13è rallye citoyen des Hauts-de-Seine

Le jeudi 25 avril, notre ami et adhérent Tanneguy AUDIC de QUERNEN Président ANORAAE secteur 420 et Vice-Président National a activement participé à ce rallye rassemblant plus de 200 collégiens alto-séquanais.

20 collèges ont participé venant de 12 communes.

Cette journée était consacrée à la citoyenneté, au devoir de Mémoire et à la Défense.

A cette occasion, il a remis avec la préfète déléguée Madame Nadège Baptista le Prix du Vol Découverte ANORAAE au Collège de Neuilly-sur-Seine.

Nous félicitons Tanneguy AUDIC de QUERNEN pour sa parfaite réussite lors de ce rallye et nous remercions M. Serge Guèvel pour sa photo

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Commémoration de la déportation à Nanterre

Le samedi 28 avril à l’invitation de M. Georges Siffredi Président du conseil départemental nous étions présents pour assister à la cérémonie départementale en souvenir des victimes et héros de la déportation à Nanterre.

A 09H30, une petite délégation menée par M. Alain Joly président départemental de l’UNADIF-FNDIR, est venue prélever la flamme au Mémorial de la France Combattante avec l’aide et l’assistance de notre secrétaire général exécutif. Etaient présents trois porte-drapeaux FNDIRP, UNADIF-FNDIR, UNADIF-FNDIR 92, Mme Blandine Allain et M. Bernard Michault porte-flambeau, président des Amis de la FMD 92, M. Bacco, Mme Corine Herbet, M. Alain Kaminski. Un dépôt d’une gerbe commune pour l’UNADIF et l’AFMD par Mmes Blandine Allain, Mireille Bacco et un jeune a eu lieu. Une présentation préalable de ce haut lieu de mémoire avait été faites par M. Jean-Baptiste Romain ONACVG Directeur des Hauts lieux de mémoire IDF.

A 11h30 à Nanterre, en présence de Madame Fatou Diop Mano sous-préfète des Hauts de Seine, de M. Georges Siffredi Président du conseil départemental, des parlementaires et des élus des Hauts de Seine ainsi que les familles des déportés, des jeunes et les associations patriotiques, notre secrétaire général exécutif M. Patrick Ourceyre a eu l’honneur de hisser les couleurs comme chaque année.

Après l’intervention de plusieurs orateurs et un important dépôt de gerbes et la cérémonie ayant a été magnifiée par la présence de la Maîtrise des Hauts de Seine sous la direction de M. Gael Darchen, la nombreuse assistance s’est rendue en défilant en bon ordre jusqu’à l’extension du conseil départemental pour assister à la réception.

Cette commémoration organisée par M. Alain Joly président départemental de l’UNADIF-FNDIR et Mme Isabelle Carpentier chargée de Mission – Événementiel – Communication au conseil départemental a été une parfaite réussite, nous les félicitons.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Charles N’Tchoréré

Né le 15 novembre 1896 à Libreville et mort le 7 juin 1940 à Airaines (France) était un officier français originaire du Gabon ayant servi dans l’armée française lors des deux guerres mondiales.

À la déclaration de guerre en 1914, il quitte le Cameroun et rentre au Gabon. Il s’engage au service de la France et s’enrôle dans les tirailleurs sénégalais en 1916. À l’issue d’une formation militaire à l’école des officiers d’outre-mer de Fréjus en 1922, d’où il sort major de promotion, il devient le 24 mars 1923 un des rares Africains à recevoir les épaulettes d’officier (sous-lieutenant) à titre indigène. En septembre 1926 Il est nommé lieutenant àtitre indigène, puis nommé lieutenant à titre français en 1927.  Promu capitaine en 1933 il est affecté au 1er régiment de tirailleurs sénégalais, à Saint-Louis (Sénégal).

1940 – Airanes :

La position est attaquée par les allemands venus de Belgique. Après une résistance hors du commun, il reste sur place pour couvrir la retraite du bataillon. Sa compagnie compte quinze hommes dont dix africains et cinq européens. Après une rude bataille ils doivent se rendre faute de munitions. Les allemands séparent les Africains des Européens, il refuse alors d’être considéré comme un « sous homme » et fait valoir sa qualité d’officier. Les allemands l’exécute d’une balle derrière la tête.

·   Croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieurs avec étoile d’argent (11 décembre 1925)

·   Chevalier de l’ordre de l’Étoile noire du Bénin (1926)

·   Chevalier de la Légion d’honneur (31 décembre 1930)

·   Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de vermeil 

· Août 1954 : cité, à titre posthume, à l’ordre du corps d’armée.

Nous devons garder en mémoire ce valeureux soldat ainsi que tous les tirailleurs sénégalais et africains morts pour la France.

Nous remercions le Souvenir Français pour sa publication (lettre N°93) et Wikipédia pour nous avoir permis cet article mémoriel.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Caen, 6 juin 1944

Ce jour-là, la Gestapo perpétue un crime de guerre atroce en représailles de l’annonce du Débarquement sur les côtes normandes. Des prisonniers de la maison d’arrêt de Caen sont massacrés dans les courettes de la prison. Le nombre de victimes, encore aujourd’hui imprécis, est estimé à environ 75 personnes. La plupart ont été incarcérés pour des faits de résistants, comme les membres du réseau Arc-en-Ciel arrêtés le 22 mai par les collaborationnistes connus sous le nom de « bande à Hervé ». Parmi les victimes, Colbert Marie, n’avait que 17 ans.

Voici son courrier écrit à ses parents avec son sang.

« Maman, j’ai été arrêté comme étant communiste par Fortier. Va le voir, explique-lui que je suis innocent, car j’ai reçu des coups de nerf de bœuf. S’il n’y avait pas Gisèle, je ne serais plus vivant. Dis à Roger de dire bonjour à tout le monde et à Kléber de venir avec l’Allemande de Littry et à Sobry de dire à Raymond de parler pour moi. Mille baisers à petite Gigi, Maman, Papa, Yolande et aux amis. À bientôt. Je suis innocent. »

Les corps sont ensuite déplacés le 30 juin pour masquer les faits. Ils n’ont jamais pu être retrouvés malgré les recherches entreprises. La liste complète des victimes fut également difficile à établir, la Gestapo ayant détruit les registres d’écrou.

A l’approche du 80éme anniversaire de la Libération, nous nous devions de rappeler ce douloureux événement. N’oublions pas ces malheureuses victimes de la sauvagerie des nazis.

Nous remercions les archives du Calvados pour nous avoir permis de publier cet article et ces photos.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

La nécropole nationale de Vassieux-en-Vercors


Cette nécropole nationale regroupe les tombes de 187 maquisards et civils morts pour la France lors des combats qui se déroulèrent sur le plateau du Vercors en juillet 1944.Le 21 juillet 1944 Vassieux tombe aux mains des commandos allemands aéroportés. Ils abattent sans distinction résistants et civils. Au soir de cette intervention, 11 villageois ont été fusillés et 101 résistants tués. Sur les 150 maisons du village, 140 sont complètement démolies

Le sergent Raymond Anne, maquisard de Vassieux, repose dans la crypte du Mont-Valérien, symbole du sacrifice de tous les morts des maquis de France.

Pour le prix de son martyre, Vassieux-en-Vercors devient par décret du 4 août 1945,

« ville compagnon de la Libération ».

Souvenons-nous d’eux pour ce 80éme anniversaire de la Libération.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

GLEB SIVIRINE

Il est né en 1910 à Odessa

Il arrive en France avec ses parents, à Marseille, en 1920. Après avoir participé à la campagne des Alpes en 1940, il entre dans un réseau de Résistance de la France Combattante, puis prend la tête d’un maquis au Plan-de-Canjuers, en novembre 1943. Son groupe atteindra une quarantaine d’hommes, et près d’une centaine après le débarquement en Normandie.

Ses maquisards doivent sans cesse changer d’emplacements. Ils entreprennent quelques actions (embuscades, évasion, patrouille) avant de descendre pour appuyer le débarquement allié en Provence.

Le 15 août, à Collobrières, ils aident les résistants locaux à préparer l’arrivée de l’avant-garde des Américains puis accompagnent les troupes françaises vers Toulon.

Officier d’artillerie dans la 1ère Division Française libre il participe aux combats de la poche de Royan, d’Alsace et à la bataille de l’Authion au-dessus de Nice

Le 3 août 1946, il reçoit la Médaille de la Résistance avec rosette.

Après la guerre il redevient professeur de mathématiques dans le Var.

Nous remercions le musée de la Résistance et les chemins de Mémoire pour leurs informations sur ce valeureux résistant qui fait partie de notre mémoire.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont Valérien

Samuel Pintel

Il confie a 80 ans « avoir une dette de mémoire imprescriptible envers les 44 enfants d’Izieu, moi qui les connaissais tous et qui fus l’un des derniers à quitter en vie la colonie ».

Les enfants d’Izieu photographiés peu avant leur déportation en avril 1944. — © AFP Photo/HO

Tous furent envoyés au camp de Drancy puis déportés à Auschwitz-Birkenau et gazés dès leur arrivée. La Maison d’Izieu est devenue le Mémorial des enfants juifs exterminés, inauguré le 24 avril 1994 par François Mitterrand, le président français de l’époque.

« Je dois la vie à ma mère qui, lors de la rafle des Allemands à l’Hôtel des Marquisats, m’a brusquement lâché la main et poussé vers une femme, la seule non-Juive du groupe. Celle-ci a été très courageuse car elle m’a conduit à Chambéry au bureau de l’UGIF. Ce geste pouvait la mener au peloton d’exécution. Plus tard, je l’ai cherchée mais ne l’ai jamais retrouvée »

Parce qu’il a échappé de justesse à la rafle d’Izieu, il est devenu un brillant ingénieur en électronique. Celui qui aurait pu être le 45e enfant de la liste Barbie est un miraculé et il est convaincu comme nous de la nécessité du devoir de mémoire qu’il exerce continuellement auprès des jeunes collégiens et lycéens.

Notre association Nationale est là également pour transmettre.

Nous remercions Le Parisien pour son article paru le 24mars et la Maison d’Izieu pour ses photos.

Livre de Samuel Pintel « L’enfant d’Izieu » Ed. Harper Collins

Patrick Ourceyre Mémoires du Mt Valérien

René Chabrier et Yvette Poucy

Le réseau Marco-Polo fait partie des 266 réseaux de renseignement ayant opéré en France durant la Seconde Guerre mondiale.

A Vichy, ses membres peuvent compter sur l’aide sans faille de plusieurs individus, parmi lesquels le commissaire de police Marc Juge, Mme Chabrol, Henri et Yvonne Moreau, ainsi que René Chabrier et sa compagne Yvette Poucy.

René Chabrier et Yvette Poucy vivent au 44 Avenue Paul Doumer.

Une de leurs missions consiste à identifier les fonctionnaires ou employés des ministères et administrations publiques les plus susceptibles de nuire à la résistance. Les renseignements recueillis par le couple et par les autres agents de Marco Polo sont ensuite regroupés, synthétisés puis envoyés à Lyon ou à Mâcon avant d’être transmis aux autorités supérieures de la Résistance à Londres.

Le 23 février 1944, Henry Moreau, René Chabrier et Yvette Poucy sont arrêtés par des agents français de la Gestapo.

Yvette Poucy connue sous le pseudonyme de « Civette » est transférée à la prison de Moulins et déportée en Allemagne à Ravensbruck. Elle est homologuée en tant que Résistante au titre des F.F.C. (Forces Françaises Combattantes) et des D.I.R. (Déportés et Internés de la Résistance). Elle décède le 7 février 1973 à Buzet-sur-Tarn.

René Chabrier est interrogé pendant plusieurs jours par la Sipo-SD de Vichy, avant d’être transféré à Moulins puis à Clermont-Ferrand. Le tribunal le condamne à mort ainsi que Marc Juge « pour espionnage au profit d’une puissance ennemie ». Il est fusillé par la Gestapo le 25 mars 1944. Il a été reconnu Mort pour la France Homologué FFC et DIR.

Ils sont moins connus et méritent de faire partie de la mémoire.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont Valérien

Philippe de Gaulle est mort à l’hôpital des Invalides, à Paris, le mercredi 13 mars.

Engagé dans la Résistance, amiral au sein de la marine française, il a également été sénateur de Paris pendant 17 années. Véritable passeur d’histoire, il a toujours entretenu le souvenir de son père et du gaullisme lors des cérémonies annuelles.

Ressemblant beaucoup à ce dernier, tant physiquement que moralement, c’est une personnalité marquante qui aura prochainement tous les honneurs d’une cérémonie aux Invalides. 

Sa dernière demeure sera auprès de ses parents et de sa sœur à Colombey les deux églises.

Nous nous associons à tous les hommages qui lui seront rendus.

Grand-croix de la Légion d’honneur
Grand-croix de l’ordre national du Mérite
Commandeur de l’ordre du Mérite maritime
Croix de guerre 1939-1945
Médaille de l’Aéronautique
Ordre de la Guerre patriotique (URSS) 1re classe

Patrick Ourceyre Mémoires du Mt Valérien

Olga (ou Golda) Bancic dite Pierrette

Née le 10 mai 1912 est une résistante roumainejuive et communiste, soldate volontaire des FTP-MOI de la région parisienne.

Arrivée en France en 1938 après l’invasion de la France par les nazis en mai-juin 1940 et la rupture du pacte germano-soviétique le 22 juin 1941, elle confie sa fille en 1942 à une famille française et s’engage dans l’organisation clandestine Main-d’œuvre immigrée (MOI) des étrangers communistes et dans le mouvement de lutte armée de cette organisation, les FTP-MOI. Sous le pseudonyme de « Pierrette », elle est chargée de l’assemblage des bombes et des explosifs, de leur transport et de l’acheminement des armes avant et après les opérations. Elle a ainsi participé indirectement à une centaine d’attaques contre l’armée allemande menés par le groupe Manouchian.

Elle est arrêtée à Paris par les brigades spéciales (BS2), le 6 novembre 1943, en même temps que Marcel Rajman et Josef Svec.

Elle a été atrocement torturée au nerf de bœuf, est transférée en Allemagne le 19 février 1944, tandis que les vingt-deux hommes du groupe Manouchian sont fusillés le 21 février au fort du Mont-Valérien.

Incarcérée à Karlsruhe, puis transférée Stuttgart le 3 mai où elle y est guillotinée le 10 mai, elle avait trente-deux ans, décorée de la médaille de la Résistance.

Nous remercions notre partenaire le Souvenir Français pour cet hommage dans sa lettre du N° 92 de Mars 2024

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien