Roger BARBEROT

Il est né le 20 janvier 1915 à Cherbourg.
En septembre 1940, lieutenant, chef de section dans la 1ère Compagnie du 1er Bataillon d’infanterie de marine, il participe avec la 8e Armée britannique à la première campagne du désert Tobrouk, Benghazi au cours de laquelle sa section fera plusieurs centaines de prisonniers italiens.
Pour sa participation à cette campagne il est cité à l’ordre des Forces françaises libres et à l’ordre de l’Armée. Il est fait Compagnon de la Libération par décret du 7 mars 1941.
En avril 1941 il combat en Syrie, en Libye et en Tunisie. Fin 1943, il commande l’escadron blindé du 1er Régiment de fusiliers marins (1er RFM). Arrivé en Italie en avril 1944, il se distingue au cours de l’attaque sur le Garigliano, du 18 au 20 mai ; son escadron est cité à l’ordre de l’Armée et décoré par le général de Gaulle sur les lieux mêmes du combat. Il reçoit la première Légion d’honneur décernée par le général de Gaulle dans la Division.
De1944 à 1945 il participera à de très nombreux combats. En 1956 il sert en Algérie dans la région de l’Atlas. De 1959 à 1980 il occupera plusieurs hautes fonctions dont celle d’ambassadeur.
Il est décédé le 14 novembre 2002 à Clichy. Il a été inhumé au cimetière de Bois le Roi.

  • Grand Officier de la Légion d’Honneur • Compagnon de la Libération • Croix de Guerre 1939-45 (11 citations) • Médaille de la Résistance avec rosette • Distinguished Service Cross (USA) • Grand Officier du Mérite Centrafricain • Commandeur de l’Ordre National du Niger – Commandeur du Nicham El Anouar

Nous remercions vivement l’Ordre de la Libération qui nous a permis de réaliser cet article et vous obtiendrez beaucoup plus de détails sur cette illustre compagnon en consultant leur site.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Marc Bloch

Né le 6 juillet 1886 à Lyon (Rhône)[ et mort le 16 juin 1944 à Saint-Didier-de-Formans (Ain), est un historien français.

Ancien combattant de la Première Guerre mondiale et de la Seconde Guerre mondiale, il est décoré de la Légion d’honneur à titre militaire, de la croix de guerre 1914-1918 (avec quatre citations) et de la croix de guerre 1939-1945 (avec une citation). Il prend part à la Bataille de France en 1940. Après la défaite, il est victime des lois antisémites du régime de Vichy, et perd son poste à la Sorbonne. Réfugié en Zone Libre, il exerce un temps à Clermont-Ferrand et Montpellier, dans des conditions précaires. Il rejoint la Résistance durant l’Occupation, passant à la clandestinité en 1943.
Professeur de lycée (Montpellier puis Amiens) quand éclate la Première Guerre mondiale, il est mobilisé comme adjudant d’infanterie. Chef de section, il est nommé officier de renseignement du service de renseignement du 72e RI en 1916 et termine le conflit avec le grade de capitaine dans cette même fonction. Il reçoit la croix de guerre avec quatre citations et est décoré de la Légion d’honneur pour ses faits de guerre[].
En 1943, après l’invasion de la zone sud qui ne le laisse en sécurité nulle part, il s’engage dans la Résistance, dont il devient un des chefs pour la région lyonnaise au sein de Franc-Tireur, puis dans les Mouvements unis de la Résistance (MUR).
Il est arrêté sur le Pont de la Boucle, à Lyon le 8 mars 1944 par la Gestapo, interné à la prison Montluc et torturé pendant des jours, soumis à des coups et à des bains glacés, mais il ne donne jamais aucune information utile. Le soir, il enseigne la France à des prisonniers français ; il divulgue cependant à la Gestapo des renseignements déjà connus ou inutilisables, conformément aux pratiques de la Résistance dans ces circonstances.
Il meurt pour la France dans la soirée du 16 juin 1944, fusillé dans le dos par quatre tueurs de la Gestapo.

Le président de la République, Emmanuel Macron, annonce le 23 novembre 2024, à l’occasion du 80e anniversaire de la Libération de Strasbourg, que Marc Bloch entrera au Panthéon. La cérémonie, qui inclura son épouse et assistante Simonne Vidal, est fixée au 23 juin 2026.

