
Né le 17 juin 1920 à Nancy, il est étudiant lorsque la guerre éclate. Depuis Saint-Jean-de-Luz, il embarque le 21 juin 1940 à bord du Batory, bâtiment polonais, à destination de l’Angleterre et s’engage dans les Forces françaises libres à Londres le 1er juillet. Il participe ensuite à la fin de la campagne du Gabon en novembre 1940
Affecté au Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST), en novembre 1941 il fait preuve d’un dévouement constant et d’un rare mérite. Il prend part à la seconde campagne du Fezzan avec la Colonne Leclerc, future 2e Division blindée, et à celles de Tripolitaine et de Tunisie, se distinguant par son courage. A maintes reprises, il se poste en première ligne et ramène des blessés sous le feu de l’ennemi.
Rapatrié en Grande-Bretagne avec la Division en avril 1944, il débarque avec elle en Normandie le 1er août 1944. Le 8 août 1944, huit jours après le débarquement en Normandie de la 2e DB à Utah Beach, il est grièvement blessé au bras et à la jambe par 80 éclats de grenade aérienne, en relevant des blessés à Mortain. Evacué sur Cherbourg, puis sur Paris, il est nommé médecin lieutenant à titre exceptionnel le 10 novembre 1944.
Plus tard, en 1950, il entre à l’Institut Pasteur. En 1964, il est nommé Professeur de Génétique cellulaire au Collège de France. En 1965, il a reçu avec André Lwoff et Jacques Monod, le Prix Nobel de Physiologie ou Médecine. Elu à l’Académie française en 1996, il devient membre du Conseil de l’Ordre de la Libération en juillet 1997. Le 12 octobre 2007, il est nommé chancelier de l’Ordre de la Libération. Il exerce ses fonctions jusqu’à la fin de son mandat en octobre 2011.
Il est décédé le 20 avril 2013 à Paris où il est inhumé.
• Grand-Croix de la Légion d’Honneur
• Compagnon de la Libération
• Grand Officier de l’Ordre National du Mérite
• Croix de Guerre 39/45 (5 citations)
• Médaille Coloniale avec agrafes « Fezzan-Tripolitaine », « Tunisie »
• Médaille des Blessés
Souvenons nous de cet homme remarquable comme combattant et grande personnalité civile.
Nous remercions vivement l’Ordre de la Libération qui nous a permis cet article.
Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

