Germaine Berthe Sablon

Elle est née le 19 juillet 1899 au Perreux-sur-Marne et morte le 17 avril 1985 à Saint-Raphaël, chanteuse et actrice française et résistante durant la Seconde Guerre mondiale.

En 1940 elle lutte contre l’occupant. En novembre 1942 elle quitte la France via l’Espagne et le Portugal pour rejoindre l’Angleterre où elle arrive en février 1943

Le 30 mai 1943, elle chante pour la première fois Le Chant des partisans.

Engagée dans la France libre, elle poursuit la guerre en tant qu’infirmière dans l’ambulance Hadfield-Spears et suit la 1re division française libre en Italie et en France.

Elle est décorée après la Libération de la médaille de la Résistance et de la croix de guerre, ce qui fait d’elle la plus décorée des chanteuses.

Le 28 mai 1951, aux Invalides, elle reçoit la Légion d’honneur des mains du général Edgard de Larminat, seule femme parmi beaucoup d’hommes présents ce jour-là.

Nous remercions notre partenaire le Souvenir Français pour son article sur cette résistante paru dans sa lettre N° 90.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

GUY CHAVENON

Né le 30 juin 1911 à Chantelle (Allier) il est décédé le 7 avril 1973

Dès le mois de juin 1940, répondant à l’appel du général de Gaulle, il essaye de quitter l’AEF pour gagner un territoire allié. Après deux tentatives infructueuses, il reste à Pointe-Noire où il lutte pour rallier la colonie à la France libre.

Désireux de rejoindre une unité opérationnelle, il doit patienter de long mois avant d’être chargé fin novembre 1941 de former, à Bangui, au sein de la Colonne Leclerc, le Groupe sanitaire de colonne n° 2 dont il prend le commandement. A son arrivée à Bangui en décembre 1941, Guy Chavenon est promu médecin capitaine.

Lors les combats de Tunisie, il se distingue, en tant que chirurgien, le 10 mars 1943, à Ksar Rhilane, pendant la contre-attaque de la 20e Panzerdivision en opérant sans relâche. Proche du général Leclerc, il en devient le médecin personnel.

En 1944, il effectue la campagne de Normandie A la fin du mois d’août, avec la 2e Division blindée, il entre dans Paris libéré. Il sera promu médecin général en 1966, il est nommé au même moment directeur adjoint du service de santé de la 9e Région militaire avant de prendre sa retraite à Vichy.

  • Commandeur de la Légion d’Honneur
  • Compagnon de la Libération – décret du 7 juillet 1945
  • Croix de Guerre 1939-1945
  • Médaille des Blessés
  • Croix du Combattant
  • Croix du Combattant Volontaire
  • Médaille Coloniale avec agrafes « AFL », « Tripolitaine », « Tunisie »
  • Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
  • Officier de l’Ordre de la Santé Publique
  • Officier de l’Etoile Noire (Bénin)
  • Officier de l’Etoile d’Anjouan
  • Commandeur de l’Etoile des Comores

Gardons dans nos mémoires ce remarquable médecin militaire Compagnon de la Libération.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Résistant SOE

Monsieur Guillaume Evangelista était membre du SOE jean -Marie BUCKMASTER à Cannes, arrêté le 7 janvier 1944 par la Gestapo de Marseille incarcéré à la Prison des Baumettes, puis les Camps de SACHAHAUSSEN et Lichterfeld.

Pour service rendu à la Nation Française, il a reçu la Médaille d’Officier de la Légion d’Honneur, dont il fut Chevalier par décret de décembre 1958 pour déportation en Allemagne pour actions de Résistance dans le réseau Jean Marie Buckmaster.

Il a également reçu la Croix de Guerre 39-45, la Croix de combattant volontaire de la Résistance, la Médaille de la France Libérée (Étoile du renseignement), la Médaille de la Déportation et de l’internement pour faits de Résistance, la Croix du Combattant Volontaire, la Médaille Foreign USA et fut commandeur de l’encouragement public.

Nous devons nous souvenir de ce résistant moins connu qui a bien mérité pour son engagement.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont Valérien.

Résistance féminine

Dans le Nord la reconnaissance par CVR (Combattant Volontaire de la Résistance) a indiqué que 27% de résistantes se sont engagées en 1940/1941 contre 13% de résistants.

Le poids des résistantes dans l’activité d’aide apportée aux Alliés – par le biais de l’hébergement des soldats anglais, puis des aviateurs tombés au sol – et à la Résistance par la mise à couvert de ses membres, constitue un marqueur de l’engagement féminin.

Jeanne Gadenne-Jourdain

L’engagement dans la résistance est souvent le fait de femmes seules, dont certaines étaient déjà des résistantes avant la lettre en 1914.

Ce fut le cas de cette résistante. Lors de la reddition de Lille en 1914, en l’absence de son mari mobilisé, la jeune femme avait accepté d’héberger trois soldats anglais et un soldat belge. Dès le mois d’août 1940, désormais veuve, elle ouvre à nouveau sa demeure à des soldats anglais et s’emploie à fournir des faux papiers à des soldats français évadés. Arrêtée en septembre 1943, elle est déportée en février 1944, et revient sauve de déportation en 1945. Son action montre que la résistance d’aide recouvre différentes formes d’engagement : renseignement, faux papier, convoyage de messages, domicile utilisé pour les réunions des chefs d’organisation, transport de moyens de transmission, filière d’évasion etc.

Bien d’autres plus ou moins anonymes ont activement participé comme Louise Bettignies ou Émilienne Moreau.

Nous remercions le numéro spécial Les Chemins de la Mémoire qui nous a permis de publier cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

FEMMES COMBATTANTES

Depuis bien longtemps, les femmes ont joué un rôle important dans de nombreux conflits.

Parmi les toutes premières « les amazones » durant la guerre de Troie. Puis au Moyen Age « Jeanne de Monfort » héroïne bretonne, « Jeanne Laisné » sauve Beauvais et deviendra Jeanne Hachette. La plus célébré « Jeanne d’Arc ».

Certaines ont usé de stratagème pour combattre « Geneviève Premoy – Chevalier Balthazar » avec le prince de Condé et récompensée par Louis XIV en demeurant officier de cavalerie.

La révolution française : « Renée Bordereau » durant les guerres de Vendée sera décorée de l’ordre du Lys.

Empire : « Marie Schellinck » participa à la campagne d’Italie dirigée par le Général Bonaparte.

Première guerre mondiale : » Louise de Bettignies » morte en Allemagne « Edith Clavell » Britannique fusillée.

Seconde guerre mondiale : de nombreuses femmes d’action, les « Rochambelles », les « Marinettes », » les Merlinettes » Parmi elles, Suzanne Mertzizen, Marie-Louise Cloarec, Eugénie Djendi et Pierrette Louin, toutes arrêtées par la Gestapo, torturées et déportées à Ravensbrück, sont fusillées le 18 janvier 1945 par les Allemands au camp de Ravensbrück.

Résistance : Très peu furent nommées compagnon de la libération Berty Albrecht, Laure Diebold, Marie Hackin, Simone Michel-Levy, Emilienne Moreau-Evrard, Marcelle Henry. Les SOE de Churchill.

Guerres de décolonisation : Valérie André première militaire française nommée Général.

Toues les femmes citées dans cet article peuvent être mieux connues sur de nombreux sites internet comme Ordre de la Libération ou Wikipédia.

Nous pouvons garder en mémoire toutes ses femmes qui ont combattues pour défendre leurs idéaux. 

Nous remercions et recommandons la lecture du Numéro Hors-Série des Chemins de Mémoire qui nous a permis de publier ce très court article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Fred SCAMARONI

Il est né le 24 octobre 1914 à Ajaccio en Corse.

Le 7 janvier 1943, dans le cadre de la mission Sea Urchin, le capitaine Fred Scamaroni, devenu le capitaine François Edmond Severi (alias Pot, alias Grimaldi), est débarqué par un sous-marin avec un radio et un agent britannique aux environs d’Ajaccio. Chef du Réseau R 2 Corse, il doit préparer la libération de l’île destinée à devenir la tête de pont du débarquement allié en Méditerranée pour la France ; sa mission consiste aussi à tenter d’unifier les diverses composantes de la résistance insulaire ; il prend contact avec les agents locaux de résistance, prépare le terrain pour des parachutages, recrute des hommes.

Alors que le réseau est en pleine activité, son radio est arrêté par l’OVRA (contre-espionnage italien) le 16 mars 1943. Après trente heures de torture, il reconnaît le capitaine Severi comme son chef. Scamaroni est alors arrêté au domicile qu’il occupe à Ajaccio et, bien que soumis à son tour à des tortures effroyables, ne dit rien à ses bourreaux. Ramené dans sa cellule de la citadelle d’Ajaccio, plutôt que de risquer de parler et d’être reconnu sous sa véritable identité, il préfère se pendre avec son tricot, laissant un ultime message écrit avec son sang grâce à un fil de fer : « Vive la France, vive de Gaulle. »

Il décède le 20 mars 1943 à 20 heures, sans avoir rien dévoilé de sa mission. Il est inhumé dans la fosse commune du cimetière d’Ajaccio.

• Chevalier de la Légion d’Honneur
• Compagnon de la Libération – décret du 11 octobre 1943
• Cité à l’Ordre de la Nation
• Croix de Guerre 39/45
• Distinguished Service Order (GB)

Gardons en mémoire ce valeureux soldat.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont Valérien

NOËL – NOUVEL AN

Le président Alain Faber, la vice-présidente Maryse Viseur, le secrétaire général Exécutif Patrick Ourceyre et les administrateurs vous souhaitent un joyeux Noël avec vos familles et vous présentent leurs meilleurs vœux pour la nouvelle année 2024.

« Des animaux et des hommes »

Ce titre de notre article reprend textuellement celui du n°284 de la publication du Ministère des Armées » Les chemins de la Mémoire ».

En prenant connaissance de ce tout dernier numéro, on réalise mieux  à quel point le règne animal, en particulier le cheval a participé à l’enfer des combats, affronté les dangers, subis les souffrances et parfois eu les honneurs pour finalement partager avec les humains un destin tragique.

Ils ont en effet été nombreux dans toutes les époques de conflits à nous assister pour des tâches multiples, diverses et variées.

Durant la grande Guerre sur le front Ouest environ 10 millions d’équidés, 100 000 chiens, 200 000 pigeons auraient été enrôlés.

Durant la Seconde Guerre ils en auraient été encore plus utilisés souvent comme complément aux moyens techniques.

Tous les animaux ont donc activement participé à la victoire et nous souhaitons leur rendre hommage par ces quelques lignes. Car, pour nous, la mémoire c’est aussi savoir se souvenir de certains faits moins connus de nous tous.

            Monument de Chipily dans la somme, un hommage à tous les chevaux victimes de la guerre.

                               Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

VARIAN FRY

En partenariat avec le Souvenir Français, nous vous communiquons l’intéressant article paru dans la lettre N° 89.

Varian Fry, journaliste américain installé à Marseille, a sauvé durant la Seconde Guerre mondiale entre 2 000 et 4 000 Juifs et militants antinazis en les aidant à fuir l’Europe et le régime de Vichy.

Malgré la notoriété des nombreuses personnalités qu’il a aidées (notamment Hannah Arendt, Marc Chagall ou encore Max Ernst), l’action et l’engagement de Varian Fry n’ont été reconnus que très tardivement, et seulement par la France de son vivant, qui lui remet la Légion d’Honneur peu avant sa mort.

Cette reconnaissance très tardive, et parfois même inexistante, de l’action menée par Varian Fry se retrouve dans les lieux matérialisant sa mémoire, très peu nombreux et surtout concentrés en France à Marseille, notamment grâce à l’Association Varian FRY France.

Parmi les lieux les plus emblématiques liés à Varian Fry se trouve la Villa Air-Bel, une propriété située à quelques kilomètres de Marseille. Cette villa isolée est devenue un refuge pour de nombreux artistes, intellectuels, écrivains et penseurs persécutés par les nazis. Varian Fry y a organisé, avec les membres de son comité, des opérations de sauvetage clandestines, aidant des centaines de personnes à fuir le régime nazi. La villa Air-Bel est détruite dans les années 80.  

Place Varian Fry, Marseille

Sur cette place, une stèle bilingue a été réalisée par l’artiste Bernard Brandi, donnant des informations sur la vie de Varian Fry. « Journaliste américain envoyé à Marseille en août 1940 par le Comité de Secours d’Urgence de New York. Varian Fry avait pour mission d’empêcher que 200 intellectuels, écrivains et artiste antifascistes soient « livrés sur demande » aux autorités nazies. Il resta à Marseille 13 mois avant d’être expulsé de France par le Gouvernement de Vichy. Pendant cette période, il aida plus de 2000 personnes à fuir la menace nazie, souvent au risque de sa propre sécurité. En 1967, Varian Fry reçut la Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur du Gouvernement Français et en 1996, à titre posthume, il fut le premier américain à être honoré du titre de « Juste Parmi les Nations » par l’Etat d’Israël ».

Aux Etats-Unis, le seul lieu matérialisant la mémoire de Varian Fry se trouve à New York, dans le cimetière Greenwood de Brooklyn où se trouve sa tombe.

Vous trouverez le complément de cette article sur le site du Souvenir Français lettre N° 89

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont Valérien