Entretenir et faire respecter la MÉMOIRE du MONT-VALÉRIEN, promouvoir et développer la mémoire par la communication, le dialogue et par une relation intergénérationnelle permanente en France et à l’étranger.
Le jeudi 25 avril, notre ami et adhérent Tanneguy AUDIC de QUERNEN Président ANORAAE secteur 420 et Vice-Président National a activement participé à ce rallye rassemblant plus de 200 collégiens alto-séquanais.
20 collèges ont participé venant de 12 communes.
Cette journée était consacrée à la citoyenneté, au devoir de Mémoire et à la Défense.
A cette occasion, il a remis avec la préfète déléguée Madame Nadège Baptista le Prix du Vol Découverte ANORAAE au Collège de Neuilly-sur-Seine.
Nous félicitons Tanneguy AUDIC de QUERNEN pour sa parfaite réussite lors de ce rallye et nous remercions M. Serge Guèvel pour sa photo
Le samedi 28 avril à l’invitation de M. Georges Siffredi Président du conseil départemental nous étions présents pour assister à la cérémonie départementale en souvenir des victimes et héros de la déportation à Nanterre.
A 09H30, une petite délégation menée par M. Alain Joly président départemental de l’UNADIF-FNDIR, est venue prélever la flamme au Mémorial de la France Combattante avec l’aide et l’assistance de notre secrétaire général exécutif. Etaient présents trois porte-drapeaux FNDIRP, UNADIF-FNDIR, UNADIF-FNDIR 92, Mme Blandine Allain et M. Bernard Michault porte-flambeau, président des Amis de la FMD 92, M. Bacco, Mme Corine Herbet, M. Alain Kaminski. Un dépôt d’une gerbe commune pour l’UNADIF et l’AFMD par Mmes Blandine Allain, Mireille Bacco et un jeune a eu lieu. Une présentation préalable de ce haut lieu de mémoire avait été faites par M. Jean-Baptiste Romain ONACVG Directeur des Hauts lieux de mémoire IDF.
A 11h30 à Nanterre, en présence de Madame Fatou Diop Mano sous-préfète des Hauts de Seine, de M. Georges Siffredi Président du conseil départemental, des parlementaires et des élus des Hauts de Seine ainsi que les familles des déportés, des jeunes et les associations patriotiques, notre secrétaire général exécutif M. Patrick Ourceyre a eu l’honneur de hisser les couleurs comme chaque année.
Après l’intervention de plusieurs orateurs et un important dépôt de gerbes et la cérémonie ayant a été magnifiée par la présence de la Maîtrise des Hauts de Seine sous la direction de M. Gael Darchen, la nombreuse assistance s’est rendue en défilant en bon ordre jusqu’à l’extension du conseil départemental pour assister à la réception.
Cette commémoration organisée par M. Alain Joly président départemental de l’UNADIF-FNDIR et Mme Isabelle Carpentier chargée de Mission – Événementiel – Communication au conseil départemental a été une parfaite réussite, nous les félicitons.
Nous avons appris avec regret le décès, survenu le 13 avril en son domicile à Noisy-le-Sec dans sa 94ème année, de notre adhérent et ami Robert JOBARD, ingénieur et célèbre collectionneur de véhicules militaires de la deuxième guerre mondiale.
Outre son épouse Denise il laisse trois enfants et cinq petits-enfants.
Ancien d’un régiment des tirailleurs marocains (spahis), arborant sa fière moustache, il aimait bien la vie en bon bourguignon du Dijonnais qu’il était.
Très influencé par le style « British », il avait de nombreuses relations parmi les anciens héros anglais de la guerre tels que le Colonel MOORE ancien de la 2è DB et du bataillon de marche des spahis marocains.
Collectionneur invétéré il détenait outre les véhicules, d’innombrables objets et documents de la guerre 39-45 ainsi qu’une magnifique collection d’automobiles miniatures.
Les obsèques ont eu lieu en l’église Saint Jean-Baptiste de Noisy-le-Sec le 24 avril.
Nous exprimons à son épouse et à sa famille nos plus sincères condoléances en cette circonstance douloureuse.
Hommage à Robert JOBARD interviewé par Jean Pierre MIQUEL (extrait de COMPAGNONS N°31)
Robert JOBARD, notre sympathique adhérent « fournisseur » de véhicules militaires aux organisateurs de commémorations de batailles célèbres, est un ancien du Régiment des tirailleurs marocains (Spahis). Passionné de mécanique il a contribué au développement de ces « machines de guerre » en tant que président de 1991 à 2014 de l’association UNIVEM Paris Ile-de-France (Union Nationale des Collectionneurs de Véhicules Militairesbasée à Satory). ).
Ses fonctions lui ont permis, aux niveaux régional et national, d’approcher des personnages illustres désireux de mettre en place des moyens exceptionnels rappelant des évènements historiques. On le retrouve aux premières loges dans les médias relatant de grands moments dans telle ou telle ville ou région.
Le colonel Fred MOORE (8/04/1920-18/09 :2017) Chancelier, Compagnon de la Libération lui a laissé lors de différents contacts, des documents* personnels sur sa vie de tous les jours de jeune engagé (4 mars, 22 avril, 2 mai 1940) avant de rejoindre le Général à Londres. Il s’agit de factures relatives à l’armée polonaise quelques jours avant la capitulation. Elle arrivait de Narvik avec quelques unités françaises.
*Exposés lors de nos rassemblements ( AG entre autres)
Suite évocation de Robert sur sa rencontre avec le colonel MOORE.
Fred MOORE est né à Brest, de père britannique, ancien officier de la Royale Navy, et de mère bretonne.
J’ai fait sa connaissance lors du 50è Anniversaire de la Libération de Paris en 2004. J’étais Président du MVCG, club de collectionneurs de VM, basé à Issy les Moulineaux dans les anciens ateliers d’armement, en bordure de l’Ile St Germain. Quand mon travail me laissait quelque temps libre, je fonçais à l’atelier. Un après-midi je vois arriver un civil, pas très grand, tiré à quatre épingles, qui me demande s’il peut visiter les véhicules, ce que je lui propose.
Il visite, remercie et part. Quelques jours plus tard, ce Monsieur revient en me priant de l’autoriser à mesurer un AM8. Ok et c’est à ce moment qu’il me décline son identité : colonel MOORE ancien de la 2 ièmeDB , du Bataillon de marche des Spahis marocains. Pendant plusieurs semaines il a pris les cotes et les photos lui permettront la réalisation d’une maquette d’AM8, laquelle a été offerte au Musée des Troupes de Marine. N’est-ce pas remarquable ??
Ci-dessus quelques photos souvenir de ce Héros approché grâce à nos relations avec Alain Faber au musée des Compagnons de la Libération et lors de la cérémonie au Mont Valérien en 2015.
Robert JOBARD avait été fort impressionné, comme nous, par la personnalité hors du commun de Monsieur MOORE. Il suffit de se rendre sur Google pour prendre connaissance de sa biographie exceptionnelle.
Jean-Pierre MIQUEL Président du comité Charles de Gaulle de Seine Saint-Denis
Né le 15 novembre 1896 à Libreville et mort le 7 juin 1940 à Airaines (France) était un officier français originaire du Gabon ayant servi dans l’armée française lors des deux guerres mondiales.
À la déclaration de guerre en 1914, il quitte le Cameroun et rentre au Gabon. Il s’engage au service de la France et s’enrôle dans les tirailleurs sénégalais en 1916. À l’issue d’une formation militaire à l’école des officiers d’outre-mer de Fréjus en 1922, d’où il sort major de promotion, il devient le 24 mars 1923 un des rares Africains à recevoir les épaulettes d’officier (sous-lieutenant) à titre indigène. En septembre 1926 Il est nommé lieutenant àtitre indigène, puis nommé lieutenant à titre français en 1927. Promu capitaine en 1933 il est affecté au 1er régiment de tirailleurs sénégalais, à Saint-Louis (Sénégal).
1940 – Airanes :
La position est attaquée par les allemands venus de Belgique. Après une résistance hors du commun, il reste sur place pour couvrir la retraite du bataillon. Sa compagnie compte quinze hommes dont dix africains et cinq européens. Après une rude bataille ils doivent se rendre faute de munitions. Les allemands séparent les Africains des Européens, il refuse alors d’être considéré comme un « sous homme » et fait valoir sa qualité d’officier. Les allemands l’exécute d’une balle derrière la tête.
Président de l’Association nationale des Mémoires du Mont-Valérien
Chers amis,
Après de nombreux mois, contraint par la maladie, j’ai enfin le plaisir de vous rejoindre et de retravailler pour notre association et la mémoire de tous ceux qui sont tombés pour notre liberté durant la guerre 39/45.
Avant tout, je tiens à remercier Monsieur Patrick OURCEYRE, notre secrétaire général, pour avoir pris en mains la gestion complète des Mémoires du Mont-Valérien. Il fut brillant lors de ces moments difficiles et un soutien précieux et fraternel. C’est un Homme sur lequel on peut compter, encore plus lors d’orages qui peuvent survenir de manière imprévisible. Il sait être présent dans tous les domaines quant il le faut. Merci à vous aussi adhérents de l’association pour les messages de soutien reçus pendant ces mois difficiles. Ils m’ont permis de tenir et d’imaginer, puis de prévoir de belles prochaines cérémonies en 2024 et 2025.
C’est un vrai bonheur de tous vous retrouver.
Lors de la prochaine assemblée générale, nous devrons envisager et prendre de nouvelles décisions pour l’avenir à court terme et la pérennité de l’association créée par Madame Lysiane TELLIER.
Je ne pourrais pas faire autrement que de vous demander d’assister dans différentes tâches Patrick OURCEYRE et moi même. D’ici là, je vous invite à réfléchir à ce que vous voudriez faire en vous engageant dans la vie des Mémoires du Mont-Valérien.
Compte tenu des événement subits en 2023 et début 2024, l’appel à cotisation n’a pas encore eu lieu. Le montant de la cotisation est de 25,00€ n’hésitez pas à nous faire parvenir votre chèque même si vous ne recevez pas cet appel. En effet un dysfonctionnement informatique à supprimer 56.000 dossiers et encore beaucoup plus de fichiers parmi lesquels les coordonnées de tous les adhérents.
( Merci de nous adresser avec votre chèque l’ensemble de vos coordonnées pour rétablir une liste la plus complète possible de tous nos adhérents, adhérents décorés, et donateurs )
La cérémonie annuelle se déroulera le vendredi 18 octobre prochain à 15h00 sur l’esplanade du Mémorial de la France Combattante du Mont-Valérien. Elle aura pour thème le 80è anniversaire de la Libération et sera dédicacée à la 2è DB en présence du général Jean-Paul MICHEL président de l’Association des Anciens de la 2ème DB, et président de la Fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque. Nous avons sollicité des subventions auprès des administrations de tutelle. Si celles-ci nous sont attribuées une très belle et grande cérémonie se déroulera en votre présence. Vous pourrez entendre la Maîtrise des Hauts-de-Seine, éventuellement revoir du matériel roulant de la dernière guerre, les militaires du 8è Régiment des Transmissions du Mont-Valérien et participer à une « après cérémonie » un verre à la main.
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE LE 23 AVRIL 2024 A 17h30
Maison du combattant 62 rue Marcel Dassault 92100 BOULOGNE-BILLANCOURT
MERCI DE PRENDRE CONNAISSANCE DES PIÈCES JOINTES RELATIVES A L’ ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU 23 AVRIL PROCHAIN
Cette nécropole nationale regroupe les tombes de 187 maquisards et civils morts pour la France lors des combats qui se déroulèrent sur le plateau du Vercors en juillet 1944.Le 21 juillet 1944 Vassieux tombe aux mains des commandos allemands aéroportés. Ils abattent sans distinction résistants et civils. Au soir de cette intervention, 11 villageois ont été fusillés et 101 résistants tués. Sur les 150 maisons du village, 140 sont complètement démolies
Le sergent Raymond Anne, maquisard de Vassieux, repose dans la crypte du Mont-Valérien, symbole du sacrifice de tous les morts des maquis de France.
Pour le prix de son martyre, Vassieux-en-Vercors devient par décret du 4 août 1945,
« ville compagnon de la Libération ».
Souvenons-nous d’eux pour ce 80éme anniversaire de la Libération.
Il arrive en France avec ses parents, à Marseille, en 1920. Après avoir participé à la campagne des Alpes en 1940, il entre dans un réseau de Résistance de la France Combattante, puis prend la tête d’un maquis au Plan-de-Canjuers, en novembre 1943. Son groupe atteindra une quarantaine d’hommes, et près d’une centaine après le débarquement en Normandie.
Ses maquisards doivent sans cesse changer d’emplacements. Ils entreprennent quelques actions (embuscades, évasion, patrouille) avant de descendre pour appuyer le débarquement allié en Provence.
Le 15 août, à Collobrières, ils aident les résistants locaux à préparer l’arrivée de l’avant-garde des Américains puis accompagnent les troupes françaises vers Toulon.
Officier d’artillerie dans la 1ère Division Française libre il participe aux combats de la poche de Royan, d’Alsace et à la bataille de l’Authion au-dessus de Nice
Le 3 août 1946, il reçoit la Médaille de la Résistance avec rosette.
Après la guerre il redevient professeur de mathématiques dans le Var.
Nous remercions le musée de la Résistance et les chemins de Mémoire pour leurs informations sur ce valeureux résistant qui fait partie de notre mémoire.
Il confie a 80 ans « avoir une dette de mémoire imprescriptible envers les 44 enfants d’Izieu, moi qui les connaissais tous et qui fus l’un des derniers à quitter en vie la colonie ».
Tous furent envoyés au camp de Drancy puis déportés à Auschwitz-Birkenau et gazés dès leur arrivée. La Maison d’Izieu est devenue le Mémorial des enfants juifs exterminés, inauguré le 24 avril 1994 par François Mitterrand, le président français de l’époque.
« Je dois la vie à ma mère qui, lors de la rafle des Allemands à l’Hôtel des Marquisats, m’a brusquement lâché la main et poussé vers une femme, la seule non-Juive du groupe. Celle-ci a été très courageuse car elle m’a conduit à Chambéry au bureau de l’UGIF. Ce geste pouvait la mener au peloton d’exécution. Plus tard, je l’ai cherchée mais ne l’ai jamais retrouvée »
Parce qu’il a échappé de justesse à la rafle d’Izieu, il est devenu un brillant ingénieur en électronique. Celui qui aurait pu être le 45e enfant de la liste Barbie est un miraculé et il est convaincu comme nous de la nécessité du devoir de mémoire qu’il exerce continuellement auprès des jeunes collégiens et lycéens.
Notre association Nationale est là également pour transmettre.
Nous remercions Le Parisien pour son article paru le 24mars et la Maison d’Izieu pour ses photos.
Livre de Samuel Pintel « L’enfant d’Izieu » Ed. Harper Collins
Le réseau Marco-Polo fait partie des 266 réseaux de renseignement ayant opéré en France durant la Seconde Guerre mondiale.
A Vichy, ses membres peuvent compter sur l’aide sans faille de plusieurs individus, parmi lesquels le commissaire de police Marc Juge, Mme Chabrol, Henri et Yvonne Moreau, ainsi que René Chabrier et sa compagne Yvette Poucy.
René Chabrier et Yvette Poucy vivent au 44 Avenue Paul Doumer.
Une de leurs missions consiste à identifier les fonctionnaires ou employés des ministères et administrations publiques les plus susceptibles de nuire à la résistance. Les renseignements recueillis par le couple et par les autres agents de Marco Polo sont ensuite regroupés, synthétisés puis envoyés à Lyon ou à Mâcon avant d’être transmis aux autorités supérieures de la Résistance à Londres.
Le 23 février 1944, Henry Moreau, René Chabrier et Yvette Poucy sont arrêtés par des agents français de la Gestapo.
Yvette Poucy connue sous le pseudonyme de « Civette » est transférée à la prison de Moulins et déportée en Allemagne à Ravensbruck. Elle est homologuée en tant que Résistante au titre des F.F.C. (Forces Françaises Combattantes) et des D.I.R. (Déportés et Internés de la Résistance). Elle décède le 7 février 1973 à Buzet-sur-Tarn.
René Chabrier est interrogé pendant plusieurs jours par la Sipo-SD de Vichy, avant d’être transféré à Moulins puis à Clermont-Ferrand. Le tribunal le condamne à mort ainsi que Marc Juge « pour espionnage au profit d’une puissance ennemie ». Il est fusillé par la Gestapo le 25 mars 1944. Il a été reconnu Mort pour la France Homologué FFC et DIR.
Ils sont moins connus et méritent de faire partie de la mémoire.
Arrivée en France en 1938 après l’invasion de la France par les nazis en mai-juin 1940 et la rupture du pacte germano-soviétique le 22 juin 1941, elle confie sa fille en 1942 à une famille française et s’engage dans l’organisation clandestine Main-d’œuvre immigrée (MOI) des étrangers communistes et dans le mouvement de lutte armée de cette organisation, les FTP-MOI. Sous le pseudonyme de « Pierrette », elle est chargée de l’assemblage des bombes et des explosifs, de leur transport et de l’acheminement des armes avant et après les opérations. Elle a ainsi participé indirectement à une centaine d’attaques contre l’armée allemande menés par le groupe Manouchian.
Elle a été atrocement torturée au nerf de bœuf, est transférée en Allemagne le 19 février 1944, tandis que les vingt-deux hommes du groupe Manouchian sont fusillés le 21 février au fort du Mont-Valérien.
Incarcérée à Karlsruhe, puis transférée Stuttgart le 3 mai où elle y est guillotinée le 10 mai, elle avait trente-deux ans, décorée de la médaille de la Résistance.
Nous remercions notre partenaire le Souvenir Français pour cet hommage dans sa lettre du N° 92 de Mars 2024