 ⦁ Chevalier de la Légion d’honneur à titre militaire en 1920
 ⦁ Croix de guerre 1914-1918 avec trois étoiles d’argent et une étoile de bronze (4 citations)
 ⦁ Croix de guerre 1939-1945 avec une étoile de vermeil (1 citation)
 ⦁ Médaille de la Résistance française avec rosette 

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont Valérien

Pour que vive le 18 juin

Le 25 juin 1946, le général de Gaulle confie à Claude Mauriac : « Il faudra que la cérémonie du Mont-Valérien se renouvelle tous les ans, que tous les ans la tombe de l’Inconnu et la terre des fusillés soient unies dans une même cérémonie symbolique, afin que les Français s’habituent à considérer comme un tout cette guerre de Trente ans, où il y a eu des hauts et des bas, certes, mais qui s’est tout de même achevée par la victoire de la France. Foch, Clemenceau, de Gaulle, c’est la même chose et il importe que les Français n’en doutent point. »

Fidèle au vœux du Général de Gaulle, notre association nationale célèbre depuis de très nombreuses années annuellement au mois d’octobre une cérémonie du souvenir au Mémorial de la France Combattante du Mont-Valérien.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont Valérien

Souvenir du D DAY « Je me suis levé. »Le garde-côte américain Qui a survécu à Omaha Beach

 
George Lott servait déjà dans la Garde côtière américaine lorsque Pearl Harbor a été attaqué et que les États-Unis sont entrés dans la Seconde Guerre mondiale. Ayant commencé sa carrière militaire comme steward, il a ensuite atteint le grade de signaleur de 3e classe et a participé à certaines des premières opérations de combat américaines durant la guerre.
 
« Il a survécu à l’Afrique du Nord sous un feu nourri. Il a survécu à la Sicile sous un feu nourri. Il a survécu à Salerne sous un feu nourri », se souvenait son fils, le major Harold Lott.
 
En juin 1944, il a été affecté à l’opération OVERLORD. Servant à bord du Landing Craft Infantry 85 (LCI-85), il a aidé à transporter des troupes sur la plage d’Omaha lors des débarquements du Jour J.
 
« Toutes les images d’archives où tu vois des garçons courir sur la plage sous le feu – c’est là que mon père était. Il a amené ces garçons à Omaha Beach », a déclaré son fils.
 
Il servit d’abord à bord du navire comme signaleur, mais une fois les combats commencés, il devint chargeur de munitions pour le canon avant de l’embarcation. Lors de débarquements répétés sous un feu ennemi intense, il a été touché trois fois distinctement.
 
« Mon père – l’homme de fer – disait toujours : « Je me suis levé », se souvenait son fils.
 
Il est décédé en 1994 à l’âge de 74 ans. Aujourd’hui, son fils espère que les gens se souviennent non seulement des batailles qu’il a survécu, mais aussi de la résilience et du courage qu’il a porté tout au long de sa vie.

Nous nous devons tous de garder en mémoire ces valeureux soldats US qui sont venus pour nous libérer.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Jeanne Bohec

Naît le 16 février 1919 à Tourlaville dans la Manche

Le 18 juin 1940, elle s’embarque sur le remorqueur Abeille IV et rejoint Plymouth, puis Londres. Son destin est alors tout tracé, elle rallie la France Libre. 
Pour les FFL, elle travaille d’abord en tant que secrétaire puis, à partir du printemps 1942, elle met à profit son expérience professionnelle comme chimiste en intégrant un laboratoire d’explosifs. Un an plus tard, en août 1943 elle entre au Bureau central de renseignements et d’action (BCRA). Elle y suit la formation d’instructeur de sabotage. Sous le nom de code « râteau »,parachutée elle se pose à la fin de mois de février 1944 dans la région d’Alençon puis, après un court passage par Paris, revient en Bretagne où elle prend le pseudonyme de « Micheline ». 

Le 8 mars elle descend à la gare de Questembert dans le Morbihan. Sa mission est précise : elle doit former au maniement des explosifs les résistants qui opéreront lors du déclenchement du plan vert afin d’empêcher que les Allemands n’acheminent des renforts vers la Normandie.

Pendant plusieurs semaines, la jeune femme sillonne la Bretagne au guidon d’une inoffensive bicyclette. Elle participe activement à des opérations de sabotage dans le Morbihan. Au soir du 18 juin elle rejoint Quimper où elle contribue à la libération de la ville le 8 août. 

Légion d’honneur – Croix de guerre – Médaille de la Résistance.

Elle décède le 11 janvier 2010. Elle est enterrée à Plestin-les-Grèves.
Vous pouvez acheter le livre « Jeanne Bohec » de Raphaelle Bellon Edition Nouveau Monde

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

EDGAR MORIN

Edgar Nahoum, dit Edgar Morin, né le 8 juillet 1921 à Paris 9e et mort le 29 mai 2026 à Paris à l’âge de 104 ans, est un résistant, sociologue et philosophe français.
Il est membre du Parti communiste français à partir de 1941. Il quitte Paris pour la zone libre où il continue ses études de droit à l’université Toulouse-Capitole.
Il entre en 1942 dans la Résistance communiste, au sein des Forces unies de la jeunesse patriotique.
Il intègre ensuite le mouvement de Michel Cailliau, le MRPGD (Mouvement de résistance des prisonniers de guerre et déportés).
En 1943, il est commandant dans les Forces françaises combattantes et est homologué comme lieutenant[]. Son mouvement fusionne avec celui de François Mitterrand, il devient le MNPGD (Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés). Il adopte alors le pseudonyme de Morin.
En 1945, il devient attaché à l’état-major de la 1re armée française en Allemagne, puis chef du bureau « Propagande » dans le gouvernement militaire français en Allemagne en 1946. 
Emmanuel Macron salue « le soldat de la Résistance, militant et affranchi, écrivain et penseur du siècle, défenseur de la nature et des peuples »

Grand-croix de la Légion d’honneur en 2021 (chevalier en 1983, officier en 1992, commandeur en 2001, grand officier en 2016).
 ⦁ Grand officier de l’ordre national du Mérite en 2012.
 ⦁ Commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres
 Grand-croix de l’ordre de Sant’Iago de l’Épée (Portugal)
 Grand-croix de l’ordre de l’Infant Dom Henri (Portugal).
 Commandeur de l’ordre du Mérite intellectuel (Maroc)
 Croix d’officier de l’ordre du Mérite civil (Espagne) avec le traitement de seigneur


Une carrière exemplaire pour un homme remarquable qui mérite notre mémoire.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Les statues de Clemenceau et de Gaulle à Paris

Au cœur de Paris, dans le 8ᵉ arrondissement, la place Clemenceau offre un paysage singulier : deux grandes figures de l’histoire française, Georges Clemenceau et Charles de Gaulle, y sont représentées par des statues monumentales. Situées à proximité immédiate des Champs-Élysées, du Petit Palais et du Grand Palais, leur présence côte à côte dans ce lieu symbolique, où se déroulent les grandes cérémonies nationales, témoigne de l’hommage rendu par la France à ses « hommes providentiels ».
La proximité géographique des statues crée un dialogue visuel et symbolique entre deux hommes qui, bien que séparés par une génération, ont joué des rôles comparables dans des périodes critiques : Clemenceau pendant la Première Guerre mondiale, le Général de Gaulle pendant la Seconde Guerre mondiale.
Situées sur un axe majeur de la capitale. Elles deviennent ainsi des repères visuels et symboliques dans le paysage parisien.
La place Clemenceau peut donc être interprétée comme un lieu de mémoire où se cristallise une certaine vision de l’histoire de France : celle d’une nation confrontée à des crises majeures, mais capable de se relever grâce à des figures fortes.
Nous remercions le Souvenir Français de nous permettre de publier ce document paru dans la lettre N°116


Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien.

FORT DES DUNES – MEMORIAL

Aujourd’hui c’est la nécropole nationale de LEFFRINCKOUCKE.
Ensemble patrimonial mémoriel repensé et restauré, site témoin d’une histoire de l’identité régionale.
Inauguré en 2020 il met en scène le site et son histoire.
Le 24 mai 1940, 400.000 soldats anglais, français et belges encerclés attendent un hypothétique embarquement pour l’Angleterre.
L’opération Dynamo qui a permis d’évacuer près de 340.000 soldats dont un tiers de Français malgré la perte de 55.000 hommes dont 20.000 ont péri pendant l’évacuation et 35.000 ont été faits prisonniers.
Le fort a servi de poste de commandement et en septembre 1944, 8 résistants dunkerquois y ont été fusillés dans ses fossés.
Si vous passez dans la région n’hésitez pas à en faire la visite car l’endroit occupe une place importante dans les mémoires Française et Britannique.


Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Commémoration du 8 Mai 1945

Sur invitation de Pierre-Christophe Baguet Maire de Boulogne-Billancourt et Nicolas Marguerat Maire Adjoint délégué aux anciens combattants et Devoir de Mémoire, notre secrétaire général exécutif Patrick Ourceyre a assisté à une belle cérémonie au cimetière Pierre Grenier.

Etaient présents de nombreuses personnalités civils et militaires, de nombreux porte-drapeaux dont une douzaine de jeunes porte-drapeaux.

Le discours de la ministre des anciens combattants a été lu par le Sous Préfet de Boulogne -Billancourt M. Emmanuel Hibora

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

COMITE DU SOUVENIR RATP

Le Président Hervé CUSENIER a l’honneur de vous inviter le mardi 21 avril 2026 à 14h00 à la cérémonie de commémoration au Mont Valérien en présence de nombreuses personnalités civiles et militaires en mémoire de : Eugène Florentin CLOTRIER fusillé le 11 avril 1944 et Lucien NOEL fusillé le 24 janvier 1942 travaillants à la STCRP / RATP pour faits de résistance.

Notre secrétaire général exécutif Patrick Ourceyre était parmi les personnalités civils et militaires, afin de représenter notre association nationale notre Président Alain Faber étant ce jour indisponible.
La cérémonie émouvante en l’honneur des deux fusillés pour faits de résistance a eu lieu par une belle et fraîche après-midi au Mémorial du Mont-Valérien.
Après plusieurs allocutions, nous avons assisté à un dépôt de gerbes et à l’hommage aux morts en présence des porte-drapeaux.

Gardons en mémoire ses valeureux résistants.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien