Ils méritent d’être reconnus pour leur participation contre l’ennemie.
Marcel Pinte, dit « Quinquin »

Considéré comme « le plus jeune résistant de France », il est mort pour la France à l’âge de six ans, tué par un tir accidentel. Son père, Eugène, connu dans la résistance comme le « commandant Athos » faisait passer des messages et colis au maquis par le biais de son fils. Le jeune garçon cachait les messages dans sa chemise et participait activement aux activités de la famille résistante.
Loïc Bouvard

Fils d’un colonel des Forces aériennes françaises libres, il participe à la défense du maquis de Saint-Marcel le 18 juin 1944 contre l’attaque des forces allemandes. Le jeune résistant breton est alors âgé de 15 ans. Décoré de la Croix de guerre pour sa bravoure. Décédé à 88ans en 2017.
Jean-Jacques Auduc, le jeune sarthois
Agent de liaison à l’âge de 11 ans, son rôle était de transmettre les messages entre résistants car les adultes étaient souvent contrôlés. Il faisait partie avec ses parents du réseau « Buckmaster », géré par Londres et chargé de renseignements, de parachutage d’armes et de sabotages. Décédé à 86 ans en 2017.
André Kirschen

Fils d’une famille juive roumaine arrivée en France au début des années 30, il adhère aux jeunesses communistes et prend part à plusieurs opérations de résistances. Il est arrêté le 9 mars 1942 après l’échec d’un attentat explosif visant la salle Wagram à Paris. Il est inculpé pour avoir tiré sur un militaire allemand à la station Porte Dauphine à Paris. Il fera partie des rares à échapper à la peine de mort lors du procès car moins de 16 ans. Il sera condamné à 10 ans de prison. Décédé à 81 ans en 2007.
Freddie Oversteegen

Alors qu’elle est âgée de 14 ans, cette Néerlandaise issue d’une famille de résistants participe à plusieurs actions. Les Oversteegen accueillent et cachent des personnes juives à leur domicile et avec sa sœur elles s’enrôlent dans la résistance. Elles commencent par distribuer des tracts antinazis, puis utilisent de la dynamite pour faire exploser des ponts et des voies ferrées. Par la suite elles commencent à tuer des soldats nazis, leur tirant dessus en conduisant leurs vélos, puis elles attirent des soldats dans les bois après les avoir séduits pour les tuer avec la complicité d’autres résistants. Décédée à 92 ans en 2018.
Jean Frydman

Né à Varsovie en Pologne en 1925, il devient résistant en 1940 à l’âge de 15 ans. Issu d’une famille juive il grandit dans le quartier parisien de Belleville. Il rallie la France Libre en 1940 et agit avec la résistance avant d’être arrêté en 1944 et condamné à mort. Il échappera au peloton d’exécution et sera envoyé dans le dernier convoi vers Buchenwald. Il s’évadera du train. Il est âgé de 95 ans aujourd’hui.
Roger Holeindre

Né en 1929 à Corrano en Corse, il passe son enfance dans les Vosges puis en Seine-et-Oise. En 1944, alors âgé de 14 ans, il est membre d’une organisation de scouts clandestine et participe à des activités nocturnes liées à la résistance contre l’occupation nazie. Son premier acte en tant que tel sera d’enlever deux mitrailleurs jumelés allemands à Noisy-le-Sec. Décédé à 90 ans en 2020.
Jacques Lorenzi

Né en 1928 à Asnières-sur-seine, il perd son père à l’âge de 10 ans. Alors qu’il a 13 ans en 1941, il commence à prendre part à la résistance en acceptant des missions le liaisons (transport de messages). Remarqué par ses supérieurs pour son dynamisme, on confie au jeune garçon des missions de plus en plus importantes. Il tombera sous le feu ennemi à Aubervilliers lors d’une mission le 23 août 1944. Il avait alors 15 ans.
Édouard Bobrowski
Né en Turquie en 1928. En 1941. il s’en va rejoindre un maquis antifranquiste dans le Cantal composé de plusieurs réfugiés espagnols. Il est alors âgé de 15 ans et participe avec le maquis à la libération de la ville de Toulouse. Il survit à la guerre et deviendra journaliste, réalisateur et écrivain avant de s’éteindre à 88 ans en 2016.
Malgré leurs très jeunes âges à l’époque ils ont tous pris des risques importants afin de nous permettre de regagner notre liberté.
Nous remercions vivement le site Topito de nous avoir permis de faire connaitre ces « enfants » résistants.
Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien
