18 JUIN 1940

Sur les ondes de la BBC le général De Gaulle lance son mémorable appel qui va amener un élan de résistance et encourager les français à rallier le mouvement afin de libérer la France.

Ce discours et bien d’autres qui suivent au mois de juin « Les Français parlent aux Français » exhortent le peuple français à poursuivre la lutte et résister à l’ennemi. Il constitue l’événement fondateur de la France Libre.

Charles de Gaulle, Mémoires de guerre.

« Le 18 juin 1945, Paris fut tout entier debout pour fêter les troupes venues d’Allemagne qui descendirent les Champs-Élysées ; Leclerc et Béthouart à leur tête. Entre les soldats ravis, le peuple pleurant de joie et de Gaulle placé au centre de la cérémonie, passait ce courant enchanté qui naît d’une grande et commune émotion. »

En 1965, il a assisté aux cérémonies commémorant les 25 ans de l’appel du 18 juin. Après avoir reçu les compagnons de la Libération à l’Élysée, il s’est rendu au Mémorial de la France combattante au Mont Valérien. Il s’est recueilli quelques instants dans la crypte puis a ranimé la flamme avant d’observer une minute de silence. Il a ensuite parcouru la foule pendant de longues minutes, pendant que les musiciens interprétaient « Le chant des partisans ».

L’événement célébré chaque année depuis 1941, est devenu un symbole du refus de la défaite.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

JACK HALMIN – 6 JUIN 1944

Ce vétéran américain a pris part aux opérations de sauvetage et sauvé plus de 70 soldats le 6 juin 1944, à Omaha Beach.

Il avait 21 ans lorsqu’il est arrivé sur cette plage avec la flottille de sauvetage « Rescue Flotilla One », créée juste avant le Débarquement. 

Il devait effectuer uniquement des opérations de sauvetage, sans tuer personne. Il devait plonger afin de récupérer les blessés et les ramener sur un bateau hôpital.

Au total, la flottille, composée de 60 vedettes Coast Guards, a sorti 1 486 marins, ainsi qu’une infirmière anglaise.

Ces faits lui ont valu de recevoir la Légion d’honneur et d’être reçu par la reine d’Angleterre en personne.

Il est décédé à l’âge de 102 ans, en juillet 2024.

Un mémorial en l’honneur des US Coast Guard se trouve maintenant à Colleville-sur-Mer (Calvados)

Souvenons-nous de lui, des civils et de tous ces soldats américains qui ont donné leurs vies dans leur village et sur nos plages pour notre liberté.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

JUIN 1944 – LA BATAILLE DE GRAIGNES 

Village refuge des parachutistes perdus dans les marais le 6 juin 1944.

C’est dans ce marais que vont atterrir et être largué par erreur une partie des paras du débarquement en ce 6 juin 1944 vers six heures du matin. Environ 180 parachutistes (160 du 3ème bataillon du 507th PIR et 20 du 501st PIR) sont ainsi largués au-dessus des marais non loin du village de Graignes.

A l’horizon du marais, l’église de Graignes est comme un phare et les Américains perdus vont se diriger vers ce point. Le Major Charles D. Johnson prendra le commandement de l’ensemble des soldats. Il est partisan de rester sur place et d’établir des positions défensives en attendant d’être rejoint par les forces alliées.

Le jeudi 7 juin, Graignes se réveille avec 182 habitants de plus 170 soldats et 12 officiers américains. Les villageois vont immédiatement leur fournir une aide précieuse. Ils connaissent parfaitement leurs marais et ont vite fait de retrouver les containers contenant de nombreuses et diverses armes. Odette Rigault transportera les précieuses « marchandises » au village.

Le samedi 10, au matin, les Américains font sauter le pont de Port des Planques qui constitue le seul accès nord au village. Le lendemain dimanche 11 juin, à 10 heures, la 17ème SS Panzergrenadier Division arrive au village. De terribles combats se déroulent le Major Charles D. Johnson est tué.

A court de munitions les soldats US décident de décrocher en retournant dans les marais. D’autres restent sur place en se cachant chez l’habitant. Un groupe de 21 soldats restent à proximité du village au hameau de Port Saint Pierre, cachés par la famille Rigault sous le plancher de leur grange.

Lors de terribles combats, les SS vont faire de très nombreuses victimes et d’importants dégâts. Au total, ils laissent derrière eux 63 morts dont 31 habitants.

Sur les 182 soldats US, 150 pourront rejoindre leurs lignes et continuer le combat.

La plus haute décoration civile des USA : Distinguished Civilan Service a été remise à 11 villageoises et villageois.

L’histoire de cette bataille étant peu connue du grand public. Nous nous devions de la garder en mémoire pour l’héroïsme de toutes ces femmes et hommes qui ont eu beaucoup de mérite et de courage pour avoir participer activement, avec les soldats américains, à la libération de notre pays.

Nous remercions la Maison du souvenir de nous avoir permis de publier cet article. https://maisondusouvenir.be/bataille_de_graignes.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Mémorial Day 2025

“Time will not dim the glory of their deeds.”

« Le temps n’atténuera pas la gloire de leurs actes. »

Célébration de l’amitié Franco-Américaine.

Sur invitation de l’American Battle Monuments Commission (ABMC), en l’absence du Président Alain FABER empêché, notre secrétaire général exécutif Patrick OURCEYRE le représentait et déposa une gerbe au nom de l’ association Nationale Mémoires du Mont-Valérien.

Étaient présents à cette très belle cérémonie du souvenir de nombreuses personnalités civiles et militaires.

N’oublions pas ces nombreux jeunes et valeureux soldats américains tombés au champ d’honneur pour défendre la cause de la Liberté.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien.

6 JUIN 1944 – Opération NEPTUNE

Opération NEPTUNE première partie de l’opération « OVERLORD »

Quelle est la différence entre l’opération Overlord et l’opération Neptune ?

Qu’est-ce que l’opération Neptune ? C’est la première phase de l’opération Overlord. Même si elle porte le nom du dieu de la mythologie romaine des eaux et des océans, l’opération Neptune ne concerne pas seulement la partie navale du Débarquement allié en Normandie. C’est la phase d’assaut.

« Jour J » clé de la libération de la France.

Le 6 juin 1944, 5 divisions convoyées dans près de 4 300 péniches et protégées par près de 500 bâtiments de guerre débarquent au lever du jour sur les 5 plages appelées Utah, Omaha, Gold, Juno et Sword.

La France est représentée dans cette opération terrestre par le légendaire 1er bataillon de fusiliers marins (1er BFM) du lieutenant de vaisseau Kieffer « commando Kieffer » débarqué à Sword avec les Britanniques.

À la nuit tombée la situation est stabilisée mais incertaine. Les Alliés, sont parvenus à débarquer 156 000 hommes et près de 20 000 véhicules de tous types.

Les pertes humaines s’élèvent à près de 10 500 hommes dont un tiers tué en combattant.

Nous devons nous souvenir de ce jour le plus long et les jeunes générations doivent être conscientes des sacrifices consentis par nos alliés et par nos soldats du 1er BFM.

Merci à nos libérateurs nous leur devons notre liberté d’aujourd’hui.

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Nous remercions « Chemins de Mémoire » de nous avoir permis la publication de cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

27 mai : le symbole de l’union

La date du 27 mai fait référence à la première réunion du Conseil national de la Résistance (CNR) qui s’est déroulée le 27 mai 1943 dans l’appartement de René Corbin, au premier étage du 48 rue du Four à Paris.

La Journée nationale de la Résistance est l’occasion d’une réflexion sur les valeurs de la Résistance et celles portées par le programme du Conseil national de la Résistance, comme :

  • Le courage
  • La défense de la République
  • Le souci constant de la justice, de la solidarité, de la tolérance et du respect d’autrui.

Elle permet également de rappeler aux jeunes générations l’engagement des hommes et des femmes qui se sont levés contre l’occupant nazi.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Nécrologie

Nous vous informons avec une profonde tristesse que notre grand et fidèle ami Jean Pierre Miquel, longtemps Président du Comité du souvenir du Général de Gaulle de Seine Saint-Denis nous a quitté le 20 Mai 2025 à la suite d’une longue maladie.

Nous garderons dans nos mémoires ce fidèle compagnon de route, toujours présent à nos côtés à notre cérémonie annuelle au Mémorial du Mont-Valérien accompagné par ses nombreux adhérents.

Transmetteur des valeurs gaullistes il a longuement œuvré pour les faire vivre .

Notre association nationale et tous ses membres adressent à toute sa famille leurs très sincères condoléances et les assurons de notre fidèle amitié.

Nous pensons également à tous ses amis, et membres du Comité Charles de Gaulle de Seine-Saint-Denis, qui ont perdu leur guide aimé et dynamique qui savait entreprendre, les réunir et les fédérer. C’était un chef pour la bataille de la mémoire gaulliste.

Il transmettait formidablement par l’exemple ce qu’avait fait le Général de Gaulle en son temps.

Au sein des Mémoires du Mont-Valérien nous tentons de faire la même chose en prenant exemple sur sa haute personnalité dévouée à ses amis, à la mémoire et à son Pays.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Alain FABER Président national des Mémoires du Mont-Valérien

Jacques Pâris de Bollardière

Né le 16 décembre 1907 à Châteaubriant, mort le 22 février 1986 à Guidel dans le Morbihan.

Militaire français, officier général de l’armée française, combattant de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre d’Indochine et de la guerre d’Algérie.

Il est l’un des Français les plus décorés de la Seconde Guerre mondiale

Affecté à la 13e demi-brigade de Légion étrangère en février 1940 au début de la Seconde Guerre mondiale, il devient capitaine et prend part à la campagne de Norvège. Débarqué à Brest le 13 juin, il assiste à la débâcle et décide de rejoindre Londres, il rallie les Forces françaises libres il est affecté à la 13e DBLE.

Le 12 avril 1944, sous le nom « Prisme » il est parachuté à Mourmelon avec la charge de mener à bien la mission « Citronnelle ». Il s’agit de former un maquis dans les Ardennes.

Il participe aux campagnes du Gabon, en novembre 1940, et d’Erythrée, il participe ensuite à la campagne de Syrie.

En octobre 1943, il rejoint le BCRA et devient parachutiste. Il prend le commandement du 3e RCP/3rd SAS de la brigade SAS. Il saute sur la Hollande le 7 avril 1945, lors de l’opération Amherst qui fût un grand succès.

En décembre 1956 il reçoit ses étoiles de général de brigade, il est alors le plus jeune général de l’armée française.

Ses décorations :

Grand Officier de la Légion d’Honneur – Compagnon de la Libération – décret du 23 juin 1941 -Croix de Guerre 39/45 (5 citations) – Croix de Guerre des TOE avec 3 palmes  –  Médaille de la Résistance française  –  Médaille coloniale avec agrafes « Erythrée », « Libye », « Indochine »  –  Médaille des blessés  –  Médaille commémorative 39/45  –  Distinguished Service Order and Bar (GB)  –  Officier de l’Ordre Royal de la Couronne avec palme (Belgique)  –  Croix de Guerre 40-45 avec palme (Belgique)  –  Croix de Bronze (Pays-Bas)  –  Ordre national du Vietnam –  Croix de la Vaillance avec palme (Vietnam) –  Officier de l’ordre royal du Cambodge –  Commandeur de l’ordre du Million d’éléphants (Laos)

Ce grand militaire Compagnon de la Libération mérite de faire partie de nos mémoires.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

GROUPE GALLAIS

Hommage aux résistantes et résistants de Fougères

Madame Violaine et Monsieur Loic Faucheux invités avec leurs enfants et petits-enfants par le ministère de la Justice de Bavière se sont rendues à Munich le 30 avril puis au camp de concentration de Mauthausen pour accomplir leur devoir de mémoire envers leurs parents et grands-parents.

Nous remercions Madame Soline ROFFE-GALLAIS de nous avoir fait parvenir ce document rappelant les faits de résistance dans sa région qui doivent faire partie de nos mémoires.

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ANNE MORGAN

Elle est née le 25 juillet 1873 à Manhattan (New York) et morte le 29 janvier 1952 à Mount Kisco (État de New York) connue pour son action en faveur de l’aide aux sinistrés en France durant les deux guerres mondiales.

En 1914, avec Elizabeth Lathrop elles fondent l’American Fund for French Wounded (AFFW). Au début de 1916, elle élargit l’action de l’AFFW en créant une section civile pour aider les populations du front, le Comité américain pour les régions dévastées (CARD) 350 jeunes Américaines y participent. Elles doivent venir dans ce comité avec leur voiture individuelle et avoir de quoi subvenir à leurs besoins.

En 1917, après l’entrée en guerre des États-Unis et avec l’accord des autorités militaires, elle s’installe en France dans l’Aisne. En 1924, elle fonde le « Musée historique franco-américain » dans le château de Blérancourt ; ce dernier deviendra en 1931 le Musée national de la coopération franco-américaine.

En 1932, elle est la première femme américaine à devenir commandeur de la Légion d’honneur (décorée depuis 1924), croix de guerre 1932

Pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1939, elle revient en France dans l’Aisne pour aider la population pendant toute la durée du conflit. Son dernier séjour en France a été en 1947. À sa mort en 1952, une plaque commémorative est inaugurée dans la galerie supérieure de la cour d’honneur de l’hôtel des Invalides, afin de rendre honneur à ses actions et opérations humanitaires. Dix-huit de ces femmes américaines ont été décorées de la croix de guerre avec pour Mary Breckinridge une médaille d’argent.

Le Comité américain a fondé l’Association d’hygiène sociale de l’Aisne (AHSA) et, en 1953, après le décès d’Anne Morgan, l’Association décide de changer son nom en « Association médico-sociale Anne Morgan » (AMSAM), en l’honneur de leur fondatrice.  Toujours en activité, l’AMSAM a son siège social à Soissons.

Ces américaines méritaient d’être connues et de faire partie de nos mémoires.

Nous remercions Point de vue et Wikipédia qui nous ont permis de publier cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien