En partenariat avec le Souvenir Français, nous vous communiquons l’intéressant article paru dans la lettre N° 89.
Varian Fry, journaliste américain installé à Marseille, a sauvé durant la Seconde Guerre mondiale entre 2 000 et 4 000 Juifs et militants antinazis en les aidant à fuir l’Europe et le régime de Vichy.
Malgré la notoriété des nombreuses personnalités qu’il a aidées (notamment Hannah Arendt, Marc Chagall ou encore Max Ernst), l’action et l’engagement de Varian Fry n’ont été reconnus que très tardivement, et seulement par la France de son vivant, qui lui remet la Légion d’Honneur peu avant sa mort.
Cette reconnaissance très tardive, et parfois même inexistante, de l’action menée par Varian Fry se retrouve dans les lieux matérialisant sa mémoire, très peu nombreux et surtout concentrés en France à Marseille, notamment grâce à l’Association Varian FRY France.
Parmi les lieux les plus emblématiques liés à Varian Fry se trouve la Villa Air-Bel, une propriété située à quelques kilomètres de Marseille. Cette villa isolée est devenue un refuge pour de nombreux artistes, intellectuels, écrivains et penseurs persécutés par les nazis. Varian Fry y a organisé, avec les membres de son comité, des opérations de sauvetage clandestines, aidant des centaines de personnes à fuir le régime nazi. La villa Air-Bel est détruite dans les années 80.
Place Varian Fry, Marseille
Sur cette place, une stèle bilingue a été réalisée par l’artiste Bernard Brandi, donnant des informations sur la vie de Varian Fry. « Journaliste américain envoyé à Marseille en août 1940 par le Comité de Secours d’Urgence de New York. Varian Fry avait pour mission d’empêcher que 200 intellectuels, écrivains et artiste antifascistes soient « livrés sur demande » aux autorités nazies. Il resta à Marseille 13 mois avant d’être expulsé de France par le Gouvernement de Vichy. Pendant cette période, il aida plus de 2000 personnes à fuir la menace nazie, souvent au risque de sa propre sécurité. En 1967, Varian Fry reçut la Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur du Gouvernement Français et en 1996, à titre posthume, il fut le premier américain à être honoré du titre de « Juste Parmi les Nations » par l’Etat d’Israël ».
Aux Etats-Unis, le seul lieu matérialisant la mémoire de Varian Fry se trouve à New York, dans le cimetière Greenwood de Brooklyn où se trouve sa tombe.

Vous trouverez le complément de cette article sur le site du Souvenir Français lettre N° 89
Patrick Ourceyre Mémoires du Mont Valérien
