Entretenir et faire respecter la MÉMOIRE du MONT-VALÉRIEN, promouvoir et développer la mémoire par la communication, le dialogue et par une relation intergénérationnelle permanente en France et à l’étranger.
Ce jeudi 16 mai, à l’invitation du Colonel Watrin Chef de Corps et du Lieutenant-Colonel Galand du 1er Régiment d’Infanterie de Sarrebourg « Drapeau de la Résistance Berry 1944 » nous avons assisté à la prise d’armes remarquable rendue par les troupes de ce prestigieux régiment avec nos amis porte-drapeaux UNC des Yvelines, sous la houlette de Calixte Authier son président. Notre drapeau étant porté par notre adhérent et ami Lucien Ruchet, étaient également présents deux porte-drapeaux de Boulogne-Billancourt Mrs. Joseph Colliot et Mamière Jérôme. Ils sont tous remerciés pour leur présence et participation.
Parmi les autorités présentes, la secrétaire d’état aux Anciens combattants et à la Mémoire Madame Patricia Miralles, M. le Sous-Préfet de Boulogne-Billancourt, le colonel Quentin Watrin chef de corps ainsi que plusieurs élus sénatrice et sénateur, un maire adjoint et M. Jean Baptiste Romain Directeur des Hauts lieux de Mémoire de l’ONACVG.
Un dépôt de gerbe par le colonel Quentin Watrin et le Général Legrand a eu lieu dans la clairière des Fusillés.
La cérémonie s’est terminée par un remarquable défilé des troupes entonnant leur hymne « Résistance du Berry » ce qui est émouvant et plutôt rare.
Durant l’année 1941, il s’installe à Viroflay et permet aux membres d’un réseau de résistants de se servir occasionnellement du temple de sa loge maçonnique pour leur imprimerie clandestine. Ses fonctions au sein de la mairie de la ville de Boulogne-Billancourt, l’amènent alors à organiser autant que faire se peut une forme de résistance à l’occupation allemande en liaison avec le maire de Boulogne, André Morizet, également franc-maçon, depuis 1926.
Au sein de l’équipe municipale, les employés de la municipalité sont chargés d’accompagner dans Paris les fugitifs jusqu’à la gare Montparnasse ou la gare de Lyon puis de couvrir leur voyage en train jusqu’à un passeur qui les guide dans le franchissement à pieds de la ligne de démarcation qui coupe la France en deux. Un voyage est programmé tous les quinze jours.
Le 7 février 1942, il est arrêté à la gare d’Angoulême puis conduit à la prison de Fresnes.
Il est fusillé le 29 avril 1942 au Mont-Valérien sans qu’il ait porté les armes. Il avait 41 ans.
Alors que nous allons rapatrier prochainement les 6 corps de combattants retrouvés à Diên Biên Phu, nous nous devons de nous souvenir de tous ceux qui ont donné leur vie durant les années 50 sur la terre d’Indochine.
Le 7 mai 1954, après 56 jours de combats, le camp retranché de Diên Biên Phu succombe.
En 1953, La mission du général Navarre est claire : il s’agit de trouver une « porte de sortie honorable » au conflit. Nous devions être capable de nous opposer aux divisions du général Giap.
Au soir du 22 novembre 1953, 4 560 parachutistes français et vietnamiens ont pris possession de la vallée de Diên Biên Phu afin de créer une base aéroterrestre.
Dès la fin du mois de décembre 1953 les douze bataillons du corps expéditionnaire qui composent désormais la garnison de Diên Biên Phu sont encerclés. Dans le camp Viêt-Minh le but est d’arriver à la table des négociations en position de force, il faut donc passer par une victoire à Diên Biên Phu.
Le 13 mars 1954, à 17h10 la bataille vient de commencer, elle durera près de deux mois. Dans la nuit du 30 au 31 mars, Giap déclenche la seconde phase de son offensive et commence alors la bataille dite des « cinq collines », à l’est du camp retranché. Le 1er mai 1954, il lance l’offensive finale : les points d’appuis défendus par des combattants épuisés et commençant à manquer de munitions tombent les uns après les autres. Le 7 mai, en fin d’après-midi le général de Castries donne l’ordre de cesser le combat.
Parmi nos combattants 1 142 sont déclarés morts, 1 606 portés disparus et 4 436 ont été blessés. Au total, le Viêt-Minh a capturé un peu plus de 10 000 hommes, 60 % de ceux-ci mourront dans les camps Viêt-Minh dans des conditions terribles.
Le 21 juillet 1954, le cessez-le-feu mettant fin à la première guerre d’Indochine est signé à Genève.
En son temps une délégation française avec notre ami Calixte Authier président de l’Union Nationale des Combattants des Yvelines avait été déposer une gerbe au nom des Mémoires du Mont-Valérien, au monument aux Morts des Soldats Français tombés à Dien Bien Phu et au Viet-Nam.
Un hommage du président Alain FABER au nom de notre association et de ses adhérents fut lu sur lors de la cérémonie dans ce lieu de mémoire.
Tout en respectant l’histoire souvenons-nous de ces nombreux morts.
Nous remercions le Souvenir Français par sa lettre N° 94 de nous avoir permis d’écrire et de publier cet article. ainsi que les différents auteurs et photographes pour leurs participations à la mémoire de nos hommes morts au champs d’honneur. Pour plus d’information sur cette bataille historique voir également le site Wikipédia.
Le samedi 28 avril à l’invitation de M. Georges Siffredi Président du conseil départemental nous étions présents pour assister à la cérémonie départementale en souvenir des victimes et héros de la déportation à Nanterre.
A 09H30, une petite délégation menée par M. Alain Joly président départemental de l’UNADIF-FNDIR, est venue prélever la flamme au Mémorial de la France Combattante avec l’aide et l’assistance de notre secrétaire général exécutif. Etaient présents trois porte-drapeaux FNDIRP, UNADIF-FNDIR, UNADIF-FNDIR 92, Mme Blandine Allain et M. Bernard Michault porte-flambeau, président des Amis de la FMD 92, M. Bacco, Mme Corine Herbet, M. Alain Kaminski. Un dépôt d’une gerbe commune pour l’UNADIF et l’AFMD par Mmes Blandine Allain, Mireille Bacco et un jeune a eu lieu. Une présentation préalable de ce haut lieu de mémoire avait été faites par M. Jean-Baptiste Romain ONACVG Directeur des Hauts lieux de mémoire IDF.
A 11h30 à Nanterre, en présence de Madame Fatou Diop Mano sous-préfète des Hauts de Seine, de M. Georges Siffredi Président du conseil départemental, des parlementaires et des élus des Hauts de Seine ainsi que les familles des déportés, des jeunes et les associations patriotiques, notre secrétaire général exécutif M. Patrick Ourceyre a eu l’honneur de hisser les couleurs comme chaque année.
Après l’intervention de plusieurs orateurs et un important dépôt de gerbes et la cérémonie ayant a été magnifiée par la présence de la Maîtrise des Hauts de Seine sous la direction de M. Gael Darchen, la nombreuse assistance s’est rendue en défilant en bon ordre jusqu’à l’extension du conseil départemental pour assister à la réception.
Cette commémoration organisée par M. Alain Joly président départemental de l’UNADIF-FNDIR et Mme Isabelle Carpentier chargée de Mission – Événementiel – Communication au conseil départemental a été une parfaite réussite, nous les félicitons.
Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien
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Caen, 6 juin 1944
Ce jour-là, la Gestapo perpétue un crime de guerre atroce en représailles de l’annonce du Débarquement sur les côtes normandes. Des prisonniers de la maison d’arrêt de Caen sont massacrés dans les courettes de la prison. Le nombre de victimes, encore aujourd’hui imprécis, est estimé à environ 75 personnes. La plupart ont été incarcérés pour des faits de résistants, comme les membres du réseau Arc-en-Ciel arrêtés le 22 mai par les collaborationnistes connus sous le nom de « bande à Hervé ». Parmi les victimes, Colbert Marie, n’avait que 17 ans.
Voici son courrier écrit à ses parents avec son sang.
« Maman, j’ai été arrêté comme étant communiste par Fortier. Va le voir, explique-lui que je suis innocent, car j’ai reçu des coups de nerf de bœuf. S’il n’y avait pas Gisèle, je ne serais plus vivant. Dis à Roger de dire bonjour à tout le monde et à Kléber de venir avec l’Allemande de Littry et à Sobry de dire à Raymond de parler pour moi. Mille baisers à petite Gigi, Maman, Papa, Yolande et aux amis. À bientôt. Je suis innocent. »
Les corps sont ensuite déplacés le 30 juin pour masquer les faits. Ils n’ont jamais pu être retrouvés malgré les recherches entreprises. La liste complète des victimes fut également difficile à établir, la Gestapo ayant détruit les registres d’écrou.
A l’approche du 80éme anniversaire de la Libération, nous nous devions de rappeler ce douloureux événement. N’oublions pas ces malheureuses victimes de la sauvagerie des nazis.
Nous remercions les archives du Calvados pour nous avoir permis de publier cet article et ces photos.
Le 20 février, lors de la cérémonie en hommage à Missak Manouchianau au Mémorial de la France Combattante et avant sa panthéonisation, nous étions représentés par notre ami et adhérent fidèle Tanneguy Audic de Quernen titulaire de notre croix du Mérite. Il y a rencontré Jean Baptiste Romain Directeur du service départemental des Hauts-de-Seine et des Hauts lieux de la mémoire nationale en Ile-de-France.
Nous avons ainsi rendu également hommage à tous ceux civils ou militaires qui ont donné leur vie pour notre liberté.
Un hommage sera rendu le 19 février dans la cour des Invalides à ce valeureux résistant et déporté. Il est mort le 31 janvier, dans ses cent unièmes années.
Il a reçu la médaille de la Résistance française par décret du 15 octobre 1945. Également commandeur de la Légion d’honneur membre de la Commission nationale de la médaille de la Résistance française. Né le 18 décembre 1923 à Paris, ce combattant de l’«armée des ombres » a tenu pendant de nombreuses années à témoigner auprès des jeunes de son parcours de résistant et de déporté.
En 1940, il refuse l’Armistice. Malgré ses 17 ans, il souhaite ardemment continuer le combat. En 1942, il est actif dans le sud-ouest dans le réseau Judith. Arrêté plusieurs fois il réussit toujours à s’échapper. Il gagne la Normandie où il devient chef régional d’un maquis. Il est arrêté le 3 juin 1944 sur dénonciation. Il connaît plusieurs prisons avant d’être transféré au camp de Compiègne. Il est déporté par le convoi du 2 juillet 1944, qui sera nommé le « Convoi de la Mort ».
Il reste peu de temps au camp de Dachau et est envoyé vers le camp de Neckargerach dans la vallée du Neckar, un ensemble de camps qui dépendent de Natzweiler-Struthof. Une épidémie de typhus se déclare en novembre 1944 qui décime les rangs des déportés. Il contracte le typhus puis une pleurésie. Il est transféré vers Osterburken où il est libéré par les Américains. Il a épousé une résistante, déportée de Ravensbrück, Nicole Clarence.
Souvenons nous de ce résistant de l’armée des Ombres.
Nous remercions le figaro du 10/02/24 qui nous a permis de publier notre article.
Pendant la Seconde Guerre mondiale c’est une opération militaire effectuée du 8 septembre au 4 octobre 1943 par l’Armée française, à l’initiative du général Henri Giraud, , contre l’avis du général de Gaulle qui trouvait l’opération risquée et voulait attendre un accord et une aide des Alliés.
France : Environ 10 000 hommes – Italie : Une partie des 80.000 hommes des troupes d’occupation – Allemagne : Entre 10 000 et 32 000 hommes
Il s’agit donc du premier acte de la Libération de la France, mettant ainsi fin à une année d’occupation de l’île par les forces de l’Axe.
Citation à l’ordre de l’Armée attribuée à la 1re compagnie du 1er régiment de tirailleurs marocains (1er RTM) pour la prise du col de San Stefano, Ordre no 364, le 3 janvier 1944, général Giraud
« Magnifique unité qui au cours d’une audacieuse opération de nuit a enlevé le 30 septembre 1943 la position du col de San Stephano, solidement tenue et organisée. A, par son action digne des plus beaux faits d’armes des troupes marocaines, ouvert la route a notre progression. A en outre causé un préjudice considérable à l’ennemi, qui a laissé entre nos mains 3 morts, 11 prisonniers dont 1 officier, 2 canons de 75, 7 véhicules automobiles, une quantité considérable d’armement, de vivres et de munitions. »
Nous remercions le site de Wikipédia qui nous a permis cet article.
Nous nous devons de vous informer que nous sommes malheureusement contraints de reporter notre cérémonie annuelle.
En effet, la santé de notre président Alain Faber ne nous permet pas actuellement de la maintenir à la date prévue du 15 octobre 2023.
Toutefois notre Secrétaire Général Exécutif, à la demande et par délégation du Président, fera à 15h00 et à cette date un dépôt de gerbe ainsi que des fleurs dans la clairière des fusillés afin de maintenir notre lien étroit et faire perdurer notre cérémonie annuelle du souvenir. Vous serez les bienvenus si vous le souhaitez.
Vu ce qui précède et avec tous nos sincères regrets, notre cérémonie annuelle est donc reportée en octobre 2024 et aura toujours lieu en l’honneur de la 2e DB, sauf aléas pouvant survenir.
Nous vous remercions par avance de bien vouloir prendre bonne note de ce message et de le diffuser auprès de vos relations participant à nos cérémonies.
Vous êtes invités à cette cérémonie exceptionnellement dédiée cette année au 80e anniversaire de la création de la 2e DB par le général LECLERC de HAUTECLOCQUE le 24 août 1943 à Témara au Maroc
Vous pouvez consulter le site de la fondation en cliquant sur le bandeau ci-dessous.
Alain FABER Président des Mémoires du Mont-Valérien