POLOGNE – Nos amis résistants

Ils sont venus à notre aide d’abord durant la guerre de 14/18, la nécropole nationale d’Aubérive garde les sépultures de 129 combattants polonais et la commune de Neuville-Saint-Vaast rappelle par un autre monument l’engagement dans les rangs de la Légion Étrangère des volontaires polonais émigrés en France.

En 1920 et 1921 engagement de la France aux côtés des armées polonaises contre les armées bolchéviques . Nouvel engagement de la Pologne aux côtés de la France de 1940 à 1944.

De nombreux Polonais se sont ainsi engagés dans la Résistance et ils participèrent également aux combats du Débarquement et à la Libération de la France. Un monument a été érigé à proximité du Trocadéro, dans un square longeant la Seine dont le président Valéry Giscard d’Estaing avait procédé à la pose de la première pierre, le 10 juin 1975.

Au total, environ 50 000 Polonais combattirent au cours des différentes périodes de l’été 1944 contre les Allemands sur le sol français. Parmi eux, près du dixième, soit environ 5 000, y trouvèrent la mort. Les effectifs des résistants polonais en France ont atteint, au sommet des combats contre l’occupant allemand, au cœur de l’été 1944, environ 41 000 combattants qui participèrent répartis entre deux grandes mouvances, la Main-d’œuvre immigrée FTP-MOI (environ 15.000) et l’Organisation polonaise de lutte pour l’indépendance (POWN) environ 16.000.

Après l’appel du 18 juin, Szczepan Marcinkowski (« Remy »), Wladyslaw Nikiel Czarnecki, et Jôzef Krawetkowski ont formé en juillet 1940 le premier groupe résistant, dans l’est du département du Nord, près de la frontière belge. D’autres ont suivi à Douai, Denain et dans le Pas-de-Calais.

A cette même date un réseau de Résistance franco-polonais nommé Réseau F2 fut créé à l’initiative du gouvernement polonais en exil à Londres qui organisa, arma et finança des réseaux clandestins polonais dans tous les pays occupés où vivaient de nombreux Polonais, notamment en France et dans les colonies françaises. Le Réseau F2 fut placé sous le commandement exclusif d’officiers polonais. Doté de ses propres moyens radio, il fut la première et la plus importante organisation de résistance à exercer son activité clandestine sur le sol français. A l’automne 1940 émerge la première action de sabotage anti-allemand à Vimy avec la participation de Polonais.

Combats de la Libération

Entre autres : Dans le bassin minier de Carmaux, action menée par le détachement du capitaine des FFI Roman Piotrowski. Montceau-les-Mines, avec le « groupe Adam Mickiewicz ». Dans la région de Saint-Étienne, le bataillon « Étienne » commandé par le capitaine Godlewski. Près de Lyon, le bataillon d’ Henryk Dąbrowski » est à l’œuvre. Le soulèvement de Paris fut soutenu par la compagnie « Stanislas Kubacki ».

Stanislas Kubacki est un résistant communiste d’origine polonaise, membre des Forces françaises de l’intérieur et des Francs-tireurs et partisans – Main-d’œuvre immigrée, né le 2 mai 1908 à Siąszyce, fusillé le 21 février 1944 au Mont-Valérien en même temps que le « Groupe Manouchian » bien que ne lui appartenant pas.  Décoré de la Médaille de la Résistance française, à titre posthume par le décret du 31 mars 1947.

Tous ces valeureux résistants polonais moins connus doivent également rester dans nos mémoires.

Nous pouvons publier cette article grâce aux informations recueillies sur internet.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Laisser un commentaire