Légion d’honneur à titre militaire en 1920
 ⦁ Croix de guerre 1914-1918 avec trois étoiles d’argent et une étoile de bronze (4 citations)
 ⦁ Croix de guerre 1939-1945 avec une étoile de vermeil (1 citation)
 ⦁ Médaille de la Résistance française avec rosette 

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont Valérien