Joseph Kessel

Né le 10 février 1898 à Villa Clara  Argentine et mort le 23 juillet 1979 à Avernes, enterré au cimetière Montparnasse.

Engagé volontaire en France comme aviateur pendant la Première Guerre mondiale, à la fin de l’année 1916, il décide de s’engager volontairement dans l’armée française. Enrôlé dans l’artillerie, il est rapidement affecté dans l’aviation, arme toute nouvelle à cette époque. Il est promu sous-lieutenant en juillet 1918 après avoir participé aux combats de la deuxième bataille de la Marne au printemps 1918.

Après la défaite de la France face à l’Allemagne en mai-juin 1940 Joseph Kessel rejoint la Résistance au sein du réseau Carte, avec son neveu Maurice Druon. C’est avec ce dernier qu’il franchit clandestinement les Pyrénées pour gagner Londres et s’engager dans les Forces aériennes françaises libres du général de Gaulle. En mai 1943, dans l’enceinte du pub The White Swan, à Coulsdon, dans la banlieue sud de Londres, il compose, toujours avec son neveu Maurice Druon, les paroles françaises du Chant des Partisans qui devient l’hymne de la Résistance puis finit la guerre comme capitaine dans l’aviation.

Par la suite il devint grand reporter, écrivain puis académicien. Il se retrouve dans nos mémoires chaque fois que nous entendons le Chant des Partisans dans nos cérémonies patriotiques.

Décorations

Nous remercions Wikipédia qui nous a aider à publier cet article

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

René Cassin

Le 5 octobre 1987, François Mitterrand présidait l’entrée de René Cassin au Panthéon. Les premiers mots de son discours définissent l’homme et son histoire :
« Il est des hommes illustres pour avoir incarné la douleur ou la gloire d’une époque. Il en est d’autres dont la grandeur est d’avoir su anticiper sur leur temps, en y semant les germes du futur. René Cassin est de ceux-là ». – François Mitterrand

« Obscur soldat d’une immense armée », il est grièvement blessé le 12 octobre 1914, lors d’un assaut contre les casernes de Chauvoncourt (Meuse). Il sera réformé avec une invalidité de 65%, et portera un corset toute sa vie.

Il anticipe d’abord ce que sera l’après-guerre, retrouve sa passion du droit et la met au service des associations d’anciens combattants en création, en particulier de l’Union Fédérale. Il sera le principal rédacteur du Code des Pensions militaires d’invalidité. Le monde combattant lui doit beaucoup. Mais, alors qu’en 1940, les anciens combattants sont attirés, voire aimantés par Philippe Pétain qu’ils considèrent comme le vainqueur de Verdun, René Cassin fait le choix de de Gaulle. Il pressent ce que sera la Seconde Guerre mondiale, et rejoint à Londres les « hommes partis de rien ». Il sera le rédacteur et le juriste de la France Libre. Enfin, en 1945, anticipant de nouveau ce que sera l’après guerre et la nécessaire création d’institutions universelles, il participe de manière essentielle à l’écriture de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Prix Nobel de la Paix, René Cassin est inhumé au Panthéon. Il y occupe une place incontournable, celle d’avoir toujours fait le juste choix, au service de la Nation et de l’Universel.

À l’occasion du 50ème anniversaire de sa disparition, à nous de faire de René Cassin plus qu’une histoire française. 

Nous remercions vivement Monsieur Serge BARCELLINI Contrôleur Général des Armées (2s) Président Général de l’association « Le Souvenir Français » de nous permettre de publier au titre de notre partenariat son article paru dernièrement .

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont Valérien

“Mort en haine de la foi :

l’histoire de Jean Batiffol

Arrêté, fin janvier 1945 , incarcéré à la prison de Graz, et envoyé à Mauthausen.

De jour comme de nuit, il se porte près des grands malades, les écoute, les encourage, les confesse, les assiste à leurs derniers moments.
De Graz, il rayonne dans les commandos environnants, célèbre la messe dans une auberge pour des gens qui n’ont pas vu un prêtre depuis deux ans, et bientôt lui incombe l’aumônerie générale de tout le stalag XVIII A, dont les commandos constituent « une paroisse de 10 prêtres et 20 000 âmes » sur bien des km².

Mort au camp de concentration de Mauthausen le 8/05/1945
Le gouvernement belge le fit Chevalier de l’Ordre de Léopold et la Croix-Rouge lui décerna la médaille de la « Reconnaissance pour aide fraternelle aux prisonniers », car il aida tous ses compagnons de souffrance, quelle que fût leur nationalité. 
Il a été béatifié le 13 décembre 2025 à notre Dame de Paris.


Le père Jean Batiffol repose depuis le 14 juin 1956 à Boulogne-Billancourt. Sa tombe se trouve au Cimetière de l’Ouest, au 1 rue de l’Ouest à Boulogne-Billancourt (92), dans le carré 8, et porte le numéro 45. On la trouve à gauche en entrant dans le cimetière, il s’agit de la 45e le long du mur, à environ 85 m de l’entrée

Nous remercions le diocèse de Paris de nous avoir permis cet article ainsi que le BBI de Janvier 2026.


Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

COTISATION 2026

Chers amis et contributeurs des Mémoires du Mont-Valérien, je vous adresse mes meilleurs vœux pour que l’année 2026 soit la moins difficile possible.

C’EST LE MOMENT DE PARTICIPER ACTIVEMENT A LA PRÉSERVATION DE LA MÉMOIRE ET A LA RÉUSSITE DE NOS CÉRÉMONIES.

GRÂCE A VOTRE CONTRIBUTION NOUS PARTICIPONS ACTIVEMENT AU MAINTIEN DE LA MÉMOIRE PATRIOTIQUE

VOUS ÊTES LES ACTEURS PRINCIPAUX DE NOTRE ASSOCIATION NATIONALE SANS VOUS RIEN N’EST POSSIBLE.

Je vous remercie pour votre fidélité au soutien de nos actions mémorielles et transgénérationnelles.

Alain FABER Président

Cotisation  : 25 euros

Par chèque : Mémoires du Mont-Valérien – 9 cours de l’Ile Seguin – 92100 – Boulogne-Billancourt

Par virement : IBAN : CRÉDIT MUTUEL FR 761 027 806 067 000 216 751 015 1

LE MÉMORIAL DU MONT-VALÉRIEN

Écrit et ressenti par Lætitia BOUCHEZ

FAMILLE BOUCHEZ Laetitia – Jérémy – Vérone – Maxence

Le Mont-Valérien : Entre la Terre et le Feu

Au Mont-Valérien, la mémoire n’est pas une abstraction.

Elle se respire dans les clairières et se lit dans le vacillement d’une flamme.

Pour qui arpente ce haut lieu, deux éléments s’imposent avec force :

la Terre, qui a recueilli le sacrifice, et le Feu, qui porte l’espérance.

La Terre : Le Silence et le Sang

Physiquement, elle est cet humus épais, souvent froid, qui entoure la clairière. Philosophiquement, elle représente le concret : le poids de la sentence, la chute des corps, le retour à la poussière.

C’est l’élément du silence.

Dans l’ombre des fossés, la terre a absorbé les derniers mots et les dernières larmes, devenant ainsi un témoin muet mais éternel.

Pourtant, cette terre n’est pas stérile. Elle est devenue un terreau de transmission. En y déposant des terres venues d’ailleurs — comme celle de la Citadelle de Liège — nous ne faisons pas qu’ajouter de la poussière à la poussière. Nous créons une communion des sols, de la fraternité.

Le Feu : Le Souffle et la Vie

Face à la densité de la terre, le feu du Mont-Valérien s’érige comme une force. La Flamme de la Résistance, qui brûle sans discontinuer, n’est pas un simple monument de bronze ; elle est une présence vivante, l’élément de la vie qui persiste.

