Entretenir et faire respecter la MÉMOIRE du MONT-VALÉRIEN, promouvoir et développer la mémoire par la communication, le dialogue et par une relation intergénérationnelle permanente en France et à l’étranger.
Un été en 1944 à Annonay la Résistance détourne un train de prisonniers
Dans la nuit du 3 au 4 août 1944, des maquisards ardéchois détournent un train de déportés et l’aiguillent vers Annonay. Quelque 70 prisonniers échapperont aux camps nazis. Un événement unique en France pendant la Seconde Guerre mondiale
Le 1er août 1944, en début d’après-midi, 71 ou 72 détenus (suivant les sources), Juifs ou politiques, sont rassemblés à la gare de Marseille Saint-Charles sous la surveillance de douze soldats allemands commandés par un sous-officier. Le 3 août alors que le train atteint Le Teil, l’état-major FFI (Forces françaises de l’intérieur) prévenu donne ordre à un corps franc et un groupe FTPF (Francs-tireurs et partisans français) bien armés de libérer les prisonniers du train. Mais le train repart avant leur tentative.
En gare de Peyraud il est convenu d’utiliser la ruse : diriger le train vers une autre voie, la ligne de Saint-Lambert à Firminy passant par Annonay. Sur le parcours un soldat allemand tente d’empêcher le convoi de continuer mais le cheminot Henry Caillet parvient à le neutraliser. Vers 3 heures du matin, le train arrive près d’Annonay. Les résistants ardéchois, renforcés par quelques Américains récemment parachutés, sont en place sur les hauteurs et cernent le convoi. Une longue bataille est déclenchée et finalement les Allemands, dont trois sont blessés, se rendent et sont faits prisonniers.
Ce sont les résistants ardéchois qui ont imaginé et réussi ce coup de force. Il a bien fallu que le cheminot Henri Caillet fasse preuve de détermination et de courage ce qui lui a valu la Croix de Guerre avec Étoile de bronze.
De son côté, Rébecca Marciano, 96 ans, a pu témoigner de cette nuit où elle a échappé aux nazis.
Tous notre respect pour cet exploit des résistants ardéchois que nous nous devons de garder en mémoire.
L’année 2025 est déjà bien commencée et pour le bon fonctionnement de notre association nationale nous vous serions très reconnaissants de bien vouloir nous adresser votre cotisation de 25 euros ou plus si vous le souhaitez soit par chèque au 9 cours de l’ile Seguin – 92100 Boulogne Billancourt, soit par virement à notre compte via notre site Mémoires du Mont-Valérien – rubrique adhérents puis règlement en ligne.
Comptant sur votre fidélité pour la défense de la mémoire et vous remerciant par avance.
Patrick Ourceyre Secrétaire Général ANMMV
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Décès du brigadier-chef Edouard SAUVÉE qui fut le co-fondateur et le premier Chancellier de notre association.
C’est avec une grande émotion et une très grande tristesse que nous vous informons du décès d’Edouard SAUVÉE dans sa 86éme année le 21 janvier 2025.
Un office sera célébré en l’église Ste Bernadette de Versailles le 28 janvier à 10h00.
Ancien compagnon de route de notre présidente fondatrice et d’honneur Lysiane Tellier, et co-fondateur de notre association, il a toujours été fidèle à nos côtés pour nous aider à faire perdurer le travail de mémoire initié et accompli par cette dernière.
C’est en Algérie au sein du 35e RAP de 1958 à 1960 qu’ il obtint la Croix de guerre.
Il nous a beaucoup soutenu dans nos activités et était toujours présent à nos cérémonies annuelles au Mémorial du Mont-Valérien.
Edouard ! St Michel va t’accueillir et nous te souhaitons de reposer en Paix.
Tes Fréres et Amis
Au nom de l’ensemble des membres de notre association nationale, nous adressons à toute sa famille et frères d’arme nos très sincères condoléances et les assurons de notre reconnaissance et de notre profonde amitié.
Alain FABER Président MMV Patrick OURCEYRE Secrétaire général Éxécutif
Il s’étend sur plus de 200 hectares, il estle plus vaste des lieux de l’univers concentrationnaire.
Y furent conduits des prisonniers de guerre ainsi que des opposants politiques, des personnessoupçonnées de résistance et des personnes considérées comme asociaux (Juifs, Tsiganes…)
Jean Villeret, ancien résistant déporté au Struthof, « passeur d’histoire et de mémoire »
Il était l’un des derniers français rescapés du camp du Struthof. Ancien résistant déporté dans le camp de concentration nazi de Natzwiller en 1944, décédé à l’âge de 100 ans.
« Passeur d’Histoire et de mémoire, il a consacré une partie de sa vie à témoigner de l’enfer concentrationnaire auprès des jeunes générations ».
Pierre Rolinet, ancien résistant et déporté, est mort à l’âge de 99 ans
Arrêté en possession d’armes par les Allemands en 1943, il est condamné à mort puis voit sa peine commuée en déportation. Il arrive en avril 1944 au camp de Natzweiler-Struthof, où il reste plusieurs mois avant d’être évacué vers Dachau, puis vers le camp d’Allach, qui sera libéré par l’armée américaine en avril 1945.
Soucieux de préserver la mémoire, ce commandeur de la Légion d’honneur a témoigné jusqu’à la fin de sa vie de son expérience, dans des écoles ou lors de visites au camp de Struthof.
Gardons-les en mémoire, souvenons-nous d’eux.
Nous remercions Le Monde et France Bleu de nous avoir permis cet article.
Ginette Kolinka, née Cherkasky le 4 février 1925 à Paris 11ᵉ, est une survivante du camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz-Birkenau et, à partir des années 2000, passeuse de mémoire de la Shoah.
En juillet 1942, sa famille fuit son domicile en raison de son arrestation imminente. Ils rejoignent alors la zone libre, non occupée par les Allemands, et trouvent refuge à Avignon (Vaucluse).
Le 13 mars 1944, à dix-neuf ans, elle est arrêtée à la suite d’une dénonciation avec son père, Léon Cherkasky, son jeune frère de douze ans, d’abord incarcérée à la prison d’Avignon puis à celle des Baumettes, la famille est ensuite internée au camp de Drancy.
Camp de Drancy en région parisienneCamp d’extermination d’Auswitch-Birkenau
Un mois plus tard, la famille est déportée par le Convoi no 71 du 13 avril 1944 en direction du camp d’Auschwitz-Birkenau. C’est le même convoi que Simone Veil. Dès l’arrivée du train, son père ainsi que son frère sont gazés, elle est sélectionnée pour le travail et rejoint le camp des femmes.
Au camp de Bergen-Belsen, elle travaille dans une usine de pièces d’aviation. En mai 1945 accueillie par les Alliés elle est rapatriée à Lyon avant de rejoindre Paris le 6 juin 1945 pour retrouver les membres de sa famille qui ont survécu.
Au début des années 2000, veuve, elle devient une ambassadrice de la mémoire qui sillonne la France pour raconter son vécu aux jeunes générations. Elle va d’établissement en établissement scolaire pour parler de ce qu’elle a vécu et sensibiliser les jeunes.
Cette femme à résister dans les camps à toutes les atrocités des nazis dorénavant elle vient souvent témoigner ce qui est une autre forme de résistance à la barbarie afin de permettre aux jeunes générations de connaître la réalité des camps par ceux qui ont survécu.
En effet les déportés se sont longtemps tus face à une France d’après-guerre peu encline à les écouter.
Nous remercions Wikipédia et TF1 de nous avoir permis de publier cet article et nous vous signalons « Les Derniers », une série documentaire de Sophie Nahum prochainement sur internet.Les Hauts Lieux de mémoire du gers pour leur aide à la transmission de la mémoire ainsi que, actu-juridique et le journal Sud-Ouest pour les photos misent à notre disposition.
LA SOCIÉTÉ DES MEMBRES DE LA LÉGION D’HONNEUR ET LES MÉMOIRES DU MONT-VALÉRIEN PARTENAIRES POUR L’ HONNEUR LE PATRIOTISME ET LA MÉMOIRE
Le 14 janvier 2025 à 15h00 fut signé au siège de la Société des membres de la Légion d’honneur à l’Hôtel des Invalides à Paris la « Charte de Partenariat » rapprochant ces deux associations nationales pour l’Honneur en action et la Mémoire patriotique.
Nous remercions vivement Madame Marie José GENTY Chancelière de notre association qui avec la ténacité que nous lui connaissons mena à bien pendant plusieurs mois les négociations avec les autorités de la « SMLH ».
Celles-ci aboutirent à la signature de ce document entre l’Amiral Alain COLDEFY Président de la Société des membres de la Légion d’honneur, et Alain FABER Président des Mémoires du Mont-Valérien.
Messieurs Alain FABER, Amiral Alain COLDEFY Madame Marie José GENTY
Mesdames Marie José GENTY et Sophie HILLION
Messieurs Yves le RAY et l’Amiral Jacques BLANC
C’est en présence des collaborateurs de l’amiral Coldefy et des membres du Comité d’Honneur et d’Éthique des Mémoires du Mont-Valérien qu’eu lieu cet important et significatif moment de la vie de notre association.
Mathieu ISSALY – Chef du centre SNU de Palavas-les-Flots
Le département de l’Hérault a accueilli une nouvelle cohorte de 133 volontaires de 15 à 17 ans en séjour de cohésion SNU au mois de novembre (du 18 au 29), sur le site de l’IGESA de Palavas-les-Flots
Pour cette promotion de novembre 2024, le choix du nom fût « Mémorial du Mont-Valérien » Haut lieu de la mémoire nationale de la France combattante chargé d’histoire.
Un lieu de Résistance et de Mémoire : 1 008 résistants, otages et combattants de la liberté y furent fusillés.
Un symbole national de reconnaissance : Ce monument honore les combattants de la Seconde Guerre mondiale et rappelle l’importance de la mémoire collective dans la construction d’une nation solidaire.
Un message pour la jeunesse : C’est un appel à l’engagement citoyen, à la défense des libertés et au respect des idéaux universels.
Des emblèmes ont été réalisés par les jeunes et une exposition « LES GRAFFITIS, ULTIMES TÉMOIGNAGES » prêtée par la directrice du service départemental de l’ONACVG a été présentée.
Parmi les nombreuses personnalités était présente : Mme la rectrice de l’académie de Montpellier et de la région Occitanie, chancelière des universités.
Nous remercions M. Francis SZWEC pour les documents et les photos ayant permis cet article.
Alain FABER Président des MÉMOIRES DU MONT-VALÉRIEN
FÉLICITATIONS A VOUS TOUS
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES
Cliquez sur le bandeau de l’ANMONM Section Hérault
Nous remercions l’ANMONM de la Section Hérault de nous aider par son reportage.
Patrick Ourceyre Secrétaire général Éxécutif des Mémoires du Mont Valérien
En avril 1940 comme communiste il entre dans la clandestinité. Après la signature des accords de Munich, il s’affirma comme le plus écouté des porte-parole de la résistance au diktat de Hitler.
Dans le N° 144 de l’Humanité : « Gabriel Péri, Sampaix et des dizaines d’autres patriotes ont été fusillés. La France entière doit clamer son indignation et sa colère face aux oppresseurs nazis et à leurs complices de Vichy. » Esprit libre et non conformiste, il devient, à la Libération, un mythe de la résistance à l’occupant.
Les nombreuses résistantes (7000 femmes), qui y ont été enfermées avant de partir en déportation, ont laissé des écrits dans la casemate 17.
Quelques mots griffonnés, des initiales, des visages esquissés au charbon ont été sauvés en 2023 de l’usure du temps.
Le chantier s’est déroulé en deux étapes et c’est Madame Aline Moskalik-Detalle restauratrice qui en a effectué le sauvetage.
L’État et la ville ont également fait un accord de protocole pour le rachat du terrain puis un promoteur immobilier rachètera le tout et cédera in fine des équipements municipaux à la mairie des Lilas. Le mémorial prévu sera dédié aux femmes résistantes et déportées, les travaux d’ensemble devant normalement être lancés en 2025.
Concernant ce lieu de mémoire, Madame Patricia Miralles secrétaire d’état auprès du ministre des armées, chargée des anciens combattants et de la Mémoire a dit « Il faut assurer la transmission de leurs mémoires nationales à notre jeunesse en leur permettant de venir la voir de leurs propres yeux »
Le but final de ce travail sera la création d’un parcours mémoriel en Seine-St-Denis pouvant servir aux passeurs de mémoire dont notre association nationale fait partie depuis de nombreuses années.