Entretenir et faire respecter la MÉMOIRE du MONT-VALÉRIEN, promouvoir et développer la mémoire par la communication, le dialogue et par une relation intergénérationnelle permanente en France et à l’étranger.
Nous vous recommandons tout particulièrement de faire l’acquisition de cet ouvrage concernant un ancien de la 2ém DB, compagnon de la Libération, mort au combat.
Auteur : le Général Jean-Paul Michel – Fondation maréchal Leclerc de Hauteclocque
Comptant et vous remerciant par avance pour l’intérêt que vous porterait à cette communication.
À la suite de la fermeture de la prison de Montluc en février 2009, une partie du site fût rénovée puis ouvert au public grâce aux efforts de l’Association des Rescapés de Montluc, de la ville de Lyon et du préfet Jacques Gérault, une grande partie de la prison est inscrite au titre des monuments historiques et transformée en Mémorial au titre de l’internement par le régime de Vichy et les autorités allemandes pendant l’occupation 1940-1944, ouvert au public. Il est officiellement inauguré le 14 septembre 2010. En 1943 et 1944 elle devient la prison des Nazies gérée parr Klaus Barbie et n’était pas dirigée par des SS mais par des sous-officiers de la Wehrmacht qui y surveillaient les prisonniers. Ces derniers étaient juifs et résistants, il y a 8 prisonniers pour une cellule, très peu d’eau et de nourriture par contre de nombreux insectes dans des détentions inhumaines Plus de 10 000 personnes parmi lesquelles Jean Moulin ont transité par ce lieu. Le 6 avril 1944, les enfants d’Izieu y ont été emmenés avant d’être déportés vers Drancy puis vers les camps d’extermination. Durant toute cette période des convois étaient régulièrement formés pour le transfert des prisonniers vers Paris. Puis ils étaient acheminés vers les camps.
Ce haut lieu de mémoire nationale mérite une visite lors d’un de vos passages dans la région de Lyon.
Nous remercions Wikipédia de nous avoir permis cet article mémoriel.
Il est né le 8 avril 1920 à Brest et son père est un ancien officier de la Royal Navy.
Refusant la défaite, le 19 juin 1940, il quitte la France e atteint l’Angleterre où, le 1er juillet 1940, il s’engage dans les Forces Françaises Libres au titre des Forces Aériennes Françaises Libres (FAFL).
Il prend part à l’expédition de Dakar en septembre 1940. Il nommé aspirant le 14 juillet 1941 et il est dirigé sur Beyrouth pour servir aux troupes du Levant.
Septembre 1941 à Damas comme chef du GRCA il s’entraîne en vue de participer à la campagne de Libye. A partir d’avril 12942, avec le Premier Régiment de Spahis Marocains il participe aux combats en Egypte puis en Lybie.
En juillet 1943, il est affecté pendant un mois et demi à la Garde d’Honneur du général de Gaulle à Alger. Le 10 avril 1944, Il embarque à destination de l’Angleterre.
Juin 1944, il débarque en Normandie et participe aux combats. Puis, lors de la libération de Paris le 25 août 1944, il prend une part active à la prise de l’Ecole Militaire, puis, le 27 août, à la bataille de Dugny – Le Bourget en Seine-Saint-Denis.
Puis se succède la campagne des Vosges, la campagne d’Alsace. En avril 1945, il prend part aux opérations sur le front de La Rochelle avant de faire route sur l’Allemagne où il participe aux derniers combats.
En mai 1956 affecté au 6ème Régiment de Spahis Marocains. Il sert en Algérie jusqu’en novembre 1956.
Le 16 novembre 2012, il est nommé par décret Délégué national du Conseil national des communes « Compagnon de la Libération ». Renouvelé en octobre 2015, il met fin à ses fonctions en janvier 2017 et est nommé en avril 2017 chancelier d’honneur de l’ordre de la Libération,
• Grand-Croix de la Légion d’Honneur • Compagnon de la Libération – décret du 17 novembre 1945 • Croix de Guerre 39/45 • Médaille des Evadés • Médaille Coloniale avec agrafes « Libye », « Tunisie » • Croix du combattant Volontaire 39/45 • Croix du combattant Volontaire de la Résistance • Officier des Palmes Académiques • Médaille des Services Militaires Volontaires • Médaille Commémorative des Services Volontaires dans la France Libre • Médaille Commémorative des Opérations de Sécurité et de Maintien de l’Ordre en Algérie • Presidential Unit Citation (USA) • Officier du Nicham Iftikar (Tunisie) • Officier du Ouissam Alaouite (Maroc)
Nous remercions l’Ordre de la Libération de nous avoir permis de publier cet article.
A l’origine la guerre de Sécession aux Etats-Unis en 1862.
Beaucoup plus tard, le Général Gouraud voyageant en Angleterre et aux Etats-Unis entendis des sonneries émouvantes au Bugle « Taps » (USA) et « Last Post »(UK) en hommage aux combattants. En conséquence, il eut l’idée de faire composer un hymne Aux Morts par le Lieutenant-Colonel Pierre Dupont chef de la musique de la garde républicaine.
Le 14 juillet 1931, elle retentit pour la première fois sous l’Arc de Triomphe. En juillet 1932, Paul Boucour, alors ministre de la Guerre propose qu’elle soit inscrite dans le déroulement des cérémonies commémoratives militaires.
Nous savons qu’elle appartient désormais au patrimoine commémoratif de la nation, marquant le souvenir de nos morts. Elle est toujours jouée avant la minute de silence.
Cette sonnerie qui retendit à toutes nos cérémonies mémorielles est toujours un moment d’émotion collective.
La Dissidence pendant la Seconde Guerre mondiale désigne le mouvement de résistance contre le régime de Vichy dans les départements d’Outre-Mer français qui étaient encore des colonies, en particulier en Guadeloupe et en Martinique. Entre 2 000 et 3 000 jeunes antillais, guadeloupéens et martiniquais, choisissent d’aller rejoindre les FFL après l’appel du Général de Gaulle le 18 juin 1940, pour défendre l’idéal d’une certaine France.
Parmi les plus célèbres :
Félix Eboué qui le 29 janvier 1941 figure parmi les cinq premières personnes à recevoir du général de Gaulle la croix de l’ordre de la Libération
Son épouse Eugénie Eboué qui s’engage dans les Forces française libres féminines comme infirmière à l’hôpital militaire de Brazzaville au Congo jusqu’en 1944, un engagement qui lui vaudra la Croix de guerre et la médaille de la Résistance à la fin de la Seconde Guerre Mondiale.
Gaston Moneville qui entre dans le mouvement Combat sous le nom de « Saint-Just », en hommage à son oncle, Saint-Just Orville, maire de Case-Pilote, en Martinique.
En leur honneur à tous, le mémorial de la dissidence a été érigé en 2024-2025 face à la Dominique, à la mémoire de ceux qui furent oubliés pendant des décennies.
Nous remercions particulièrement le Souvenir Français et Wikipedia qui nous ont permis de publier cet article.
Né le 10 février 1898 à Villa ClaraArgentine et mort le 23 juillet 1979 à Avernes, enterré au cimetière Montparnasse.
Engagé volontaire en France comme aviateur pendant la Première Guerre mondiale, à la fin de l’année 1916, il décide de s’engager volontairement dans l’armée française. Enrôlé dans l’artillerie, il est rapidement affecté dans l’aviation, arme toute nouvelle à cette époque. Il est promu sous-lieutenant en juillet 1918 après avoir participé aux combats de la deuxième bataille de la Marne au printemps 1918.
Par la suite il devint grand reporter, écrivain puis académicien. Il se retrouve dans nos mémoires chaque fois que nous entendons le Chant des Partisans dans nos cérémonies patriotiques.
Le 5 octobre 1987, François Mitterrand présidait l’entrée de René Cassin au Panthéon. Les premiers mots de son discours définissent l’homme et son histoire : « Il est des hommes illustres pour avoir incarné la douleur ou la gloire d’une époque. Il en est d’autres dont la grandeur est d’avoir su anticiper sur leur temps, en y semant les germes du futur. René Cassin est de ceux-là ». – François Mitterrand
« Obscur soldat d’une immense armée », il est grièvement blessé le 12 octobre 1914, lors d’un assaut contre les casernes de Chauvoncourt (Meuse). Il sera réformé avec une invalidité de 65%, et portera un corset toute sa vie.
Il anticipe d’abord ce que sera l’après-guerre, retrouve sa passion du droit et la met au service des associations d’anciens combattants en création, en particulier de l’Union Fédérale. Il sera le principal rédacteur du Code des Pensions militaires d’invalidité. Le monde combattant lui doit beaucoup. Mais, alors qu’en 1940, les anciens combattants sont attirés, voire aimantés par Philippe Pétain qu’ils considèrent comme le vainqueur de Verdun, René Cassin fait le choix de de Gaulle. Il pressent ce que sera la Seconde Guerre mondiale, et rejoint à Londres les « hommes partis de rien ». Il sera le rédacteur et le juriste de la France Libre. Enfin, en 1945, anticipant de nouveau ce que sera l’après guerre et la nécessaire création d’institutions universelles, il participe de manière essentielle à l’écriture de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
Prix Nobel de la Paix, René Cassin est inhumé au Panthéon. Il y occupe une place incontournable, celle d’avoir toujours fait le juste choix, au service de la Nation et de l’Universel.
À l’occasion du 50ème anniversaire de sa disparition, à nous de faire de René Cassin plus qu’une histoire française.
Nous remercions vivement Monsieur Serge BARCELLINI Contrôleur Général des Armées (2s) Président Général de l’association « Le Souvenir Français » de nous permettre de publier au titre de notre partenariat son article paru dernièrement .
Arrêté, fin janvier 1945 , incarcéré à la prison de Graz, et envoyé à Mauthausen.
De jour comme de nuit, il se porte près des grands malades, les écoute, les encourage, les confesse, les assiste à leurs derniers moments. De Graz, il rayonne dans les commandos environnants, célèbre la messe dans une auberge pour des gens qui n’ont pas vu un prêtre depuis deux ans, et bientôt lui incombe l’aumônerie générale de tout le stalag XVIII A, dont les commandos constituent « une paroisse de 10 prêtres et 20 000 âmes » sur bien des km².
Mort au camp de concentration de Mauthausen le 8/05/1945 Le gouvernement belge le fit Chevalier de l’Ordre de Léopold et la Croix-Rouge lui décerna la médaille de la « Reconnaissance pour aide fraternelle aux prisonniers », car il aida tous ses compagnons de souffrance, quelle que fût leur nationalité. Il a été béatifié le 13 décembre 2025 à notre Dame de Paris.
Le père Jean Batiffol repose depuis le 14 juin 1956 à Boulogne-Billancourt. Sa tombe se trouve au Cimetière de l’Ouest, au 1 rue de l’Ouest à Boulogne-Billancourt (92), dans le carré 8, et porte le numéro 45. On la trouve à gauche en entrant dans le cimetière, il s’agit de la 45e le long du mur, à environ 85 m de l’entrée
Nous remercions le diocèse de Paris de nous avoir permis cet article ainsi que le BBI de Janvier 2026.
FAMILLE BOUCHEZLaetitia – Jérémy – Vérone – Maxence
Le Mont-Valérien : Entre la Terre et le Feu
Au Mont-Valérien, la mémoire n’est pas une abstraction.
Elle se respire dans les clairières et se lit dans le vacillement d’une flamme.
Pour qui arpente ce haut lieu, deux éléments s’imposent avec force :
la Terre, qui a recueilli le sacrifice, et le Feu, qui porte l’espérance.
La Terre : Le Silence et le Sang
La terre du Mont-Valérien est une terre singulière. Elle n’est pas seulement le socle géologique d’une colline dominant Paris ; elle est le linceul de plus d’un millier de fusillés.
Physiquement, elle est cet humus épais, souvent froid, qui entoure la clairière. Philosophiquement, elle représente le concret : le poids de la sentence, la chute des corps, le retour à la poussière.
C’est l’élément du silence.
Dans l’ombre des fossés, la terre a absorbé les derniers mots et les dernières larmes, devenant ainsi un témoin muet mais éternel.
Pourtant, cette terre n’est pas stérile. Elle est devenue un terreau de transmission. En y déposant des terres venues d’ailleurs — comme celle de la Citadelle de Liège — nous ne faisons pas qu’ajouter de la poussière à la poussière. Nous créons une communion des sols, de la fraternité.
Le Feu : Le Souffle et la Vie
Face à la densité de la terre, le feu du Mont-Valérien s’érige comme une force. La Flamme de la Résistance, qui brûle sans discontinuer, n’est pas un simple monument de bronze ; elle est une présence vivante, l’élément de la vie qui persiste.
Si la terre est le lieu de l’exécution, le feu est celui de l’insurrection. Le feu est énergie et chaleur. Il vient rompre la froideur de la pierre et de la terre pour dire que l’esprit, contrairement au corps, ne peut être enterré.
Le feu a aussi une fonction de veille. Tant qu’une flamme brûle, le souvenir perdure. Elle est le phare qui guide les générations futures, transformant la « nuit » du passé en une « clarté » pour l’avenir.
Le Souvenir
CLAIRIÈRE DES FUSILLES
Au Mont-Valérien, la Terre et le Feu ne s’opposent pas ; ils se complètent pour former une alchimie mémorielle.
Chaque cérémonie, chaque poignée de terre déposée au pied de la flamme, est une manière de dire que sur cette colline, la mort n’a pas le dernier mot. La terre garde le souvenir, mais c’est le feu qui lui donne un sens.
L’ASSOCIATION NATIONALE DES MÉMOIRES DU MONT-VALÉRIEN Gardienne de cet Équilibre
Pour l’association, veiller sur le Mont-Valérien, c’est accepter d’être les gardiens de cette alliance entre la terre et le feu.
Sa mission réside dans l’animation de cette mémoire. En organisant des cérémonies comme celle du 6 décembre, l’ANNMV ravive l’éclat de la Flamme tout en honorant la sacralité de la Terre. Chaque poignée de terre venue d’ailleurs, chaque délégation accueillie, est une manière de nourrir le sol de ce mémorial.
Entre le silence de la terre qui appelle au recueillement et l’ardeur du feu qui appelle à l’engagement, l’ANNMV trace un chemin pour les générations futures. Elle œuvre pour que chaque visiteur reparte avec, au cœur, un peu de cette chaleur qui, depuis 1944, ne s’est jamais éteinte sur la colline.
Que 2026 soit pour nous tous une année de partage, de fidélité à nos valeurs et de transmission ardente.