Entretenir et faire respecter la MÉMOIRE du MONT-VALÉRIEN, promouvoir et développer la mémoire par la communication, le dialogue et par une relation intergénérationnelle permanente en France et à l’étranger.
Né le 17 juillet 1919 à Dublin et mort le 17 mars 2025, plus connu sous le nom de Paddy Hemingway, pilote de chasse irlandais.
Capitaine de groupe de la Royal Air Force il a servi pendant la seconde Guerre mondiale à la bataille de Dunkerque, la bataille d’Angleterre, l’invasion alliée de l’Italie et celle de la Normandie.
Lors de ses très nombreuses missions, il a été abattu quatre fois. Il était le dernier survivant de la bataille d’Angleterre.
« Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison.
Ce qu’il y a en moi, d’affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée imminente et exceptionnelle.
J’ai, d’instinct, l’impression que la Providence l’a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires.
S’il advient que la médiocrité marque, pourtant, ses faits et gestes, j’en éprouve la sensation d’une absurde anomalie, imputable aux fautes des Français, non au génie de la patrie.
Mais aussi, le côté positif de mon esprit me convainc que la France n’est réellement elle-même qu’au premier rang ; que, seules, de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même ; que notre pays, tel qu’il est, parmi les autres, tels qu’ils sont, doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit.
Bref, à mon sens, la France ne peut être la France sans la grandeur.. »
Charles de Gaulle, Mémoires de guerre (Plon, 1954).
Merci aux Éditions Plon de nous permettre par cet extrait des « Mémoires de guerre » paru en 1954, de continuer à faire vivre l’esprit français si bien servi et incarné par le Général de Gaulle.
Alain FABER Président des Mémoires du Mont-Valérien
Fait unique dans l’histoire de l’Ordre de la Libération, les trois frères d’Astier de La Vigerie ont été reconnus Compagnons par le général de Gaulle.
François d’Astier de la Vigerie est un général français. Il s’est distingué par ses faits d’armes dans la Résistance au cours de la Seconde Guerre mondiale qui lui ont valu d’être fait compagnon de la Libération. Il est né le 7 mars 1886 et mort le 9 octobre 1956. Grand Officier de la Légion d’Honneur Compagnon de la Libération – décret du 8 novembre 1944 Croix de Guerre 1914-18 (9 citations) Croix de Guerre des TOE (2 citations) Croix du combattant Médaille de la Victoire Médaille commémorative de la Guerre 14-18 Air Force Cross (GB) Croix militaire de première classe (Belgique) Chevalier de l’Ordre de l’Étoile avec glaive (Roumanie) Officier de l’ordre des Saints-Maurice-et-Lazare (Italie) Officier de l’ordre du Ouissam alaouite Croix de la Rose Blanche de Finlande de 1ère classe
Henri d’Astier de la Vigerie est un résistant français, compagnon de la Libération, né le 11 septembre 1897 et mort le 10 octobre 1952. Officier de la Légion d’Honneur Compagnon de la Libération – décret du 30 octobre 1943 Croix de Guerre 14/18 (3 citations) Croix de Guerre 39/45 (4 citations) Bronze Star Medal (USA)
Emmanuel d’Astier de La Vigerie, est un écrivain, journaliste, militaire et homme politique français, compagnon de la Libération né le 6 janvier 1900 et mort le 12 juin 1969. Chevalier de la Légion d’honneur Compagnon de la Libération (décret du 24 mars 1943) Croix de guerre 1939–1945
Pour mieux connaitre les brillantes carrières de ces trois frères résistants vous pouvez vous procurer le livre d’Emmanuel Rondeau « Les Frères d’Astier de la Vigerie » qui est écrit par le petit-fils d’Henri d’Astier de la Vigerie (Tallandier) et vous référez également à des sites internet.
D’où veniez-vous ? Que vouliez-vous, qui aimiez-vous, qu’espériez-vous ? En somme, qui étiez-vous avant de devenir nous tous ? Vous que nous ne connaissons pas, mais grâce auquel nous savons l’essentiel. Grâce à vous, nous savons que de Bouvines à Verdun, des bâtisseurs de cathédrales aux reconstructeurs de l’après-guerre, toujours la France fut faite et refaite par la sueur et le sang de ces millions de Françaises et de Français dont la postérité n’a pu retenir les noms. Grâce à vous, nous savons qu’à l’image de cette flamme qui surplombe votre dépouille, le feu de nos gloires fut allumé par la foule des humbles. Et que ces gloires subsistent. Et que ces humbles existent. Encore aujourd’hui.
Car comme vous, des Français consentent à des sacrifices méconnus. Ils sont policiers ou paysans, professeurs ou chefs d’entreprise, soignants ou artisans, dirigeants d’associations ou élus locaux. Chaque jour, voici qu’ils surgissent de la tranchée des adversités pour enfoncer les lignes de la fatalité. Autorité, souveraineté, prospérité, fraternité. Ils sont les courageux qui tiennent à bout de bras ce qui tient encore la France, malgré les difficultés et les lâchetés, les renoncements et même, parfois, les trahisons. Peut-être me diriez-vous qu’il y a sacrifice et sacrifice. Que le courage au feu, sous l’orage d’acier qui déchire les corps et terrifie les âmes, ne souffre d’aucune comparaison. Que rester droit dans les difficultés du quotidien est une chose, mais que rester fort face à l’horreur en est une autre. Que le confort que nous autres avons gagné nous a fait perdre jusqu’au sens des priorités, au point d’avoir parfois préféré la société de consommation à la défense d’une civilisation. Oui, vous pourriez me rétorquer cela. Et vous auriez raison. Raison de souligner combien la double empreinte de l’insouciance et de l’amnésie a estompé en nous le tragique de l’Histoire. Il signe cependant son retour alors qu’à l’est de l’Europe, d’autres tranchées ouvrent de nouveaux sillons de larmes et de souffrance.
Pourtant, sans avoir connu le pire, nombreux sont les Français qui se reconnaissent en vous. Chaque année, le cortège des silencieux répète les gestes immuables des gratitudes nationales : des corps qui s’inclinent devant un monument aux morts, des cœurs qui s’unissent au chant d’un hymne, des âmes qui se soulèvent pour un drapeau. Invariablement, les mêmes couleurs éclairent les mêmes ferveurs. Et la France qui demeure. Et pour elle, d’autres Français qui meurent, dans le feu de nos opérations extérieures ou dans la lutte contre la violence barbare. Ces grands morts nous grandissent. Ils illuminent la nuit de nos faiblesses, ils secouent la torpeur de nos paresses. Ils apportent la preuve que les individualismes n’ont pas tout éteint, qu’il existe encore parmi nous des milliers de compatriotes prêts à tout donner pour la patrie, qu’ils soient nés ici ou bien venus d’ailleurs.
Vous-même, quelles étaient vos ascendances ? Étiez-vous un fils de la ruralité française, ou bien l’enfant d’une immigration lointaine ? Qu’importe votre généalogie. Vous pourriez bien être un fantassin poitevin ou un tirailleur sénégalais que cela ne changerait rien : la France est une patrie généreuse qui s’offre à tous ceux qui veulent bien la faire leur, pourvu qu’ils l’aiment et qu’ils consentent à lui rendre une part de ce qu’ils ont reçu d’elle. La patrie, vous l’aimiez hier sans doute, autant que cette France des honnêtes gens qui croient encore aujourd’hui à la France. Ce peuple des anonymes ne vit pas d’illusions apatrides, mais de ce dont vous avez vécu, avec vos frères d’armes : une combativité nourrie par un même sentiment d’appartenance, un sens du devoir partagé dans la conscience d’un même destin commun.
Dans cette mêlée boueuse et tueuse de la Grande Guerre qui aura enseveli sous les mêmes décombres l’ouvrier et le notable, fait boire à l’eau de la même gourde le bouffeur de curés et le pilier de sacristie, une nouvelle concorde fut modelée. Son legs nous rassemble toujours, malgré nos déchirures. Qu’un attentat islamiste ensanglante Paris ou qu’un nouvel antisémitisme blesse le pays, et c’est tout un peuple qui bat ensemble le pavé de l’union sacrée. Nous sommes le fruit de l’unité française. Bien sûr, la France que vous avez connue a subi des bouleversements d’une intensité et d’une rapidité comme jamais dans son histoire. Pour le meilleur comme pour le pire. Ce pays, le reconnaîtriez-vous ? Et seriez-vous de ceux qui, pleurant sur des ruines, affirment que la France n’est plus la France ? Nul n’a le droit de faire parler les morts. Mais les morts ont des droits sur nous. Ceux qui sont tombés pour la France ont le droit d’exiger des Français d’aujourd’hui qu’ils la relèvent.
Pour ma part, je veux croire que sous l’Arc du Triomphe, votre silence nous commande l’espérance. Que vous nous sommez de ne pas confondre le souvenir et la nostalgie. Que vous nous ordonnez de panser les blessures françaises, non de gratter nos plaies en gémissant. Parce que la France est un élan vital, pas un chant sépulcral. Toujours, notre pays restera ce prodige de l’histoire des hommes, capable, du fond des plus sombres chaos, des plus beaux sursauts.
Est-ce un murmure d’espoir qu’en tendant bien l’oreille, nous entendons s’échapper de vos lèvres closes ? Quant à moi, je le crois.
Pour qu’au nom du Soldat inconnu, la France continue.
Bruneau RETAILLEAU Ministre de l’Intérieur
Proposé par Alain Faber Président des Mémoires du Mont-Valérien
Nous remercions le « Figaro » ainsi que le « Parti Républicain » pour sons aide au patriotisme et à la mémoire nationale
Dites : Mona – Mado de son nom de jeune fille Laure Mutschler, est née le 10 janvier 1915 à Erstein
Après l’armistice, elle rejoint une organisation de passeurs pour les prisonniers évadés. Jeune mariée, elle entre à partir de mai 1942 au réseau de renseignements « Mithridate », où, en qualité d’agent de liaison et d’évasion, catégorie P1, elle recueille des informations qu’elle code et fait passer sous forme de courrier à Londres. Elle est arrêtée une première fois le 18 juillet 1942 par la police judiciaire puis Elle se réfugie à Aix-les-Bains, passe dans la clandestinité la plus totale et devient « Mona ».
A la mi-août 1942 Engagée aux Forces françaises libres, immatriculée au Bureau central de renseignements et d’action (BCRA) sous le nom de « Mado », elle est affectée aux services de Jean Moulin en qualité d’agent P.2 avec le grade de lieutenant.
Fin mars 1943, sur décision de Jean Moulin qui souhaite installer ses services dans la Capitale, elle s’installe à Paris . Elle est à nouveau arrêtée rue de Grenelle, le 24 septembre 1943 et conduite à Fresnes. Le 17 janvier 1944, elle est dirigée vers Sarrebruck puis internée à Strasbourg du 28 janvier au 13 juin 1944. Déportée ensuite au camp de sûreté de Schirmeck, elle est internée successivement à Mulhouse, Berlin puis au camp de Ravensbrück. Transférée près d’Altenburg, au kommando de Meuselwitz elle est affectée à partir du 6 octobre 1944, au kommando de Taucha (près de Leipzig)
Gravement malade, promise au four crématoire, elle est sauvée par un médecin tchèque du laboratoire du camp qui escamote sa fiche à deux reprises. Libérée en avril 1945 par les Américains, très affaiblie, elle arrive à Paris.
Elle meurt subitement le 17 octobre 1965 à Lyon et est inhumée en Alsace, à Sainte-Marie-aux-Mines, dans le Haut-Rhin.
Chevalier de la Légion d’Honneur Compagnon de la Libération – décret du 20 novembre 1944 Croix de Guerre 39/45 – Médaille de la Résistance avec rosette Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
Une femme de qualité ayant eu un passé remarquable de résistante.
Nous remercions l’Ordre de la Libération de nous avoir aider à publier cet article.
Dans les années de la montée de l’Hitlérisme en Allemagne, ce jeune breton projeta un attentat contre Hitler dont Maurice Bavaud devait être l’exécutant.
En octobre 1938, à Munich ce dernier sort un petit pistolet Schmeisser de calibre 6,35 mm mais ne tire pas car il est trop loin d’Hitler et gêné par les spectateurs devant lui. Il tenta par la suite de s’approcher de ce dernier, à Berchtesgaden, dans les jours qui suivirent mais du abandonner.
Pour sa part, Marcel Gerbohay en 1940, lors d’un retour chez sa mère, à Pacé, est dénoncé par des collaborationnistes.
Prison Jacques Cartier à Rennes
Il fut arrêté le 1er janvier 1942 par la Gestapo et interné à la prison Jacques-Cartier, à Rennes, jusqu’au 17 février 1942 d’où il fut transféré à la prison de la Santé, à Paris, le 13 septembre 1942.
Déporté en Allemagne, le 20 septembre, il fut jugé par le tribunal du Peuple à Berlin. Il y fut condamné à mort le 11 janvier 1943 et guillotiné le 9 avril à Berlin Charlottenburg.
Sa mère obtint, à titre posthume., en 1955, la carte de déporté politique.
Souvenons nous de ce jeune homme qui très tôt tenta de supprimer le Fuhrer.
Lors de vos prochains déplacements, si cela vous intéresse, Il vous suffira de consulter « Libérationroute.com » qui vous proposera une carte vivante des musées, monuments, cimetières, et sentiers qui ressuscitent l’épopée de nos libérateurs.
Vous pourrez y choisir votre propre itinéraire ou vous laisser guider et ainsi retrouver les traces du passé.
Nous vous encourageons donc à regarder ce remarquable site « Liberationroute.com » afin de vous faire votre propre idée pour revivre à votre façon et selon vos préférences la seconde guerre mondiale. Nous remercions le Souvenir Français de nous avoir fait connaître ce site.
Ce 18 juin 2025 le Président Alain FABER des Mémoires du Mont-Valérienn était présent à Gournay-sur-Marne, pour commémorer l’appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle, et pour honorer la mémoire d’un grand patriote Monsieur Jean-Pierre MIQUEL ex-président dynamique et efficace du comité du souvenir du Général de Gaulle, disparu dernièrement.
Lecture du message de Madame Patricia MIRALLES Ministre déléguée auprès du ministre des Armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants Journée nationale commémorative de l’appel historique du général de Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l’ennemi 18 juin 2025
Londres, le 18 juin 1940, à 18h, sur les ondes de la BBC : le cours de la guerre est dévié.
Dans l’éclat brisé d’un monde en déroute, au milieu des cendres d’un pays dépossédé de lui-même, une voix dicte l’histoire.
Une voix ferme, solitaire, prophétique. Une voix qui constate l’échec et les blessures, qui convoque les serments anciens pour les victoires à venir. Une voix que la défaite n’a pas recouverte, parce qu’elle ne venait pas du seul vacarme des armes, mais d’un souffle plus ancien : celui de l’histoire en marche, de la conscience en éveil.
Cette voix, c’était celle de Charles de Gaulle. Un général inconnu, naufragé de la défaite, sans troupes, sans moyens, sans gloire encore. Charles, le prénom royal, français depuis toujours, devenu républicain pour l’éternité à l’heure où la République pouvait mourir. Il dit : « La France a perdu une bataille, mais la France n’a pas perdu la guerre. » Il dit : la résignation comme la compromission nous sont étrangères. Il dit encore : rejoignez-moi.
Dans ce refus tenait un monde, celui que l’envahisseur n’a jamais pu soumettre, car il reposait sur des fondements invisibles : l’idée, la mémoire d’un grand et vieux pays, la fidélité nue à la République, à la patrie, à l’histoire. Une fidélité sans condition, sans contrepartie, sans même attente de gloire.
Son appel fut un acte de foi sans témoin, une promesse sans preuve, une parole d’avant la victoire. Et cette parole devint combat, un combat de l’esprit et du cœur, le combat de la clarté contre la compromission, du sursaut contre l’effondrement.
Cette volonté de poursuivre le combat pouvait surprendre, car en cette heure, la France semblait vidée de ses forces. Elle n’avait plus d’armée pour se battre, plus de gouvernement pour résister, plus d’espérance, croyait-on, pour se relever. Mais il restait cela : une voix, et dans cette voix, un fil tendu entre ce qu’étaient les Français, et ce qu’ils refusaient de cesser d’être.
Alors dans les ruines, on planta l’honneur. Dans l’ombre, on sculpta l’avenir. Au grand jour, on relevait la tête.
Ils furent quelques-uns d’abord – rares, têtus, lucides. Puis d’autres les ont rejoints, et encore d’autres. Puis une armée sans uniforme, un peuple sans tambour, une Nation sans partage.
Un peuple d’humbles et de forts, de femmes dans l’ombre, de jeunes aux regards ardents, d’anciens au pas discret, qui tous avaient ce point commun : ils n’avaient pas renoncé. Et c’est ainsi que l’appel du 18 Juin, lancé dans le silence, devint une onde, un souffle, une chaîne humaine reliée par des liens invisibles.
Un appel que peu entendirent ce jour-là, mais que l’Histoire, elle, n’a jamais cessé d’écouter.
Depuis, le 18 Juin n’est plus seulement une date. Il est devenu un nom qui ne désigne plus qu’une seule chose : l’espérance. Il trace le chemin, rude et solitaire, de la liberté reconquise. Il ne laisse derrière lui ni oubli ni effacement. Il confie aux vivants une parole qui ne se fige jamais. Car ce ne sont pas des mots vaincus, ni des mots écrits pour les archives.
Ce sont des mots à creuser, comme la terre meuble après la pluie, comme les consciences nues qu’un appel vient bouleverser.
Aujourd’hui, nous honorons cette parole qui résonne en nous d’autant plus fortement et d’autant plus clairement que le cycle de commémoration des 80 ans des débarquements et de la Libération nous a rappelé à quel point, dans l’appel du général de Gaulle, on pouvait déjà entendre l’écho de la reconstruction de la République, de sa démocratie et de son modèle social.
Nous honorons les actes qu’elle a suscités, les mains tendues, les visages cachés, les vies offertes. Nous honorons le choix de l’honneur face à l’abdication, le choix du relèvement face à l’abandon. Et ce choix nous engage encore.
Il nous enseigne qu’il n’est pas de fidélité à demi-mot, et que celle-ci ne serait rien sans transmission. Qu’il ne s’agit pas seulement de se souvenir, mais de continuer. De porter, avec gravité et avec foi, cet héritage de clarté dans un monde parfois incertain.
Vive la République. Vive la France.
Après une minute de silence et la Marseillaise, Monsieur Erci Schlegel Maire de Gournay-sur-Marne, invita les participants à la cérémonie à se rafraichir avec le verre de l’amitié dans les locaux de la Mairie.
Nous remercions la Mairie de Gournay-sur-Marne et son département événementiel pour nous avoir autorisé à utiliser ses photographies pour illustrer cet article.
Ils méritent d’être reconnus pour leur participation contre l’ennemie.
Marcel Pinte, dit « Quinquin »
Considéré comme « le plus jeune résistant de France », il est mort pour la France à l’âge de six ans, tué par un tir accidentel. Son père, Eugène, connu dans la résistance comme le « commandant Athos » faisait passer des messages et colis au maquis par le biais de son fils. Le jeune garçon cachait les messages dans sa chemise et participait activement aux activités de la famille résistante.
Loïc Bouvard
Fils d’un colonel des Forces aériennes françaises libres, il participe à la défense du maquis de Saint-Marcel le 18 juin 1944 contre l’attaque des forces allemandes. Le jeune résistant breton est alors âgé de 15 ans. Décoré de la Croix de guerre pour sa bravoure. Décédé à 88ans en 2017.
Jean-Jacques Auduc, le jeune sarthois
Agent de liaison à l’âge de 11 ans, son rôle était de transmettre les messages entre résistants car les adultes étaient souvent contrôlés. Il faisait partie avec ses parents du réseau « Buckmaster », géré par Londres et chargé de renseignements, de parachutage d’armes et de sabotages. Décédé à 86 ans en 2017.
André Kirschen
Fils d’une famille juive roumaine arrivée en France au début des années 30, il adhère aux jeunesses communistes et prend part à plusieurs opérations de résistances. Il est arrêté le 9 mars 1942 après l’échec d’un attentat explosif visant la salle Wagram à Paris. Il est inculpé pour avoir tiré sur un militaire allemand à la station Porte Dauphine à Paris. Il fera partie des rares à échapper à la peine de mort lors du procès car moins de 16 ans. Il sera condamné à 10 ans de prison. Décédé à 81 ans en 2007.
Freddie Oversteegen
Alors qu’elle est âgée de 14 ans, cette Néerlandaise issue d’une famille de résistants participe à plusieurs actions. Les Oversteegen accueillent et cachent des personnes juives à leur domicile et avec sa sœur elles s’enrôlent dans la résistance. Elles commencent par distribuer des tracts antinazis, puis utilisent de la dynamite pour faire exploser des ponts et des voies ferrées. Par la suite elles commencent à tuer des soldats nazis, leur tirant dessus en conduisant leurs vélos, puis elles attirent des soldats dans les bois après les avoir séduits pour les tuer avec la complicité d’autres résistants. Décédée à 92 ans en 2018.
Jean Frydman
Né à Varsovie en Pologne en 1925, il devient résistant en 1940 à l’âge de 15 ans. Issu d’une famille juive il grandit dans le quartier parisien de Belleville. Il rallie la France Libre en 1940 et agit avec la résistance avant d’être arrêté en 1944 et condamné à mort. Il échappera au peloton d’exécution et sera envoyé dans le dernier convoi vers Buchenwald. Il s’évadera du train. Il est âgé de 95 ans aujourd’hui.
Roger Holeindre
Né en 1929 à Corrano en Corse, il passe son enfance dans les Vosges puis en Seine-et-Oise. En 1944, alors âgé de 14 ans, il est membre d’une organisation de scouts clandestine et participe à des activités nocturnes liées à la résistance contre l’occupation nazie. Son premier acte en tant que tel sera d’enlever deux mitrailleurs jumelés allemands à Noisy-le-Sec. Décédé à 90 ans en 2020.
Jacques Lorenzi
Né en 1928 à Asnières-sur-seine, il perd son père à l’âge de 10 ans. Alors qu’il a 13 ans en 1941, il commence à prendre part à la résistance en acceptant des missions le liaisons (transport de messages). Remarqué par ses supérieurs pour son dynamisme, on confie au jeune garçon des missions de plus en plus importantes. Il tombera sous le feu ennemi à Aubervilliers lors d’une mission le 23 août 1944. Il avait alors 15 ans.
Édouard Bobrowski
Né en Turquie en 1928. En 1941. il s’en va rejoindre un maquis antifranquiste dans le Cantal composé de plusieurs réfugiés espagnols. Il est alors âgé de 15 ans et participe avec le maquis à la libération de la ville de Toulouse. Il survit à la guerre et deviendra journaliste, réalisateur et écrivain avant de s’éteindre à 88 ans en 2016.
Malgré leurs très jeunes âges à l’époque ils ont tous pris des risques importants afin de nous permettre de regagner notre liberté.
Nous remercions vivement le site Topito de nous avoir permis de faire connaitre ces « enfants » résistants.