Si la terre est le lieu de l’exécution, le feu est celui de l’insurrection. Le feu est énergie et chaleur. Il vient rompre la froideur de la pierre et de la terre pour dire que l’esprit, contrairement au corps, ne peut être enterré.

Le feu a aussi une fonction de veille. Tant qu’une flamme brûle, le souvenir perdure. Elle est le phare qui guide les générations futures, transformant la « nuit » du passé en une « clarté » pour l’avenir.

Le Souvenir

CLAIRIÈRE DES FUSILLES

Au Mont-Valérien, la Terre et le Feu ne s’opposent pas ; ils se complètent pour former une alchimie mémorielle.

Chaque cérémonie, chaque poignée de terre déposée au pied de la flamme, est une manière de dire que sur cette colline, la mort n’a pas le dernier mot. La terre garde le souvenir, mais c’est le feu qui lui donne un sens.

L’ASSOCIATION NATIONALE DES MÉMOIRES DU MONT-VALÉRIEN Gardienne de cet Équilibre

Pour l’association, veiller sur le Mont-Valérien, c’est accepter d’être les gardiens de cette alliance entre la terre et le feu.

Sa mission réside dans l’animation de cette mémoire. En organisant des cérémonies comme celle du 6 décembre, l’ANNMV ravive l’éclat de la Flamme tout en honorant la sacralité de la Terre. Chaque poignée de terre venue d’ailleurs, chaque délégation accueillie, est une manière de nourrir le sol de ce mémorial.

Entre le silence de la terre qui appelle au recueillement et l’ardeur du feu qui appelle à l’engagement, l’ANNMV trace un chemin pour les générations futures. Elle œuvre pour que chaque visiteur reparte avec, au cœur, un peu de cette chaleur qui, depuis 1944, ne s’est jamais éteinte sur la colline.

Que 2026 soit pour nous tous une année de partage, de fidélité à nos valeurs et de transmission ardente.

Laetitia BOUCHEZ

RAPPEL A DIEU

Nous avons la tristesse de vous annoncer le décès à l’âge de 96 ans de notre administrateur et fidèle compagnon Monsieur René GROUSSARD.

Co-fondateur et fidèle compagnon de notre regrettée Présidente Fondatrice Madame Lysiane Tellier.

Commandeur de la Légion d’Honneur – Croix de Guerre 1939-1945

Il était l’un des derniers témoins de la Résistance dans sa région, le pays Mellois.

(Le Mellois est une région naturelle de France située en Nouvelle-Aquitaine, au sud du département des Deux-Sèvres)

Son père, chef de réseau, avait été arrêté et fusillé en 1944.

Nous adressons à Madame R. Groussard et sa nombreuse famille nos très sincères condoléances et les assurons de toute notre sympathie.

Requiescat in Pace

Patrick OURCEYRE Secrétaire général Éxécutif

Des Résistants peu connus

Robert Pérès :  mort pour la France au Pont de St Cloud en août 1944 lors des combats pour la libération de Boulogne Billancourt à l’âge de 46 ans.

Chef de groupe du mouvement de résistance Libération-Nord avait pour mission la coordination dans notre ville des actions de renseignements, sabotage ou soutien au FFI.

Son nom figure sur une plaque commémorative posée à l’entrée de notre hôtel de ville.

Marcel Touquet : Mort en déportation. Il était membre des Jeunesses ouvrières chrétiennes (JOC) de Clichy.

Mobilisé en 1939, il est envoyé en 1942 à Berlin pour le STO. Il sert alors d’agent de liaison pour son curé, l’abbé Louis qui est membre d’un groupe de Résistance appelé Turma-Vengeance. Arrêté le 25 août 1944 à l’usine, il est déporté au camp d’Oranien-bourg-Sachsenhausen puis à Ravensbrück.

Sa mort survient durant la longue marche de la mort enfermé dans des wagons abandonnés en peine forêt avant l’arrivée des Américains et des Russes.

Il sera béatifié le 13 décembre 2025 à Notre-Dame de Paris avec 48 autres martyrs ainsi que lors de la messe d’action de grâce célébrée à l’église Saint-Vincent-de-Paul de Clichy.

Nous remercions le BBI de Boulogne et le journal Le Parisien et M. Pierre Raynaud de nous avoir permis de publier cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

A CEUX QUI SONT TOMBÉS

FÉDÉRATION NATIONALE VÉTÉRANS OPEX / ONU / OTAN FRANCE

Avec l’aimable autorisation des Vétérans OPEX / ONU / OTAN FRANCE

Alain FABER Président des Mémoires du Mont-Valérien

107éme Anniversaire de l’Armistice du 11 Novembre 1918

A l’invitation de M. Pierre Christophe Baguet Maire de Boulogne – Billancourt, notre secrétaire général exécutif Patrick Ourceyre a participé à la cérémonie du souvenir.

De très nombreuses personnalités civils et militaires étaient présentes ainsi que de nombreux porte-drapeaux parmi lesquels une douzaine de jeunes enfants de tous âges.

Assistaient également à cette cérémonie mémorielle de nombreux jeunes. Des élèves des différentes écoles de la ville, du conseil municipal des jeunes ainsi que des sapeurs pompiers.

Monsieur Emmanuel Yborra Sous-préfet de la ville a fait la lecture de la lettre de Madame la ministre des Armées et Anciens Combattants.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

A NOS MORTS

Les seize « Morts pour la France » inhumés au Mont-Valérien sont désormais 17.

Lorsque vous entrerez dans la crypte ils sont là devant vous, combattants des trois armes, prisonniers, déportés, hommes et femmes, ils symbolisent à la fois l’unité nationale et les différents théâtres d’opération et lieux de souffrance en France, en Italie, en Allemagne, au Laos, en Tunisie et en Lybie.

Berty Albrecht, née le 15 février 1893 à Marseille, Bouches-du-Rhône. Cinquième caveau en partant de la gauche.

Allal Ould M’Hamed Ben Semers, né en 1920 au douar Bourjaa, Maroc. Sixième caveau en partant de la droite.

Raymond Anne, né le 17 décembre 1922 à Villers-Bocage, Calvados. Troisième caveau en partant de la gauche.

Henri Arnaud, né le 24 août 1907 à Paris. Quatrième caveau en partant de la droite.

Georges Brière, né le 24 décembre 1922 à Reims, Marne. Huitième caveau en partant de la gauche.

Jean Charrier, né le 1er juin 1920 à Paris. Septième caveau en partant de la droite.

Maurice Debout, né le 30 décembre 1914 à Arras, Pas-de-Calais. Sixième caveau en partant de la gauche.

Maurice Duport, né le 7 avril 1919 à Salon-de-Provence, Bouches-du-Rhône. Troisième caveau en partant de la droite.

Edmond Grethen, né le 23 mars 1898 à Thionville, Moselle. Deuxième caveau en partant de la gauche.

Hedhili Ben Salem Ben Hadj Mohamed Amar, né en 1913 à Hergla Caidat, Tunisie. Cinquième caveau en partant de la droite.

Renée Lévy, née le 25 septembre 1906 à Auxerre, Yonne. Premier caveau en partant de la droite.

Maboulkede, né en 1921 à Dangarare, Tchad. Quatrième caveau en partant de la gauche.

Antoine Mourgues, né le 13 octobre 1919 à Lorient, Morbihan. Deuxième caveau en partant de la droite.

Alfred Touny, né le 24 octobre 1886 à Paris. Huitième caveau en partant de la droite.

Pierre Ulmer, né le 24 juillet 1916 à Châtellerault, Vienne. Septième caveau en partant de la gauche.

Hubert Germain le 17éme corps. Depuis 2021 il les a rejoints, né le 6 août 1920 à Paris il y est mort le 12 octobre 2021. Il était le dernier compagnon de la Libération. Sa place est au centre.

Ne les oublions pas.

Source Mémorial du Mont-Valérien que nous remercions.

Patrick OURCEYRE Mémoires du Mont-Valérien