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Il va désormais nous permettre de mieux communiquer et échanger avec celles et ceux d’entre vous partageant nos valeurs patriotiques, républicaines et citoyennes.

Parmi ces valeurs nous commencerons nos articles avec des événements et/ou des personnes étroitement impliquées durant la période de la Résistance.

Pourquoi résister ?

Il s’agit de ne jamais accepter de subir l’influence d’une force extérieure, la volonté d’un groupe, ou d’une personne.

On peut dire que cette notion de résistance ne s’applique pas uniquement aux périodes de guerre ou d’insurrection, elle peut également s’entendre en politique, au quotidien, dans son travail, dans sa famille chaque fois que cela permet de faire respecter ses propres valeurs afin d’être en accord avec soi-même et vivre dans un monde qui nous correspond.

Pour illustrer ces propos, nous vous allons vous communiquer prochainement une suite d’articles consacrés aux femmes exceptionnelles ayant résisté à l’envahisseur durant la seconde guerre mondiale.

Patrick OURCEYRE – Secrétaire Général Exécutif ANMMV

Site Internet Mémoires du Mont-Valérien. Faites un clic gauche sur l’image

ADIEU MON GENERAL

Le 9 novembre 1970 « un chêne est tombé à terre » (dessin de jacques Faizant) j’avais 27 ans et n’avais pas encore toute l’admiration que j’éprouve maintenant pour votre rôle historique.

Vous êtes et resterez parmi les plus grands hommes d’état du 20 -ème siècle avec votre allié et ami Sir Winston Churchill.

Etant trop jeune lors de votre prise de position face à l’ennemi, ce n’est que plus tard que j’ai été en mesure de comprendre et d’apprécier votre vision et vos actions pour la grandeur de la France.

Votre courage face à beaucoup d’hostilité, venant même de nos alliés, ne peut que faire et amplifier notre admiration pour vous.

La France, notre grand et beau pays vous doit tant.

Vous avez toujours su faire face à l’adversité, votre courage et votre ténacité ont eu raison de très nombreux obstacles.

Grâce à vous nous avons :

La chance pour de nombreuses générations de vivre dans un pays libre, ayant retrouvé toute sa grandeur sous votre Présidence.

La chance de pouvoir continuer et faire perdurer les commémorations au Mémorial de la France Combattante en l’honneur des tous ceux qui avec ou sans uniforme ont donné leur vie pour notre pays.

La chance de dire et redire aux jeunes générations que la flamme de la résistance ne s’éteindra jamais.

La chance de continuer à défendre les valeurs de notre république.

La chance d’être fier de nos couleurs.

 Pour tout cela, merci mon Général.

Patrick OURCEYRE

Secrétaire général exécutif des Mémoires du Mont-Valérien

Marie-José Chombart de Lauwe (née Wilborts le 31 mai 1932 à Paris)

Résistante qui est venue témoigner auprès des élèves de CM2 de Mme Leguen à Antony.

Elle a assistée à notre cérémonie annuelle du souvenir au mémorial de la France Combattante.

Yvette, Marie-José Wilborts, qui se fera appeler Marie-Jo, entre en Résistance contre l’occupant nazi et les collaborateurs français dès l’âge de 17 ans, en Bretagne pendant la « drôle de guerre ». L’adolescente est alors élève en première au lycée de Tréguier.

Pendant l’été 1940 on écoute la voix de Londres depuis une radio cachée derrière un tableau. En dépit du danger, Marie-Jo commence à transporter des messages : « Malgré mon jeune âge, je ne faisais pas ça naïvement. Les exécutions sont arrivées très vite, le contexte était pesant, nous mesurions les risques. »

À l’automne 1941, elle entreprend des études de médecine à Rennes et se procure un Ausweis (laissez-passer) qui lui permet de circuler en zone interdite vers la côte pour voir ses parents. Elle fait partie de « la Bande à Sidonie » (un réseau d’évasion vers l’Angleterre, qui a des ramifications à Tréguier, Lannion, Perros-Guirec et Paimpol, animé par Jean-Baptiste Legeay, religieux et enseignant des écoles chrétiennes1) créée par sa mère et ensuite intégrée au réseau « Georges France 31 » lié à l’Intelligence Service britannique2. Glissés dans ses cahiers d’anatomie, les plans de défense côtière passent au nez et à la barbe de l’ennemi. Ils sont ensuite acheminés jusqu’aux Alliés, en Angleterre.

Un nouvel agent de liaison, « Georges », est un agent double travaillant pour l’Abwehr. Il infiltre les résistants et les dénonce. Marie-Jo est arrêtée, le 22 mai 1942, chez sa logeuse. Devant la maison, une traction noire l’attend. Elle a juste le temps d’écrire un mot sur la table de la cuisine : « Je suis arrêtée. Prévenir famille et amis. » Emprisonnée par l’armée allemande à Rennes, puis à Angers.

Elle est ensuite transférée à la prison de la Santé pour être interrogée par la Gestapo. Elle est ensuite emmenée à la maison d’arrêt de Fresnes. Marie-Jo est condamnée à mort, peine commuée en déportation NN (nuit et brouillard). Le train part de la gare de l’Est à Paris le 26 juillet 1943 avec sa mère Suzanne et 56 autres femmes françaises NN en wagon cellulaire pour le camp de Ravensbrück

Elles furent transférées avec les autres NN le 2 mars 1945 pour Mauthausen d’où elles seront libérées le 21 avril et évacuées vers la Suisse par la Croix-Rouge internationale

À la Libération, Marie-Jo témoignera contre Fritz Suhren, commandant du camp de Ravensbrück de 1942 à 1945, et poursuivi pour crimes contre l’humanité3.

Adhérente de la Ligue des droits de l’homme, elle fait partie de la présidence collégiale de la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes (FNDIRP) et depuis 1996 assure la présidence de la Fondation pour la mémoire de la déportation, à la suite de Marie-Claude Vaillant-Couturier.

·  Grand officier de la Légion d’honneur en 2008

· Grand-croix de la Légion d’honneur en 2012