RENÉ POITEVIN – Compagnon de la Libération

Il est né le 21 mars 1911 à Morthemer, il est décédé le 31 janvier 1972.

Fait prisonnier lors de la campagne de France il est interné en Allemagne, à Rawa Ruska, d’où il parvient à s’évader en 1942. Dès son retour en France, il passe en zone libre et prend contact avec la résistance à Lyon en septembre 1942. Il organise une longue chaîne d’évasion de prisonniers de guerre depuis l’Est de la France vers la zone libre et la région de Lyon puis en direction de l’Espagne.

1943 – Remarqué par ses résultats et son talent d’organisation, il est nommé chef régional du mouvement Franc-Tireur pour la région R 3. Ayant reçu du Comité national de Franc-Tireur l’ordre de fusionner, il passe tous ses éléments aux Mouvements unis de Résistance (MUR).

Trahi, il est arrêté à son domicile à Montpellier le 11 janvier 1944 par la Milice et la Gestapo. Amené à la « Villa des Rosiers » il est abominablement torturé pendant 48 heures. Devant son refus de parler, il subit à nouveau les pires tortures, sans qu’il lâche un seul aveu.

Le 31 janvier 1944 il est incarcéré à la prison du Cherche-midi à Paris, puis à Fresnes ou il apprend sa condamnation à mort le 3 février 1944. Le 4 février, il est embarqué en gare d’Austerlitz pour rejoindre Montpellier afin d’y être exécuté. Durant son transfert, menotté et chevillé il s’évade en sautant du train en marche. Soigné, il rejoint le maquis de l’Ardèche et reprend le combat jusqu’à la Libération, sous le pseudonyme de lieutenant Paulet des Forces françaises de l’Intérieur.

Il a fini de sa carrière en 1961, avec le grade de colonel des CRS.

• Commandeur de la Légion d’Honneur
• Compagnon de la Libération
• Croix de Guerre 39/45 (4 citations)
• Médaille de la Résistance avec rosette
• Médaille des Evadés
• Médaille des Blessés
• Croix du Combattant 39/45
• Croix du Combattant Volontaire 39/45
• Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
• Chevalier du Mérite Social
• Médaille des Déportés et Internés Résistants
• Médaille d’Honneur de la Police
• Médaille de la Résistance (Pologne)

Ce compagnon de la Libération par son passé glorieux doit faire partie de notre mémoire.

Nous remercions l’Ordre de la Libération de nous avoir permis de publier cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Guillaume-Ernest Evangelista

Lors de notre cérémonie annuelle du souvenir au Mémorial du Mont-Valérien le 18 octobre, une remise de décorations a eu lieu durant laquelle a été décernée à titre posthume la croix du Mérite Or au valeureux résistant ci-dessus nommé.

Cette dernière sera prochainement remise à madame Crespi-Evangelista sa fille par Monsieur Yves Langlois notre délégué régional PACA.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Nouvelle Aquitaine

Cérémonie d’hommage aux fusillés du Mont Valérien du 02 octobre 1943

La délégation Nouvelle Aquitaine de l’association nationale des Mémoires du Mont Valérien en la personne de son délégué régional Christophe Sencier a déposé une gerbe accompagnée de deux élèves du lycée Turgot de Limoges  Un remerciement est adressé à Mme Sagne pour la gerbe

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Jacques BINGEN

Il est né le 16 mars 1908 à Paris dans une famille juive d’origine italienne.

Alias : (noms de code) : Cléante – Coridon – Necker
pseudonymes : Reclus – Cadillac – Talbot – Rabeau – Baudet – Chapelier – Barbier

Il fut l’un des grands artisans de l’unification de la Résistance et de la préparation du débarquement.

Lieutenant de réserve, il est mobilisé en 1939 et sert en qualité d’officier de liaison auprès de la 51e Division écossaise. Blessé à St Valéry en Caux et après sa sortie d’hôpital, il parvient à Gibraltar le 2 juillet 1940 et atteint Liverpool le 18 juillet. Il se présente ensuite au Général de Gaulle ce qui le conduit à diriger les services de la Marine marchande de la France libre.

En juin 1942, souhaitant « servir dangereusement », il passe au Bureau central de Renseignements et d’Action (BCRA) et il maintient une liaison avec Jean Moulin. Au début de l’année 1943 il propose la création d’un « comité de direction » de la Résistance qui deviendra le Conseil national de la Résistance (CNR). Dans la nuit du 15 au 16 août 1943 il atterrit en France. Délégué Général pour la Résistance de décembre 1943 à avril 1944, il constitue ou réorganise certains organismes.

Grace à son action, l’Armée Secrète (AS), l’Organisation de Résistance de l’Armée (ORA), les Francs-Tireurs et Partisans (FTP) ainsi que de nombreux groupes isolés, sont fusionnés en février 1944 pour former les Forces françaises de l’Intérieur (FFI).

Victime de la trahison d’un agent double français de l’Abwehr, il est arrêté, le 13 mai 1944, à la gare de Clermont-Ferrand. Il s’évade mais, immédiatement repris, détenteur de secrets les plus importants de la Résistance, il préfère se donner la mort en avalant sa capsule de cyanure pour ne pas risquer de parler. Son corps ne sera jamais retrouvé.

• Chevalier de la Légion d’Honneur — Compagnon de la Libération

• Croix de Guerre 1939-45 (3 citations)

Nous remercions l’Ordre de la Libération et la Fondation Charles de Gaulle qui nous ont permis cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien.

MÉMORIAL DU MONT-VALERIEN

Vous êtes toutes et tous invités à notre cérémonie annuelle du souvenir au Mémorial du Mont-Valérien., le vendredi 18 octobre prochain à 15h00.

Nous espérons vous y voir nombreux et remercions par avance ceux qui pourront être présents.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien.

René Gallais et ses compagnons

A la suite d’un mail reçu de Madame Soline Roffe Gallais, nous publions cet article en mémoire de ces valeureux résistants.

Au mois août 1941, le groupe Gallais entrait au sein du réseau action de “Ceux de la Libération”

 Stadelheïm

Le 21 septembre 1943, à partir de 17 heures, puis de deux en deux minutes, le couperet tombait sur les têtes de René Gallais, Raymond Loizance, Marcel Pitois, Antoine Pérez, Louis Richer, François Lebosse, Jules Rochelle et Jules Frémont,

Le 4 novembre 1950, la IIIe Région militaire leur rendait un suprême et solennel hommage. La population fougeraise toute entière était venue leur apporter, par sa présence et son recueillement, le témoignage sincère de sa fidèle mémoire.

Le 21 Septembre 2024 sera le 81 e anniversaire des exécutions du groupe de résistants de Fougères. 

Honneur à ces héros de l’ombre

Vous trouverez un très bel hommage de M. Pierre Roffe sur le site Fondation de la France Libre que nous remercions.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Le connaissez-vous ??

Pierre Chaillet est un prêtre catholique de la Compagnie de Jésus.

Résistant, théologien et enseignant né en 1900 il est mort en 1972 à Bron.

Il fait partie de ces résistants moins connus mais qui ont eu un rôle important car il organisa un groupe dont il devint le rassembleur. Prêtre jésuite, il fut aussi agent de renseignement, puis devint chef dans la Résistance française.

Il apporta essentiellement son aide aux juifs. Pour Maurice Schumann il était considéré comme le maître de la résistance spirituelle : « Mon Père, vous avez été notre 18 juin Spirituel »

À Lyon, avec l’abbé Pierre Bockel et d’autres, il coordonne des activités d’aide aux Juifs et aux victimes du nazisme dans un organisme interconfessionnel, l’Amitié chrétienne qui vient en aide aux populations étrangères en fournissant logements, faux papiers, tickets de rationnement et secours financier. Il mobilise ainsi des bonnes volontés de toutes confessions : juifs, protestants, catholiques.

Il est arrêté en janvier 1943 par la Gestapo mais fini par être libéré. Placé en résidence surveillée, poursuivi par la Gestapo, il leur échappera jusqu’à la Libération.

Distinctions :

Chevalier de la Légion d’honneur

Croix de guerre 1939-1945

Médaille de la Résistance française avec rosette

Juste parmi les nations (1981)

Ce prêtre doit faire partie de notre mémoire pour avoir sauvé tant de personnes dont de très nombreux enfants.

Nous remercions le Figaro du 16/08 ainsi que Wikipédia qui nous ont permis de publier cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Louis MICHARD – 2e DB

Il est né le 22 février 1914 à Chamblet dans l’Allier. Il entre en 1930 au petit séminaire près de Moulins puis comme séminariste au grand séminaire de la rue du Bac à Paris. Il est mobilisé comme caporal de réserve le 29 août 1939 au 121e Régiment d’Infanterie de la 25e Division motorisée. Le 20 mai 1940 il est grièvement blessé à la jambe par des éclats d’obus, à la frontière franco-belge. Il est évacué à Dunkerque et se retrouve à Douvres début Juin.

Après avoir entendu l’appel du 18 juin, il signe son engagement dans les FFL en septembre. Caporal-chef, il suit le peloton d’EOR et en sort avec le grade d’aspirant puis il est affecté à la 2e Compagnie autonome de chars de combat en l’AEF en 1941. Il combat sur de nombreux champs de bataille et son unité devient la 2e Compagnie du 501e Régiment de chars de combat (501e RCC) au sein de la 2e DB du général Leclerc.

Avec le grade de lieutenant, il débarque le 2 août 1944 à Utah Beach en Normandie. En août lors des combats de la Forêt d’Ecouves, près d’Alençon il est blessé. Le 24 août au soir, accompagnant le détachement du capitaine Dronne, il est l’un des premiers à entrer dans Paris à la tête de sa section Sur la route au Petit Massy, il fait ouvrir le feu sur une batterie de la Flack enterrée et parvient à détruire cinq canons de 20 mm.

Il participe ensuite à la libération de Strasbourg le 23 novembre 1944. Le 28 janvier 1945, au cours de la prise de Grussenheim, il est mortellement blessé.

 Il est inhumé à Doyet dans l’Allier.

• Chevalier de la Légion d’Honneur
Compagnon de la Libération – décret du 24 mars 1945
• Croix de Guerre 1939/45 (6 citations)
• Médaille des Blessés
• Médaille des Services Volontaires dans la France Libre

Nous devons tous le respect à ce valeur résistant il doit faire partie de nos mémoires.

Nous remercions l’Ordre de la Libération qui nous a permis de publier cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Yves de Daruvar – 2e DB

Né le 31 mars 1921 à Constantinople (Turquie) et mort à 97 ans le 28 mai 2018 à Clamart.

Il est le fils d’un ancien officier de l’armée austro-hongroise. Il embarque clandestinement le 21 juin 1940 à Saint-Jean-de-Luz sur le Batory, convoyant des soldats polonais en Angleterre.

C’est à Londres qu’il s’engage dans les Forces françaises libres le 1er juillet 1940. Il débarque à Pointe-Noire en juin 1941. Il rejoint le régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST) et participe entre février et mars 1942 à la première campagne du Fezzan sous les ordres du général Leclerc. Il se distingue lors de la 2e campagne du Fezzan en prenant Gatroun. En 1943, il est des campagnes de Tripolitaine et de Tunisie, où il dirige des patrouilles nocturnes afin de collecter des renseignements sur les mouvements ennemis. Le 21 avril, au Djebel Garci, il est blessé à la tête, puis plus gravement aux jambes quatre jours plus tard. Hospitalisé à Héliopolis (Égypte), il interrompt son traitement pour rejoindre comme aspirant le Régiment de Marche du Tchad (RMT) pour ne pas être absent de la prochaine campagne de France. Il débarque en Normandie en août 1944, où, à sa demande, il prend le commandement de la 1re section de combat de la 10e compagnie du RMT. Sa section s’illustre notamment dans des combats à Ancelot.

Le 24 août 1944, il est aux côtés du général Leclerc lorsque la 2e DB fait irruption dans Paris. Le 17 septembre, il est gravement blessé aux jambes, ce qui lui ne permet plus de poursuivre les combats. Il est naturalisé français en novembre 1944. Secrétaire général de la Côte française des Somalis de 1959 à 1962. Du 22 mai 1962 au 15 février 1963, il occupe les fonctions de haut-commissaire de la République aux Comores.

Il est nommé membre du conseil de l’ordre de la Libération par décret du 7 janvier 2007.

Compagnon de la Libération

Grand-croix de la Légion d’honneur

Croix de guerre 1939-1945 – Croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieurs

Médaille Coloniale Médaille coloniale avec agrafes AFL, Koufra, Fezzan, Fezzan-Tripolitaine, Tunisie 1942-1943, Madagascar

Insigne des blessés militaires – Croix du combattant volontaire de la guerre de 1939-1945

Croix du combattant volontaire de la Résistance

Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre

          Médaille commémorative française de la guerre 1939-1945 avec agrafes Afrique, Libération

                                                 Commandeur de l’ordre de l’Étoile d’Anjouan

Ce remarquable résistant au parcours vraiment exceptionnel doit faire partie de nos mémoires.

Nous remercions l’Ordre de la Libération pour nous avoir permis cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien