Irena Stanisława Sendlerowa

Polonaise, de son nom de jeune fille Irena Stanisława Krzyżanowska, née le 15 février 1910 à Varsovie et morte le 12 mai 2008 dans la même ville, catholique, résistante et militante elle sauva des enfants juifs du ghetto de Varsovie durant la Seconde guerre mondiale.

Lorsque la guerre éclate, elle est une jeune assistante sociale de 29 ans, employée par le Département de protection sociale de la municipalité de Varsovie.

Au prix d’énormes risques personnels, elle met au point des stratagèmes pour pénétrer à l’intérieur du ghetto de Varsovie et aider les Juifs mourants. Une fois dans le ghetto, elle entre en contact avec des militants de l’organisme juif de protection sociale et commence à les assister. Elle aide à faire passer des Juifs du ghetto au « côté aryen » clandestinement et à trouver pour eux des cachettes.

En septembre 1943, quatre mois après la destruction complète du ghetto de Varsovie, elle est nommée directrice du Département de Zegota pour la protection des enfants juifs. Elle met à profit ses contacts avec les orphelinats et les instituts pour enfants abandonnés, pour y placer des enfants juifs. Le 20 octobre 1943, elle est arrêtée et torturée pendant de longs jours sans rien révéler. Elle est condamnée à mort et envoyée dans la prison tristement célèbre de Pawiak mais des résistants parviennent à obtenir sa libération en soudoyant des fonctionnaires. Après sa libération en février 1944, bien qu’elle se sache surveillée de près par les autorités, elle continue ses activités clandestines.

Le nombre d’enfants juifs sauvés par elle est estimé à environ 2.500.

Le 19 octobre 1965, elle a été reconnue Juste des Nations par Yad Vashem. En 2003, elle reçoit l’Ordre de l’Aigle blanc, la plus haute distinction civile polonaise.

Peu connue, nous nous devions de mentionner cette résistante et d’en honorer la mémoire.

Vous trouverez un article à son sujet sur Wikipédia que nous remercions.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

ANTONY – Jeudi 24 Août 2023

A l’invitation de Jean-Yves Senant Maire de la ville et en présence du Général (2S) Jean-Paul MICHEL Président de la Fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque et de l’association de la Maison des Anciens de la 2éme D.B, notre secrétaire général exécutif Patrick Ourceyre était présent afin de participer à la commémoration du 79éme anniversaire de la libération de la ville.

De nombreuses personnalités civils assistaient également à la cérémonie dont le vice-président du Sénat Roger Karoutchi, Bénédicte Leclerc de Hauteclocque, de nombreux élus ainsi que des porte-drapeaux.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Arlette LANJON

Elle est morte, le mercredi 16 août 2023, à l’âge de 91 ans. Elle avait rejoint la Résistance en Normandie, en 1942, alors qu’elle n’avait que 11 ans. Elle était la dernière représentante encore en vie de la Résistance. 

Fille unique, elle avait rejoint ses parents dans la Résistance. À l’époque, la fillette cachait des faux papiers dans ses poupées, lors des perquisitions de l’occupant. 

Ses parents fabriquaient, entre autres, de fausses cartes d’identité et cachaient des tampons, des armes, des pains de plastic et du matériel parachuté par les Anglais, tels ces éclate-pneus que la jeune fille allait placer sur les routes, une nuit sur deux avec sa mère afin de bloquer les convois allemands.

Son témoignage :  « Nous avons eu, à plusieurs reprises, beaucoup de chance, comme le jour de cette fouille. A l’entrée de la pièce, il y avait mes jouets et mes poupées au sol. En voyant cela, Reinhardt a fait signe à ses hommes de ne pas fouiller là, et pourtant, c’est dans cette pièce au-dessus du plafond, que se trouvait le matériel de fausses cartes d’identité… A mon âge, j’étais surtout un agent de liaison. Les Allemands ne se doutaient pas qu’une aussi jeune fille puisse faire de la résistance », avait-elle expliqué le sourire aux lèvres.

Emmanuel Macron a dit à son sujet : « Le combat pour les valeurs de la France n’a pas d’âge. Sa mort nous engage à reprendre son flambeau de transmission« 

Cette résistante, tout comme notre regrettée Présidente Honoraire Lysiane Tellier a donc beaucoup témoigner sur son engagement dans la résistance auprès des écoles.

Notre association nationale continue de poursuivre ce travail de transfert de mémoire depuis de nombreuses années auprès de nos jeunes générations.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien.

MASSACRES OUBLIES

Le plus connu d’entre eux est bien entendu celui d’Ouradour sur Glane. Toutefois de nombreux autres sont souvent ignorés et seuls les villages, les départements, les communes en ayant été les victimes en ont gardé la mémoire.

                               Gouesnou, Maillé en Indre et Loire, Argenton-sur-Creuse.

Gouesnou : Le 7 août 1944 a eu lieu le massacre de civils le plus important de l’Ouest. En effet 42 personnes furent assassinées par des soldats du IIIème Reich Kriegsmarine. Ce jour fatidique les résistants des Forces françaises de l’intérieur (FFI) des frères Prédour, décident, en accord avec des parachutistes français largués dans le secteur trois jours plus tôt, de libérer la commune. A la suite de l’action des résistants, une cinquantaine de Gouesnousiens sont arrêtés et rassemblés devant le mur d’enceinte de l’église puis ils sont conduits vers Penguerec et sont rapidement massacrés.

Maillé : Des résistants sont présents, il s’agit du réseau Péan, dirigé par Henri Péan, le curé du village. Dans la matinée du 25 août 1944, des soldats de la Wehrmacht encerclent le bourg et repoussent toute personne cherchant à sortir ou à entrer dans le village. Dans le même temps, un groupe de Waffen SS pénètre dans Maillé. Là, maison après maison, ils tuent hommes, femmes, enfants, bébés et mettent le feu. Prenant le village en enfilade, ils massacrent toutes les personnes qu’ils aperçoivent. Ensuite, un bombardement dure une heure et demi et parachève la destruction de Maillé. Au total 124 victimes, faisant de Maillé le deuxième plus important massacre de population civile commis par les Allemands.

Argenton-sur-Creuse : le 9 juin 1944 soixante-sept personnes sont massacrées dont cinquante six civils, hommes, femmes et enfants, par la deuxième division SS « Das Reich ». Un mémorial aux martyrs a été érigé sur flanc de la colline du collège.

Nous nous devions de les mentionner afin que la mémoire collective s’en souvienne car peu de rescapés ont parlé de ces traumatismes ou sont encore en mesure de les rappeler.

De nombreux sites de ces lieux mémoriels sont sur internet et nous les remercions pour avoir permis de publier cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

LES AUSTRALIENS – NEO-ZELANDAIS

Le centre Sir John Monash de Villiers-Bretonneux dans la somme retrace l’engagement de l’armée australienne et néo-zélandaise pendant la Première guerre mondiale.

Il est un centre commémoratif unique dans notre pays.

295.000 australiens et néo-zélandais ont donc participé au conflit en France et en Belgique.

Ce mémorial inauguré en 2018 se trouve en pleine campagne picarde et porte les noms de 11.000 d’entre eux disparus en France.

A côté se trouve donc le centre Sir John Monash qui raconte l’histoire de leur périple sur le front occidental.

L’ANZAC DAY commémore tous les ans (25 avril) leur souvenir et de nombreux australiens/néo-zélandais viennent spécialement en France où leurs ancêtres ont combattu.

Dans le centre de nombreuses interfaces multimédias font revivre paroles et témoignages des soldats.

Lorsque vous serait dans la région votre visite permettra d’entretenir la mémoire de ces lointains soldats venus libérer la France.

Adresse : Route de Villers Bretonneux, 80800 Fouilloy

Horaires : Lundi au dimanche10:00–17:00
Téléphone : 03 60 62 01 40   

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

70éme anniversaire du Bataillon de Corée

Ne les oublions pas.

Il y a soixante-dix ans, le 27 juillet 1953, un armistice officialisait la partition des deux Corées le long du 38éme parallèle après trois millions de morts en trois ans. Parmi eux 3 421 volontaires français, sous l’égide des Nations unies.

Eté 1953, les français tiennent face à l’offensive communiste qui déferle sur le Triangle de Fer.

Arrow Head sera pire que tout, les français reçoivent un pilonnage de 25 000 obus en 24h. Le vétéran artilleur OZWALD nous dit « Les chinois arrivent par centaines, ça tombe et ça continue. On a l’impression que nos armes sont inutiles ». 147 soldats du bataillon succombent et 144 sont blessés durant les trois jours de féroces combats. Ce fût un des faits d’armes héroïques du bataillon français.

Patrick Beaudoin, Président de l’association des anciens de Corée nous rappelle que 269 de nos volontaires ont péris au front et 1 350 sont revenus blessés.

Les derniers survivants s’éteignent et ils ne doivent pas s’effacer de notre mémoire collective.

En effet, les jeunes générations ont très peu entendu parler de cette page glorieuse de nos volontaires français, il faut les informer.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

LES ÉCLAIREURS DU 6 JUIN 1944

Moyennement connu, le plan Sussex est une mission tripartite franco-américano-britannique voulu par l’état-major du général Eisenhower en prévision du Débarquement en Normandie.

Parmi eux, 120 hommes et femmes français de 17 à 26 ans sont recrutés pour exécuter un plan audacieux qui vise à parachuter dès le début février 1944 et jusqu’à la libération complète de la France des équipes de deux agents en civil (un observateur et un radio) derrière les lignes ennemies.

Leur mission : s’infiltrer et renseigner 24 h sur 24 h l’état-major allié sur l’ordre de bataille allemand.

Après une longue et difficile préparation ils sont parachutés en diverses régions au péril de leur vie. Ils sont toujours en tenues civiles afin de pouvoir passer inaperçus.

Parmi les femmes, Évelyne Clopet (née le 14 février 1922 à Pornic , exécutée le 10 août 1944 à Saint-Ouen (Loir-et-Cher) fut parachutée et arrêtée par les Allemands après quelques missions de renseignement, elle fut torturée, puis fusillée avec ses 4 camarades.

Ils étaient toutes et tous des précurseurs du service de renseignement actuel.

Pour plus d’information sur cette opération spéciale nous vous indiquons le livre de Dominique Soulier, Le Plan Sussex, guerre secrète en France occupée, Histoire et Collections, 26 novembre 2013.

Par ailleurs nous vous précisons que la Collection Sussex, dédiée à tous les hommes et les femmes qui ont participé aux opérations du Plan Sussex, est visible au musée MM Park France, situé à La Wantzenau, près de Strasbourg. Ce lieu est annuellement visité par plus de 30.000 personnes.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien.

LES CADETS DE LA FRANCE LIBRE

Nous vous engageons vivement à consulter le site de la Fondation de la France Libre (france-libre.net) pour son excellent article concernant ces valeureux jeunes soldats. De nombreuses publications vous seront également indiquées et vous pourrez consulter et lire de nombreux articles illustrant ces jeunes français partis en Angleterre pour nous libérer de l’oppresseur.

Ils avaient entre 14/15 et 18 ans, le courage n’attendant pas le nombre des années.

Vous pouvez également avoir de nombreuses informations sur le sujet en consultant le site de la Fondation Charles de Gaulle et son éditorial de la lettre N° 52 du 14 JUILLET 2023.

Notre association nationale diffusent leurs mémoires auprès de nos jeunes générations, ce sont pour elles des exemples à suivre.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Emmanuel d’Astier de La Vigerie

Compagnon de la libération et grand résistant. Ecrivain, journaliste et homme politique.

Dès septembre 1940, il fonde à Cannes le mouvement La Dernière Colonne, qui se destine au sabotage. Dans le même groupe se retrouvent Jean Cavaillès, Raymond et Lucie Aubrac et Charles d’Aragon. En février 1941, La Dernière Colonne étant décimée par les arrestations, il entre dans la clandestinité sous le pseudonyme de « Bernard »

En juin 1941, il crée le mouvement « Libération-Sud ». À la tête du mouvement, il fait paraître affiches, tracts. En janvier 1942, une liaison est établie avec Londres. La même année il fera deux missions à Londres et à Washington où il est chargé de négocier auprès de Roosevelt la reconnaissance de la France libre.

En septembre 1942, il se rend de nouveau à Londres et en rapporte pour Jean Moulin la lettre d’instruction de mise en place du comité de coordination des mouvements unis de la résistance et une importante somme d’argent. Après l’arrestation de Jean Moulin, il rapportera avec lui depuis Londres le manuscrit de ce qui deviendra l’hymne de la résistance française ; Le Chant des partisans publié dans le no 1 des Cahiers de Libération, en septembre 1943. Il gagne Alger, en novembre 1943, et devient membre de l’Assemblée consultative provisoire.

Le Gouvernement provisoire de la République française est créé en juin 1944. Il en devient ministre de l’Intérieur en août, après son retour en France.

Cet article a été réalisé avec l’aide de Wikipédia.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien.