A NOS MORTS

Les seize « Morts pour la France » inhumés au Mont-Valérien sont désormais 17.

Lorsque vous entrerez dans la crypte ils sont là devant vous, combattants des trois armes, prisonniers, déportés, hommes et femmes, ils symbolisent à la fois l’unité nationale et les différents théâtres d’opération et lieux de souffrance en France, en Italie, en Allemagne, au Laos, en Tunisie et en Lybie.

Berty Albrecht, née le 15 février 1893 à Marseille, Bouches-du-Rhône. Cinquième caveau en partant de la gauche.

Allal Ould M’Hamed Ben Semers, né en 1920 au douar Bourjaa, Maroc. Sixième caveau en partant de la droite.

Raymond Anne, né le 17 décembre 1922 à Villers-Bocage, Calvados. Troisième caveau en partant de la gauche.

Henri Arnaud, né le 24 août 1907 à Paris. Quatrième caveau en partant de la droite.

Georges Brière, né le 24 décembre 1922 à Reims, Marne. Huitième caveau en partant de la gauche.

Jean Charrier, né le 1er juin 1920 à Paris. Septième caveau en partant de la droite.

Maurice Debout, né le 30 décembre 1914 à Arras, Pas-de-Calais. Sixième caveau en partant de la gauche.

Maurice Duport, né le 7 avril 1919 à Salon-de-Provence, Bouches-du-Rhône. Troisième caveau en partant de la droite.

Edmond Grethen, né le 23 mars 1898 à Thionville, Moselle. Deuxième caveau en partant de la gauche.

Hedhili Ben Salem Ben Hadj Mohamed Amar, né en 1913 à Hergla Caidat, Tunisie. Cinquième caveau en partant de la droite.

Renée Lévy, née le 25 septembre 1906 à Auxerre, Yonne. Premier caveau en partant de la droite.

Maboulkede, né en 1921 à Dangarare, Tchad. Quatrième caveau en partant de la gauche.

Antoine Mourgues, né le 13 octobre 1919 à Lorient, Morbihan. Deuxième caveau en partant de la droite.

Alfred Touny, né le 24 octobre 1886 à Paris. Huitième caveau en partant de la droite.

Pierre Ulmer, né le 24 juillet 1916 à Châtellerault, Vienne. Septième caveau en partant de la gauche.

Hubert Germain le 17éme corps. Depuis 2021 il les a rejoints, né le 6 août 1920 à Paris il y est mort le 12 octobre 2021. Il était le dernier compagnon de la Libération. Sa place est au centre.

Ne les oublions pas.

Source Mémorial du Mont-Valérien que nous remercions.

Patrick OURCEYRE Mémoires du Mont-Valérien

REGION PACA

Notre délégué régional aura le plaisir de venir dédicacer son livre « Opération Sassafras » à Villeneuve-Loubet le 19 octobre prochain, soyez nombreux pour venir l’acquérir.

Nous le félicitons pour cette belle initiative.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

John Allman Hemingway

Né le 17 juillet 1919 à Dublin et mort le 17 mars 2025, plus connu sous le nom de Paddy Hemingway, pilote de chasse irlandais.

 Capitaine de groupe de la Royal Air Force il a servi pendant la seconde Guerre mondiale à la bataille de Dunkerque, la bataille d’Angleterre, l’invasion alliée de l’Italie et celle de la Normandie.

Lors de ses très nombreuses missions, il a été abattu quatre fois. Il était le dernier survivant de la bataille d’Angleterre.

Décoré de la Distinguished Flying Cross

Il a été officier d’état-major à l’OTAN en France et a été promu colonel (Group Captain) le 1er janvier 1969.

Une figure de la bataille d’Angleterre nous a quitté à l’âge de 105 ans. Un exemple pour les jeunes générations.

Nous remercions la Lettre d’Information du Monde Combattant qui nous a permis cet article mémoriel.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien.

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Léon Landini

Né le 9 avril 1926 à Saint Raphael et mort le 21 septembre 2025 à Versailles, est un militant communiste et résistant français.

En novembre 1942 à l’âge de 16 ans, en même temps que son père et son frère aîné[, il rejoint les FTP-MOI. Ses deux sœurs participent également à la résistance[].

Il effectue de nombreuses actions dans le Var puis à Lyon, des attaques et destructions d’usine, déraillements. Arrêté le 25 juillet 1944, il est torturé par la milice sous l’autorité de la Gestapo lyonnaise au sein de la prison de Montluc : boite crânienne enfoncée, vertèbres cervicales abimées, testicules écrasés. Le 24 août 1944 il brise la porte de sa cellule et se libère. Il reprend alors le combat à la tête d’une compagnie de 180 résistants avec le grade de sous-lieutenant.

Grand mutilé de guerre et décoré par l’URSS pour faits de résistance. Il est titulaire des décorations suivantes :

  •  Officier de la légion d’Honneur (1er janvier 1998)
  •  Médaille de la Résistance Française (31 mars 1947)
  •  Croix du Combattant Volontaire de la guerre de 1939-1945
  •  Croix du combattant volontaire de la Résitance
  •  Médaille de l’amitié Cuba (22 novembre 2024)

Une figure de la résistance nous quitte à l’âge de 99 ans et nous devons le garder en mémoire pour les actes de bravoures accomplis et les tortures endurées.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Laure DIEBOLD

Dites : Mona – Mado  de son nom de jeune fille Laure Mutschler, est née le 10 janvier 1915 à Erstein

Après l’armistice, elle rejoint une organisation de passeurs pour les prisonniers évadés. Jeune mariée, elle entre à partir de mai 1942 au réseau de renseignements « Mithridate », où, en qualité d’agent de liaison et d’évasion, catégorie P1, elle recueille des informations qu’elle code et fait passer sous forme de courrier à Londres. Elle est arrêtée une première fois le 18 juillet 1942 par la police judiciaire puis Elle se réfugie à Aix-les-Bains, passe dans la clandestinité la plus totale et devient « Mona ».

A la mi-août 1942  Engagée aux Forces françaises libres, immatriculée au Bureau central de renseignements et d’action (BCRA) sous le nom de « Mado », elle est affectée aux services de Jean Moulin en qualité d’agent P.2 avec le grade de lieutenant.

Fin mars 1943, sur décision de Jean Moulin qui souhaite installer ses services dans la Capitale, elle s’installe à Paris .  Elle est à nouveau arrêtée  rue de Grenelle, le 24 septembre 1943 et conduite à Fresnes. Le 17 janvier 1944, elle est dirigée vers Sarrebruck puis internée à Strasbourg du 28 janvier au 13 juin 1944. Déportée ensuite au camp de sûreté de Schirmeck, elle est internée successivement à Mulhouse, Berlin puis au camp de Ravensbrück. Transférée près d’Altenburg, au kommando de Meuselwitz  elle est affectée à partir du 6 octobre 1944, au kommando de Taucha (près de Leipzig)

Gravement malade, promise au four crématoire, elle est sauvée par un médecin tchèque du laboratoire du camp qui escamote sa fiche à deux reprises. Libérée en avril 1945 par les Américains, très affaiblie, elle arrive à Paris.

Elle meurt subitement le 17 octobre 1965 à Lyon et est inhumée en Alsace, à Sainte-Marie-aux-Mines, dans le Haut-Rhin.

 Chevalier de la Légion d’Honneur
 Compagnon de la Libération – décret du 20 novembre 1944
 Croix de Guerre 39/45 –  Médaille de la Résistance avec rosette
 Médaille des Services Volontaires dans la France Libre

Une femme de qualité ayant eu un passé remarquable de résistante.

Nous remercions l’Ordre de la Libération de nous avoir aider à publier cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont Valérien

Marcel Gerbohay, inspirateur d’un attentat contre Hitler

Dans les années de la montée de l’Hitlérisme en Allemagne, ce jeune breton projeta un attentat contre Hitler dont Maurice Bavaud devait être l’exécutant.

En octobre 1938, à Munich ce dernier sort un petit pistolet Schmeisser de calibre 6,35 mm mais ne tire pas car il est trop loin d’Hitler et gêné par les spectateurs devant lui. Il tenta par la suite de s’approcher de ce dernier, à Berchtesgaden, dans les jours qui suivirent mais du abandonner.

Pour sa part, Marcel Gerbohay en 1940, lors d’un retour chez sa mère, à Pacé, est dénoncé par des collaborationnistes.

Prison Jacques Cartier à Rennes

Il fut arrêté le 1er janvier 1942 par la Gestapo et interné à la prison Jacques-Cartier, à Rennes, jusqu’au 17 février 1942 d’où il fut transféré à la prison de la Santé, à Paris, le 13 septembre 1942.

Déporté en Allemagne, le 20 septembre, il fut jugé par le tribunal du Peuple à Berlin.  Il y fut condamné à mort le 11 janvier 1943 et guillotiné le 9 avril à Berlin Charlottenburg.

Sa mère obtint, à titre posthume., en 1955, la carte de déporté politique.

Souvenons nous de ce jeune homme qui très tôt tenta de supprimer le Fuhrer.

Patrick.Ourceyre Mémoires du Mont Valérien

MEMORIAL – TOURISME DE MEMOIRE

Carrière des fusillés située dans la commune de Châteaubriant, en Loire-Atlantique où vingt-sept prisonniers du camp de Choisel ont été fusillés par les nazis le 22 octobre 1941 en représailles à la mort de Karl Hotz, un lieutenant-colonel de l’armée de terre allemande tué par de jeunes résistants.

Ces prisonniers du camp de Choisel chantent La Marseillaise pendant tout leur trajet en camion et tous refusent d’avoir les yeux bandés. Ils sont fusillés en trois groupes de neuf.

Parmi eux se trouvait le jeune Guy Moquet 17 ans.

Adresse

La Sablière, Carrière des Fusillés 44110
Châteaubriant
02 40 28 60 36 (ou office de tourisme : 02 40 28 20 90)

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

LES CHEMINS DE LA VICTOIRE

Lors de vos prochains déplacements, si cela vous intéresse, Il vous suffira de consulter « Libérationroute.com » qui vous proposera une carte vivante des musées, monuments, cimetières, et sentiers qui ressuscitent l’épopée de nos libérateurs.

Vous pourrez y choisir votre propre itinéraire ou vous laisser guider et ainsi retrouver les traces du passé.

Nous vous encourageons donc à regarder ce remarquable site « Liberationroute.com » afin de vous faire votre propre idée pour revivre à votre façon et selon vos préférences la seconde guerre mondiale.
Nous remercions le Souvenir Français de nous avoir fait connaître ce site.


Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

MARCEL DUVAL – RESISTANCE BOULONNAISE

Propriétaire du café Duval au 31, boulevard Jean-Jaurès, il s’est particulièrement distingué durant l’Occupation. Dès 1941, il rejoint la résistance, devient le chef de l’Organisation civile et militaire, secteur de Boulogne-Billancourt, en septembre 1942.
Dès 1942, ancien de Renault, il forme chez lui un noyau de résistance. Malgré les risques, il couvre d’abord de nombreux réfractaires au STO, délivre de fausses cartes d’identité et donne de l’argent aux plus nécessiteux. Membre de l’OCM, Organisation civile et militaire, il est promu chef du secteur de Boulogne-Billancourt au grade de commandant.
À ce titre, il organise de façon remarquable le recrutement des FFI (Forces françaises de l’Intérieur), établit des fiches d’engagement et la confection des brassards. « Même après la guerre, bien qu’il ait reçu de nombreuses marques de félicitations, il est resté modeste. Chez lui, pas de vantardise. » A la Libération, il prend ses responsabilités lors de l’élévation des barricades et des combats. Il n’hésite pas à partir en reconnaissance au parc Rothschild, où étaient retranchés les SS, à faire le coup de feu et à capturer trois soldats ennemis.
Aux archives de la ville, dans les nombreux courriers de félicitations, on retiendra que « dès l’insurrection, il a fait occuper les usines Renault pour éviter le sabotage et les rendre à la nation en état de marche ». Il a fait preuve de la plus grande initiative et énergie pour accomplir sa mission malgré l’ennemi.
Nommé membre du comité local de libération, il intègre le conseil municipal en tant qu’adjoint d’Alphonse Le Gallo.
Nous remercions le BBI, les archives municipales et la famille de Marcel Duval qui nous ont permis de publier cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont Valérien

Jeunes Résistants .

Ils méritent d’être reconnus pour leur participation contre l’ennemie.

Marcel Pinte, dit « Quinquin »

Considéré comme « le plus jeune résistant de France », il est mort pour la France à l’âge de six ans, tué par un tir accidentel. Son père, Eugène, connu dans la résistance comme le « commandant Athos » faisait passer des messages et colis au maquis par le biais de son fils. Le jeune garçon cachait les messages dans sa chemise et participait activement aux activités de la famille résistante.

Loïc Bouvard

Fils d’un colonel des Forces aériennes françaises libres, il participe à la défense du maquis de Saint-Marcel le 18 juin 1944 contre l’attaque des forces allemandes. Le jeune résistant breton est alors âgé de 15 ans. Décoré de la Croix de guerre pour sa bravoure. Décédé à 88ans en 2017.

Jean-Jacques Auduc, le jeune sarthois

Agent de liaison à l’âge de 11 ans, son rôle était de transmettre les messages entre résistants car les adultes étaient souvent contrôlés. Il faisait partie avec ses parents du réseau « Buckmaster », géré par Londres et chargé de renseignements, de parachutage d’armes et de sabotages. Décédé à 86 ans en 2017.

André Kirschen

Fils d’une famille juive roumaine arrivée en France au début des années 30, il adhère aux jeunesses communistes et prend part à plusieurs opérations de résistances. Il est arrêté le 9 mars 1942 après l’échec d’un attentat explosif visant la salle Wagram à Paris. Il est inculpé pour avoir tiré sur un militaire allemand à la station Porte Dauphine à Paris. Il fera partie des rares à échapper à la peine de mort lors du procès car moins de 16 ans. Il sera condamné à 10 ans de prison. Décédé à 81 ans en 2007.

Freddie Oversteegen

Alors qu’elle est âgée de 14 ans, cette Néerlandaise issue d’une famille de résistants participe à plusieurs actions. Les Oversteegen accueillent et cachent des personnes juives à leur domicile et avec sa sœur elles s’enrôlent dans la résistance. Elles commencent par distribuer des tracts antinazis, puis utilisent de la dynamite pour faire exploser des ponts et des voies ferrées. Par la suite elles commencent à tuer des soldats nazis, leur tirant dessus en conduisant leurs vélos, puis elles attirent des soldats dans les bois après les avoir séduits pour les tuer avec la complicité d’autres résistants. Décédée à 92 ans en 2018.

Jean Frydman

Né à Varsovie en Pologne en 1925, il devient résistant en 1940 à l’âge de 15 ans. Issu d’une famille juive il grandit dans le quartier parisien de Belleville. Il rallie la France Libre en 1940 et agit avec la résistance avant d’être arrêté en 1944 et condamné à mort. Il échappera au peloton d’exécution et sera envoyé dans le dernier convoi vers Buchenwald. Il s’évadera du train. Il est âgé de 95 ans aujourd’hui.

Roger Holeindre

Né en 1929 à Corrano en Corse, il passe son enfance dans les Vosges puis en Seine-et-Oise. En 1944, alors âgé de 14 ans, il est membre d’une organisation de scouts clandestine et participe à des activités nocturnes liées à la résistance contre l’occupation nazie. Son premier acte en tant que tel sera d’enlever deux mitrailleurs jumelés allemands à Noisy-le-Sec.  Décédé à 90 ans en 2020.

Jacques Lorenzi

Né en 1928 à Asnières-sur-seine, il perd son père à l’âge de 10 ans. Alors qu’il a 13 ans en 1941, il commence à prendre part à la résistance en acceptant des missions le liaisons (transport de messages). Remarqué par ses supérieurs pour son dynamisme, on confie au jeune garçon des missions de plus en plus importantes. Il tombera sous le feu ennemi à Aubervilliers lors d’une mission le 23 août 1944. Il avait alors 15 ans.

Édouard Bobrowski

Né en Turquie en 1928. En 1941. il s’en va rejoindre un maquis antifranquiste dans le Cantal composé de plusieurs réfugiés espagnols. Il est alors âgé de 15 ans et participe avec le maquis à la libération de la ville de Toulouse. Il survit à la guerre et deviendra journaliste, réalisateur et écrivain avant de s’éteindre à 88 ans en 2016.

Malgré leurs très jeunes âges à l’époque ils ont tous pris des risques importants afin de nous permettre de regagner notre liberté.

Nous remercions vivement le site Topito de nous avoir permis de faire connaitre ces « enfants » résistants.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien