Mémoires du Mont-Valérien

Cérémonie du 06 décembre 2026 « TERRE de LIÈGE »

Renouvellement des adhésions 2026

Un geste simple pour l’Association Nationale des Mémoires du Mont-Valérien

Chers membres, chers amis des Mémoires du Mont‑Valérien,

Comme chaque année, vient le moment de renouveler notre engagement commun au service de la mémoire, de la transmission et du devoir de fidélité envers ceux qui sont tombés pour la France. Cette année, notre Président, Monsieur Alain Faber, a souhaité franchir une nouvelle étape en modernisant notre fonctionnement : le renouvellement des adhésions se fait désormais via la plateforme sécurisée HelloAsso.

Grâce à ce choix, chacun peut désormais :

Cette évolution n’est pas un simple confort : Elle renforce la crédibilité et la capacité d’action de notre association nationale, en nous dotant d’outils modernes, transparents et fiables.

L’adhésion peut se faire :

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  • ou en scannant le QR code

Pour accompagner chacun dans cette transition, Jérémy et Laetitia, de la délégation Hauts‑de‑France, contacteront personnellement les membres par SMS afin de faciliter la démarche.

Adhérer ou renouveler son adhésion, ce n’est pas seulement un acte administratif. C’est affirmer que la mémoire du Mont‑Valérien reste vivante, active, transmise. C’est soutenir une association qui œuvre chaque jour pour que les noms, les visages et les histoires des Fusillés, des Résistants avec ou sans uniforme, ne sombrent jamais dans l’oubli. C’est participer à une dynamique nationale qui se professionnalise, se renforce et se projette vers l’avenir.

Nous comptons sur chacun d’entre vous pour renouveler son engagement et continuer à faire rayonner la mémoire du Mont‑Valérien. Votre adhésion est un acte de fidélité, mais aussi un acte d’avenir.

RESISTANTS

Jean-Édouard Verneau, né le 29 août 1890 à Vignot (Meuse) et mort le 15 septembre 1944 à Buchenwald, officier français du génie devenu résistant, mort pour la France.

En février 1941, il devient chef d’état-major de l’armée d’armistice et donne son accord tacite aux actions clandestines de camouflage de matériel : stockage et entretien d’armes et de munitions qui serviront plus tard aux maquis, organisation de réseaux clandestins de transmissions[.
Il participe à la fondation de l’Organisation de résistance de l’armée (ORA) dès la dissolution de l’armée d’armistice en novembre 1942.
Arrêté le 23 octobre 1943, il désigne son successeur, le général Georges Revers, puis est déporté à Buchenwald, où il meurt le 15 septembre 1944, à 54 ans.


Croix de guerre 1914-1918 avec palme et étoile
⦁  ⦁ Médaille interalliée de la Victoire
⦁  ⦁ Médaille commémorative de la guerre 1914-1918
⦁  ⦁ Insigne des blessés militaires
⦁  ⦁ Médaille commémorative de Syrie-Cilicie
⦁  ⦁ Croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieurs
⦁  ⦁ Commandeur de la Légion d’honneur
⦁  ⦁ Médaille de la Résistance française

Charles Delestraint (surnommé Vidal)

Né le 12 mars 1879 à Biache-Saint-Vaast dans le Pas-de-Calais et mort le 19 avril 1945 à Dachau en Allemagne, général français, héros de la Résistance, premier chef de l’Armée secrète, compagnon de la Libération.
Il est arrêté par un agent de l’Abwehr de Dijon au métro La Muette (16e arrondissement de Paris)[3], le 9 juin 1943 Après plus de 50 heures d’interrogatoire ininterrompu, il est placé en détention à la maison d’arrêt de Fresnes en juillet 1943 puis déporté, en application du décret Nacht und Nebel, au camp de concentration de Natzweiler-Struthof en Alsace.
Il est transféré au camp de Dachau en septembre 1944. Il aurait été abattu, sur ordre, d’une balle dans la nuque le 19 avril 1945, quelques jours avant l’arrivée des Alliés. Son corps est incinéré au crématoire du camp.


Commandeur de la Légion d’honneur
Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 17 novembre 1945
Croix de guerre 1914-1918, palme de bronze Croix de guerre 1914-1918, palme de bronze (14 juin 1919) et une étoile
Croix de guerre 1939-1945, palme de bronze Croix de guerre 1939-1945, palme de bronze
Médaille interalliée de la Victoire Médaille interalliée de la Victoire (1er décembre 1919)
Médaille commémorative de la guerre 1914-1918 Médaille commémorative de la guerre 1914-1918
Croix de guerre belge, 1915 Croix de guerre 1914-1918 (Belgique) (8 décembre 1919)


Nous remercions Wikipédia et particulièrement M. Jean François Catteau d’avoir attiré notre attention sur ces deux remarquables résistants.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

DISSIDENCE – OUTRE-MER

La Dissidence pendant la Seconde Guerre mondiale désigne le mouvement de résistance contre le régime de Vichy dans les départements d’Outre-Mer français qui étaient encore des colonies, en particulier en Guadeloupe et en Martinique.
Entre 2 000 et 3 000 jeunes antillais, guadeloupéens et martiniquais, choisissent d’aller rejoindre les FFL après l’appel du Général de Gaulle le 18 juin 1940, pour défendre l’idéal d’une certaine France.


Parmi les plus célèbres :


Félix Eboué qui  le 29 janvier 1941 figure parmi les cinq premières personnes à recevoir du général de Gaulle la croix de l’ordre de la Libération


Son épouse Eugénie Eboué qui s’engage dans les Forces française libres féminines comme infirmière à l’hôpital militaire de Brazzaville au Congo jusqu’en 1944, un engagement qui lui vaudra la Croix de guerre et la médaille de la Résistance à la fin de la Seconde Guerre Mondiale.


Gaston Moneville qui entre dans le mouvement Combat sous le nom de « Saint-Just », en hommage à son oncle, Saint-Just Orville, maire de Case-Pilote, en Martinique.


En leur honneur à tous, le mémorial de la dissidence a été érigé en 2024-2025 face à la Dominique, à la mémoire de ceux qui furent oubliés pendant des décennies.


Nous remercions particulièrement le Souvenir Français et Wikipedia qui nous ont permis de publier cet article.


Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

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Joseph Kessel

Né le 10 février 1898 à Villa Clara  Argentine et mort le 23 juillet 1979 à Avernes, enterré au cimetière Montparnasse.

Engagé volontaire en France comme aviateur pendant la Première Guerre mondiale, à la fin de l’année 1916, il décide de s’engager volontairement dans l’armée française. Enrôlé dans l’artillerie, il est rapidement affecté dans l’aviation, arme toute nouvelle à cette époque. Il est promu sous-lieutenant en juillet 1918 après avoir participé aux combats de la deuxième bataille de la Marne au printemps 1918.

Après la défaite de la France face à l’Allemagne en mai-juin 1940 Joseph Kessel rejoint la Résistance au sein du réseau Carte, avec son neveu Maurice Druon. C’est avec ce dernier qu’il franchit clandestinement les Pyrénées pour gagner Londres et s’engager dans les Forces aériennes françaises libres du général de Gaulle. En mai 1943, dans l’enceinte du pub The White Swan, à Coulsdon, dans la banlieue sud de Londres, il compose, toujours avec son neveu Maurice Druon, les paroles françaises du Chant des Partisans qui devient l’hymne de la Résistance puis finit la guerre comme capitaine dans l’aviation.

Par la suite il devint grand reporter, écrivain puis académicien. Il se retrouve dans nos mémoires chaque fois que nous entendons le Chant des Partisans dans nos cérémonies patriotiques.

Décorations

Nous remercions Wikipédia qui nous a aider à publier cet article

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

René Cassin

Le 5 octobre 1987, François Mitterrand présidait l’entrée de René Cassin au Panthéon. Les premiers mots de son discours définissent l’homme et son histoire :
« Il est des hommes illustres pour avoir incarné la douleur ou la gloire d’une époque. Il en est d’autres dont la grandeur est d’avoir su anticiper sur leur temps, en y semant les germes du futur. René Cassin est de ceux-là ». – François Mitterrand

« Obscur soldat d’une immense armée », il est grièvement blessé le 12 octobre 1914, lors d’un assaut contre les casernes de Chauvoncourt (Meuse). Il sera réformé avec une invalidité de 65%, et portera un corset toute sa vie.

Il anticipe d’abord ce que sera l’après-guerre, retrouve sa passion du droit et la met au service des associations d’anciens combattants en création, en particulier de l’Union Fédérale. Il sera le principal rédacteur du Code des Pensions militaires d’invalidité. Le monde combattant lui doit beaucoup. Mais, alors qu’en 1940, les anciens combattants sont attirés, voire aimantés par Philippe Pétain qu’ils considèrent comme le vainqueur de Verdun, René Cassin fait le choix de de Gaulle. Il pressent ce que sera la Seconde Guerre mondiale, et rejoint à Londres les « hommes partis de rien ». Il sera le rédacteur et le juriste de la France Libre. Enfin, en 1945, anticipant de nouveau ce que sera l’après guerre et la nécessaire création d’institutions universelles, il participe de manière essentielle à l’écriture de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Prix Nobel de la Paix, René Cassin est inhumé au Panthéon. Il y occupe une place incontournable, celle d’avoir toujours fait le juste choix, au service de la Nation et de l’Universel.

À l’occasion du 50ème anniversaire de sa disparition, à nous de faire de René Cassin plus qu’une histoire française. 

Nous remercions vivement Monsieur Serge BARCELLINI Contrôleur Général des Armées (2s) Président Général de l’association « Le Souvenir Français » de nous permettre de publier au titre de notre partenariat son article paru dernièrement .

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont Valérien

“Mort en haine de la foi :

l’histoire de Jean Batiffol

Arrêté, fin janvier 1945 , incarcéré à la prison de Graz, et envoyé à Mauthausen.

De jour comme de nuit, il se porte près des grands malades, les écoute, les encourage, les confesse, les assiste à leurs derniers moments.
De Graz, il rayonne dans les commandos environnants, célèbre la messe dans une auberge pour des gens qui n’ont pas vu un prêtre depuis deux ans, et bientôt lui incombe l’aumônerie générale de tout le stalag XVIII A, dont les commandos constituent « une paroisse de 10 prêtres et 20 000 âmes » sur bien des km².

Mort au camp de concentration de Mauthausen le 8/05/1945
Le gouvernement belge le fit Chevalier de l’Ordre de Léopold et la Croix-Rouge lui décerna la médaille de la « Reconnaissance pour aide fraternelle aux prisonniers », car il aida tous ses compagnons de souffrance, quelle que fût leur nationalité. 
Il a été béatifié le 13 décembre 2025 à notre Dame de Paris.


Le père Jean Batiffol repose depuis le 14 juin 1956 à Boulogne-Billancourt. Sa tombe se trouve au Cimetière de l’Ouest, au 1 rue de l’Ouest à Boulogne-Billancourt (92), dans le carré 8, et porte le numéro 45. On la trouve à gauche en entrant dans le cimetière, il s’agit de la 45e le long du mur, à environ 85 m de l’entrée

Nous remercions le diocèse de Paris de nous avoir permis cet article ainsi que le BBI de Janvier 2026.


Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

COTISATION 2026

Chers amis et contributeurs des Mémoires du Mont-Valérien, je vous adresse mes meilleurs vœux pour que l’année 2026 soit la moins difficile possible.

C’EST LE MOMENT DE PARTICIPER ACTIVEMENT A LA PRÉSERVATION DE LA MÉMOIRE ET A LA RÉUSSITE DE NOS CÉRÉMONIES.

GRÂCE A VOTRE CONTRIBUTION NOUS PARTICIPONS ACTIVEMENT AU MAINTIEN DE LA MÉMOIRE PATRIOTIQUE

VOUS ÊTES LES ACTEURS PRINCIPAUX DE NOTRE ASSOCIATION NATIONALE SANS VOUS RIEN N’EST POSSIBLE.

Je vous remercie pour votre fidélité au soutien de nos actions mémorielles et transgénérationnelles.

Alain FABER Président

Cotisation  : 25 euros

Par chèque : Mémoires du Mont-Valérien – 9 cours de l’Ile Seguin – 92100 – Boulogne-Billancourt

Par virement : IBAN : CRÉDIT MUTUEL FR 761 027 806 067 000 216 751 015 1

Alexandre Glasberg

Alexandre Glasberg, dit l’abbé Glasberg, né en 1902 à Jytomyr (Ukraine), mort en 1981, est un prêtre catholique et résistant. 
Il joue un rôle actif dans la Résistance lors de la Seconde Guerre mondiale, contribuant au sauvetage de nombreux Juifs, et s’investit après la guerre dans la mise en place de réseaux d’exfiltration des Juifs vers Israël, participant aux opérations Exodus et Ezra et Néhémie.
En France, il se consacre à l’accueil des réfugiés. Début 1942, avec l’aide d’autres personnes, il fonde le groupe de résistance L’Amitié chrétienne, dont le but est d’aider les juifs et les victimes du nazisme.
Durant l’été 1942, il participe activement à l’opération de sauvetage de 108 enfants juifs détenus dans le camp de Vénissieux.  
En 2004, il reçoit à titre posthume la médaille des Justes parmi les nations, il est chevalier de la Légion d’Honneur.

Nous remercions Wikipédia et le Figaro magazine de nous avoir permis cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du mont Valérien

LE MÉMORIAL DU MONT-VALÉRIEN

Écrit et ressenti par Lætitia BOUCHEZ

FAMILLE BOUCHEZ Laetitia – Jérémy – Vérone – Maxence

Le Mont-Valérien : Entre la Terre et le Feu

Au Mont-Valérien, la mémoire n’est pas une abstraction.

Elle se respire dans les clairières et se lit dans le vacillement d’une flamme.

Pour qui arpente ce haut lieu, deux éléments s’imposent avec force :

la Terre, qui a recueilli le sacrifice, et le Feu, qui porte l’espérance.

La Terre : Le Silence et le Sang

Physiquement, elle est cet humus épais, souvent froid, qui entoure la clairière. Philosophiquement, elle représente le concret : le poids de la sentence, la chute des corps, le retour à la poussière.

C’est l’élément du silence.

Dans l’ombre des fossés, la terre a absorbé les derniers mots et les dernières larmes, devenant ainsi un témoin muet mais éternel.

Pourtant, cette terre n’est pas stérile. Elle est devenue un terreau de transmission. En y déposant des terres venues d’ailleurs — comme celle de la Citadelle de Liège — nous ne faisons pas qu’ajouter de la poussière à la poussière. Nous créons une communion des sols, de la fraternité.

Le Feu : Le Souffle et la Vie

Face à la densité de la terre, le feu du Mont-Valérien s’érige comme une force. La Flamme de la Résistance, qui brûle sans discontinuer, n’est pas un simple monument de bronze ; elle est une présence vivante, l’élément de la vie qui persiste.

Si la terre est le lieu de l’exécution, le feu est celui de l’insurrection. Le feu est énergie et chaleur. Il vient rompre la froideur de la pierre et de la terre pour dire que l’esprit, contrairement au corps, ne peut être enterré.

Le feu a aussi une fonction de veille. Tant qu’une flamme brûle, le souvenir perdure. Elle est le phare qui guide les générations futures, transformant la « nuit » du passé en une « clarté » pour l’avenir.

Le Souvenir

CLAIRIÈRE DES FUSILLES

Au Mont-Valérien, la Terre et le Feu ne s’opposent pas ; ils se complètent pour former une alchimie mémorielle.

Chaque cérémonie, chaque poignée de terre déposée au pied de la flamme, est une manière de dire que sur cette colline, la mort n’a pas le dernier mot. La terre garde le souvenir, mais c’est le feu qui lui donne un sens.

L’ASSOCIATION NATIONALE DES MÉMOIRES DU MONT-VALÉRIEN Gardienne de cet Équilibre

Pour l’association, veiller sur le Mont-Valérien, c’est accepter d’être les gardiens de cette alliance entre la terre et le feu.

Sa mission réside dans l’animation de cette mémoire. En organisant des cérémonies comme celle du 6 décembre, l’ANNMV ravive l’éclat de la Flamme tout en honorant la sacralité de la Terre. Chaque poignée de terre venue d’ailleurs, chaque délégation accueillie, est une manière de nourrir le sol de ce mémorial.

Entre le silence de la terre qui appelle au recueillement et l’ardeur du feu qui appelle à l’engagement, l’ANNMV trace un chemin pour les générations futures. Elle œuvre pour que chaque visiteur reparte avec, au cœur, un peu de cette chaleur qui, depuis 1944, ne s’est jamais éteinte sur la colline.

Que 2026 soit pour nous tous une année de partage, de fidélité à nos valeurs et de transmission ardente.

Laetitia BOUCHEZ