
Dans le Nord la reconnaissance par CVR (Combattant Volontaire de la Résistance) a indiqué que 27% de résistantes se sont engagées en 1940/1941 contre 13% de résistants.
Le poids des résistantes dans l’activité d’aide apportée aux Alliés – par le biais de l’hébergement des soldats anglais, puis des aviateurs tombés au sol – et à la Résistance par la mise à couvert de ses membres, constitue un marqueur de l’engagement féminin.
Jeanne Gadenne-Jourdain
L’engagement dans la résistance est souvent le fait de femmes seules, dont certaines étaient déjà des résistantes avant la lettre en 1914.
Ce fut le cas de cette résistante. Lors de la reddition de Lille en 1914, en l’absence de son mari mobilisé, la jeune femme avait accepté d’héberger trois soldats anglais et un soldat belge. Dès le mois d’août 1940, désormais veuve, elle ouvre à nouveau sa demeure à des soldats anglais et s’emploie à fournir des faux papiers à des soldats français évadés. Arrêtée en septembre 1943, elle est déportée en février 1944, et revient sauve de déportation en 1945. Son action montre que la résistance d’aide recouvre différentes formes d’engagement : renseignement, faux papier, convoyage de messages, domicile utilisé pour les réunions des chefs d’organisation, transport de moyens de transmission, filière d’évasion etc.
Bien d’autres plus ou moins anonymes ont activement participé comme Louise Bettignies ou Émilienne Moreau.
Nous remercions le numéro spécial Les Chemins de la Mémoire qui nous a permis de publier cet article.
Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien
