Entretenir et faire respecter la MÉMOIRE du MONT-VALÉRIEN, promouvoir et développer la mémoire par la communication, le dialogue et par une relation intergénérationnelle permanente en France et à l’étranger.
La salle de la Reddition (salle des cartes) est un lieu de mémoire autour duquel des collections évoquent le contexte et les acteurs de ce tournant du XXe siècle.
« La signature de la capitulation nazie en Europe par le chef de l’état-major allemand Alfred Jodl accompagné de l’amiral von Friedeburg, chef de la marine militaire allemande et du commandant de la Wehrmacht, Wilhelm Oxenius, le 7 mai 1945 à 2h41 du matin. »
« L’acte de la reddition – Seul le texte anglais qui vaut autorité dactylographié court, élaboré en hâte sous la supervision d’Eisenhower. »
JONAS Lucien, Signature de la capitulation allemande le 7 mai 1945 à Reims, 1946, huile sur toile, 100 x 125 cm, Musée des Beaux-Arts (Reims).
« Je pense qu’il est particulièrement symbolique que la reddition ait été signée au cœur de la France, ce pays qui a tant souffert, ce pays où nous avons débarqué en juin dernier et dont les forces armées et les mouvements de résistance nous ont tant aidés… »
Ces paroles ont été prononcées par le général américain Dwight Eisenhower lors du discours de la Victoire, après la signature de la capitulation des armées allemandes le 7 mai 1945 à 3h du matin, dans le quartier général du corps expéditionnaire allié en Europe.
Nous remercions vivement le Souvenir Français et le musée de la reddition de nous avoir permis de publier cet article et vous encourageons pour une visite .
Un été en 1944 à Annonay la Résistance détourne un train de prisonniers
Dans la nuit du 3 au 4 août 1944, des maquisards ardéchois détournent un train de déportés et l’aiguillent vers Annonay. Quelque 70 prisonniers échapperont aux camps nazis. Un événement unique en France pendant la Seconde Guerre mondiale
Le 1er août 1944, en début d’après-midi, 71 ou 72 détenus (suivant les sources), Juifs ou politiques, sont rassemblés à la gare de Marseille Saint-Charles sous la surveillance de douze soldats allemands commandés par un sous-officier. Le 3 août alors que le train atteint Le Teil, l’état-major FFI (Forces françaises de l’intérieur) prévenu donne ordre à un corps franc et un groupe FTPF (Francs-tireurs et partisans français) bien armés de libérer les prisonniers du train. Mais le train repart avant leur tentative.
En gare de Peyraud il est convenu d’utiliser la ruse : diriger le train vers une autre voie, la ligne de Saint-Lambert à Firminy passant par Annonay. Sur le parcours un soldat allemand tente d’empêcher le convoi de continuer mais le cheminot Henry Caillet parvient à le neutraliser. Vers 3 heures du matin, le train arrive près d’Annonay. Les résistants ardéchois, renforcés par quelques Américains récemment parachutés, sont en place sur les hauteurs et cernent le convoi. Une longue bataille est déclenchée et finalement les Allemands, dont trois sont blessés, se rendent et sont faits prisonniers.
Ce sont les résistants ardéchois qui ont imaginé et réussi ce coup de force. Il a bien fallu que le cheminot Henri Caillet fasse preuve de détermination et de courage ce qui lui a valu la Croix de Guerre avec Étoile de bronze.
De son côté, Rébecca Marciano, 96 ans, a pu témoigner de cette nuit où elle a échappé aux nazis.
Tous notre respect pour cet exploit des résistants ardéchois que nous nous devons de garder en mémoire.
Cher Alain Faber , Pour célébrer le 54 ème anniversaire de la mort de Charles de Gaulle une messe a été célébrée ce jour en la cathédrale de Limoges .
Je vous adresse une photo au côté du général de Gaulle lors de l’office . Je vous souhaite une très agréable journée dominicale . Avec l’assurance de ma très respectueuse amitié . Denise Sagne
Madame Sagne, de la ville de Limoges, délégation régionale « Nouvelle Aquitaine » fut décorée le 18 octobre dernier de la « Croix d’argent » du mérite des Mémoires du Mont-Valérien.
Monsieur Christophe Sencier délégué régionale » Nouvelle Aquitaine «
Nous adressons nos remerciements à l’auteur de la photographie ci-dessus.
A l’invitation du Maire et du conseiller municipal délégué aux Anciens combattants, notre secrétaire Général Exécutif Patrick Ourceyre était présent :
Le samedi à la messe de Requiem en l’église Notre-Dame de Boulogne pour le 24éme anniversaire de décès du Général De Gaulle (1890-1970) et a ensuite assisté au dépôt de gerbe devant la stèle de la Croix de Lorraine Place Bernard Palissy.
Le lundi au cimetière Pierre Grenier pour le 106éme anniversaire de l’Armistice en présence des autorités civiles et militaires venues se recueillir en hommage à tous les morts pour la France. Une belle cérémonie accompagnée par un grand nombre d’habitants de la ville. Parmi les porte-drapeaux, nous avons noté la présence de 15 jeunes porteurs ainsi qu’un détachement de Jeunes Sapeurs-Pompiers.
Par la suite je me suis également rendu à la réception donnée aux participants par la Mairie de Boulogne-Billancourt.
A cette dernière un grand nombre de boulonnais étaient présent dont entre autres le Conseil Municipal des Jeunes et de nombreux collégiens de la ville.
Elle était une des toutes dernières résistantes encore en vie et témoigna tardivement auprès de très nombreux jeunes. Elle était également poète, correspondante de guerre (Vietnam/Algérie) et journaliste reconnue.
Née le 23 août 1924 à Arvillers (Somme) elle est décédée le 6 novembre 2024 à Paris dans sa 100 -ème année.
Elle est arrêtée après avoir abattu un soldat allemand et est torturée pendant plusieurs semaines sans jamais parler. Promise à la déportation, elle s’échappe d’un train.
Lors des combats de la Libération de Paris, le 23 août 1944 elle contribue à la capture de quatre-vingts soldats de la Wehrmacht et récupère les fusils et munitions destinés aux Allemands, puis elle participe aux combats de la place de la République. Pour cette action, elle reçoit de l’état-major des FFI son brevet de lieutenant.
Vous êtes venus, vous étiez tous là nombreux et fidèles pour vous souvenir à nos côtés du sacrifice de tous ceux qui avec ou sans uniformes ont donné leurs vies pour que nous vivions libres et en paix.
Vous étiez toutes et tous présents ce 18 octobre 2024 pour célébrer le 80éme anniversaire de la Libération du Mont -Valérien et les combats de nos valeureux soldats de la 2e D.B.
Vous nos anciens
Vous les jeunes
Vous êtes là pour transmettre et pérenniser à votre tour dès maintenant la mémoire des sacrifices passés.
Vous êtes dorénavant notre relève.
Merci encore merci à toutes et tous d’avoir encore une fois répondu présent à notre appel annuel.
Ce vendredi 18 octobre la cérémonie annuelle du souvenir a été célébrée en l’honneur du quatre-vingtième anniversaire de la Libération du Mont Valérien par le 1er RMSM (Régiment de Marche des Spahis marocains de la 2e D.B)
Étaient présent pour représenter la Maison des Anciens Combattants de la 2e D.B. le Général Jean Paul Michel (2s), président de l’association et de la fondation, le Préfet (H)YvesRousset, le Général (2s) Eric Hauteclocque-Raysz, 1er vice-président de l’association et secrétaire général de la fondation, et nous avons eu la grande joie et l’honneur d’accueillir Madame Sabine Leclerc de Hauteclocque, petite fille du général Leclerc et amie de la 2e D.B.
Pour la Fondation Charles de Gaulle Monsieur le Vice-président Jean-Marie DEDEYAN. Le colonel Didier Le Cler Délégue Militaire Départemental adjoint et pour notre association Nationale des Mémoires du Mont-Valérien Monsieur le président Alain Faber et Monsieur Patrick Ourceyre secrétaire général exécutif.
Un détachement du 1er Régiment de Marche des Spahis Marocains de la 2e D.B. venu spécialement de Valence.
Des membres de l’UNIVEM avec leurs véhicules d »époque.
Deux délégations de Belgique, dont une de Liège. La délégation de Tournai était accompagnée, de 46 élèves des classes « défense et sécurité » encadrés par leur accompagnateur.
Étaient également présents :
Des élus de la ville de Carrières sous Poissy, de Boulogne-Billancourt, de Gournay sur Marne, et de nombreux présidents d’associations patriotiques nationales, ainsi que des adhérents de notre association nationale, le comité d’entente de Rueil-Malmaison, et quelques vétérans OPEX.
Un important et impressionnant cortège de quatre vingt cinq porte drapeaux venus de toute l’Ile de France parmi lesquels de nombreux jeunes porte drapeaux venus des Yvelines et de l’Oise. Une centaine de jeunes dont une classe du collège Henri Dunant de Rueil-Malmaison avec son drapeau de la 2e D.B et ses professeurs, une classe défense du collège Jacqueline Auriol avec son professeur de la ville de Boulogne-Billancourt.
Après les mots d’accueil prononcés par le président Alain FABER, le général Jean Paul MICHEL pris la parole pour retracer les combats menés par la 2e D.B.
Avant le dépôt des gerbes, la Maîtrise des Hauts-de-Seine, Chœur d’Enfants de l’Opéra National de Paris chanta les quatre couplets du chant de la 2e D.B.
Un dépôt de gerbes eu lieu sur l’esplanade du Mémorial devant la flamme qui » quoi qu’il arrive la Flamme de la Résistance ne s’éteindra pas «
Les invités se retrouvèrent dans la clairière des fusillés ; ce moment de la cérémonie très émouvante fut magnifiée par les chants de la Maîtrise des Hauts de Seine sous la direction de M. Mathieu Poulain.
La signature du Livre d’Or dans la crypte du Mont-Valérien se déroula dans le silence et le souvenir de toutes les hautes personnalités qui y vinrent pour se recueillir devant les cénotaphes.
Félicitations des porte drapeaux par les autorités
Notre cérémonie s’est terminée par le départ de l’important cortège des porte drapeaux accompagné par tous les jeunes.
La cérémonie se termina par le traditionnel vin d’honneur offert aux invités et la remise des médailles de reconnaissance et d’encouragement ainsi que par les Croix du Mérite.
L’ensemble des photographies furent offertes à notre association par les différents photographes présents sur zone ce jour là. Nous les en remercions vivement grâce à eux cette cérémonie exceptionnelle du 18 octobre 2024 sera pérenne pour de longues années.
A la suite d’un mail reçu de Madame Soline Roffe Gallais, nous publions cet article en mémoire de ces valeureux résistants.
Au mois août 1941, le groupe Gallais entrait au sein du réseau action de “Ceux de la Libération”
Stadelheïm
Le 21 septembre 1943, à partir de 17 heures, puis de deux en deux minutes, le couperet tombait sur les têtes de René Gallais, Raymond Loizance, Marcel Pitois, Antoine Pérez, Louis Richer, François Lebosse, Jules Rochelle et Jules Frémont,
Le 4 novembre 1950, la IIIe Région militaire leur rendait un suprême et solennel hommage. La population fougeraise toute entière était venue leur apporter, par sa présence et son recueillement, le témoignage sincère de sa fidèle mémoire.
Le 21 Septembre 2024 sera le 81 e anniversaire des exécutions du groupe de résistants de Fougères.
Honneur à ces héros de l’ombre
Vous trouverez un très bel hommage de M. Pierre Roffe sur le site Fondation de la France Libre que nous remercions.
Le 24 août 1944, la 2éme Division Blindée est arrivée à Antony par la RN20 dans la matinée, le général Leclerc y parvenant en fin d’après-midi.
Avant de pouvoir continuer sur Paris, deux chars allemands seront neutralisés à la Croix de Berny.
En raison de vastes embouteillages, et sur ordre du général Leclerc, c’est le capitaine Drone du RMT qui filera sur la capitale et atteindra l’Hôtel de Ville vers 21h30.
Parmi les résistants locaux ayant aidé à la progression des libérateurs vers Paris figurent les noms du capitaine Henri Lasson (futur maire de la ville) et Edouard Bolis chef du mouvement de Libération Nationale. Ils ont permis aux blindés de trouver leur chemin grâce à leur connaissance de la ville.
PARIS :
Le 23 août 1944 à 6 heures du matin, 15 000 soldats, 4 000 véhicules et 400 chars s’élancent vers la capitale. La 2e DB et le 1er Régiment Blindé de Fusiliers Marins accompagné de la 4e division d’infanterie américaine en font partie.
Le 24 août : la 9e compagnie du régiment de marche du Tchad forte de 15 véhicules blindés précédés par 3 chars du 501e RCC va se poster en renfort des FFI devant l’Hôtel de Ville.
Le 25 août, le reste des forces entrent dans Paris et les pompiers hissent le drapeau français sur la Tour Eiffel. Les FFI aidaient par les parisiennes et parisiens ont érigé plus de 500 barricades dans toute la ville pour en aider la libération.
Le cessez-le-feu est signé par le général Leclerc et von Choltitz, dans la salle de billard des appartements de la préfecture de Police. Puis ils signeront à nouveau la capitulation des troupes nazies à la gare Montparnasse avec le contreseing du colonel Rol Tanguy.
Pour cette libération, malgré l’incertitude des sources les pertes totales estimées, françaises et allemandes, sont d’environ 3 400 morts et 5 500 blessés (dont un millier de FFI tués et blessés et 130 tués, 319 blessés et 21 disparus à la 2e DB).
Souvenons nous de celles et ceux qui ont perdu la vie au seuil de la liberté.
Cet article n’est qu’une synthèse rapide de la libération. Pour beaucoup plus de détails voir les nombreux sites internet sur le sujet.
Août 1944 à Mai 1945 les allemands se sont repliés sur les ports français afin que nous ne puissions pas les utiliser, créant ainsi des poches de résistance.
Ces différentes places ont donc été mises en état de siège, les alliés ayant pour but la libération de Paris.
A Saint-Nazaire, la poche a pour centre la ville avec sa base sous-marine. Les allemands sont nombreux environ 28.000 hommes et la base est sous les ordres de l’amiral de Mirow. Au total, les Allemands disposent de 700 canons de toutes sortes (fixes, mobiles et DCA, avec une densité plus forte autour de la base sous-marine, des installations portuaires et du terrain d’aviation et il existe également une importante ceinture de fossés anti-char.
Les forces françaises seront de 11 800 hommes en octobre 1944, 15 100 en janvier 1945 et 17 780 en avril 1945, elles sont constituées de soldats américains (9.000), français et FFI. De très nombreux combats ont donc eu lieu, notre regrettée Présidente Honoraire Lysiane Tellier a participé à cette libération les armes à la main.
De nombreuses victimes, du côté des Alliés les pertes sont évaluées à 500 tués, blessés ou prisonniers. La signature de la reddition de la poche a lieu à Cordemais le 8 Mai 1945.
Cet épisode fait partie des derniers actes de résistance, souvenons-nous donc de tous ceux qui ont laissé leur vie lors de ces derniers combats.