RESISTANTES ALLEMANDES

Liselotte Herrmann

Née le 23 juin 1909 à Berlin est une résistante au Troisième Reich.

Jeune étudiante communiste et jeune mère, elle proteste ouvertement contre la prise du pouvoir par Hitler. Elle s’installe dans le Wurtemberg et participe à différentes actions de résistance. Elle parvient à faire passer à l’étranger des informations sur le réarmement national-socialiste.

En décembre 1935, elle est arrêtée par la Gestapo, qui trouve chez elle les plans d’une entreprise d’armement, destinés à être transmis à l’étranger. Après un an et demi de garde à vue, elle est condamnée à mort le 12 juin 1937 pour « préparatifs en vue d’actes de haute trahison avec circonstances aggravantes ».  Elle est exécutée le 20 juin 1938 à la prison de Berlin-Plötzensee, elle avait 28 ans et elle est la première mère exécutée sous le IIIe Reich.

Ruth Andreas-Friedrich

Née le 23 septembre 1901 à Schöneberg (Brandebourg) et morte le 17 septembre 1977 à Munich, est une résistante allemande au nazisme, écrivaine et journaliste.

Après l’accession au pouvoir des nazis, elle et son compagnon fondent le groupe de résistance Oncle Émile qui cache les opposants, les entretient et leur fournit de faux papiers. Le groupe fait aussi de la contre-propagande. En 1943, le groupe distribue à Berlin des exemplaires du dernier tract du groupe de résistance munichois la Rose Blanche. Dans la nuit du 18 au 19 avril 1945, ils peignent un NEIN sur les façades des maisons du sud de Berlin ils appellent à résister aux ordres d’Hitler.

Elle est reconnue Juste parmi les nations et elle se suicide à Munich à 75 ans.

Oncle Émile

Désigne un groupe de résistance contre le nazisme à Berlin pendant la période du Troisième Reich. Ce groupe avait des préoccupations plus humanitaires qu’idéologiques et se composait surtout de journalistes, de médecins et d’intellectuels. Il s’est formé durant l’hiver 1938 autour de Ruth Andreas-Friedrich, mère de l’écrivaine Karin Friedrich et du chef d’orchestre Leo Borchard.

Les membres procuraient aux juifs poursuivis des cachettes, de la nourriture et des papiers. Ils s’occupaient aussi des familles des prisonniers politiques et diffusaient les publications de La Rose blanche.

Nous devons garder en mémoire ces résistantes allemandes qui se sont opposées à la prise de pouvoir d’Hitler.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

CEREMONIE DU SOUVENIR – 26 Avril 2025

09h30 – Mémorial du Mont-Valérien

Une délégation de famille de déportés menée par Monsieur Alain Joly Président départemental de l’UNADIF-FNDIR est venue prélever la flamme sacrée de la résistance. Etaient présents, Monsieur Jean-Baptiste Romain Directeur des Hauts lieux de Mémoire de l’ONACVG ainsi que Mesdames Michault, Bacco, Devedjian et Messieurs Michault, Duverne, Chaffanjon et Kaminski.

11h30 – Nanterre – Cérémonie au monument de la Résistance et de la Déportation.

A l’invitation de Monsieur Georges Siffredi Président du Conseil Départemental et en présence de nombreuses personnalités civiles et militaires notamment Madame Nadège Baptista Préfète déléguée à l’égalité des chances, Monsieur Pierre-Christophe Baguet vice-président du conseil départemental, de nombreux sénateurs, maires des villes du département et des conseillers départementaux, notre secrétaire général Exécutif Monsieur Patrick Ourceyre a eu l’honneur de hisser les couleurs.

Était également présent à cette belle cérémonie de nombreux porte-drapeaux ainsi que la Maitrise des Hauts de Seine et des musiciens de la Police.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Charles Guillois

Il mérite d’être plus connu. Né en 1910 mort en 1994.

Marin, résistant des FFNL.

Débarqué sur le sol anglais peu avant le fameux 18 juin 1940, il traduit en breton, à la demande d’un autre Breton, l’appel du Général de Gaulle le jour même de sa diffusion. Il en fût le chauffeur.

Il est chargé ensuite pendant plusieurs mois, à la BBC, d’une émission en langue bretonne appelant tous les hommes valides à rejoindre outre-Manche ceux qui veulent continuer la lutte, ils seront environ 700/800 à répondre à l’appel.

En effet, l’impact psychologique était beaucoup plus fort en breton qu’en français sur les côtes bretonnantes de l’époque. Il a ainsi contribué, dans une mesure non négligeable, à grossir les rangs des F.F.L.

Il embarqua par la suite sur le Savorgnan de Brazza comme second maître torpilleur et participa à la Campagne d’Afrique.

Originaire de Port-Blanc, il tint ensuite un magasin d’antiquités dans Hanover Road jusqu’au début des années quatre-vingts.

Il est décédé à Port-Blanc à l’âge de 84 ans.

Il était le président pour la section du Royaume-Uni des Forces Françaises Navales Libres.

Nous remercions l’article de Paris Match qui nous a fait découvrir ce résistant peu connu.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

JOULIÉ Suzanne, Jeanne, épouse ROOS

Née le 15 février 1920 à Saumur, résistante, réseau Jockey du Special Operations Executive (SOE) et Organisation de résistance de l’Armée (ORA).

Elle fut élève au lycée de Briançon (Hautes-Alpes) où son père était commandant du 15-9. Elle fut étudiante en droit et en médecine à Lyon où elle rencontra Jacob Roos avec qui elle se maria. Celui-ci, chimiste d’origine hollandaise et juif, était étudiant à l’école française de Tannerie de Lyon. On ne sait comment Suzanne et Jacques Roos s’engagèrent dans la Résistance.

Elle entra en contact au printemps 1943 avec le réseau Jockey du SOE que Francis Cammaerts constitua dans le Sud-Est à partir d’Annecy et qu’il étendit en particulier dans la Drôme et en Provence.

Elle fut immatriculée comme agent P2 en novembre. Elle servit au chiffrage des messages et comme agent de liaison de ce réseau spécialisé dans les sabotages et les parachutages. Elle fut homologuée comme chargée de mission de 3e classe en janvier 1944. Probablement plus particulièrement rattachée au groupe de Jacques Langlois dit Jean-Louis Tessier envoyé dans les Alpilles, puis, en 1944, dans les Hautes-Alpes pour soutenir les éléments de l’ORA qui encadraient les principaux groupes de FFI du département.

C’est dans ce contexte que Langlois créa en mars 1944 le maquis Armée secrète (AS)-ORA des Vignaux, près de Briançon, et intégra l’état-major du colonel Zeller, chef de l’ORA dans le Sud-Est.

Elle fut arrêtée par les Allemands à Briançon avec Jacques Langlois et le lieutenant Chopin le 1er juillet 1944. Elle fut libérée le 9 juillet mais tenue de rester à la disposition des autorités allemandes. À nouveau arrêtée le 14 juillet, elle fut mortellement blessée dans des circonstances non éclaircies le 15 juillet au soir d’une rafale de mitraillette alors qu’elle arrivait à la caserne Desmichels. Elle décéda à l’hôpital de Gap. Elle fut inhumée à Gap, puis à Nantes.

Le titre de « Mort pour la France » lui fut attribué le 15 mars 1945. Elle fut décorée à titre posthume de la médaille de la Résistance le 31 mars 1947, de la Croix de guerre avec palmes et, le 25 mars 1957, de la Légion d’honneur.

Souvenons nous de cette résistante des SOE.

Nous remercions vivement notre délégué régional PACA Yves Michel Langlois et Patrick Lemaitre (Président de l’association Souvenir Sauvegarde et Histoire Militaire) ainsi que Maitron de nous avoir permis de publier cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

POLOGNE – Nos amis résistants

Ils sont venus à notre aide d’abord durant la guerre de 14/18, la nécropole nationale d’Aubérive garde les sépultures de 129 combattants polonais et la commune de Neuville-Saint-Vaast rappelle par un autre monument l’engagement dans les rangs de la Légion Étrangère des volontaires polonais émigrés en France.

En 1920 et 1921 engagement de la France aux côtés des armées polonaises contre les armées bolchéviques . Nouvel engagement de la Pologne aux côtés de la France de 1940 à 1944.

De nombreux Polonais se sont ainsi engagés dans la Résistance et ils participèrent également aux combats du Débarquement et à la Libération de la France. Un monument a été érigé à proximité du Trocadéro, dans un square longeant la Seine dont le président Valéry Giscard d’Estaing avait procédé à la pose de la première pierre, le 10 juin 1975.

Au total, environ 50 000 Polonais combattirent au cours des différentes périodes de l’été 1944 contre les Allemands sur le sol français. Parmi eux, près du dixième, soit environ 5 000, y trouvèrent la mort. Les effectifs des résistants polonais en France ont atteint, au sommet des combats contre l’occupant allemand, au cœur de l’été 1944, environ 41 000 combattants qui participèrent répartis entre deux grandes mouvances, la Main-d’œuvre immigrée FTP-MOI (environ 15.000) et l’Organisation polonaise de lutte pour l’indépendance (POWN) environ 16.000.

Après l’appel du 18 juin, Szczepan Marcinkowski (« Remy »), Wladyslaw Nikiel Czarnecki, et Jôzef Krawetkowski ont formé en juillet 1940 le premier groupe résistant, dans l’est du département du Nord, près de la frontière belge. D’autres ont suivi à Douai, Denain et dans le Pas-de-Calais.

A cette même date un réseau de Résistance franco-polonais nommé Réseau F2 fut créé à l’initiative du gouvernement polonais en exil à Londres qui organisa, arma et finança des réseaux clandestins polonais dans tous les pays occupés où vivaient de nombreux Polonais, notamment en France et dans les colonies françaises. Le Réseau F2 fut placé sous le commandement exclusif d’officiers polonais. Doté de ses propres moyens radio, il fut la première et la plus importante organisation de résistance à exercer son activité clandestine sur le sol français. A l’automne 1940 émerge la première action de sabotage anti-allemand à Vimy avec la participation de Polonais.

Combats de la Libération

Entre autres : Dans le bassin minier de Carmaux, action menée par le détachement du capitaine des FFI Roman Piotrowski. Montceau-les-Mines, avec le « groupe Adam Mickiewicz ». Dans la région de Saint-Étienne, le bataillon « Étienne » commandé par le capitaine Godlewski. Près de Lyon, le bataillon d’ Henryk Dąbrowski » est à l’œuvre. Le soulèvement de Paris fut soutenu par la compagnie « Stanislas Kubacki ».

Stanislas Kubacki est un résistant communiste d’origine polonaise, membre des Forces françaises de l’intérieur et des Francs-tireurs et partisans – Main-d’œuvre immigrée, né le 2 mai 1908 à Siąszyce, fusillé le 21 février 1944 au Mont-Valérien en même temps que le « Groupe Manouchian » bien que ne lui appartenant pas.  Décoré de la Médaille de la Résistance française, à titre posthume par le décret du 31 mars 1947.

Tous ces valeureux résistants polonais moins connus doivent également rester dans nos mémoires.

Nous pouvons publier cette article grâce aux informations recueillies sur internet.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

HISTOIRE et CULTURE

Depuis la région « P A C A » le délégué régional des Mémoires du Mont-Valérien, grand historien de la seconde guerre mondiale vous propose son dernier ouvrage : Opérations Sassafras.

Si vous êtes intéressé, vous pouvez commandé ce livre de notre ami et contribuer à faire connaître les « dessous » de la grande Histoire.

Merci pour lui.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

COTISATION 2025

Pour ceux et celles qui souhaitent continuer à nous soutenir dans nos activités mémorielles et permettre à notre association nationale de fonctionner afin de poursuivre nos actions envers les jeunes générations, vous pouvez nous adresser vos chèques au 9 cours de l’Ile Seguin 92100 Boulogne Billancourt ou nous faire un virement en utilisant notre IBAN Crédit Mutuel :

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          Cotisation : 25 euros.

En vous remerciant pour votre fidélité et la défense de nos valeurs patriotiques.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

QUI EST-ELLE ??

Nancy Wake

Née à Wellington le 30 août 1912 elle meurt à Londres le 7 août 2011.

Journaliste australienne engagée dans la Résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale.

D’abord active dans le réseau Pat O’Leary, elle est ensuite recrutée par le Special Operations Executive.

État civil : Nancy Grace Augusta Wake ; épouse Fiocca puis Forward.

Agent du réseau d’évasion Pat O’Leary (1940-1943) : Souris blanche (surnom donné par les Allemands)

Agent du SOE, section F (1944) :

Nom de terrain : « Hélène »

Nom de code opérationnel : WITCH (en français « SORCIÈRE »)

Identité de couverture : Lucienne Suzanne Carlier, Française domiciliée à Rieux

Réseau Pat O’Leary

Depuis Marseille, elle recueille des pilotes anglais abattus en France au cours de leurs missions, les soigne et les exfiltre pour qu’ils puissent reprendre le combat. Le 2 mars 1943 elle est arrêtée. Après avoir été torturée puis libérée (les Allemands n’ayant pas réussi à établir sa vraie identité), elle quitte la France pour l’Angleterre.

En 1944, devenue agent secret du Special Operations Executive, elle suit l’entraînement, puis est envoyée en mission en France. Au printemps 1944, elle est parachutée en Auvergne. Elle rejoint les maquis pour mettre en place et organiser la livraison des armes et de l’équipement nécessaires aux résistants qui s’y trouvent. En juin 1944, elle dirige l’attaque du local de la Gestapo de Montluçon, tuant elle-même une sentinelle allemande. À la fin de l’été elle rentre en Angleterre. Le 10 mars 2013, conformément à ses dernières volontés, ses cendres sont dispersées à Verneix (Allier), près de Montluçon, dans le secteur où elle a effectué sa mission en 1944.

Elle est la résistante la plus décorée de la Seconde Guerre mondiale :

Médaille de George (1945)
Médaille de la Résistance (1947)
Officier de la Légion d’honneur‎ (1988)
Compagnon de l’ordre d’Australie (2004)
RSA Badge in Gold (d) (2006)
War Medal 1939-1945
Defence Medal 1939-45
 Médaille présidentielle de la Liberté France et Allemagne 1939-45
Croix de guerre 1939-1945

Cette remarquable résistante des SOE doit faire partie de nos mémoires.

Nous remercions Wikipédia (plus de détails sur elle sur ce site) pour nous avoir aidé à publier cet article.

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Paca

Notre actif délégué régionale Yves Michel Langlois a donné avec succès sa conférence « la France dans la Tourmente » le 21 février dernier dans les locaux de la ville de Menton.

Nous le félicitons pour cette action mémorielle au nom de notre association nationale Mémoires du Mont-Valérien.

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 CHEMINOTS RÉSISTANTS

Résistance-Fer était un mouvement français de résistance à l’occupation nazie, lors de la Seconde Guerre mondiale. Ce mouvement spécialisé, composé de cheminots français, prit une part active à la Résistance

De par sa nature, il axa essentiellement ses activités sur :

  • La recherche et la transmission aux forces alliées, des mouvements de l’armée allemande ; estimer les effectifs des divisions ennemies.
  • Le sabotage des lignes, des matériels et infrastructures ferroviaires.

Les cheminots ont aussi été un des rouages essentiels de la Résistance intérieure. Ils ont payé un lourd tribut à la répression de l’occupant : plus de 2 000 d’entre eux sont morts en raison de la répression nazie, fusillés ou autrement exécutés de manière collective, auxquels s’ajoutent les presque 500 cheminots morts dans les maquis.

Parmi eux : Louis Lavignon ancien du réseau Combat est responsable du mouvement pour la région Rhône-Alpes en 1944. Né le 17 décembre 1898 à Saint Mihiel (55) il est arrêté à Lyon en février 1944, pour actes de sabotages des chemins de fer. Il est mort en déportation (avril 1945) par suite de mauvais traitements à Neuengamme.

Cheminots qui ont combattu dans les rangs de la 2e Division Blindée : PERSIGNANT Raymond (15 décembre 1921 – 19 novembre 1944)HUCKENDUBLER Jean-Claude (1923-2014)

Cheminots membres des Forces Françaises de l’Intérieur (F.F.I.) qui ont participé à la Libération de Strasbourg : REBRE HenriHELLMANN LéonGROSHENNY MauriceFALLINGER JosephSCHUTZ JulesBRICHLER André Lucien

Résistance cheminote en Alsace : WODLI Georges, – 15 juillet 1900 – 1er avril 1943

Résistance Normandie : VERLY Madeleine 1899-1995

Nous vous engageons vivement à consulter le site « Archives des résistances SNCF » pour les très nombreuses informations concernant nombre de ces valeureux résistants.

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