
Un hommage sera rendu le 19 février dans la cour des Invalides à ce valeureux résistant et déporté. Il est mort le 31 janvier, dans ses cent unièmes années.
Il a reçu la médaille de la Résistance française par décret du 15 octobre 1945. Également commandeur de la Légion d’honneur membre de la Commission nationale de la médaille de la Résistance française. Né le 18 décembre 1923 à Paris, ce combattant de l’«armée des ombres » a tenu pendant de nombreuses années à témoigner auprès des jeunes de son parcours de résistant et de déporté.
En 1940, il refuse l’Armistice. Malgré ses 17 ans, il souhaite ardemment continuer le combat. En 1942, il est actif dans le sud-ouest dans le réseau Judith. Arrêté plusieurs fois il réussit toujours à s’échapper. Il gagne la Normandie où il devient chef régional d’un maquis. Il est arrêté le 3 juin 1944 sur dénonciation. Il connaît plusieurs prisons avant d’être transféré au camp de Compiègne. Il est déporté par le convoi du 2 juillet 1944, qui sera nommé le « Convoi de la Mort ».
Il reste peu de temps au camp de Dachau et est envoyé vers le camp de Neckargerach dans la vallée du Neckar, un ensemble de camps qui dépendent de Natzweiler-Struthof. Une épidémie de typhus se déclare en novembre 1944 qui décime les rangs des déportés. Il contracte le typhus puis une pleurésie. Il est transféré vers Osterburken où il est libéré par les Américains. Il a épousé une résistante, déportée de Ravensbrück, Nicole Clarence.
Souvenons nous de ce résistant de l’armée des Ombres.
Nous remercions le figaro du 10/02/24 qui nous a permis de publier notre article.
Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien
