La femme la plus décorée du monde

Une inconnue étonnante avec une carrière remarquable dans différents domaines aviatrice, inventrice, sportive, alpiniste, infirmière et journaliste française.

Marie Marvingt, née le 20 février 1875 à Aurillac (Cantal) et morte le 14 décembre 1963 à Laxou (banlieue de Nancy)

Ambassadrice de l’aviation sanitaire, elle conçoit un prototype d’avion-ambulance qu’elle ne réussit toutefois pas à construire avant la Première Guerre mondiale. Après la Première Guerre mondiale, elle reste journaliste et part vivre au Maroc où elle crée le premier lieu de formation des infirmières pilotes d’avions sanitaires et reçoit la médaille de la Paix. Elle fait partie de ce service pendant la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle elle invente un type de suture chirurgicale minimisant le risque d’infection sur le champ de bataille.

Au cours de la Première Guerre mondiale, elle tient à s’engager dans l’aviation française. participe à deux bombardements aériens au-dessus de la base aérienne 128 Metz-Frescaty, ce qui lui vaut d’obtenir la croix de guerre 1914-1918. Elle décide de retourner sur le front. Pour ce faire, elle se déguise en homme  :

Elle intègre alors le 42e bataillon de chasseurs à pied sous le nom de Beaulieu. Quelques mois plus tard, après 47 jours cumulés en première ligne, son identité est démasquée elle doit quitter le front et est personnellement autorisée par le maréchal Foch à rejoindre le 3e régiment des chasseurs alpins en tant qu’infirmière et correspondante de guerre aux Dolomites, sur le Front italien et elle évacue alors régulièrement les blessés à skis. Ses travaux sur le service sanitaire, dont la création d’une formation correspondant au service sanitaire aérien dont elle devient de fait la première diplômée, lui valent de recevoir la médaille de la Paix du Maroc

En 1949, elle devient officier de la Légion d’honneur. Le 30 janvier 1955, elle reçoit le grand prix Deutsch de la Meurthe de la Fédération nationale d’aéronautique à la Sorbonne pour son œuvre dans l’aviation sanitaire. Le 20 février 1955, pour son 80e anniversaire, le gouvernement américain lui offre un vol au-dessus de Nancy à bord d’un chasseur supersonique. Elle reçoit la médaille du service de santé de l’air.

Avec 34 médailles et décorations, elle est à sa mort la femme la plus décorée de France.  Elle reçoit sa première distinction d’importance en novembre 1910 : l’Académie des sports lui octroie sa grande médaille d’or pour tous les sports. Elle a reçu plusieurs autres distinctions, dont :

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

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