
Née le 15 février 1920 à Saumur, résistante, réseau Jockey du Special Operations Executive (SOE) et Organisation de résistance de l’Armée (ORA).
Elle fut élève au lycée de Briançon (Hautes-Alpes) où son père était commandant du 15-9. Elle fut étudiante en droit et en médecine à Lyon où elle rencontra Jacob Roos avec qui elle se maria. Celui-ci, chimiste d’origine hollandaise et juif, était étudiant à l’école française de Tannerie de Lyon. On ne sait comment Suzanne et Jacques Roos s’engagèrent dans la Résistance.
Elle entra en contact au printemps 1943 avec le réseau Jockey du SOE que Francis Cammaerts constitua dans le Sud-Est à partir d’Annecy et qu’il étendit en particulier dans la Drôme et en Provence.
Elle fut immatriculée comme agent P2 en novembre. Elle servit au chiffrage des messages et comme agent de liaison de ce réseau spécialisé dans les sabotages et les parachutages. Elle fut homologuée comme chargée de mission de 3e classe en janvier 1944. Probablement plus particulièrement rattachée au groupe de Jacques Langlois dit Jean-Louis Tessier envoyé dans les Alpilles, puis, en 1944, dans les Hautes-Alpes pour soutenir les éléments de l’ORA qui encadraient les principaux groupes de FFI du département.
C’est dans ce contexte que Langlois créa en mars 1944 le maquis Armée secrète (AS)-ORA des Vignaux, près de Briançon, et intégra l’état-major du colonel Zeller, chef de l’ORA dans le Sud-Est.
Elle fut arrêtée par les Allemands à Briançon avec Jacques Langlois et le lieutenant Chopin le 1er juillet 1944. Elle fut libérée le 9 juillet mais tenue de rester à la disposition des autorités allemandes. À nouveau arrêtée le 14 juillet, elle fut mortellement blessée dans des circonstances non éclaircies le 15 juillet au soir d’une rafale de mitraillette alors qu’elle arrivait à la caserne Desmichels. Elle décéda à l’hôpital de Gap. Elle fut inhumée à Gap, puis à Nantes.
Le titre de « Mort pour la France » lui fut attribué le 15 mars 1945. Elle fut décorée à titre posthume de la médaille de la Résistance le 31 mars 1947, de la Croix de guerre avec palmes et, le 25 mars 1957, de la Légion d’honneur.
Souvenons nous de cette résistante des SOE.
Nous remercions vivement notre délégué régional PACA Yves Michel Langlois et Patrick Lemaitre (Président de l’association Souvenir Sauvegarde et Histoire Militaire) ainsi que Maitron de nous avoir permis de publier cet article.
Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien
