Émilienne MOREAU – Doublement résistante

Née en 1898 à Wingles – Pas de Calais.

Elle a fait preuve de courage et de patriotisme durant les deux conflits mondiaux 14/18 et 39/45.

En 1915, à 17 ans elle fera plusieurs actions à très hauts risques qui lui vaudront d’être citée à l’ordre de l’armée et recevoir la croix de guerre.

Dès juin 1940 elle devient à nouveau résistante durant la seconde guerre mondiale.

Elle fait de très nombreuses missions durant cinq longues années. Elle fournit des indications sur les déplacements des troupes ennemies. Elle assure ensuite des liaisons avec la Suisse tout en s’occupant du maquis. Elle échappe de justesse lors d’une rafle. Elle parvient à Londres et intervient à plusieurs reprises sur la BBC.

A la fin de la guerre elle revient à une vie plus « ordinaire ».

Elle fait partie des six femmes qui furent récompensées par leur nomination comme compagnon de la libération.

Elle est décédée à 73 ans le 5 janvier 1971.

Lecture : écrit par elle « Guerre Buissonnière » publié en 1970 (Solar) 

Patrick OURCEYRE – Secrétaire Général Exécutif ANMMV

Source : journal le Monde que nous remercions, pour de plus amples informations voir également avec Wikipédia.

Agent de liaison

Odile de Vasselot de Régné débute son action en servant d’agent de liaison au service de renseignement Zéro avant de faire partie du réseau Comète qui s’est donné pour mission d’exfiltrer les aviateurs alliés tombés en zone occupée.

Sous le nom de Danièle puis de Jeanne, elle prend le train chaque fin de semaine, elle est chargée de remettre courriers et documents à Toulouse, avec la menace sans cesse présente d’une arrestation par la Gestapo. Elle a également convoyé des aviateurs alliés à plusieurs reprises.

Dans une interview, elle dit : « J’ai eu beaucoup de chance, non pas de ne pas avoir été arrêtée, fusillée, déportée. Mais d’avoir eu juste le bon âge pour faire de la Résistance. J’avais passé le Bac en juillet 1939. Je n’étais pas encore engagée dans des études, ni dans une vie professionnelle. Je n’étais pas mariée avec des enfants. Bref entièrement libre. »

Elle a été « passeur » dans son réseau et elle considère qu’il faut continuer à être « passeur ». En conséquence, elle témoigne quand on lui demande et encourage les jeunes à s’engager.

Elle a écrit ses mémoires de guerre : Tombés du Ciel éditions du Félin 2005

Officier de la Légion d’honneur, Croix de guerre 1939/1945, Médaille de la résistance.

Notre association nationale continue d’être « passeur » auprès des jeunes générations en souvenir de notre chère et regrettée Présidente Honoraire Lysiane Thellier.

Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif ANMMV

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L’esprit de Résistance – Madeleine Riffaud

Elle est née le 23 août 1924 à Arvillers.

Croix de Guerre 1939-1945, chevalier de la légion d’Honneur, Officière de l’ordre National du Mérite.

Elle vit actuellement dans le Marais à presque 97 ans et pour elle l’important est « faire passer le message ». Elle fût résistante, torturée et condamnée à mort par la Gestapo, puis poétesse, écrivaine et correspondante de guerre.

Dans une interview parue le 21 Août 2021 dans le Parisien elle déclare « Quand vous avez été capturée puis êtes allée dans les camps, vous n’avez pas envie de raconter ». Cependant à la demande de Raymond AUBRAC elle finira par accepter de parler en 1994.

Concernant l’esprit de résistance elle nous dit « Cela s’acquiert et se cultive. Il faut toujours se dire : je ne suis pas une victime, je suis un combattant. Je ne suis pas un martyre, je suis un résistant. »

Dernièrement, sollicitée par Jean-David Morvan, elle finit par autoriser l’écriture d’une BD biographique.  Cette dernière donne un récit minutieux et détaillé d’un destin extraordinaire, d’une vie hors du commun dans les heures sombres de la guerre.

Son parcours,  par certains côtés, nous rappelle celui de notre Présidente Honoraire notre regrettée Madame Lysiane Tellier.

Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif ANMMV

Source : Journal le Parisien et « Madeleine Résistante Tome 1 : La Rose dégoupillée » de Morvan, Riffaud et Bertail – Ed. Dupuis

Résistante

Denise Vernay, sœur de Simone Veil, née Denise Jacob le 21 juin 1924 à Paris et morte le 3 mars 2013 à Paris, est une résistante française.

Elle a été très active comme agent de liaison et se fait arrêtée en 1944 pendant qu’elle transportait deux postes émetteurs et des finances pour le maquis des Glières, elle est torturée par la Gestapo puis déportée à Ravensbrück.

 Elle a comme camarade de détention Germaine Tillion, Geneviève De Gaulle Anthonioz et Noëlla Rouget.

Tout au long de sa vie, elle participe à perpétuer la mémoire de la Résistance et de la déportation.

Des rues portent son nom à Albi et Orléans.

Décorations :

Commandeur de la Légion d’honneur.

Grand-croix de l’ordre national du Mérite.

Croix de guerre 1939-1945 avec palmes.

Patrick OURCEYRE Secrétaire général Exécutif

Marie-José Chombart de Lauwe (née Wilborts le 31 mai 1932 à Paris)

Résistante qui est venue témoigner auprès des élèves de CM2 de Mme Leguen à Antony.

Elle a assistée à notre cérémonie annuelle du souvenir au mémorial de la France Combattante.

Yvette, Marie-José Wilborts, qui se fera appeler Marie-Jo, entre en Résistance contre l’occupant nazi et les collaborateurs français dès l’âge de 17 ans, en Bretagne pendant la « drôle de guerre ». L’adolescente est alors élève en première au lycée de Tréguier.

Pendant l’été 1940 on écoute la voix de Londres depuis une radio cachée derrière un tableau. En dépit du danger, Marie-Jo commence à transporter des messages : « Malgré mon jeune âge, je ne faisais pas ça naïvement. Les exécutions sont arrivées très vite, le contexte était pesant, nous mesurions les risques. »

À l’automne 1941, elle entreprend des études de médecine à Rennes et se procure un Ausweis (laissez-passer) qui lui permet de circuler en zone interdite vers la côte pour voir ses parents. Elle fait partie de « la Bande à Sidonie » (un réseau d’évasion vers l’Angleterre, qui a des ramifications à Tréguier, Lannion, Perros-Guirec et Paimpol, animé par Jean-Baptiste Legeay, religieux et enseignant des écoles chrétiennes1) créée par sa mère et ensuite intégrée au réseau « Georges France 31 » lié à l’Intelligence Service britannique2. Glissés dans ses cahiers d’anatomie, les plans de défense côtière passent au nez et à la barbe de l’ennemi. Ils sont ensuite acheminés jusqu’aux Alliés, en Angleterre.

Un nouvel agent de liaison, « Georges », est un agent double travaillant pour l’Abwehr. Il infiltre les résistants et les dénonce. Marie-Jo est arrêtée, le 22 mai 1942, chez sa logeuse. Devant la maison, une traction noire l’attend. Elle a juste le temps d’écrire un mot sur la table de la cuisine : « Je suis arrêtée. Prévenir famille et amis. » Emprisonnée par l’armée allemande à Rennes, puis à Angers.

Elle est ensuite transférée à la prison de la Santé pour être interrogée par la Gestapo. Elle est ensuite emmenée à la maison d’arrêt de Fresnes. Marie-Jo est condamnée à mort, peine commuée en déportation NN (nuit et brouillard). Le train part de la gare de l’Est à Paris le 26 juillet 1943 avec sa mère Suzanne et 56 autres femmes françaises NN en wagon cellulaire pour le camp de Ravensbrück

Elles furent transférées avec les autres NN le 2 mars 1945 pour Mauthausen d’où elles seront libérées le 21 avril et évacuées vers la Suisse par la Croix-Rouge internationale

À la Libération, Marie-Jo témoignera contre Fritz Suhren, commandant du camp de Ravensbrück de 1942 à 1945, et poursuivi pour crimes contre l’humanité3.

Adhérente de la Ligue des droits de l’homme, elle fait partie de la présidence collégiale de la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes (FNDIRP) et depuis 1996 assure la présidence de la Fondation pour la mémoire de la déportation, à la suite de Marie-Claude Vaillant-Couturier.

·  Grand officier de la Légion d’honneur en 2008

· Grand-croix de la Légion d’honneur en 2012