Fred MOORE

Il est né le 8 avril 1920 à Brest et son père est un ancien officier de la Royal Navy.

Refusant la défaite, le 19 juin 1940, il quitte la France e atteint l’Angleterre où, le 1er juillet 1940, il s’engage dans les Forces Françaises Libres au titre des Forces Aériennes Françaises Libres (FAFL).

Il prend part à l’expédition de Dakar en septembre 1940. Il nommé aspirant le 14 juillet 1941 et il est dirigé sur Beyrouth pour servir aux troupes du Levant.

Septembre 1941 à Damas comme chef du GRCA il s’entraîne en vue de participer à la campagne de Libye. A partir d’avril 12942, avec le Premier Régiment de Spahis Marocains il participe aux combats en Egypte puis en Lybie.

En juillet 1943, il est affecté pendant un mois et demi à la Garde d’Honneur du général de Gaulle à Alger. Le 10 avril 1944, Il embarque à destination de l’Angleterre.

Juin 1944, il débarque en Normandie et participe aux combats. Puis, lors de la libération de Paris le 25 août 1944, il prend une part active à la prise de l’Ecole Militaire, puis, le 27 août, à la bataille de Dugny – Le Bourget en Seine-Saint-Denis.

Puis se succède la campagne des Vosges, la campagne d’Alsace. En avril 1945, il prend part aux opérations sur le front de La Rochelle avant de faire route sur l’Allemagne où il participe aux derniers combats.

En mai 1956 affecté au 6ème Régiment de Spahis Marocains. Il sert en Algérie jusqu’en novembre 1956.

Il est promu Colonel honoraire le 8 avril 1982. En mars 2004, il est nommé membre du Conseil de l’Ordre de la Libération, puis par décret du 11 octobre 2011, chancelier de l’Ordre de la Libération..

Le 16 novembre 2012, il est nommé par décret Délégué national du Conseil national des communes « Compagnon de la Libération ». Renouvelé en octobre 2015, il met fin à ses fonctions en janvier 2017 et est nommé en avril 2017 chancelier d’honneur de l’ordre de la Libération, 

• Grand-Croix de la Légion d’Honneur
• Compagnon de la Libération – décret du 17 novembre 1945
• Croix de Guerre 39/45
• Médaille des Evadés
• Médaille Coloniale avec agrafes « Libye », « Tunisie »
• Croix du combattant Volontaire 39/45
• Croix du combattant Volontaire de la Résistance
• Officier des Palmes Académiques
• Médaille des Services Militaires Volontaires
• Médaille Commémorative des Services Volontaires dans la France Libre
• Médaille Commémorative des Opérations de Sécurité et de Maintien de l’Ordre en Algérie
• Presidential Unit Citation (USA)
• Officier du Nicham Iftikar (Tunisie)
• Officier du Ouissam Alaouite (Maroc)

Nous remercions l’Ordre de la Libération de nous avoir permis de publier cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

La sonnerie AUX MORTS – Histoire

A l’origine la guerre de Sécession aux Etats-Unis en 1862.

Beaucoup plus tard, le Général Gouraud voyageant en Angleterre et aux Etats-Unis entendis des sonneries émouvantes au Bugle « Taps » (USA) et « Last Post »(UK) en hommage aux combattants. En conséquence, il eut l’idée de faire composer un hymne Aux Morts par le Lieutenant-Colonel Pierre Dupont chef de la musique de la garde républicaine.

Le 14 juillet 1931, elle retentit pour la première fois sous l’Arc de Triomphe. En juillet 1932, Paul Boucour, alors ministre de la Guerre propose qu’elle soit inscrite dans le déroulement des cérémonies commémoratives militaires.

Nous savons qu’elle appartient désormais au patrimoine commémoratif de la nation, marquant le souvenir de nos morts. Elle est toujours jouée avant la minute de silence.

Cette sonnerie qui retendit à toutes nos cérémonies mémorielles est toujours un moment d’émotion collective.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Lieu de Résistance et de Mémoire

Le Chambon-sur-Lignon. Ce village se situe en Haute Loire.

Un exemple de résistance civile et spirituelle unique qui a valu à la commune et à sa région la remise d’un diplôme d’honneur par Yad Vashem en 1990. C’est la seule commune de France à avoir reçu ce diplôme.


Dans ce territoire en majorité protestante, se côtoient station familiale, pensions de famille et home pour enfants.


En 1940, son maire Charles Guillon démissionne et se consacre à l’aide aux réfugiés. Dès 1942, ce plateau situé à 1000 m devient donc une plaque tournante de réfugiés. Mon oncle résistant Gustave Gimon Pharmacien à St Etienne a longtemps participé avec le maire à protéger ou faire fuir de nombreux enfants ainsi que tout autres personnes alors recherchées.


En juin 2013 ce village a ouvert un lieu de mémoire dédié à l’histoire des Justes et des différentes formes de résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mt Valérien

RESISTANTS

Jean-Édouard Verneau, né le 29 août 1890 à Vignot (Meuse) et mort le 15 septembre 1944 à Buchenwald, officier français du génie devenu résistant, mort pour la France.

En février 1941, il devient chef d’état-major de l’armée d’armistice et donne son accord tacite aux actions clandestines de camouflage de matériel : stockage et entretien d’armes et de munitions qui serviront plus tard aux maquis, organisation de réseaux clandestins de transmissions[.
Il participe à la fondation de l’Organisation de résistance de l’armée (ORA) dès la dissolution de l’armée d’armistice en novembre 1942.
Arrêté le 23 octobre 1943, il désigne son successeur, le général Georges Revers, puis est déporté à Buchenwald, où il meurt le 15 septembre 1944, à 54 ans.


Croix de guerre 1914-1918 avec palme et étoile
⦁  ⦁ Médaille interalliée de la Victoire
⦁  ⦁ Médaille commémorative de la guerre 1914-1918
⦁  ⦁ Insigne des blessés militaires
⦁  ⦁ Médaille commémorative de Syrie-Cilicie
⦁  ⦁ Croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieurs
⦁  ⦁ Commandeur de la Légion d’honneur
⦁  ⦁ Médaille de la Résistance française

Charles Delestraint (surnommé Vidal)

Né le 12 mars 1879 à Biache-Saint-Vaast dans le Pas-de-Calais et mort le 19 avril 1945 à Dachau en Allemagne, général français, héros de la Résistance, premier chef de l’Armée secrète, compagnon de la Libération.
Il est arrêté par un agent de l’Abwehr de Dijon au métro La Muette (16e arrondissement de Paris)[3], le 9 juin 1943 Après plus de 50 heures d’interrogatoire ininterrompu, il est placé en détention à la maison d’arrêt de Fresnes en juillet 1943 puis déporté, en application du décret Nacht und Nebel, au camp de concentration de Natzweiler-Struthof en Alsace.
Il est transféré au camp de Dachau en septembre 1944. Il aurait été abattu, sur ordre, d’une balle dans la nuque le 19 avril 1945, quelques jours avant l’arrivée des Alliés. Son corps est incinéré au crématoire du camp.


Commandeur de la Légion d’honneur
Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 17 novembre 1945
Croix de guerre 1914-1918, palme de bronze Croix de guerre 1914-1918, palme de bronze (14 juin 1919) et une étoile
Croix de guerre 1939-1945, palme de bronze Croix de guerre 1939-1945, palme de bronze
Médaille interalliée de la Victoire Médaille interalliée de la Victoire (1er décembre 1919)
Médaille commémorative de la guerre 1914-1918 Médaille commémorative de la guerre 1914-1918
Croix de guerre belge, 1915 Croix de guerre 1914-1918 (Belgique) (8 décembre 1919)


Nous remercions Wikipédia et particulièrement M. Jean François Catteau d’avoir attiré notre attention sur ces deux remarquables résistants.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

DISSIDENCE – OUTRE-MER

La Dissidence pendant la Seconde Guerre mondiale désigne le mouvement de résistance contre le régime de Vichy dans les départements d’Outre-Mer français qui étaient encore des colonies, en particulier en Guadeloupe et en Martinique.
Entre 2 000 et 3 000 jeunes antillais, guadeloupéens et martiniquais, choisissent d’aller rejoindre les FFL après l’appel du Général de Gaulle le 18 juin 1940, pour défendre l’idéal d’une certaine France.


Parmi les plus célèbres :


Félix Eboué qui  le 29 janvier 1941 figure parmi les cinq premières personnes à recevoir du général de Gaulle la croix de l’ordre de la Libération


Son épouse Eugénie Eboué qui s’engage dans les Forces française libres féminines comme infirmière à l’hôpital militaire de Brazzaville au Congo jusqu’en 1944, un engagement qui lui vaudra la Croix de guerre et la médaille de la Résistance à la fin de la Seconde Guerre Mondiale.


Gaston Moneville qui entre dans le mouvement Combat sous le nom de « Saint-Just », en hommage à son oncle, Saint-Just Orville, maire de Case-Pilote, en Martinique.


En leur honneur à tous, le mémorial de la dissidence a été érigé en 2024-2025 face à la Dominique, à la mémoire de ceux qui furent oubliés pendant des décennies.


Nous remercions particulièrement le Souvenir Français et Wikipedia qui nous ont permis de publier cet article.


Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Joseph Kessel

Né le 10 février 1898 à Villa Clara  Argentine et mort le 23 juillet 1979 à Avernes, enterré au cimetière Montparnasse.

Engagé volontaire en France comme aviateur pendant la Première Guerre mondiale, à la fin de l’année 1916, il décide de s’engager volontairement dans l’armée française. Enrôlé dans l’artillerie, il est rapidement affecté dans l’aviation, arme toute nouvelle à cette époque. Il est promu sous-lieutenant en juillet 1918 après avoir participé aux combats de la deuxième bataille de la Marne au printemps 1918.

Après la défaite de la France face à l’Allemagne en mai-juin 1940 Joseph Kessel rejoint la Résistance au sein du réseau Carte, avec son neveu Maurice Druon. C’est avec ce dernier qu’il franchit clandestinement les Pyrénées pour gagner Londres et s’engager dans les Forces aériennes françaises libres du général de Gaulle. En mai 1943, dans l’enceinte du pub The White Swan, à Coulsdon, dans la banlieue sud de Londres, il compose, toujours avec son neveu Maurice Druon, les paroles françaises du Chant des Partisans qui devient l’hymne de la Résistance puis finit la guerre comme capitaine dans l’aviation.

Par la suite il devint grand reporter, écrivain puis académicien. Il se retrouve dans nos mémoires chaque fois que nous entendons le Chant des Partisans dans nos cérémonies patriotiques.

Décorations

Nous remercions Wikipédia qui nous a aider à publier cet article

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

René Cassin

Le 5 octobre 1987, François Mitterrand présidait l’entrée de René Cassin au Panthéon. Les premiers mots de son discours définissent l’homme et son histoire :
« Il est des hommes illustres pour avoir incarné la douleur ou la gloire d’une époque. Il en est d’autres dont la grandeur est d’avoir su anticiper sur leur temps, en y semant les germes du futur. René Cassin est de ceux-là ». – François Mitterrand

« Obscur soldat d’une immense armée », il est grièvement blessé le 12 octobre 1914, lors d’un assaut contre les casernes de Chauvoncourt (Meuse). Il sera réformé avec une invalidité de 65%, et portera un corset toute sa vie.

Il anticipe d’abord ce que sera l’après-guerre, retrouve sa passion du droit et la met au service des associations d’anciens combattants en création, en particulier de l’Union Fédérale. Il sera le principal rédacteur du Code des Pensions militaires d’invalidité. Le monde combattant lui doit beaucoup. Mais, alors qu’en 1940, les anciens combattants sont attirés, voire aimantés par Philippe Pétain qu’ils considèrent comme le vainqueur de Verdun, René Cassin fait le choix de de Gaulle. Il pressent ce que sera la Seconde Guerre mondiale, et rejoint à Londres les « hommes partis de rien ». Il sera le rédacteur et le juriste de la France Libre. Enfin, en 1945, anticipant de nouveau ce que sera l’après guerre et la nécessaire création d’institutions universelles, il participe de manière essentielle à l’écriture de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Prix Nobel de la Paix, René Cassin est inhumé au Panthéon. Il y occupe une place incontournable, celle d’avoir toujours fait le juste choix, au service de la Nation et de l’Universel.

À l’occasion du 50ème anniversaire de sa disparition, à nous de faire de René Cassin plus qu’une histoire française. 

Nous remercions vivement Monsieur Serge BARCELLINI Contrôleur Général des Armées (2s) Président Général de l’association « Le Souvenir Français » de nous permettre de publier au titre de notre partenariat son article paru dernièrement .

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont Valérien

“Mort en haine de la foi :

l’histoire de Jean Batiffol

Arrêté, fin janvier 1945 , incarcéré à la prison de Graz, et envoyé à Mauthausen.

De jour comme de nuit, il se porte près des grands malades, les écoute, les encourage, les confesse, les assiste à leurs derniers moments.
De Graz, il rayonne dans les commandos environnants, célèbre la messe dans une auberge pour des gens qui n’ont pas vu un prêtre depuis deux ans, et bientôt lui incombe l’aumônerie générale de tout le stalag XVIII A, dont les commandos constituent « une paroisse de 10 prêtres et 20 000 âmes » sur bien des km².

Mort au camp de concentration de Mauthausen le 8/05/1945
Le gouvernement belge le fit Chevalier de l’Ordre de Léopold et la Croix-Rouge lui décerna la médaille de la « Reconnaissance pour aide fraternelle aux prisonniers », car il aida tous ses compagnons de souffrance, quelle que fût leur nationalité. 
Il a été béatifié le 13 décembre 2025 à notre Dame de Paris.


Le père Jean Batiffol repose depuis le 14 juin 1956 à Boulogne-Billancourt. Sa tombe se trouve au Cimetière de l’Ouest, au 1 rue de l’Ouest à Boulogne-Billancourt (92), dans le carré 8, et porte le numéro 45. On la trouve à gauche en entrant dans le cimetière, il s’agit de la 45e le long du mur, à environ 85 m de l’entrée

Nous remercions le diocèse de Paris de nous avoir permis cet article ainsi que le BBI de Janvier 2026.


Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Alexandre Glasberg

Alexandre Glasberg, dit l’abbé Glasberg, né en 1902 à Jytomyr (Ukraine), mort en 1981, est un prêtre catholique et résistant. 
Il joue un rôle actif dans la Résistance lors de la Seconde Guerre mondiale, contribuant au sauvetage de nombreux Juifs, et s’investit après la guerre dans la mise en place de réseaux d’exfiltration des Juifs vers Israël, participant aux opérations Exodus et Ezra et Néhémie.
En France, il se consacre à l’accueil des réfugiés. Début 1942, avec l’aide d’autres personnes, il fonde le groupe de résistance L’Amitié chrétienne, dont le but est d’aider les juifs et les victimes du nazisme.
Durant l’été 1942, il participe activement à l’opération de sauvetage de 108 enfants juifs détenus dans le camp de Vénissieux.  
En 2004, il reçoit à titre posthume la médaille des Justes parmi les nations, il est chevalier de la Légion d’Honneur.

Nous remercions Wikipédia et le Figaro magazine de nous avoir permis cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du mont Valérien

Des Résistants peu connus

Robert Pérès :  mort pour la France au Pont de St Cloud en août 1944 lors des combats pour la libération de Boulogne Billancourt à l’âge de 46 ans.

Chef de groupe du mouvement de résistance Libération-Nord avait pour mission la coordination dans notre ville des actions de renseignements, sabotage ou soutien au FFI.

Son nom figure sur une plaque commémorative posée à l’entrée de notre hôtel de ville.

Marcel Touquet : Mort en déportation. Il était membre des Jeunesses ouvrières chrétiennes (JOC) de Clichy.

Mobilisé en 1939, il est envoyé en 1942 à Berlin pour le STO. Il sert alors d’agent de liaison pour son curé, l’abbé Louis qui est membre d’un groupe de Résistance appelé Turma-Vengeance. Arrêté le 25 août 1944 à l’usine, il est déporté au camp d’Oranien-bourg-Sachsenhausen puis à Ravensbrück.

Sa mort survient durant la longue marche de la mort enfermé dans des wagons abandonnés en peine forêt avant l’arrivée des Américains et des Russes.

Il sera béatifié le 13 décembre 2025 à Notre-Dame de Paris avec 48 autres martyrs ainsi que lors de la messe d’action de grâce célébrée à l’église Saint-Vincent-de-Paul de Clichy.

Nous remercions le BBI de Boulogne et le journal Le Parisien et M. Pierre Raynaud de nous avoir permis de publier cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien