« Libération de St leu d’esserent du 31 août 1944 ».

Très belle cérémonie avec la présence de nombreuses personnalités,

Stéphane Gaudy, président départemental de l’Oise des Parachutistes,

Jéremy Bouchez, secrétaire général de l’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale.

Stéphane Cerabino, délégué régional des Hauts-de-France, représentant Alain Faber, Président National des Mémoires du Mont Valérien, le capitaine Catteau, vice-président de l’Union Nationale des Zouaves.

Frédéric Besset, Maire de St leu, a rappelé cette période sombre de la commune, de la destruction de la ville à 85% avec de nombreuses victimes civiles à la reconstruction.

Puis ce fût un moment de partages entre anciens combattants et nos jeunes porte-drapeaux, merci à Robert pour son témoignage poignant.

« Transmettre pour ne pas oublier »

Jean-Paul ROCOURT Président de Mémoire et Avenir Citoyen. Partenaire des Mémoires du Mont-Valérien

Gournay-sur-Marne 18 JUIN 2025

GOURNAY-sur-MARNE

Ce 18 juin 2025 le Président Alain FABER des Mémoires du Mont-Valérienn était présent à Gournay-sur-Marne, pour commémorer l’appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle, et pour honorer la mémoire d’un grand patriote Monsieur Jean-Pierre MIQUEL ex-président dynamique et efficace du comité du souvenir du Général de Gaulle, disparu dernièrement.

Lecture du message de Madame Patricia MIRALLES
Ministre déléguée auprès du ministre des Armées, chargée de la
mémoire et des anciens combattants
Journée nationale commémorative de l’appel historique du
général de Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat
contre l’ennemi
18 juin 2025

Londres, le 18 juin 1940, à 18h, sur les ondes de la BBC : le cours de la guerre est dévié.

Dans l’éclat brisé d’un monde en déroute, au milieu des cendres d’un pays dépossédé de lui-même, une voix dicte l’histoire.

Une voix ferme, solitaire, prophétique.
Une voix qui constate l’échec et les blessures, qui convoque les serments anciens pour les victoires à venir.
Une voix que la défaite n’a pas recouverte, parce qu’elle ne venait pas du seul vacarme des armes, mais d’un souffle plus ancien : celui de l’histoire en marche, de la conscience en éveil.

 

Cette voix, c’était celle de Charles de Gaulle. Un général inconnu, naufragé de la défaite, sans troupes, sans moyens, sans gloire encore. Charles, le prénom royal, français depuis toujours, devenu républicain pour l’éternité à l’heure où la République pouvait mourir. 
Il dit : « La France a perdu une bataille, mais la France n’a pas perdu la guerre. »
Il dit : la résignation comme la compromission nous sont étrangères. 
Il dit encore : rejoignez-moi.

 

Dans ce refus tenait un monde, celui que l’envahisseur n’a jamais pu soumettre, car il reposait sur des fondements invisibles : l’idée, la mémoire d’un grand et vieux pays, la fidélité nue à la République, à la patrie, à l’histoire. Une fidélité sans condition, sans contrepartie, sans même attente de gloire.
 

Son appel fut un acte de foi sans témoin, une promesse sans preuve, une parole d’avant la victoire.
Et cette parole devint combat, un combat de l’esprit et du cœur, le combat de la clarté contre la compromission, du sursaut contre l’effondrement.

 

Cette volonté de poursuivre le combat pouvait surprendre, car en cette heure, la France semblait vidée de ses forces. Elle n’avait plus d’armée pour se battre, plus de gouvernement pour résister, plus d’espérance, croyait-on, pour se relever.
Mais il restait cela : une voix, et dans cette voix, un fil tendu entre ce qu’étaient les Français, et ce qu’ils refusaient de cesser d’être.

 

Alors dans les ruines, on planta l’honneur.
Dans l’ombre, on sculpta l’avenir.
Au grand jour, on relevait la tête. 

 

Ils furent quelques-uns d’abord – rares, têtus, lucides. Puis d’autres les ont rejoints, et encore d’autres.
Puis une armée sans uniforme, un peuple sans tambour, une Nation sans partage.

 

Un peuple d’humbles et de forts, de femmes dans l’ombre, de jeunes aux regards ardents, d’anciens au pas discret, qui tous avaient ce point commun : ils n’avaient pas renoncé.
Et c’est ainsi que l’appel du 18 Juin, lancé dans le silence, devint une onde, un souffle, une chaîne humaine reliée par des liens invisibles.

 

Un appel que peu entendirent ce jour-là, mais que l’Histoire, elle, n’a jamais cessé d’écouter.
 

Depuis, le 18 Juin n’est plus seulement une date. Il est devenu un nom qui ne désigne plus qu’une seule chose : l’espérance.
Il trace le chemin, rude et solitaire, de la liberté reconquise.
Il ne laisse derrière lui ni oubli ni effacement. Il confie aux vivants une parole qui ne se fige jamais. Car ce ne sont pas des mots vaincus, ni des mots écrits pour les archives.

 

Ce sont des mots à creuser, comme la terre meuble après la pluie, comme les consciences nues qu’un appel vient bouleverser.
 

Aujourd’hui, nous honorons cette parole qui résonne en nous d’autant plus fortement et d’autant plus clairement que le cycle de commémoration des 80 ans des débarquements et de la Libération nous a rappelé à quel point, dans l’appel du général de Gaulle, on pouvait déjà entendre l’écho de la reconstruction de la République, de sa démocratie et de son modèle social.
 

Nous honorons les actes qu’elle a suscités, les mains tendues, les visages cachés, les vies offertes.
Nous honorons le choix de l’honneur face à l’abdication, le choix du relèvement face à l’abandon.
Et ce choix nous engage encore.

 

Il nous enseigne qu’il n’est pas de fidélité à demi-mot, et que celle-ci ne serait rien sans transmission. Qu’il ne s’agit pas seulement de se souvenir, mais de continuer.
De porter, avec gravité et avec foi, cet héritage de clarté dans un monde parfois incertain.

 

Vive la République.
Vive la France.

Après une minute de silence et la Marseillaise, Monsieur Erci Schlegel Maire de Gournay-sur-Marne, invita les participants à la cérémonie à se rafraichir avec le verre de l’amitié dans les locaux de la Mairie.

Nous remercions la Mairie de Gournay-sur-Marne et son département événementiel pour nous avoir autorisé à utiliser ses photographies pour illustrer cet article.

Alain FABER Président MMV

18 JUIN 1940

Sur les ondes de la BBC le général De Gaulle lance son mémorable appel qui va amener un élan de résistance et encourager les français à rallier le mouvement afin de libérer la France.

Ce discours et bien d’autres qui suivent au mois de juin « Les Français parlent aux Français » exhortent le peuple français à poursuivre la lutte et résister à l’ennemi. Il constitue l’événement fondateur de la France Libre.

Charles de Gaulle, Mémoires de guerre.

« Le 18 juin 1945, Paris fut tout entier debout pour fêter les troupes venues d’Allemagne qui descendirent les Champs-Élysées ; Leclerc et Béthouart à leur tête. Entre les soldats ravis, le peuple pleurant de joie et de Gaulle placé au centre de la cérémonie, passait ce courant enchanté qui naît d’une grande et commune émotion. »

En 1965, il a assisté aux cérémonies commémorant les 25 ans de l’appel du 18 juin. Après avoir reçu les compagnons de la Libération à l’Élysée, il s’est rendu au Mémorial de la France combattante au Mont Valérien. Il s’est recueilli quelques instants dans la crypte puis a ranimé la flamme avant d’observer une minute de silence. Il a ensuite parcouru la foule pendant de longues minutes, pendant que les musiciens interprétaient « Le chant des partisans ».

L’événement célébré chaque année depuis 1941, est devenu un symbole du refus de la défaite.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

JUIN 1944 – LA BATAILLE DE GRAIGNES 

Village refuge des parachutistes perdus dans les marais le 6 juin 1944.

C’est dans ce marais que vont atterrir et être largué par erreur une partie des paras du débarquement en ce 6 juin 1944 vers six heures du matin. Environ 180 parachutistes (160 du 3ème bataillon du 507th PIR et 20 du 501st PIR) sont ainsi largués au-dessus des marais non loin du village de Graignes.

A l’horizon du marais, l’église de Graignes est comme un phare et les Américains perdus vont se diriger vers ce point. Le Major Charles D. Johnson prendra le commandement de l’ensemble des soldats. Il est partisan de rester sur place et d’établir des positions défensives en attendant d’être rejoint par les forces alliées.

Le jeudi 7 juin, Graignes se réveille avec 182 habitants de plus 170 soldats et 12 officiers américains. Les villageois vont immédiatement leur fournir une aide précieuse. Ils connaissent parfaitement leurs marais et ont vite fait de retrouver les containers contenant de nombreuses et diverses armes. Odette Rigault transportera les précieuses « marchandises » au village.

Le samedi 10, au matin, les Américains font sauter le pont de Port des Planques qui constitue le seul accès nord au village. Le lendemain dimanche 11 juin, à 10 heures, la 17ème SS Panzergrenadier Division arrive au village. De terribles combats se déroulent le Major Charles D. Johnson est tué.

A court de munitions les soldats US décident de décrocher en retournant dans les marais. D’autres restent sur place en se cachant chez l’habitant. Un groupe de 21 soldats restent à proximité du village au hameau de Port Saint Pierre, cachés par la famille Rigault sous le plancher de leur grange.

Lors de terribles combats, les SS vont faire de très nombreuses victimes et d’importants dégâts. Au total, ils laissent derrière eux 63 morts dont 31 habitants.

Sur les 182 soldats US, 150 pourront rejoindre leurs lignes et continuer le combat.

La plus haute décoration civile des USA : Distinguished Civilan Service a été remise à 11 villageoises et villageois.

L’histoire de cette bataille étant peu connue du grand public. Nous nous devions de la garder en mémoire pour l’héroïsme de toutes ces femmes et hommes qui ont eu beaucoup de mérite et de courage pour avoir participer activement, avec les soldats américains, à la libération de notre pays.

Nous remercions la Maison du souvenir de nous avoir permis de publier cet article. https://maisondusouvenir.be/bataille_de_graignes.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

6 JUIN 1944 – Opération NEPTUNE

Opération NEPTUNE première partie de l’opération « OVERLORD »

Quelle est la différence entre l’opération Overlord et l’opération Neptune ?

Qu’est-ce que l’opération Neptune ? C’est la première phase de l’opération Overlord. Même si elle porte le nom du dieu de la mythologie romaine des eaux et des océans, l’opération Neptune ne concerne pas seulement la partie navale du Débarquement allié en Normandie. C’est la phase d’assaut.

« Jour J » clé de la libération de la France.

Le 6 juin 1944, 5 divisions convoyées dans près de 4 300 péniches et protégées par près de 500 bâtiments de guerre débarquent au lever du jour sur les 5 plages appelées Utah, Omaha, Gold, Juno et Sword.

La France est représentée dans cette opération terrestre par le légendaire 1er bataillon de fusiliers marins (1er BFM) du lieutenant de vaisseau Kieffer « commando Kieffer » débarqué à Sword avec les Britanniques.

À la nuit tombée la situation est stabilisée mais incertaine. Les Alliés, sont parvenus à débarquer 156 000 hommes et près de 20 000 véhicules de tous types.

Les pertes humaines s’élèvent à près de 10 500 hommes dont un tiers tué en combattant.

Nous devons nous souvenir de ce jour le plus long et les jeunes générations doivent être conscientes des sacrifices consentis par nos alliés et par nos soldats du 1er BFM.

Merci à nos libérateurs nous leur devons notre liberté d’aujourd’hui.

A LIRE cliquez ci-dessous

Nous remercions « Chemins de Mémoire » de nous avoir permis la publication de cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

COMMÉMORATION Á BOIS BELLEAU

Cimetière américain de Bois Bellau

Ce dimanche 25 mai 2025, le cimetière américain de Belleau (Aisne) a accueilli la cérémonie annuelle du Memorial Day. Elle rend hommage aux soldats américains tombés lors de la Première Guerre mondiale notamment lors de la bataille décisive de 1918 dans ce bois devenu un site incontournable pour les Marines. Cette commémoration s’est déroulée en présence de nombreuses délégations civiles et militaires, françaises et américaines.

La cérémonie a également été marquée par la participation de soldats américains, français et allemands. Ce geste témoigne du chemin parcouru depuis la Grande Guerre vers une Europe unie dans la réconciliation.

Un dépôt de gerbes a eu lieu dans le cimetière américain, mais aussi au cimetière militaire allemand voisin, dans un esprit de mémoire partagée.

Une ambassade de l’Association Nationale des Mémoires du Mont-Valérien était présente et conduite par Stéphane Cérabino, délégué régional des Hauts-de-France. Cette présence dans ce lieu symbolique souligne l’engagement de l’association pour entretenir et faire respecter la mémoire des combattants français et alliés.

L’ Association Mémoire et Avenir Citoyen, partenaire des Mémoires du Mont-Valérien, était accompagnée d’une délégation de porte-drapeaux. Cette dernière incarne la volonté partagée de transmettre la mémoire des conflits et des sacrifices aux jeunes générations.

Nous tenons à remercier l’ensemble des institutions et personnes qui nous ont accueillis ce dimanche 25 mai 2025.

Nous remercions les différents médias qui part leurs photographies et articles nous permettent de continuer à transmettre la mémoire patriotique.

Laetitian BOUCHEZ Délégation des Hauts-de-France

27 mai : le symbole de l’union

La date du 27 mai fait référence à la première réunion du Conseil national de la Résistance (CNR) qui s’est déroulée le 27 mai 1943 dans l’appartement de René Corbin, au premier étage du 48 rue du Four à Paris.

La Journée nationale de la Résistance est l’occasion d’une réflexion sur les valeurs de la Résistance et celles portées par le programme du Conseil national de la Résistance, comme :

  • Le courage
  • La défense de la République
  • Le souci constant de la justice, de la solidarité, de la tolérance et du respect d’autrui.

Elle permet également de rappeler aux jeunes générations l’engagement des hommes et des femmes qui se sont levés contre l’occupant nazi.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

COMMÉMORATION DE LA VICTOIRE DU 8 MAI 1945

A l’invitation du maire M. Pierre-Christophe Baguet et de M. Nicolas Marguerat conseiller municipal délégué aux Anciens Combattants et Devoir de Mémoire, notre secrétaire général Exécutif M. Patrick Ourceyre était présent ainsi que nombreux habitants de la ville de Boulogne-Billancourt à cette belle cérémonie.

Les personnalités lors de leur arrivée.

Parmi les porte-drapeaux, nous avons pu noter la présence de 6 jeunes filles et garçons dirigés par M. Daniel Jouin.

Après le discours traditionnel au nom du Ministre de la Défense, un important dépôt de gerbes a eu lieu suivi par la sonnerie aux morts et la Marseille qui fût chantée avec la participation du public.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Le musée de la Reddition (Reims) – 7 Mai 1945

La salle de la Reddition (salle des cartes) est un lieu de mémoire autour duquel des collections évoquent le contexte et les acteurs de ce tournant du XXe siècle.

« La signature de la capitulation nazie en Europe par le chef de l’état-major allemand Alfred Jodl accompagné de l’amiral von Friedeburg, chef de la marine militaire allemande et du commandant de la Wehrmacht, Wilhelm Oxenius, le 7 mai 1945 à 2h41 du matin. »

« L’acte de la reddition – Seul le texte anglais qui vaut autorité dactylographié court, élaboré en hâte sous la supervision d’Eisenhower. »

JONAS Lucien, Signature de la capitulation allemande le 7 mai 1945 à Reims, 1946, huile sur toile, 100 x 125 cm, Musée des Beaux-Arts (Reims).

« Je pense qu’il est particulièrement symbolique que la reddition ait été signée au cœur de la France, ce pays qui a tant souffert, ce pays où nous avons débarqué en juin dernier et dont les forces armées et les mouvements de résistance nous ont tant aidés… »

Ces paroles ont été prononcées par le général américain Dwight Eisenhower lors du discours de la Victoire, après la signature de la capitulation des armées allemandes le 7 mai 1945 à 3h du matin, dans le quartier général du corps expéditionnaire allié en Europe.

Nous remercions vivement le Souvenir Français et le musée de la reddition de nous avoir permis de publier cet article et vous encourageons pour une visite .

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien.