Charles N’Tchoréré

Né le 15 novembre 1896 à Libreville et mort le 7 juin 1940 à Airaines (France) était un officier français originaire du Gabon ayant servi dans l’armée française lors des deux guerres mondiales.

À la déclaration de guerre en 1914, il quitte le Cameroun et rentre au Gabon. Il s’engage au service de la France et s’enrôle dans les tirailleurs sénégalais en 1916. À l’issue d’une formation militaire à l’école des officiers d’outre-mer de Fréjus en 1922, d’où il sort major de promotion, il devient le 24 mars 1923 un des rares Africains à recevoir les épaulettes d’officier (sous-lieutenant) à titre indigène. En septembre 1926 Il est nommé lieutenant àtitre indigène, puis nommé lieutenant à titre français en 1927.  Promu capitaine en 1933 il est affecté au 1er régiment de tirailleurs sénégalais, à Saint-Louis (Sénégal).

1940 – Airanes :

La position est attaquée par les allemands venus de Belgique. Après une résistance hors du commun, il reste sur place pour couvrir la retraite du bataillon. Sa compagnie compte quinze hommes dont dix africains et cinq européens. Après une rude bataille ils doivent se rendre faute de munitions. Les allemands séparent les Africains des Européens, il refuse alors d’être considéré comme un « sous homme » et fait valoir sa qualité d’officier. Les allemands l’exécute d’une balle derrière la tête.

·   Croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieurs avec étoile d’argent (11 décembre 1925)

·   Chevalier de l’ordre de l’Étoile noire du Bénin (1926)

·   Chevalier de la Légion d’honneur (31 décembre 1930)

·   Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de vermeil 

· Août 1954 : cité, à titre posthume, à l’ordre du corps d’armée.

Nous devons garder en mémoire ce valeureux soldat ainsi que tous les tirailleurs sénégalais et africains morts pour la France.

Nous remercions le Souvenir Français pour sa publication (lettre N°93) et Wikipédia pour nous avoir permis cet article mémoriel.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

RETOUR AUX AFFAIRES

Alain FABER

Président de l’Association nationale des Mémoires du Mont-Valérien

Chers amis,

Après de nombreux mois, contraint par la maladie, j’ai enfin le plaisir de vous rejoindre et de retravailler pour notre association et la mémoire de tous ceux qui sont tombés pour notre liberté durant la guerre 39/45.

Avant tout, je tiens à remercier Monsieur Patrick OURCEYRE, notre secrétaire général, pour avoir pris en mains la gestion complète des Mémoires du Mont-Valérien. Il fut brillant lors de ces moments difficiles et un soutien précieux et fraternel. C’est un Homme sur lequel on peut compter, encore plus lors d’orages qui peuvent survenir de manière imprévisible. Il sait être présent dans tous les domaines quant il le faut. Merci à vous aussi adhérents de l’association pour les messages de soutien reçus pendant ces mois difficiles. Ils m’ont permis de tenir et d’imaginer, puis de prévoir de belles prochaines cérémonies en 2024 et 2025.

C’est un vrai bonheur de tous vous retrouver.

Lors de la prochaine assemblée générale, nous devrons envisager et prendre de nouvelles décisions pour l’avenir à court terme et la pérennité de l’association créée par Madame Lysiane TELLIER.

Je ne pourrais pas faire autrement que de vous demander d’assister dans différentes tâches Patrick OURCEYRE et moi même. D’ici là, je vous invite à réfléchir à ce que vous voudriez faire en vous engageant dans la vie des Mémoires du Mont-Valérien.

Compte tenu des événement subits en 2023 et début 2024, l’appel à cotisation n’a pas encore eu lieu. Le montant de la cotisation est de 25,00€ n’hésitez pas à nous faire parvenir votre chèque même si vous ne recevez pas cet appel. En effet un dysfonctionnement informatique à supprimer 56.000 dossiers et encore beaucoup plus de fichiers parmi lesquels les coordonnées de tous les adhérents.

La cérémonie annuelle se déroulera le vendredi 18 octobre prochain à 15h00 sur l’esplanade du Mémorial de la France Combattante du Mont-Valérien. Elle aura pour thème le 80è anniversaire de la Libération et sera dédicacée à la 2è DB en présence du général Jean-Paul MICHEL président de l’Association des Anciens de la 2ème DB, et président de la Fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque. Nous avons sollicité des subventions auprès des administrations de tutelle. Si celles-ci nous sont attribuées une très belle et grande cérémonie se déroulera en votre présence. Vous pourrez entendre la Maîtrise des Hauts-de-Seine, éventuellement revoir du matériel roulant de la dernière guerre, les militaires du 8è Régiment des Transmissions du Mont-Valérien et participer à une « après cérémonie » un verre à la main.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE LE 23 AVRIL 2024 A 17h30

Maison du combattant 62 rue Marcel Dassault 92100 BOULOGNE-BILLANCOURT

La nécropole nationale de Vassieux-en-Vercors


Cette nécropole nationale regroupe les tombes de 187 maquisards et civils morts pour la France lors des combats qui se déroulèrent sur le plateau du Vercors en juillet 1944.Le 21 juillet 1944 Vassieux tombe aux mains des commandos allemands aéroportés. Ils abattent sans distinction résistants et civils. Au soir de cette intervention, 11 villageois ont été fusillés et 101 résistants tués. Sur les 150 maisons du village, 140 sont complètement démolies

Le sergent Raymond Anne, maquisard de Vassieux, repose dans la crypte du Mont-Valérien, symbole du sacrifice de tous les morts des maquis de France.

Pour le prix de son martyre, Vassieux-en-Vercors devient par décret du 4 août 1945,

« ville compagnon de la Libération ».

Souvenons-nous d’eux pour ce 80éme anniversaire de la Libération.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

GLEB SIVIRINE

Il est né en 1910 à Odessa

Il arrive en France avec ses parents, à Marseille, en 1920. Après avoir participé à la campagne des Alpes en 1940, il entre dans un réseau de Résistance de la France Combattante, puis prend la tête d’un maquis au Plan-de-Canjuers, en novembre 1943. Son groupe atteindra une quarantaine d’hommes, et près d’une centaine après le débarquement en Normandie.

Ses maquisards doivent sans cesse changer d’emplacements. Ils entreprennent quelques actions (embuscades, évasion, patrouille) avant de descendre pour appuyer le débarquement allié en Provence.

Le 15 août, à Collobrières, ils aident les résistants locaux à préparer l’arrivée de l’avant-garde des Américains puis accompagnent les troupes françaises vers Toulon.

Officier d’artillerie dans la 1ère Division Française libre il participe aux combats de la poche de Royan, d’Alsace et à la bataille de l’Authion au-dessus de Nice

Le 3 août 1946, il reçoit la Médaille de la Résistance avec rosette.

Après la guerre il redevient professeur de mathématiques dans le Var.

Nous remercions le musée de la Résistance et les chemins de Mémoire pour leurs informations sur ce valeureux résistant qui fait partie de notre mémoire.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont Valérien

Samuel Pintel

Il confie a 80 ans « avoir une dette de mémoire imprescriptible envers les 44 enfants d’Izieu, moi qui les connaissais tous et qui fus l’un des derniers à quitter en vie la colonie ».

Les enfants d’Izieu photographiés peu avant leur déportation en avril 1944. — © AFP Photo/HO

Tous furent envoyés au camp de Drancy puis déportés à Auschwitz-Birkenau et gazés dès leur arrivée. La Maison d’Izieu est devenue le Mémorial des enfants juifs exterminés, inauguré le 24 avril 1994 par François Mitterrand, le président français de l’époque.

« Je dois la vie à ma mère qui, lors de la rafle des Allemands à l’Hôtel des Marquisats, m’a brusquement lâché la main et poussé vers une femme, la seule non-Juive du groupe. Celle-ci a été très courageuse car elle m’a conduit à Chambéry au bureau de l’UGIF. Ce geste pouvait la mener au peloton d’exécution. Plus tard, je l’ai cherchée mais ne l’ai jamais retrouvée »

Parce qu’il a échappé de justesse à la rafle d’Izieu, il est devenu un brillant ingénieur en électronique. Celui qui aurait pu être le 45e enfant de la liste Barbie est un miraculé et il est convaincu comme nous de la nécessité du devoir de mémoire qu’il exerce continuellement auprès des jeunes collégiens et lycéens.

Notre association Nationale est là également pour transmettre.

Nous remercions Le Parisien pour son article paru le 24mars et la Maison d’Izieu pour ses photos.

Livre de Samuel Pintel « L’enfant d’Izieu » Ed. Harper Collins

Patrick Ourceyre Mémoires du Mt Valérien

René Chabrier et Yvette Poucy

Le réseau Marco-Polo fait partie des 266 réseaux de renseignement ayant opéré en France durant la Seconde Guerre mondiale.

A Vichy, ses membres peuvent compter sur l’aide sans faille de plusieurs individus, parmi lesquels le commissaire de police Marc Juge, Mme Chabrol, Henri et Yvonne Moreau, ainsi que René Chabrier et sa compagne Yvette Poucy.

René Chabrier et Yvette Poucy vivent au 44 Avenue Paul Doumer.

Une de leurs missions consiste à identifier les fonctionnaires ou employés des ministères et administrations publiques les plus susceptibles de nuire à la résistance. Les renseignements recueillis par le couple et par les autres agents de Marco Polo sont ensuite regroupés, synthétisés puis envoyés à Lyon ou à Mâcon avant d’être transmis aux autorités supérieures de la Résistance à Londres.

Le 23 février 1944, Henry Moreau, René Chabrier et Yvette Poucy sont arrêtés par des agents français de la Gestapo.

Yvette Poucy connue sous le pseudonyme de « Civette » est transférée à la prison de Moulins et déportée en Allemagne à Ravensbruck. Elle est homologuée en tant que Résistante au titre des F.F.C. (Forces Françaises Combattantes) et des D.I.R. (Déportés et Internés de la Résistance). Elle décède le 7 février 1973 à Buzet-sur-Tarn.

René Chabrier est interrogé pendant plusieurs jours par la Sipo-SD de Vichy, avant d’être transféré à Moulins puis à Clermont-Ferrand. Le tribunal le condamne à mort ainsi que Marc Juge « pour espionnage au profit d’une puissance ennemie ». Il est fusillé par la Gestapo le 25 mars 1944. Il a été reconnu Mort pour la France Homologué FFC et DIR.

Ils sont moins connus et méritent de faire partie de la mémoire.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont Valérien

Olga (ou Golda) Bancic dite Pierrette

Née le 10 mai 1912 est une résistante roumainejuive et communiste, soldate volontaire des FTP-MOI de la région parisienne.

Arrivée en France en 1938 après l’invasion de la France par les nazis en mai-juin 1940 et la rupture du pacte germano-soviétique le 22 juin 1941, elle confie sa fille en 1942 à une famille française et s’engage dans l’organisation clandestine Main-d’œuvre immigrée (MOI) des étrangers communistes et dans le mouvement de lutte armée de cette organisation, les FTP-MOI. Sous le pseudonyme de « Pierrette », elle est chargée de l’assemblage des bombes et des explosifs, de leur transport et de l’acheminement des armes avant et après les opérations. Elle a ainsi participé indirectement à une centaine d’attaques contre l’armée allemande menés par le groupe Manouchian.

Elle est arrêtée à Paris par les brigades spéciales (BS2), le 6 novembre 1943, en même temps que Marcel Rajman et Josef Svec.

Elle a été atrocement torturée au nerf de bœuf, est transférée en Allemagne le 19 février 1944, tandis que les vingt-deux hommes du groupe Manouchian sont fusillés le 21 février au fort du Mont-Valérien.

Incarcérée à Karlsruhe, puis transférée Stuttgart le 3 mai où elle y est guillotinée le 10 mai, elle avait trente-deux ans, décorée de la médaille de la Résistance.

Nous remercions notre partenaire le Souvenir Français pour cet hommage dans sa lettre du N° 92 de Mars 2024

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Edmond Grethen

Il fait partie des 17 morts pour le France se trouvant dans la crypte du Mémorial de la France Combattante.

Peu connu, grande figure de la résistance indochinoise, il fût engagé volontaire, caporal, lieutenant et inspecteur en chef de la Garde indochinoise.

Homme d’exception il a combattu sur plusieurs fronts Alsace, Maroc, Algérie et Indochine.

Il y a de nombreuses années il participe à la défense des îles Paracels (Sud-est de Haïnan) pour empêcher le débarquement japonais sur cette enclave française.

En 9 mars 1945, il est fusillé par les japonais lors de l’attaque à Thakhek.

Mars 1952 :  à l’Arc de Triomphe, sa dépouille rejoint le territoire français et, au titre de son parcours exemplaire, il est choisi pour rejoindre la crypte du Mont-Valérien.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien.

Robert Birenbaum

Né le 21 juillet 1926 à Paris, il est maintenant parmi les derniers survivants résistant de la seconde guerre mondiale.

Juif polonais, membre des jeunesses communistes, il s’engage dans la résistance à l’âge de 15 après avoir échappé à la rafle du Vel d’Hiv en juillet 1942.

Sous le pseudonyme de Guy, il est notamment chargé du recrutement pour les FTP et sans le savoir à indirectement fréquenter Missak Manouchian.

 En août 1944 il participe à la libération de Paris où il est chargé d’organiser le soulèvement des 18e, 19e et 20e arrondissements de la capitale.

Le 18 juin 2023, il reçoit la Légion d’honneur des mains du président de la République Emmanuel Macron au mont Valérien. A cette occasion, il lui a dit « Vous savez, la médaille, je la prends, mais ce n’est pas pour moi. Je la prends pour mes copains, pour ceux qui ont été fusillés ici. C’est à eux qu’elle appartient, la médaille » rendant ainsi hommage à tous les FTP MOI morts pour la France.

Nous remercions le journal Le Figaro pour avoir publié un article sur ce résistant.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

ADOLPHE DIAGNE

Il est né le 17 octobre 1907 à Paris, il est décédé le 28 février 1985 à l’hôpital du val de Grâce à Paris

Le 26 août 1940, lors du ralliement du Tchad auquel il participe activement, il s’engage dans les Forces françaises libres à Fort Lamy. Il prend part en février 1942 à la première campagne du Fezzan avec la Colonne Leclerc.

Promu médecin-commandant en juin 1942, il participe à la seconde campagne du Fezzan, en août 1944, il rejoint le 1er Bataillon médical de la 1ère Division française libre. Il est blessé dès son premier jour de combat le 27 septembre 1944 par des éclats de mortier alors qu’il effectue une reconnaissance d’itinéraires.

Il termine la guerre avec le grade de médecin-commandant. Puis il recevra en 1963 ses étoiles de médecin-général.

  • Commandeur de la Légion d’Honneur
  • Compagnon de la Libération – décret du 18 janvier 1946
  • Grand Officier de l’Ordre National du Mérite
  • Croix de guerre 39/45 (3 citations)
  • Médaille de la Résistance avec Rosette
  • Médaille Coloniale avec agrafes « AFL », « Fezzan »
  • Médaille Commémorative 39/45 avec agrafe « Afrique-Libération »
  • Officier de la Santé Publique
  • Officier de l’Etoile Noire du Bénin
  • Officier de l’Etoile Noire d’Anjouan

Souvenons-nous de ce médecin colonial militaire à la brillante carrière, Compagnon de la Libération.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien