LES TRAITRES

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la plupart des réseaux de la Résistance ont été infiltrés par des traîtres, les « V-Mann » (hommes de confiance) au service de l’occupant. Qui étaient ces Français, dont le nombre est estimé entre 20 000 et 30 000, qui ont porté des coups terribles à la Résistance ?

Parmi eux, deux se distinguent et font l’objet du documentaire de la chaine LCP :

Jacques Desoubrie

La soif d’idéal, d’ordre et de justice

Né en Belgique en 1922 il est arrêté à Lille une première fois par la police militaire allemande lors d’une manifestation, avec des faux papiers. Après une mise au secret pendant cinq jours, Desoubrie finit par dénoncer les faussaires, qui sont arrêtés à leur tour. Arrivé en banlieue parisienne, il finit par trouver un travail au Fort d’Ivry transformé en garage par les Allemands. Il sympathise avec Zeider, un lieutenant allemand qui lui parle de l’idéologie nazie. Sous son influence, il se sent proche du Führer, qui lui apparait dès lors comme le seul chef à suivre.

Le début de la collaboration

Bilingue français-allemand, pour l’Abwehr, le service des renseignements militaires allemands, c’est un candidat parfait. Il est rapidement mis en contact avec un responsable de la police secrète de la Wehrmacht à Paris. Il se fait passer pour un sympathisant gaulliste ou communiste et vérifie les adresses. Quelques missions plus tard, il a fait ses preuves. On lui donne une carte d’identité sous un faux nom et un laisser-passer allemand en cas de contrôle.

Le prix de la trahison

Il reçoit l’ordre de s’infiltrer dans les organisations qui éditent des journaux clandestins. Il noue des contacts avec la Résistance, gagne la confiance du chef de l’organisation La Vérité française : Jehan de Launoy. Il devient son secrétaire et agent de liaison. Désormais, il connaît l’identité de ceux qui éditent ce journal clandestin. En octobre 1941, au cours d’une perquisition chez de Launoy, tous sont arrêtés. Le réseau de la Vérité française est démantelé, soit 140 personnes. La plupart sont jugées, condamnées et fusillées. 

Jean Multon

Arrêté avec deux camarades par la Gestapo de Marseille, le résistant Multon est témoin de scènes de brutalité, subit différents interrogatoires. Un officier allemand lui propose alors de travailler pour lui. Comme il risque la peine de mort, il accepte. Pour prouver son engagement, il doit dénoncer son chef de réseau, Maurice Chevance. C’est le début d’une longue descente sans retour possible.

Son début de collaboration avec les Allemands 

Il lui est demande de reprendre contact avec son organisation de résistants. Il retrouve des camarades au restaurant habituel et plus tard dans un bar, des résistants sont arrêtés, il doit confirmer les identités. Il participe ensuite aux interrogatoires est responsable d’une centaine d’arrestations dans la région de Marseille.

La traque d’Henri Frenay, un des capitaines de la Résistance 

Il lui est demandé de travailler avec le lieutenant Klaus Barbie, le chef de la Gestapo à Lyon, surnommé « le boucher de Lyon », qui traque Henri Fresnay. Il organise donc un rendez-vous avec ce dernier, à Mâcon, dans le square en face de son quartier général. Finalement c’est sa secrétaire Mme Albrecht qui va au rendez-vous. Arrêtée, elle meurt 3 jours plus tard, à la prison de Fresnes.

Un commando contre l’armée Secrète : capture de Jean Moulin 

Klaus Barbie constitue un groupe d’hommes pour démanteler l’Armée secrète des résistants, il en fait partie. Son action va conduire à la capture de Jean Moulin.

Nous remercions notre adhérent M. Saragoussi de nous avoir signaler cette émission.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

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