Remerciements à l’Union Fédérale

des Associations Françaises d’Anciens Combattants, Victimes de Guerre

et des Jeunesses de l’Union Fédérale

MERCI à l’Union Fédérale

Pour ce coup de projecteur sur notre Association.

Nous vous invitons à vous procurer le numéro 193   ou à consulter  http://www.union-federale.com

Remerciements réitérés à tout « l’équipage » de l’Union Fédérale et particulièrement à son Président Monsieur Dominique Lépine.

L’Union Fédérale des Associations Françaises d’Anciens Combattants, Victimes de Guerre et des Jeunesses de l’Union Fédérale

1 rue de Brissac – 75004 Paris – Tél 01 44 54 22 70 – http://www.union-federale.comcontact@union-federale.com

« La Mal Coiffée » de Moulins-sur-Allier : prison allemande en 1940

La Mal Coiffée désigne l’ancien donjon du château des Ducs de Bourbons et date du XIVe siècle.

Le 19 juin 1940, les Allemands conduisent à la prison, à toute heure du jour et de la nuit, les Français qu’ils arrêtent, ainsi que les soldats allemands coupables de diverses infractions.

A partir du 22 janvier 1943, la prison devient une prison militaire exclusivement allemande, sous la direction du Docteur Maas. La Mal Coiffée devient alors le fief de la Gestapo, en même temps que celui de la Feldgendarmerie et de l’armée, avec son cortège d’interrogatoires « musclés », ses tortures et ses régimes d’exception.

Maurice Tinland

Sa profession – avocat – mais il a surtout un passé de Résistant.

Quand la guerre survient, en 1939, il est mobilisé dans l’armée de l’air. Il survole la Belgique, les Pays-Bas, l’ouest de l’Allemagne. Ses exploits lui valent de recevoir la Croix de guerre

Le 28 janvier, il est arrêté en tant que chef des M.U.R. (Mouvements Unis de la Résistance) de l’arrondissement. Lors de son premier interrogatoire il a reçu sur son torse nu 250 coups de trique (corde à nœuds). Après une semaine de cachot, il remonte pour un second interrogatoire. Cette fois ils sont cinq pour le battre avec un nerf de bœuf sur tout le corps, sur le ventre. Il perd connaissance.

Au bout de deux jours, sentant qu’il s’en tirera, les Allemands le redescendent au mitard, où il restera dix semaines, dix interminables semaines de tortures physiques et morales, dix semaines sans boire. Et pendant ces dix terribles semaines, quand ce n’est pas lui qui est torturé ou battu, il entendra torturer les autres. Il resta muet et encaissa les coups de poing, de pied, de trique, les écrasements… Il en gardera des séquelles.

Il sera finalement libéré le 24 août 1944. Il aura 32 ans quand il sera élu maire de Moulins en 1947.

Patrick OURCEYRE

L’allier entre résistance et occupation

Voir la bande annonce

Situé au centre de la France, le département de l’Allier se trouve également au centre de la résistance et de la collaboration durant la Seconde Guerre mondiale. A l’image de la France, l’Allier est coupé en deux : la ligne de démarcation entre zone libre et zone occupée traverse le département. 

La Résistance se met en place dans le département. De grandes figures émergent, à l’image de Jean Zay, Marx Dormoy, Georges Rougeron ou encore Maurice Tinland

Le documentaire proposé par Thierry Martin-Douyat propose de revenir sur la position particulière de l’Allier où la Résistance a également su se faire une place, et de mettre la lumière sur celles et ceux qui ont rendu cette résistance possible.

Pour plus d’informations : Thierry Martin-Douyat, 06 07 83 36 59

Patrick OURCEYRE

Mise en scène d’une continuité mémorielle et nationale de 1870 à 1945 par le Souvenir Français

Rédactrice : Philomène BONHOMME

Le Mont-Valérien, lieu d’exécution de 1008 personnes par l’armée allemande entre 1941 et 1944, est l’un des principaux lieux de mémoire de la Seconde Guerre mondiale. Ce site devient dès les premières années d’après-guerre le théâtre d’un affrontement mémoriel. Ce combat, qui oppose gaullistes et communistes, les deux partis politiques les plus puissants d’après-guerre, prend forme principalement par la volonté de chacun des deux partis d’ériger un monument mettant en scène sa propre mémoire. Les différents groupes d’anciens résistants cherchent à affirmer la supériorité de leur combat contre l’adversaire politique.

Plusieurs projets naissent alors au Mont-Valérien. Le premier est celui qui nous intéresse ici. Il remonte à l’Occupation. Il s’agit du Parvis de la France imaginé par Jean Rey en 1942, architecte, résistant catholique et gaulliste. Il souhaite rendre hommage aux victimes et aux héros militaires dès cette époque, soit un an après l’exécution d’Honoré d’Estienne d’Orves au Mont-Valérien, officier de marine français, ayant rejoint dès septembre 1940 Charles de Gaulle à Londres. Il est fusillé dans la clairière du fort le 29 août 1941.

Même si on ne trouve trace dans les archives de ce projet, celui-ci est mentionné dans la monographie du Mont-Valérien de Michel Guillot. Jean Rey, fervent catholique, souhaite, pour honorer les victimes de la Résistance française, réaliser un ensemble gigantesque de monuments patriotiques et religieux à la mémoire de tous les héros et victimes de la guerre. Cependant, le départ de Charles de Gaulle du gouvernement provisoire en janvier 1946, suivi de la mort de l’architecte la même année, met un terme à ce premier projet proposé pour le Mont-Valérien. Un ensemble de trois grandes croix latines en bois est toutefois posé, placé au sommet de la butte des cendres, à proximité du fort, à l’initiative de l’association « Parvis de la France », très catholique et patronnée par la veuve d’Estienne d’Orves et celle de Charles Péguy. Elles font référence aux trois croix placées au sommet de la colline du Mont-Valérien au XVIIe siècle sous le règne de Louis XIV, rappelant ainsi le calvaire du Christ sur le Golgotha entouré des deux malfaiteurs crucifiés avec lui. Mais ce chiffre trois fait également référence aux trois grandes guerres franco-allemandes – la guerre de 1870, la Grande Guerre et bien entendu la Seconde Guerre mondiale – unissant ainsi le sacrifice des martyrs morts pour la France durant ces combats. Créant par là une continuité mémorielle, ce triptyque met en scène une sorte de « guerre de 75 ans ». De part cette vision, qui rejoint peu ou prou celle d’une guerre de 30 ans (1914-1945) théorisée par Charles de Gaulle, la Guerre de 1870 ne prend véritablement fin qu’en 1945, avec la victoire de la France.

Le 6 juin 1949, quatorze autres croix portant la date de l’une des années de guerre franco-allemande depuis 1870 sont ajoutées renforçant cette idée d’unité mémorielle et nationale. Cet ensemble finit par être détruit dans les années 1970, ne présentant pas suffisamment la vision militaire et unitaire voulue par le général, qui ne souhaite pas que seule la notion de sacrifice ou de martyr soit mise en avant dans le futur mémorial.

Recommandé par Patrick OURCEYRE

Résistante

Denise Vernay, sœur de Simone Veil, née Denise Jacob le 21 juin 1924 à Paris et morte le 3 mars 2013 à Paris, est une résistante française.

Elle a été très active comme agent de liaison et se fait arrêtée en 1944 pendant qu’elle transportait deux postes émetteurs et des finances pour le maquis des Glières, elle est torturée par la Gestapo puis déportée à Ravensbrück.

 Elle a comme camarade de détention Germaine Tillion, Geneviève De Gaulle Anthonioz et Noëlla Rouget.

Tout au long de sa vie, elle participe à perpétuer la mémoire de la Résistance et de la déportation.

Des rues portent son nom à Albi et Orléans.

Décorations :

Commandeur de la Légion d’honneur.

Grand-croix de l’ordre national du Mérite.

Croix de guerre 1939-1945 avec palmes.

Patrick OURCEYRE Secrétaire général Exécutif

Résistance

Le Colonel Rémy de son vrai nom Gilbert Renault est né le 6 août 1904 à Vannes (Morbihan) et il est mort le 29 juillet 1984 à Guingamp.

Comme nous le savons tous Il est l’un des résistants français les plus connus durant la Seconde Guerre mondiale. Il a organisé, développé et perfectionné la Confrérie Notre-Dame, un des plus importants réseaux de la zone occupée.

Il aura été  parmi les premiers à se rallier à la cause du général de Gaulle et se voir confier par le colonel Passy  la création d’un réseau de renseignements sur le sol français. Ses informations permettront de très nombreux succès militaires.

Après-guerre, Il devient membre du comité exécutif du Rassemblement du Peuple Français (RPF) à sa création, puis de son comité de direction en 1949.

Jusqu’à son décès en 1984 il reste très actif dans divers domaines et il publie plusieurs ouvrages sur ses activités en Résistance : Mémoires d’un agent secret de la France libre, Dix ans avec de Gaulle entre autres.

Décorations :

Patrick OURCEYRE – Secrétaire Général Exécutif ANMMV

MMV INFOS II

PAR LA DÉLÉGATION Auvergne-Rhône-Alpe

DÉLÉGUÉE DÉPARTEMENTALE du RHÔNE – RÉDACTRICE EN CHEF : Andréa LAQUET

RÉDACTEUR ET RÉDACTRICES : Antonin SAMSON – Clémence DETHOOR – Calypso CHOSSON