Emmanuel d’Astier de La Vigerie

Compagnon de la libération et grand résistant. Ecrivain, journaliste et homme politique.

Dès septembre 1940, il fonde à Cannes le mouvement La Dernière Colonne, qui se destine au sabotage. Dans le même groupe se retrouvent Jean Cavaillès, Raymond et Lucie Aubrac et Charles d’Aragon. En février 1941, La Dernière Colonne étant décimée par les arrestations, il entre dans la clandestinité sous le pseudonyme de « Bernard »

En juin 1941, il crée le mouvement « Libération-Sud ». À la tête du mouvement, il fait paraître affiches, tracts. En janvier 1942, une liaison est établie avec Londres. La même année il fera deux missions à Londres et à Washington où il est chargé de négocier auprès de Roosevelt la reconnaissance de la France libre.

En septembre 1942, il se rend de nouveau à Londres et en rapporte pour Jean Moulin la lettre d’instruction de mise en place du comité de coordination des mouvements unis de la résistance et une importante somme d’argent. Après l’arrestation de Jean Moulin, il rapportera avec lui depuis Londres le manuscrit de ce qui deviendra l’hymne de la résistance française ; Le Chant des partisans publié dans le no 1 des Cahiers de Libération, en septembre 1943. Il gagne Alger, en novembre 1943, et devient membre de l’Assemblée consultative provisoire.

Le Gouvernement provisoire de la République française est créé en juin 1944. Il en devient ministre de l’Intérieur en août, après son retour en France.

Cet article a été réalisé avec l’aide de Wikipédia.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien.

LÉON GAUTIER

Léon Gautier s’est éteint ce lundi 3 juillet 2023 à l’âge de 100 ans. Il était le dernier survivant des 177 fusiliers marins français ayant débarqué le 6 juin 1944 à Ouistreham.

Il était profondément attaché au devoir de mémoire, nous lui  rendons hommage, véritable incarnation de la résistance.

RIP

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

ALGER 1943 – Commémoration de l’arrivée du Général De Gaulle

Partenaire de la Fondation Charles de Gaulle, nous avons le plaisir de vous faire suivre le document ci-dessous publié dans le courrier du 26 juin.

À l’invitation de François Gouyette, Ambassadeur de France à Alger et du général Stéphane Richou, attaché de défense, Hervé Gaymard, président de la Fondation Charles de Gaulle, s’est rendu à Alger les 12, 13 et 14 juin derniers, au côté d’une délégation de la Direction de la mémoire, de la culture et des archives (DMCA) du ministère des Armées et du Service historique de la défense (SHD).

Le 30 mai 1943, trois jours après la réunion constitutive du Conseil national de la Résistance à Paris présidée par Jean Moulin, le général de Gaulle débarquait à l’aéroport de Boufarik, où l’attendait son rival, le général Giraud. Les deux hommes rejoignaient ensemble le Palais d’été. Il s’agissait alors d’unifier, comme l’avait souhaité le CNR, l’effort de la France Libre, ses aspects politiques et militaires.

Alger, libre depuis l’opération Torch du 8 novembre 1942, capitale de la France Libre, ne pouvait qu’en être le théâtre. Elle en sera d’abord l’échiquier, puisque sur les hauteurs d’Alger, la Villa des Oliviers, où de Gaulle officie, est toisée par le Palais d’été, le général Catroux maintenant un fragile équilibre de sa villa d’El-Biar. C’est d’abord un conflit entre deux visions de ce qu’est la France Libre, un simple effort militaire ou une ambition de reconstruction dans la lutte, que ces semaines d’Alger abritent. C’est à Alger que de Gaulle gagne la partie, impose sa vision, et finit par recevoir le ralliement de giraudistes, comme Jean Monnet ou René Mayer.

C’est également d’Alger que se met à souffler cet air « âpre et salubre » qui prépare la reconquête républicaine qui précède celle du territoire métropolitain : alors que le CFLN rétablit les juifs d’Algérie dans l’intégralité de leurs droits civils et politiques (décret Crémieux, octobre 1943), que l’Assemblée d’Alger donne le droit de vote aux femmes et trace les contours d’une France nouvelle,  l’armée de libération, amalgamant les Français libres, l’armée d’Afrique et la population maghrébine, massivement mobilisée sous les ordres de héros, comme Leclerc, et de grands soldats retrouvés, comme Juin ou de Lattre de Tassigny, justifiait, lors de la campagne d’Italie, puis lors du débarquement de Provence du 15 août 1944, le renouveau militaire français. Sans l’effort majeur de ces hommes, la France se serait-elle assise à la table des vainqueurs ?

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

16 juin 2023

SIGNATURE D’UN PARTENARIAT AVEC LA MAIRIE DU 15è ARRONDISSEMENT

A l’avant-veille de l’appel du 18 juin, ce vendredi 16 juin 2023, notre président national Alain Faber, accompagné par notre secrétaire général exécutif Patrick Ourceyre a signé une nouvelle « Charte de Partenariat » avec Monsieur Philippe Goujon maire du 15eme arrondissement de Paris en la présence de Madame Clotilde Derouard adjointe au maire.

Ce nouveau partenariat nous permettra de réaliser conjointement en 2023/2024 des actions relatives à la période de la deuxième guerre mondiale 1939/1945 en particulier avec les élèves des collèges et lycées de cet arrondissement.

Lors de la cérémonie commémorant l’appel du général de Gaulle du 18 juin 1940 en présence des autorités et personnalités, les enfants de deux écoles interprétèrent d’une manière remarquable notre hymne national qu’ils avaient préparé avec la Musique de la Police Nationale. Vous êtes invités à cliquer sur l’image ci-dessous pour écouter leur prestation.

La cérémonie se poursuivit par la lecture du message de Madame Patricia MIRALLES Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Armées, chargée des Anciens combattants et de la Mémoire

Puis ce fut les salutations aux porte-drapeaux par les autorités. La marche de la deuxième DB fut à l’honneur à ce moment là, comme vous pourrez le constater en cliquant sur l’image ci-dessous.

La cérémonie se termina par un vin d’honneur dans la salle des fêtes de la Mairie.

Nous adressons nos félicitations au comité d’entente organisateur de ces différentes prestations.

Alain FABER Président MMV

LES LIEUX DE MÉMOIRE

Nous vous présentons nos 10 hauts lieux de Mémoire :

Mémorial du Mont-Valérien

A Suresnes, lieu de culte médiéval, puis forteresse militaire au XIXe siècle, le Mont-Valérien, durant la Seconde Guerre mondiale, a été le principal lieu d’exécution en France de résistants et d’otages fusillés par l’armée allemande.

Ancien camp de concentration Natzweiller-Struthof

En Alsace, il s’agit du seul camp de concentration nazi situé sur le territoire français. 52 000 personnes, majoritairement des résistants de l’Europe entière, sont déportées dans ce camp. Il est devenu un haut lieu de la mémoire nationale en 2014.

Mémorial des martyrs de la Déportation

Érigé au cœur de Paris et inauguré en 1962, le mémorial est dédié à l’ensemble des déportés de France. Il a été voulu par l’association d’anciens déportés et résistants « le Réseau du souvenir »

Mémorial de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie

Trois colonnes se dressent face à la Seine pour rendre hommage aux hommes et aux femmes, membres des formations supplétives, appelés du contingent ou engagés volontaires morts pour la France ainsi qu’aux victimes civiles disparues ou décédées de 1952 à 1964.

Mémorial des guerres en Indochine

Ce mémorial situé à Fréjus perpétue le souvenir des soldats morts pour la France en Indochine, entre 1940 et 1954.

Mémorial du débarquement de Provence (Mt-Faron)

Situé à Toulon, dans la Tour Beaumont au sommet du mont Faron, le Mémorial du débarquement et de la libération de Provence est consacré à l’histoire et à la mémoire du débarquement du 15 août 1944 et de la libération de Provence.

Notre-Dame de Lorette

En Artois, à Ablain-Saint-Nazaire, Notre-Dame de Lorette est la plus importante nécropole nationale française. Située sur la colline de Lorette dans le Pas de Calais, ce lieu est un des secteurs les plus disputés du front occidental en 1915.

Nécropole Nationale de Fleury-devant-Douaumont

La Nécropole nationale de Fleury-devant-Douaumont, haut lieu de la mémoire nationale, témoigne de la violence des combats de la Grande Guerre et principalement celle de la bataille de Verdun.

Mémorial national de la prison de Montluc

A Lyon, le Mémorial national de la prison de Montluc est un lieu symbolique des politiques de répression et de persécution allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale.

Monuments aux morts pour la France en opérations extérieures.

A Paris, le monument aux Morts pour la France en opérations extérieures rend hommage aux soldats morts pour la France en opérations extérieures depuis 1963.

Pour chacun de ces hauts-lieux nous encourageons vos visites, soit dans votre région, soit lors de vos déplacements afin de mieux réaliser et mesurer tous les sacrifices qui ont été faits en France ou sur d’autres terres éloignées pour vivre dans un pays libre et encore en paix.

Nous remercions l’ONACVG qui nous a permis d’écrire ce résumé de nos Hauts-Lieux de Mémoire.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Vernissage de l’exposition « La dissidence en Martinique et en Guadeloupe 1940-1945 »

En juin, Le Souvenir Français place sous les projecteurs l’histoire et la mémoire des dissidents

Il est heureux d’accueillir cette exposition conçue et réalisée par l’ONACVG.

Elle revient sur les raisons et les conséquences de l’engagement de ces « dissidents » qui choisirent de rejoindre les îles anglaises de la Dominique et de Sainte-Lucie pour s’enrôler au sein des Forces Françaises Libres (FFL).

Elle sera inaugurée au siège du Souvenir Français le jeudi 15 juin 2023 à 17h30, au 20 rue Eugène Flachat, 75017 Paris. Elle sera accessible à tous du lundi au vendredi de 9h30 à 16h30, du vendredi 16 juin au vendredi 25 août 2023.

Pour venir visiter l’exposition, merci d’envoyer un mail à partenariats@souvenir-francais.fr

Nous vous encourageons vivement à la visiter.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mt Valérien

LECTURE

Dio, colonel commandant le régiment de marche du Tchad, est aussi le chef de tous les fantassins de la 2e DB.

Ce jeune général à 37 ans en 1945 est moins connu mais peut-être le plus glorieux parmi les subordonnés du général Leclerc.

 Il en sera le connétable. 

» Sans lui il n’y aurait pas eu la 2éme DB » (Leclerc)

 Il participera à tous les combats de Douala jusqu’à Berchtesgaden.

Nous vous recommandons tout particulièrement la lecture de cet important et intéressant ouvrage, un récit sur l’épopée de la 2e DB, écrit par le général Jean-Paul Michel, Président de l’association de la Maison des anciens de la 2éme DB et de la Fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque et Monique Brouillet Seefried docteur en histoire.

Editeur : Bernard GIOVANANGELI

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Le tirailleur-résistant Addi Bâ

Le Guinéen Addi Bâ arrive jeune en France, à Langeais (Indre-et-Loire). Il s’engage dès le début de la guerre dans le 12e régiment de tirailleurs sénégalais, avant d’être capturé en juin 1940. Il est interné à Neufchâteau, d’où il s’évade avec quelques camarades africains. Dès octobre 1940, il entre en contact avec le réseau de la Résistance et, en mars 1943, participe à l’établissement du premier maquis des Vosges, le camp de la Délivrance, qui abrite des réfractaires du STO (Service du travail obligatoire).

Le maquis est attaqué en juillet. Traqué par la police allemande, Addi Bâ est arrêté le 15 juillet 1943 et conduit à Épinal où il est torturé puis fusillé le 18 décembre 1943.

Il faut attendre le 13 juillet 2003 pour que les autorités françaises lui accordent la médaille de la Résistance au cours d’une cérémonie discrète.

Nous devons aussi nous souvenir de ces courageux combattants de toutes origines ayant donné leurs vies pour notre liberté.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Peu connu

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1953 – DERNIERS COMBATS EN CORÉE

Lors de notre cérémonie du 9 octobre 2022, nous avions mis à l’honneur et commémoré le Bataillon français de l’ONU en présence de l’ambassadeur de Corée en France et des représentants du bataillon.

Il faut se souvenir et garder présent dans nos mémoires l’engagement et les sacrifices de ces combattants morts au champ d’honneur loin de notre belle France sous la bannière de l’ONU.  Ce bataillon Français était sous les ordres du lieutenant-colonel Monclar qui s’est réengagé à 59 ans.

Ces combattants sont restés loin de nos mémoires collectives. Parmi eux, ils étaient 3.760 soldats français parmi lesquels 270 morts ou disparus et mille trois cents cinquante blessés. Ce conflit a duré 3 ans de juin 1950 à juillet 1953.

Les victimes françaises ont pour la plupart étaient restituées à leur famille et inhumés en France. Toutefois il existe un carré Français au cimetière mémorial des Etats-Unis à Busan, il porte le numéro 27 et contient 44 tombes individuelles pour nos soldats. Un carré spécifique existe également pour les anciens combattants en ayant exprimé la demande, trois français y sont enterrés.

Gardons présents dans nos mémoires ces valeureux combattants.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien