RESEAU COMÈTE 

Un mouvement de résistance très actif en Belgique, en France et en Espagne durant l’occupation allemande de la Belgique pendant la Seconde Guerre mondiale.

La filière d’évasion permit à de nombreux aviateurs alliés et à des résistants en Europe de l’Ouest occupée de regagner le Royaume-Uni.

Elle était financée par le MI9 à Londres mais maintenait une indépendance opérationnelle totale.

Environ 800 aviateurs alliés empruntent la ligne Comète de juillet 1941 à juin 1944

156 membres du Réseau Comète perdent la vie (dont 55 femmes). Une trentaine d’hommes sont fusillés ou abattus. Plusieurs centaines sont déportés dans des camps de concentration une centaine d’entre eux meurent. Les survivants ne reviennent pour la plupart qu’en avril-mai 1945 lorsque les camps sont libérés.

En quatre années, le réseau a compté jusqu’à 3000 membres.

Frédéric De Jongh

Il est né à Bruxelles, le 13 décembre 1897

Important membre du réseau, sur les conseils insistants de sa fille sa sécurité étant fortement compromise en Belgique il quitte Bruxelles le 30 avril 1942 et reprend la coordination à Paris sur une période allant d’août 1942 à juin 1943. Ce même mois il est arrêté et fusillé à 46 ans le 28 mars 1944 à la forteresse du Mont-Valérien.

Andrée De Jongh

Sa fille qui est très investie dans la résistance, elle est Co-fondatrice et cheffe du réseau d’août 1941 à janvier 1943. Elle effectue de très nombreux passages entre la Belgique et l’Espagne.

 Le 15 janvier 1943, elle est arrêtée à Urrugne, trahie par un valet d’une ferme.

Elle reçoit en 1946 la George medal (Créée en 1940 par le roi George VI), la plus haute distinction qui puisse être décernée à un sujet non-britannique.

La « Comet line » est empruntée pour la dernière fois le 4 juin 1944, avant-veille du débarquement allié.

Nous remercions notre adhérente Amélie Durda d’avoir attiré notre attention sur le réseau de nos amis Belges.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Laisser un commentaire