MARCEL DUVAL – RESISTANCE BOULONNAISE

Propriétaire du café Duval au 31, boulevard Jean-Jaurès, il s’est particulièrement distingué durant l’Occupation. Dès 1941, il rejoint la résistance, devient le chef de l’Organisation civile et militaire, secteur de Boulogne-Billancourt, en septembre 1942.
Dès 1942, ancien de Renault, il forme chez lui un noyau de résistance. Malgré les risques, il couvre d’abord de nombreux réfractaires au STO, délivre de fausses cartes d’identité et donne de l’argent aux plus nécessiteux. Membre de l’OCM, Organisation civile et militaire, il est promu chef du secteur de Boulogne-Billancourt au grade de commandant.
À ce titre, il organise de façon remarquable le recrutement des FFI (Forces françaises de l’Intérieur), établit des fiches d’engagement et la confection des brassards. « Même après la guerre, bien qu’il ait reçu de nombreuses marques de félicitations, il est resté modeste. Chez lui, pas de vantardise. » A la Libération, il prend ses responsabilités lors de l’élévation des barricades et des combats. Il n’hésite pas à partir en reconnaissance au parc Rothschild, où étaient retranchés les SS, à faire le coup de feu et à capturer trois soldats ennemis.
Aux archives de la ville, dans les nombreux courriers de félicitations, on retiendra que « dès l’insurrection, il a fait occuper les usines Renault pour éviter le sabotage et les rendre à la nation en état de marche ». Il a fait preuve de la plus grande initiative et énergie pour accomplir sa mission malgré l’ennemi.
Nommé membre du comité local de libération, il intègre le conseil municipal en tant qu’adjoint d’Alphonse Le Gallo.
Nous remercions le BBI, les archives municipales et la famille de Marcel Duval qui nous ont permis de publier cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont Valérien

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