Nécrologie

Nous vous informons avec une profonde tristesse que notre grand et fidèle ami Jean Pierre Miquel, longtemps Président du Comité du souvenir du Général de Gaulle de Seine Saint-Denis nous a quitté le 20 Mai 2025 à la suite d’une longue maladie.

Nous garderons dans nos mémoires ce fidèle compagnon de route, toujours présent à nos côtés à notre cérémonie annuelle au Mémorial du Mont-Valérien accompagné par ses nombreux adhérents.

Transmetteur des valeurs gaullistes il a longuement œuvré pour les faire vivre .

Notre association nationale et tous ses membres adressent à toute sa famille leurs très sincères condoléances et les assurons de notre fidèle amitié.

Nous pensons également à tous ses amis, et membres du Comité Charles de Gaulle de Seine-Saint-Denis, qui ont perdu leur guide aimé et dynamique qui savait entreprendre, les réunir et les fédérer. C’était un chef pour la bataille de la mémoire gaulliste.

Il transmettait formidablement par l’exemple ce qu’avait fait le Général de Gaulle en son temps.

Au sein des Mémoires du Mont-Valérien nous tentons de faire la même chose en prenant exemple sur sa haute personnalité dévouée à ses amis, à la mémoire et à son Pays.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Alain FABER Président national des Mémoires du Mont-Valérien

Jacques Pâris de Bollardière

Né le 16 décembre 1907 à Châteaubriant, mort le 22 février 1986 à Guidel dans le Morbihan.

Militaire français, officier général de l’armée française, combattant de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre d’Indochine et de la guerre d’Algérie.

Il est l’un des Français les plus décorés de la Seconde Guerre mondiale

Affecté à la 13e demi-brigade de Légion étrangère en février 1940 au début de la Seconde Guerre mondiale, il devient capitaine et prend part à la campagne de Norvège. Débarqué à Brest le 13 juin, il assiste à la débâcle et décide de rejoindre Londres, il rallie les Forces françaises libres il est affecté à la 13e DBLE.

Le 12 avril 1944, sous le nom « Prisme » il est parachuté à Mourmelon avec la charge de mener à bien la mission « Citronnelle ». Il s’agit de former un maquis dans les Ardennes.

Il participe aux campagnes du Gabon, en novembre 1940, et d’Erythrée, il participe ensuite à la campagne de Syrie.

En octobre 1943, il rejoint le BCRA et devient parachutiste. Il prend le commandement du 3e RCP/3rd SAS de la brigade SAS. Il saute sur la Hollande le 7 avril 1945, lors de l’opération Amherst qui fût un grand succès.

En décembre 1956 il reçoit ses étoiles de général de brigade, il est alors le plus jeune général de l’armée française.

Ses décorations :

Grand Officier de la Légion d’Honneur – Compagnon de la Libération – décret du 23 juin 1941 -Croix de Guerre 39/45 (5 citations) – Croix de Guerre des TOE avec 3 palmes  –  Médaille de la Résistance française  –  Médaille coloniale avec agrafes « Erythrée », « Libye », « Indochine »  –  Médaille des blessés  –  Médaille commémorative 39/45  –  Distinguished Service Order and Bar (GB)  –  Officier de l’Ordre Royal de la Couronne avec palme (Belgique)  –  Croix de Guerre 40-45 avec palme (Belgique)  –  Croix de Bronze (Pays-Bas)  –  Ordre national du Vietnam –  Croix de la Vaillance avec palme (Vietnam) –  Officier de l’ordre royal du Cambodge –  Commandeur de l’ordre du Million d’éléphants (Laos)

Ce grand militaire Compagnon de la Libération mérite de faire partie de nos mémoires.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

GROUPE GALLAIS

Hommage aux résistantes et résistants de Fougères

Madame Violaine et Monsieur Loic Faucheux invités avec leurs enfants et petits-enfants par le ministère de la Justice de Bavière se sont rendues à Munich le 30 avril puis au camp de concentration de Mauthausen pour accomplir leur devoir de mémoire envers leurs parents et grands-parents.

Nous remercions Madame Soline ROFFE-GALLAIS de nous avoir fait parvenir ce document rappelant les faits de résistance dans sa région qui doivent faire partie de nos mémoires.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

ANNE MORGAN

Elle est née le 25 juillet 1873 à Manhattan (New York) et morte le 29 janvier 1952 à Mount Kisco (État de New York) connue pour son action en faveur de l’aide aux sinistrés en France durant les deux guerres mondiales.

En 1914, avec Elizabeth Lathrop elles fondent l’American Fund for French Wounded (AFFW). Au début de 1916, elle élargit l’action de l’AFFW en créant une section civile pour aider les populations du front, le Comité américain pour les régions dévastées (CARD) 350 jeunes Américaines y participent. Elles doivent venir dans ce comité avec leur voiture individuelle et avoir de quoi subvenir à leurs besoins.

En 1917, après l’entrée en guerre des États-Unis et avec l’accord des autorités militaires, elle s’installe en France dans l’Aisne. En 1924, elle fonde le « Musée historique franco-américain » dans le château de Blérancourt ; ce dernier deviendra en 1931 le Musée national de la coopération franco-américaine.

En 1932, elle est la première femme américaine à devenir commandeur de la Légion d’honneur (décorée depuis 1924), croix de guerre 1932

Pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1939, elle revient en France dans l’Aisne pour aider la population pendant toute la durée du conflit. Son dernier séjour en France a été en 1947. À sa mort en 1952, une plaque commémorative est inaugurée dans la galerie supérieure de la cour d’honneur de l’hôtel des Invalides, afin de rendre honneur à ses actions et opérations humanitaires. Dix-huit de ces femmes américaines ont été décorées de la croix de guerre avec pour Mary Breckinridge une médaille d’argent.

Le Comité américain a fondé l’Association d’hygiène sociale de l’Aisne (AHSA) et, en 1953, après le décès d’Anne Morgan, l’Association décide de changer son nom en « Association médico-sociale Anne Morgan » (AMSAM), en l’honneur de leur fondatrice.  Toujours en activité, l’AMSAM a son siège social à Soissons.

Ces américaines méritaient d’être connues et de faire partie de nos mémoires.

Nous remercions Point de vue et Wikipédia qui nous ont permis de publier cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

COMMÉMORATION DE LA VICTOIRE DU 8 MAI 1945

A l’invitation du maire M. Pierre-Christophe Baguet et de M. Nicolas Marguerat conseiller municipal délégué aux Anciens Combattants et Devoir de Mémoire, notre secrétaire général Exécutif M. Patrick Ourceyre était présent ainsi que nombreux habitants de la ville de Boulogne-Billancourt à cette belle cérémonie.

Les personnalités lors de leur arrivée.

Parmi les porte-drapeaux, nous avons pu noter la présence de 6 jeunes filles et garçons dirigés par M. Daniel Jouin.

Après le discours traditionnel au nom du Ministre de la Défense, un important dépôt de gerbes a eu lieu suivi par la sonnerie aux morts et la Marseille qui fût chantée avec la participation du public.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Le musée de la Reddition (Reims) – 7 Mai 1945

La salle de la Reddition (salle des cartes) est un lieu de mémoire autour duquel des collections évoquent le contexte et les acteurs de ce tournant du XXe siècle.

« La signature de la capitulation nazie en Europe par le chef de l’état-major allemand Alfred Jodl accompagné de l’amiral von Friedeburg, chef de la marine militaire allemande et du commandant de la Wehrmacht, Wilhelm Oxenius, le 7 mai 1945 à 2h41 du matin. »

« L’acte de la reddition – Seul le texte anglais qui vaut autorité dactylographié court, élaboré en hâte sous la supervision d’Eisenhower. »

JONAS Lucien, Signature de la capitulation allemande le 7 mai 1945 à Reims, 1946, huile sur toile, 100 x 125 cm, Musée des Beaux-Arts (Reims).

« Je pense qu’il est particulièrement symbolique que la reddition ait été signée au cœur de la France, ce pays qui a tant souffert, ce pays où nous avons débarqué en juin dernier et dont les forces armées et les mouvements de résistance nous ont tant aidés… »

Ces paroles ont été prononcées par le général américain Dwight Eisenhower lors du discours de la Victoire, après la signature de la capitulation des armées allemandes le 7 mai 1945 à 3h du matin, dans le quartier général du corps expéditionnaire allié en Europe.

Nous remercions vivement le Souvenir Français et le musée de la reddition de nous avoir permis de publier cet article et vous encourageons pour une visite .

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien.

Une date à retenir Berchtesgaden Mai 1945

La 2e DB pénètre le 4 mai 1945 à Berchtesgaden ; le drapeau français est hissé sur la demeure d’Hitler au Berghof et son chalet au Nid d’Aigle.

A titre d’exemple voici un document historique :

Cachet de la Poste de Berchtesgaden subtilisé le 4 mai 1945 par André VION  -Char « ALSACE » 31e Batterie – XI/64 RADB

De très nombreux témoignages d’officiers de la 2é DB se trouvent sur le site https://www.2edb-leclerc.fr/berchtesgaden/ et nous vous encourageons à venir le consulter pour plus d’informations sur cette glorieuse période de la 2é DB.

Voici l’un des témoignages :

« Le 4 mai 1945 vers 16 heures, seul en tête de la Division, après avoir traversé Berchtesgaden que les Américains viennent d’investir, le capitaine TOUYERAS (Officier Observateur de la 3ème Batterie du XI/64e RADB) parvient en jeep au Berghof, lequel s’embrase sous ses yeux.

Il y fait une quarantaine de prisonniers récalcitrants qui portent des uniformes semblant ne pas leur appartenir.

Au cours d’une communication radio, il reçoit l’ordre de redescendre à Berchtesgaden afin d’y chercher des renforts. En chemin, il croise une reconnaissance américaine soutenue par des blindés et doit justifier de son identité.

A Berchtesgaden, en fin d’après-midi, le capitaine trouve l’appui des quelques 30 hommes de la 2ème section de la 12e compagnie du III/RMT sur ses half-tracks et repart à leur tête vers le Berghof.

Parvenus au Berghof à la tombée du jour, ils n’y trouvent plus « âme qui vive » et en occupent les différents bâtiments. »

Nous tenons à remercier vivement la Fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque qui nous a permis de publier cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont – Valérien

RESISTANTES ALLEMANDES

Liselotte Herrmann

Née le 23 juin 1909 à Berlin est une résistante au Troisième Reich.

Jeune étudiante communiste et jeune mère, elle proteste ouvertement contre la prise du pouvoir par Hitler. Elle s’installe dans le Wurtemberg et participe à différentes actions de résistance. Elle parvient à faire passer à l’étranger des informations sur le réarmement national-socialiste.

En décembre 1935, elle est arrêtée par la Gestapo, qui trouve chez elle les plans d’une entreprise d’armement, destinés à être transmis à l’étranger. Après un an et demi de garde à vue, elle est condamnée à mort le 12 juin 1937 pour « préparatifs en vue d’actes de haute trahison avec circonstances aggravantes ».  Elle est exécutée le 20 juin 1938 à la prison de Berlin-Plötzensee, elle avait 28 ans et elle est la première mère exécutée sous le IIIe Reich.

Ruth Andreas-Friedrich

Née le 23 septembre 1901 à Schöneberg (Brandebourg) et morte le 17 septembre 1977 à Munich, est une résistante allemande au nazisme, écrivaine et journaliste.

Après l’accession au pouvoir des nazis, elle et son compagnon fondent le groupe de résistance Oncle Émile qui cache les opposants, les entretient et leur fournit de faux papiers. Le groupe fait aussi de la contre-propagande. En 1943, le groupe distribue à Berlin des exemplaires du dernier tract du groupe de résistance munichois la Rose Blanche. Dans la nuit du 18 au 19 avril 1945, ils peignent un NEIN sur les façades des maisons du sud de Berlin ils appellent à résister aux ordres d’Hitler.

Elle est reconnue Juste parmi les nations et elle se suicide à Munich à 75 ans.

Oncle Émile

Désigne un groupe de résistance contre le nazisme à Berlin pendant la période du Troisième Reich. Ce groupe avait des préoccupations plus humanitaires qu’idéologiques et se composait surtout de journalistes, de médecins et d’intellectuels. Il s’est formé durant l’hiver 1938 autour de Ruth Andreas-Friedrich, mère de l’écrivaine Karin Friedrich et du chef d’orchestre Leo Borchard.

Les membres procuraient aux juifs poursuivis des cachettes, de la nourriture et des papiers. Ils s’occupaient aussi des familles des prisonniers politiques et diffusaient les publications de La Rose blanche.

Nous devons garder en mémoire ces résistantes allemandes qui se sont opposées à la prise de pouvoir d’Hitler.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

CEREMONIE DU SOUVENIR – 26 Avril 2025

09h30 – Mémorial du Mont-Valérien

Une délégation de famille de déportés menée par Monsieur Alain Joly Président départemental de l’UNADIF-FNDIR est venue prélever la flamme sacrée de la résistance. Etaient présents, Monsieur Jean-Baptiste Romain Directeur des Hauts lieux de Mémoire de l’ONACVG ainsi que Mesdames Michault, Bacco, Devedjian et Messieurs Michault, Duverne, Chaffanjon et Kaminski.

11h30 – Nanterre – Cérémonie au monument de la Résistance et de la Déportation.

A l’invitation de Monsieur Georges Siffredi Président du Conseil Départemental et en présence de nombreuses personnalités civiles et militaires notamment Madame Nadège Baptista Préfète déléguée à l’égalité des chances, Monsieur Pierre-Christophe Baguet vice-président du conseil départemental, de nombreux sénateurs, maires des villes du département et des conseillers départementaux, notre secrétaire général Exécutif Monsieur Patrick Ourceyre a eu l’honneur de hisser les couleurs.

Était également présent à cette belle cérémonie de nombreux porte-drapeaux ainsi que la Maitrise des Hauts de Seine et des musiciens de la Police.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Charles Guillois

Il mérite d’être plus connu. Né en 1910 mort en 1994.

Marin, résistant des FFNL.

Débarqué sur le sol anglais peu avant le fameux 18 juin 1940, il traduit en breton, à la demande d’un autre Breton, l’appel du Général de Gaulle le jour même de sa diffusion. Il en fût le chauffeur.

Il est chargé ensuite pendant plusieurs mois, à la BBC, d’une émission en langue bretonne appelant tous les hommes valides à rejoindre outre-Manche ceux qui veulent continuer la lutte, ils seront environ 700/800 à répondre à l’appel.

En effet, l’impact psychologique était beaucoup plus fort en breton qu’en français sur les côtes bretonnantes de l’époque. Il a ainsi contribué, dans une mesure non négligeable, à grossir les rangs des F.F.L.

Il embarqua par la suite sur le Savorgnan de Brazza comme second maître torpilleur et participa à la Campagne d’Afrique.

Originaire de Port-Blanc, il tint ensuite un magasin d’antiquités dans Hanover Road jusqu’au début des années quatre-vingts.

Il est décédé à Port-Blanc à l’âge de 84 ans.

Il était le président pour la section du Royaume-Uni des Forces Françaises Navales Libres.

Nous remercions l’article de Paris Match qui nous a fait découvrir ce résistant peu connu.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien