MEMORIAL – TOURISME DE MEMOIRE

Carrière des fusillés située dans la commune de Châteaubriant, en Loire-Atlantique où vingt-sept prisonniers du camp de Choisel ont été fusillés par les nazis le 22 octobre 1941 en représailles à la mort de Karl Hotz, un lieutenant-colonel de l’armée de terre allemande tué par de jeunes résistants.

Ces prisonniers du camp de Choisel chantent La Marseillaise pendant tout leur trajet en camion et tous refusent d’avoir les yeux bandés. Ils sont fusillés en trois groupes de neuf.

Parmi eux se trouvait le jeune Guy Moquet 17 ans.

Adresse

La Sablière, Carrière des Fusillés 44110
Châteaubriant
02 40 28 60 36 (ou office de tourisme : 02 40 28 20 90)

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

LES CHEMINS DE LA VICTOIRE

Lors de vos prochains déplacements, si cela vous intéresse, Il vous suffira de consulter « Libérationroute.com » qui vous proposera une carte vivante des musées, monuments, cimetières, et sentiers qui ressuscitent l’épopée de nos libérateurs.

Vous pourrez y choisir votre propre itinéraire ou vous laisser guider et ainsi retrouver les traces du passé.

Nous vous encourageons donc à regarder ce remarquable site « Liberationroute.com » afin de vous faire votre propre idée pour revivre à votre façon et selon vos préférences la seconde guerre mondiale.
Nous remercions le Souvenir Français de nous avoir fait connaître ce site.


Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

MARCEL DUVAL – RESISTANCE BOULONNAISE

Propriétaire du café Duval au 31, boulevard Jean-Jaurès, il s’est particulièrement distingué durant l’Occupation. Dès 1941, il rejoint la résistance, devient le chef de l’Organisation civile et militaire, secteur de Boulogne-Billancourt, en septembre 1942.
Dès 1942, ancien de Renault, il forme chez lui un noyau de résistance. Malgré les risques, il couvre d’abord de nombreux réfractaires au STO, délivre de fausses cartes d’identité et donne de l’argent aux plus nécessiteux. Membre de l’OCM, Organisation civile et militaire, il est promu chef du secteur de Boulogne-Billancourt au grade de commandant.
À ce titre, il organise de façon remarquable le recrutement des FFI (Forces françaises de l’Intérieur), établit des fiches d’engagement et la confection des brassards. « Même après la guerre, bien qu’il ait reçu de nombreuses marques de félicitations, il est resté modeste. Chez lui, pas de vantardise. » A la Libération, il prend ses responsabilités lors de l’élévation des barricades et des combats. Il n’hésite pas à partir en reconnaissance au parc Rothschild, où étaient retranchés les SS, à faire le coup de feu et à capturer trois soldats ennemis.
Aux archives de la ville, dans les nombreux courriers de félicitations, on retiendra que « dès l’insurrection, il a fait occuper les usines Renault pour éviter le sabotage et les rendre à la nation en état de marche ». Il a fait preuve de la plus grande initiative et énergie pour accomplir sa mission malgré l’ennemi.
Nommé membre du comité local de libération, il intègre le conseil municipal en tant qu’adjoint d’Alphonse Le Gallo.
Nous remercions le BBI, les archives municipales et la famille de Marcel Duval qui nous ont permis de publier cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont Valérien

Jeunes Résistants .

Ils méritent d’être reconnus pour leur participation contre l’ennemie.

Marcel Pinte, dit « Quinquin »

Considéré comme « le plus jeune résistant de France », il est mort pour la France à l’âge de six ans, tué par un tir accidentel. Son père, Eugène, connu dans la résistance comme le « commandant Athos » faisait passer des messages et colis au maquis par le biais de son fils. Le jeune garçon cachait les messages dans sa chemise et participait activement aux activités de la famille résistante.

Loïc Bouvard

Fils d’un colonel des Forces aériennes françaises libres, il participe à la défense du maquis de Saint-Marcel le 18 juin 1944 contre l’attaque des forces allemandes. Le jeune résistant breton est alors âgé de 15 ans. Décoré de la Croix de guerre pour sa bravoure. Décédé à 88ans en 2017.

Jean-Jacques Auduc, le jeune sarthois

Agent de liaison à l’âge de 11 ans, son rôle était de transmettre les messages entre résistants car les adultes étaient souvent contrôlés. Il faisait partie avec ses parents du réseau « Buckmaster », géré par Londres et chargé de renseignements, de parachutage d’armes et de sabotages. Décédé à 86 ans en 2017.

André Kirschen

Fils d’une famille juive roumaine arrivée en France au début des années 30, il adhère aux jeunesses communistes et prend part à plusieurs opérations de résistances. Il est arrêté le 9 mars 1942 après l’échec d’un attentat explosif visant la salle Wagram à Paris. Il est inculpé pour avoir tiré sur un militaire allemand à la station Porte Dauphine à Paris. Il fera partie des rares à échapper à la peine de mort lors du procès car moins de 16 ans. Il sera condamné à 10 ans de prison. Décédé à 81 ans en 2007.

Freddie Oversteegen

Alors qu’elle est âgée de 14 ans, cette Néerlandaise issue d’une famille de résistants participe à plusieurs actions. Les Oversteegen accueillent et cachent des personnes juives à leur domicile et avec sa sœur elles s’enrôlent dans la résistance. Elles commencent par distribuer des tracts antinazis, puis utilisent de la dynamite pour faire exploser des ponts et des voies ferrées. Par la suite elles commencent à tuer des soldats nazis, leur tirant dessus en conduisant leurs vélos, puis elles attirent des soldats dans les bois après les avoir séduits pour les tuer avec la complicité d’autres résistants. Décédée à 92 ans en 2018.

Jean Frydman

Né à Varsovie en Pologne en 1925, il devient résistant en 1940 à l’âge de 15 ans. Issu d’une famille juive il grandit dans le quartier parisien de Belleville. Il rallie la France Libre en 1940 et agit avec la résistance avant d’être arrêté en 1944 et condamné à mort. Il échappera au peloton d’exécution et sera envoyé dans le dernier convoi vers Buchenwald. Il s’évadera du train. Il est âgé de 95 ans aujourd’hui.

Roger Holeindre

Né en 1929 à Corrano en Corse, il passe son enfance dans les Vosges puis en Seine-et-Oise. En 1944, alors âgé de 14 ans, il est membre d’une organisation de scouts clandestine et participe à des activités nocturnes liées à la résistance contre l’occupation nazie. Son premier acte en tant que tel sera d’enlever deux mitrailleurs jumelés allemands à Noisy-le-Sec.  Décédé à 90 ans en 2020.

Jacques Lorenzi

Né en 1928 à Asnières-sur-seine, il perd son père à l’âge de 10 ans. Alors qu’il a 13 ans en 1941, il commence à prendre part à la résistance en acceptant des missions le liaisons (transport de messages). Remarqué par ses supérieurs pour son dynamisme, on confie au jeune garçon des missions de plus en plus importantes. Il tombera sous le feu ennemi à Aubervilliers lors d’une mission le 23 août 1944. Il avait alors 15 ans.

Édouard Bobrowski

Né en Turquie en 1928. En 1941. il s’en va rejoindre un maquis antifranquiste dans le Cantal composé de plusieurs réfugiés espagnols. Il est alors âgé de 15 ans et participe avec le maquis à la libération de la ville de Toulouse. Il survit à la guerre et deviendra journaliste, réalisateur et écrivain avant de s’éteindre à 88 ans en 2016.

Malgré leurs très jeunes âges à l’époque ils ont tous pris des risques importants afin de nous permettre de regagner notre liberté.

Nous remercions vivement le site Topito de nous avoir permis de faire connaitre ces « enfants » résistants.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

18 JUIN 1940

Sur les ondes de la BBC le général De Gaulle lance son mémorable appel qui va amener un élan de résistance et encourager les français à rallier le mouvement afin de libérer la France.

Ce discours et bien d’autres qui suivent au mois de juin « Les Français parlent aux Français » exhortent le peuple français à poursuivre la lutte et résister à l’ennemi. Il constitue l’événement fondateur de la France Libre.

Charles de Gaulle, Mémoires de guerre.

« Le 18 juin 1945, Paris fut tout entier debout pour fêter les troupes venues d’Allemagne qui descendirent les Champs-Élysées ; Leclerc et Béthouart à leur tête. Entre les soldats ravis, le peuple pleurant de joie et de Gaulle placé au centre de la cérémonie, passait ce courant enchanté qui naît d’une grande et commune émotion. »

En 1965, il a assisté aux cérémonies commémorant les 25 ans de l’appel du 18 juin. Après avoir reçu les compagnons de la Libération à l’Élysée, il s’est rendu au Mémorial de la France combattante au Mont Valérien. Il s’est recueilli quelques instants dans la crypte puis a ranimé la flamme avant d’observer une minute de silence. Il a ensuite parcouru la foule pendant de longues minutes, pendant que les musiciens interprétaient « Le chant des partisans ».

L’événement célébré chaque année depuis 1941, est devenu un symbole du refus de la défaite.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

JACK HALMIN – 6 JUIN 1944

Ce vétéran américain a pris part aux opérations de sauvetage et sauvé plus de 70 soldats le 6 juin 1944, à Omaha Beach.

Il avait 21 ans lorsqu’il est arrivé sur cette plage avec la flottille de sauvetage « Rescue Flotilla One », créée juste avant le Débarquement. 

Il devait effectuer uniquement des opérations de sauvetage, sans tuer personne. Il devait plonger afin de récupérer les blessés et les ramener sur un bateau hôpital.

Au total, la flottille, composée de 60 vedettes Coast Guards, a sorti 1 486 marins, ainsi qu’une infirmière anglaise.

Ces faits lui ont valu de recevoir la Légion d’honneur et d’être reçu par la reine d’Angleterre en personne.

Il est décédé à l’âge de 102 ans, en juillet 2024.

Un mémorial en l’honneur des US Coast Guard se trouve maintenant à Colleville-sur-Mer (Calvados)

Souvenons-nous de lui, des civils et de tous ces soldats américains qui ont donné leurs vies dans leur village et sur nos plages pour notre liberté.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

JUIN 1944 – LA BATAILLE DE GRAIGNES 

Village refuge des parachutistes perdus dans les marais le 6 juin 1944.

C’est dans ce marais que vont atterrir et être largué par erreur une partie des paras du débarquement en ce 6 juin 1944 vers six heures du matin. Environ 180 parachutistes (160 du 3ème bataillon du 507th PIR et 20 du 501st PIR) sont ainsi largués au-dessus des marais non loin du village de Graignes.

A l’horizon du marais, l’église de Graignes est comme un phare et les Américains perdus vont se diriger vers ce point. Le Major Charles D. Johnson prendra le commandement de l’ensemble des soldats. Il est partisan de rester sur place et d’établir des positions défensives en attendant d’être rejoint par les forces alliées.

Le jeudi 7 juin, Graignes se réveille avec 182 habitants de plus 170 soldats et 12 officiers américains. Les villageois vont immédiatement leur fournir une aide précieuse. Ils connaissent parfaitement leurs marais et ont vite fait de retrouver les containers contenant de nombreuses et diverses armes. Odette Rigault transportera les précieuses « marchandises » au village.

Le samedi 10, au matin, les Américains font sauter le pont de Port des Planques qui constitue le seul accès nord au village. Le lendemain dimanche 11 juin, à 10 heures, la 17ème SS Panzergrenadier Division arrive au village. De terribles combats se déroulent le Major Charles D. Johnson est tué.

A court de munitions les soldats US décident de décrocher en retournant dans les marais. D’autres restent sur place en se cachant chez l’habitant. Un groupe de 21 soldats restent à proximité du village au hameau de Port Saint Pierre, cachés par la famille Rigault sous le plancher de leur grange.

Lors de terribles combats, les SS vont faire de très nombreuses victimes et d’importants dégâts. Au total, ils laissent derrière eux 63 morts dont 31 habitants.

Sur les 182 soldats US, 150 pourront rejoindre leurs lignes et continuer le combat.

La plus haute décoration civile des USA : Distinguished Civilan Service a été remise à 11 villageoises et villageois.

L’histoire de cette bataille étant peu connue du grand public. Nous nous devions de la garder en mémoire pour l’héroïsme de toutes ces femmes et hommes qui ont eu beaucoup de mérite et de courage pour avoir participer activement, avec les soldats américains, à la libération de notre pays.

Nous remercions la Maison du souvenir de nous avoir permis de publier cet article. https://maisondusouvenir.be/bataille_de_graignes.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Mémorial Day 2025

“Time will not dim the glory of their deeds.”

« Le temps n’atténuera pas la gloire de leurs actes. »

Célébration de l’amitié Franco-Américaine.

Sur invitation de l’American Battle Monuments Commission (ABMC), en l’absence du Président Alain FABER empêché, notre secrétaire général exécutif Patrick OURCEYRE le représentait et déposa une gerbe au nom de l’ association Nationale Mémoires du Mont-Valérien.

Étaient présents à cette très belle cérémonie du souvenir de nombreuses personnalités civiles et militaires.

N’oublions pas ces nombreux jeunes et valeureux soldats américains tombés au champ d’honneur pour défendre la cause de la Liberté.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien.

6 JUIN 1944 – Opération NEPTUNE

Opération NEPTUNE première partie de l’opération « OVERLORD »

Quelle est la différence entre l’opération Overlord et l’opération Neptune ?

Qu’est-ce que l’opération Neptune ? C’est la première phase de l’opération Overlord. Même si elle porte le nom du dieu de la mythologie romaine des eaux et des océans, l’opération Neptune ne concerne pas seulement la partie navale du Débarquement allié en Normandie. C’est la phase d’assaut.

« Jour J » clé de la libération de la France.

Le 6 juin 1944, 5 divisions convoyées dans près de 4 300 péniches et protégées par près de 500 bâtiments de guerre débarquent au lever du jour sur les 5 plages appelées Utah, Omaha, Gold, Juno et Sword.

La France est représentée dans cette opération terrestre par le légendaire 1er bataillon de fusiliers marins (1er BFM) du lieutenant de vaisseau Kieffer « commando Kieffer » débarqué à Sword avec les Britanniques.

À la nuit tombée la situation est stabilisée mais incertaine. Les Alliés, sont parvenus à débarquer 156 000 hommes et près de 20 000 véhicules de tous types.

Les pertes humaines s’élèvent à près de 10 500 hommes dont un tiers tué en combattant.

Nous devons nous souvenir de ce jour le plus long et les jeunes générations doivent être conscientes des sacrifices consentis par nos alliés et par nos soldats du 1er BFM.

Merci à nos libérateurs nous leur devons notre liberté d’aujourd’hui.

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Nous remercions « Chemins de Mémoire » de nous avoir permis la publication de cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

27 mai : le symbole de l’union

La date du 27 mai fait référence à la première réunion du Conseil national de la Résistance (CNR) qui s’est déroulée le 27 mai 1943 dans l’appartement de René Corbin, au premier étage du 48 rue du Four à Paris.

La Journée nationale de la Résistance est l’occasion d’une réflexion sur les valeurs de la Résistance et celles portées par le programme du Conseil national de la Résistance, comme :

  • Le courage
  • La défense de la République
  • Le souci constant de la justice, de la solidarité, de la tolérance et du respect d’autrui.

Elle permet également de rappeler aux jeunes générations l’engagement des hommes et des femmes qui se sont levés contre l’occupant nazi.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien