APPEL A BENEVOLES

Cérémonie annuelle du souvenir le 15 octobre 2023 à 15h00 au Mont Valérien dédiée au 80éme anniversaire de la 2éme DB.

Le président Alain Faber et moi-même avons un grand besoin de vous pour nous apporter votre aide dans l’organisation de cet événement :

1 – Sur l’esplanade :  Participer à la mise en place des divers éléments d’accueil et fournir l’assistance pour l’installation des divers groupes qui seront présents.

2 – Au Belvédère de la clairière des fusillés : Gérer les divers groupes devant s’y rendre, aider à leur installation et en assurer les mouvements.

Si vous êtes en mesure de participer activement, merci de bien vouloir communiquer vos noms et adresse mail à l’adresse suivante p.ourceyre@anmmv.eu, afin que nous puissions revenir vers vous le moment venu.

Par avance, nous adressons tous nos remerciements à ceux qui viendront nous prêter mains fortes pour assurer une parfaite réussite de cette importante cérémonie du souvenir.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

LES AUSTRALIENS – NEO-ZELANDAIS

Le centre Sir John Monash de Villiers-Bretonneux dans la somme retrace l’engagement de l’armée australienne et néo-zélandaise pendant la Première guerre mondiale.

Il est un centre commémoratif unique dans notre pays.

295.000 australiens et néo-zélandais ont donc participé au conflit en France et en Belgique.

Ce mémorial inauguré en 2018 se trouve en pleine campagne picarde et porte les noms de 11.000 d’entre eux disparus en France.

A côté se trouve donc le centre Sir John Monash qui raconte l’histoire de leur périple sur le front occidental.

L’ANZAC DAY commémore tous les ans (25 avril) leur souvenir et de nombreux australiens/néo-zélandais viennent spécialement en France où leurs ancêtres ont combattu.

Dans le centre de nombreuses interfaces multimédias font revivre paroles et témoignages des soldats.

Lorsque vous serait dans la région votre visite permettra d’entretenir la mémoire de ces lointains soldats venus libérer la France.

Adresse : Route de Villers Bretonneux, 80800 Fouilloy

Horaires : Lundi au dimanche10:00–17:00
Téléphone : 03 60 62 01 40   

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

70éme anniversaire du Bataillon de Corée

Ne les oublions pas.

Il y a soixante-dix ans, le 27 juillet 1953, un armistice officialisait la partition des deux Corées le long du 38éme parallèle après trois millions de morts en trois ans. Parmi eux 3 421 volontaires français, sous l’égide des Nations unies.

Eté 1953, les français tiennent face à l’offensive communiste qui déferle sur le Triangle de Fer.

Arrow Head sera pire que tout, les français reçoivent un pilonnage de 25 000 obus en 24h. Le vétéran artilleur OZWALD nous dit « Les chinois arrivent par centaines, ça tombe et ça continue. On a l’impression que nos armes sont inutiles ». 147 soldats du bataillon succombent et 144 sont blessés durant les trois jours de féroces combats. Ce fût un des faits d’armes héroïques du bataillon français.

Patrick Beaudoin, Président de l’association des anciens de Corée nous rappelle que 269 de nos volontaires ont péris au front et 1 350 sont revenus blessés.

Les derniers survivants s’éteignent et ils ne doivent pas s’effacer de notre mémoire collective.

En effet, les jeunes générations ont très peu entendu parler de cette page glorieuse de nos volontaires français, il faut les informer.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

LES ÉCLAIREURS DU 6 JUIN 1944

Moyennement connu, le plan Sussex est une mission tripartite franco-américano-britannique voulu par l’état-major du général Eisenhower en prévision du Débarquement en Normandie.

Parmi eux, 120 hommes et femmes français de 17 à 26 ans sont recrutés pour exécuter un plan audacieux qui vise à parachuter dès le début février 1944 et jusqu’à la libération complète de la France des équipes de deux agents en civil (un observateur et un radio) derrière les lignes ennemies.

Leur mission : s’infiltrer et renseigner 24 h sur 24 h l’état-major allié sur l’ordre de bataille allemand.

Après une longue et difficile préparation ils sont parachutés en diverses régions au péril de leur vie. Ils sont toujours en tenues civiles afin de pouvoir passer inaperçus.

Parmi les femmes, Évelyne Clopet (née le 14 février 1922 à Pornic , exécutée le 10 août 1944 à Saint-Ouen (Loir-et-Cher) fut parachutée et arrêtée par les Allemands après quelques missions de renseignement, elle fut torturée, puis fusillée avec ses 4 camarades.

Ils étaient toutes et tous des précurseurs du service de renseignement actuel.

Pour plus d’information sur cette opération spéciale nous vous indiquons le livre de Dominique Soulier, Le Plan Sussex, guerre secrète en France occupée, Histoire et Collections, 26 novembre 2013.

Par ailleurs nous vous précisons que la Collection Sussex, dédiée à tous les hommes et les femmes qui ont participé aux opérations du Plan Sussex, est visible au musée MM Park France, situé à La Wantzenau, près de Strasbourg. Ce lieu est annuellement visité par plus de 30.000 personnes.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien.

LES CADETS DE LA FRANCE LIBRE

Nous vous engageons vivement à consulter le site de la Fondation de la France Libre (france-libre.net) pour son excellent article concernant ces valeureux jeunes soldats. De nombreuses publications vous seront également indiquées et vous pourrez consulter et lire de nombreux articles illustrant ces jeunes français partis en Angleterre pour nous libérer de l’oppresseur.

Ils avaient entre 14/15 et 18 ans, le courage n’attendant pas le nombre des années.

Vous pouvez également avoir de nombreuses informations sur le sujet en consultant le site de la Fondation Charles de Gaulle et son éditorial de la lettre N° 52 du 14 JUILLET 2023.

Notre association nationale diffusent leurs mémoires auprès de nos jeunes générations, ce sont pour elles des exemples à suivre.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

LE TOURISME DE MEMOIRE

Depuis plusieurs années ce mode de tourisme se développe même à l’international.

Dans le N°283 des Chemins de la Mémoire, M. Sylvain Mattiucci Directeur de la mémoire, de la culture et des archives (DMCA) nous dit :

« Derrière la notion de tourisme international de mémoire, transparaît par ailleurs celle de mémoire partagée…créant ainsi pleinement la création de ponts entre les peuples et une meilleure compréhension entre eux « 

En effet la période des deux grandes guerres ayant de moins en moins de témoins, les touristes se joignent aux pèlerins. La DMCA assure l’entretien, la gestion et la valorisation de grands nombres de sites mémoriels à savoir :

  • 10 hauts-lieux de la mémoire nationale (voir notre précédent article sur ce sujet)
  • 290 nécropoles nationales
  • 2 170 carrés militaires communaux
  • 47 carrés militaires ultramarins
  • Encore 1.000 lieux de sépultures répartis dans 80 pays étranger
  • 18 musées.

Mémoire partagée : Elle peut se comprendre par la volonté de partager nos avis sur des faits historiques. Ce tourisme mémoriel, selon Maurice Hertzog serait « la fonction pacificatrice du tourisme de mémoire ».

Actuellement plus de 700 lieux touristiques de mémoire se trouvent répartis sur le continent européen. Par exemple :

  • BITOLA (Italie) accueille les sépultures de plus de 6 000 soldats français de l’armée d’Orient tombés en Macédoine.
  • YPRES (Belgique) le musée In Flanders Fields rend hommage aux soldats tombés en 14/18 en Flandre-Occidentale.
  • La route de la libération de l’Europe : sentier pédestre de 10 000 kms relie les principales régions parcourues par les troupes alliés en 39/45. Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, République Tchèque, Royaume-Uni.

Il est donc possible pour chacune et chacun d’entre nous de faire des choix parmi ces pèlerinages mémoriels. C’est à vous d’en décider afin que la MÉMOIRE perdure le plus longtemps possible.

Nous remercions Les Chemins de Mémoire pour nous avoir permis de publier cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Emmanuel d’Astier de La Vigerie

Compagnon de la libération et grand résistant. Ecrivain, journaliste et homme politique.

Dès septembre 1940, il fonde à Cannes le mouvement La Dernière Colonne, qui se destine au sabotage. Dans le même groupe se retrouvent Jean Cavaillès, Raymond et Lucie Aubrac et Charles d’Aragon. En février 1941, La Dernière Colonne étant décimée par les arrestations, il entre dans la clandestinité sous le pseudonyme de « Bernard »

En juin 1941, il crée le mouvement « Libération-Sud ». À la tête du mouvement, il fait paraître affiches, tracts. En janvier 1942, une liaison est établie avec Londres. La même année il fera deux missions à Londres et à Washington où il est chargé de négocier auprès de Roosevelt la reconnaissance de la France libre.

En septembre 1942, il se rend de nouveau à Londres et en rapporte pour Jean Moulin la lettre d’instruction de mise en place du comité de coordination des mouvements unis de la résistance et une importante somme d’argent. Après l’arrestation de Jean Moulin, il rapportera avec lui depuis Londres le manuscrit de ce qui deviendra l’hymne de la résistance française ; Le Chant des partisans publié dans le no 1 des Cahiers de Libération, en septembre 1943. Il gagne Alger, en novembre 1943, et devient membre de l’Assemblée consultative provisoire.

Le Gouvernement provisoire de la République française est créé en juin 1944. Il en devient ministre de l’Intérieur en août, après son retour en France.

Cet article a été réalisé avec l’aide de Wikipédia.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien.

LÉON GAUTIER

Léon Gautier s’est éteint ce lundi 3 juillet 2023 à l’âge de 100 ans. Il était le dernier survivant des 177 fusiliers marins français ayant débarqué le 6 juin 1944 à Ouistreham.

Il était profondément attaché au devoir de mémoire, nous lui  rendons hommage, véritable incarnation de la résistance.

RIP

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

LES FUSILLES DE BALARD

Le stand de tir de Balard, situé dans le 15e arrondissement de Paris a été pendant la Seconde Guerre mondiale un lieu de torture et d’assassinat perpétrés par les nazis.

Ce lieu a disparu dans les années 1960 et une plaque commémorative (ci-dessus) comportant les noms des 143 fusillés a été apposée avenue de la Porte-de-Sèvres, exactement là où était placé le stand.

Ce lieu d’exécution a été « découvert » à la Libération de Paris par le commissaire de police Henri Danty et le photographe Roger Schall. Ils y ont découvert l’horreur dont :

  • 3 poteaux d’exécution criblés de balles
    • Un mur recouvert d’amiante qui portait des centaines de traces de mains 
      • Des cercueils contenant chacun plusieurs corps

Le premier massacre eut lieu le 6 juillet 1942. Selon les actes des décès déposés au service de l’état civil de Paris 15e, 143 personnes ont été torturées et fusillés, parmi lesquelles :

  • Cinq élèves du lycée Buffon.

Nous nous devons de faire perdurer la mémoire de ses nombreuses victimes moins connues que celles du Mont-Valérien.

De nombreux ouvrages en parle et on trouve également de nombreuses informations sur les sites internet en particulier celui du Souvenir Français des Hauts-de-Seine que nous remercions pour la photo du stand ci-dessus publiée.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

ALGER 1943 – Commémoration de l’arrivée du Général De Gaulle

Partenaire de la Fondation Charles de Gaulle, nous avons le plaisir de vous faire suivre le document ci-dessous publié dans le courrier du 26 juin.

À l’invitation de François Gouyette, Ambassadeur de France à Alger et du général Stéphane Richou, attaché de défense, Hervé Gaymard, président de la Fondation Charles de Gaulle, s’est rendu à Alger les 12, 13 et 14 juin derniers, au côté d’une délégation de la Direction de la mémoire, de la culture et des archives (DMCA) du ministère des Armées et du Service historique de la défense (SHD).

Le 30 mai 1943, trois jours après la réunion constitutive du Conseil national de la Résistance à Paris présidée par Jean Moulin, le général de Gaulle débarquait à l’aéroport de Boufarik, où l’attendait son rival, le général Giraud. Les deux hommes rejoignaient ensemble le Palais d’été. Il s’agissait alors d’unifier, comme l’avait souhaité le CNR, l’effort de la France Libre, ses aspects politiques et militaires.

Alger, libre depuis l’opération Torch du 8 novembre 1942, capitale de la France Libre, ne pouvait qu’en être le théâtre. Elle en sera d’abord l’échiquier, puisque sur les hauteurs d’Alger, la Villa des Oliviers, où de Gaulle officie, est toisée par le Palais d’été, le général Catroux maintenant un fragile équilibre de sa villa d’El-Biar. C’est d’abord un conflit entre deux visions de ce qu’est la France Libre, un simple effort militaire ou une ambition de reconstruction dans la lutte, que ces semaines d’Alger abritent. C’est à Alger que de Gaulle gagne la partie, impose sa vision, et finit par recevoir le ralliement de giraudistes, comme Jean Monnet ou René Mayer.

C’est également d’Alger que se met à souffler cet air « âpre et salubre » qui prépare la reconquête républicaine qui précède celle du territoire métropolitain : alors que le CFLN rétablit les juifs d’Algérie dans l’intégralité de leurs droits civils et politiques (décret Crémieux, octobre 1943), que l’Assemblée d’Alger donne le droit de vote aux femmes et trace les contours d’une France nouvelle,  l’armée de libération, amalgamant les Français libres, l’armée d’Afrique et la population maghrébine, massivement mobilisée sous les ordres de héros, comme Leclerc, et de grands soldats retrouvés, comme Juin ou de Lattre de Tassigny, justifiait, lors de la campagne d’Italie, puis lors du débarquement de Provence du 15 août 1944, le renouveau militaire français. Sans l’effort majeur de ces hommes, la France se serait-elle assise à la table des vainqueurs ?

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien