MASSACRES OUBLIES

Le plus connu d’entre eux est bien entendu celui d’Ouradour sur Glane. Toutefois de nombreux autres sont souvent ignorés et seuls les villages, les départements, les communes en ayant été les victimes en ont gardé la mémoire.

                               Gouesnou, Maillé en Indre et Loire, Argenton-sur-Creuse.

Gouesnou : Le 7 août 1944 a eu lieu le massacre de civils le plus important de l’Ouest. En effet 42 personnes furent assassinées par des soldats du IIIème Reich Kriegsmarine. Ce jour fatidique les résistants des Forces françaises de l’intérieur (FFI) des frères Prédour, décident, en accord avec des parachutistes français largués dans le secteur trois jours plus tôt, de libérer la commune. A la suite de l’action des résistants, une cinquantaine de Gouesnousiens sont arrêtés et rassemblés devant le mur d’enceinte de l’église puis ils sont conduits vers Penguerec et sont rapidement massacrés.

Maillé : Des résistants sont présents, il s’agit du réseau Péan, dirigé par Henri Péan, le curé du village. Dans la matinée du 25 août 1944, des soldats de la Wehrmacht encerclent le bourg et repoussent toute personne cherchant à sortir ou à entrer dans le village. Dans le même temps, un groupe de Waffen SS pénètre dans Maillé. Là, maison après maison, ils tuent hommes, femmes, enfants, bébés et mettent le feu. Prenant le village en enfilade, ils massacrent toutes les personnes qu’ils aperçoivent. Ensuite, un bombardement dure une heure et demi et parachève la destruction de Maillé. Au total 124 victimes, faisant de Maillé le deuxième plus important massacre de population civile commis par les Allemands.

Argenton-sur-Creuse : le 9 juin 1944 soixante-sept personnes sont massacrées dont cinquante six civils, hommes, femmes et enfants, par la deuxième division SS « Das Reich ». Un mémorial aux martyrs a été érigé sur flanc de la colline du collège.

Nous nous devions de les mentionner afin que la mémoire collective s’en souvienne car peu de rescapés ont parlé de ces traumatismes ou sont encore en mesure de les rappeler.

De nombreux sites de ces lieux mémoriels sont sur internet et nous les remercions pour avoir permis de publier cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Laisser un commentaire