AU REVOIR

GISCARD L’ AUVERGNAT

Il est élu jeune président à 48 ans pour un mandat de sept ans. Polytechnicien et énarque il a gouverné au centre créant en 1978 l’UDF.

L’Auvergne a été longtemps sa région d’élection et il y a effectué de très nombreux mandats, Maire, député, conseiller général, Président de Région entre autres. II a innové et rajeuni le statut de président par la communication, il a profondément modernisé la France et fait de nombreuses réformes sociales, sociétales.

Parmi les plus notables, l’IVG, la majorité à 18 ans, le divorce par consentement mutuel, le TGV, l’autoroute désenclavant l’Auvergne tout en lui permettant la création de Vulcania.

Grand Européen, il a toujours été fidèle aux pensées du Général De Gaulle et aux idées de Jean Monet. Il a beaucoup œuvré pour le rapprochement France/Allemagne avec Helmut Schmidt et il a créé le système monétaire européen.

Il a été à la fois moderne et conservateur et laissera le souvenir d’un grand homme politique.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif ANMMV

VISITES POUR LE SOUVENIR

                        

MÉMOIRE ET TOURISME

Il est important, tout en valorisant notre patrimoine et notre démarche citoyenne, de développer la pratique du tourisme de Mémoire dans toutes nos belles régions qui possèdent de si nombreux sites mémoriels.

De la Grande Guerre à 39/45 il est possible dans toute la France de visiter et/ou faire visiter des Mémoriaux, des monuments, des musées, des cimetières.

Chacun de ces lieux historiques nous permettent de nous souvenir des nombreuses victimes, de nous recueillir, de nous interroger sur les événements glorieux du passé et leurs conséquences.

Aujourd’hui il est essentiel que nos jeunes, avec l’aide et en particulier l’appui de leurs parents, n’oublient pas ceux à qui nous devons de vivre dans un pays libre.

Ils ont donné leur vie pour nous libérer de nos agresseurs et méritent amplement notre reconnaissance et notre présence à toutes les commémorations et visites pouvant être organisées par les associations dont « Mémoires du Mont-Valérien ».

Nous nous devons de continuer cette dynamique et transmettre aux jeunes générations le souvenir des sacrifices qui leurs sont régulièrement enseignés par les nombreux professeurs impliqués dans le « travail de mémoire ».

Pour notre part, nous participons activement et continuons de créer les occasions de visite pour toutes les catégories de compatriotes.

Patrick OURCEYRE – Secrétaire Général Exécutif       

         

Ordre de la Libération

Hubert GERMAIN dernier des Compagnons de la Libération

Il est le dernier compagnon de l’ordre de la Libération et sera enterré au Mont-Valérien comme prévu et demandé par le Général De Gaulle.

A 18 ans en écoutant la reddition de la France annoncé par le Maréchal Pétain, il décide de rejoindre l’Angleterre. Il veut combattre et en découdre avec l’ennemi et s’engage dans la légion étrangère.

Le 26 novembre dernier, à 100 ans il est présent aux Invalides lors de la cérémonie rendue en hommage national à Daniel Cordier « Caracalla » secrétaire de Jean Moulin.

Dans son fauteuil roulant, entouré par deux légionnaires, portant sa croix de la Libération et sa grand-croix de la Légion d’Honneur, coiffant son béret vert, il impressionnait par son regard lointain semblant perdu au loin devant cette cour immense où reposait le cercueil de son compagnon.

Quelles pouvaient être ses pensées en ce moment de recueillement et de souvenir pour l’un de ses camarades de combat ? Interrogé sur ce qu’il ressentait il a répondu « le poids très lourd que je vais devoir porter au nom des 1037 compagnons de la libération disparus »

Patrick Ourceyre

Secrétaire Général Exécutif MMV

Le renseignement : un allié indispensable pour gagner

Le Général De Gaulle, à la demande de Sir Winston Churchill et avec  à l’Intelligence Service met sur pied un réseau de renseignements composé d’hommes de la France libre

Le Bureau central de renseignements et d’action (BCRA) à partir du 1er septembre 1942 est donc le service de renseignement et d’actions clandestines de la France libre. Il sera fusionné avec les services de l’Armée en Algérie en 1943 au sein de la direction générale des services spéciaux (DGSS). En firent parti les réseaux du Colonel Remy :

La Confrérie Notre-Dame (CND), par la suite appelée CND-Castille qui était un réseau de renseignements français validé en 1940 par le colonel Rémy, envoyé par Londres pour connaître la véracité des renseignements que le réseau constitué par Louis de La Bardonnie leur fournissait.  Il s’agit d’un réseau de renseignements rallié à la France libre, c’est l’un des premiers réseaux du Bureau central de renseignements et d’action (BCRA), cité ci-dessus. Ce réseau français libre est sans doute l’un des plus importants réseaux de renseignements militaires de la Résistance avec le réseau Alliance. Il est aussi l’un des tout premiers créés en France, validé par un agent de premier plan, Gilbert Renault dit « Raymond » (plus tard « Rémy »). Le Colonel Rémy envoyé vers la métropole dès l’été 40 par le 2e Bureau de la France Libre donnera à l’organisation le nom de Confrérie Notre-Dame afin de la placer sous la protection de la Vierge.

De son côté, le réseau Alliance était aussi l’un des plus actifs réseaux de renseignement de la Résistance, avec la Confrérie Notre-Dame et, comptant jusqu’à 3 000 membres, le plus important des réseaux travaillant avec l’Intelligence Service britannique (IS ou MI6) sur le territoire français. Le réseau dénombre au total 438 morts sur plus de 1 000 arrestations. Chaque membre, pour préserver son identité, se vit désigner un matricule en accord avec l’IS. Puis, pour rendre plus pratique la communication entre les différentes parties, les dirigeants du réseau adoptèrent des surnoms ou pseudonymes rappelant des noms d’animaux. C’est pourquoi la police allemande lui a attribué le nom original d’Arche de Noé. Toutefois, certains groupes, agglomérés au réseau, gardèrent des pseudonymes de métier. Le colonel Édouard Kauffmann « criquet » (appelé pour la cause « manitou ») créa un service de défense armée « les Apaches » dont les membres portèrent des noms d’indiens ou de tribus indiennes.

(Extraits wikipédia) Patrick Ourceyre

Commémorer ?

« C’est célébrer le souvenir d’une personne ou d’un évènement »

Afin de permettre à chacun d’entre nous de développer ses participations à des commémorations, il est important avant tout de recenser les lieux, monuments et dates de célébrations dans votre région.

Cela permet de mieux faire mesurer la solennité d’un lieu et de tisser un lien intergénérationnel indispensable à notre jeunesse.

Il est impératif de transmettre aux jeunes générations l’héritage de notre passé constitutif de notre société, en transmettant nous renforçons le sentiment patriotique.

Notre démarche doit se faire, selon nos possibilités et nos connaissances, afin d’agir en citoyen responsable. Pour transmettre la mémoire il faut d’abord un travail de mémoire afin de créer un cercle vertueux pour le profit de tous.

Les commémorations « in situ » nous donne l’occasion de nous rassembler en un même espace avec des personnes différentes afin de partager une même émotion. Elles permettent de découvrir, comprendre, mémoriser et questionner.

Aujourd’hui, nos anciens étant de moins en moins nombreux, il est utile de parler de nos OPEX. Nos militaires sont les bâtisseurs de l’histoire devant la dangerosité de notre monde. Ils défendent nos valeurs républicaines et permettent d’irriguer la conscience morale des jeunes générations, ils éloignent le spectre de la guerre par leurs actions.

Chacun/chacune d’entre nous a donc un rôle important à jouer afin de faire perdurer ces commémorations à l’échelon national et pérenniser ainsi le souvenir de tous les sacrifices et sangs versés pour que nous continuions de vivre en liberté.

Patrick OURCEYRE

Notre nouveau Blogmmv.org

Il va désormais nous permettre de mieux communiquer et échanger avec celles et ceux d’entre vous partageant nos valeurs patriotiques, républicaines et citoyennes.

Parmi ces valeurs nous commencerons nos articles avec des événements et/ou des personnes étroitement impliquées durant la période de la Résistance.

Pourquoi résister ?

Il s’agit de ne jamais accepter de subir l’influence d’une force extérieure, la volonté d’un groupe, ou d’une personne.

On peut dire que cette notion de résistance ne s’applique pas uniquement aux périodes de guerre ou d’insurrection, elle peut également s’entendre en politique, au quotidien, dans son travail, dans sa famille chaque fois que cela permet de faire respecter ses propres valeurs afin d’être en accord avec soi-même et vivre dans un monde qui nous correspond.

Pour illustrer ces propos, nous vous allons vous communiquer prochainement une suite d’articles consacrés aux femmes exceptionnelles ayant résisté à l’envahisseur durant la seconde guerre mondiale.

Patrick OURCEYRE – Secrétaire Général Exécutif ANMMV

Site Internet Mémoires du Mont-Valérien. Faites un clic gauche sur l’image

ADIEU MON GENERAL

Le 9 novembre 1970 « un chêne est tombé à terre » (dessin de jacques Faizant) j’avais 27 ans et n’avais pas encore toute l’admiration que j’éprouve maintenant pour votre rôle historique.

Vous êtes et resterez parmi les plus grands hommes d’état du 20 -ème siècle avec votre allié et ami Sir Winston Churchill.

Etant trop jeune lors de votre prise de position face à l’ennemi, ce n’est que plus tard que j’ai été en mesure de comprendre et d’apprécier votre vision et vos actions pour la grandeur de la France.

Votre courage face à beaucoup d’hostilité, venant même de nos alliés, ne peut que faire et amplifier notre admiration pour vous.

La France, notre grand et beau pays vous doit tant.

Vous avez toujours su faire face à l’adversité, votre courage et votre ténacité ont eu raison de très nombreux obstacles.

Grâce à vous nous avons :

La chance pour de nombreuses générations de vivre dans un pays libre, ayant retrouvé toute sa grandeur sous votre Présidence.

La chance de pouvoir continuer et faire perdurer les commémorations au Mémorial de la France Combattante en l’honneur des tous ceux qui avec ou sans uniforme ont donné leur vie pour notre pays.

La chance de dire et redire aux jeunes générations que la flamme de la résistance ne s’éteindra jamais.

La chance de continuer à défendre les valeurs de notre république.

La chance d’être fier de nos couleurs.

 Pour tout cela, merci mon Général.

Patrick OURCEYRE

Secrétaire général exécutif des Mémoires du Mont-Valérien

Marie-José Chombart de Lauwe (née Wilborts le 31 mai 1932 à Paris)

Résistante qui est venue témoigner auprès des élèves de CM2 de Mme Leguen à Antony.

Elle a assistée à notre cérémonie annuelle du souvenir au mémorial de la France Combattante.

Yvette, Marie-José Wilborts, qui se fera appeler Marie-Jo, entre en Résistance contre l’occupant nazi et les collaborateurs français dès l’âge de 17 ans, en Bretagne pendant la « drôle de guerre ». L’adolescente est alors élève en première au lycée de Tréguier.

Pendant l’été 1940 on écoute la voix de Londres depuis une radio cachée derrière un tableau. En dépit du danger, Marie-Jo commence à transporter des messages : « Malgré mon jeune âge, je ne faisais pas ça naïvement. Les exécutions sont arrivées très vite, le contexte était pesant, nous mesurions les risques. »

À l’automne 1941, elle entreprend des études de médecine à Rennes et se procure un Ausweis (laissez-passer) qui lui permet de circuler en zone interdite vers la côte pour voir ses parents. Elle fait partie de « la Bande à Sidonie » (un réseau d’évasion vers l’Angleterre, qui a des ramifications à Tréguier, Lannion, Perros-Guirec et Paimpol, animé par Jean-Baptiste Legeay, religieux et enseignant des écoles chrétiennes1) créée par sa mère et ensuite intégrée au réseau « Georges France 31 » lié à l’Intelligence Service britannique2. Glissés dans ses cahiers d’anatomie, les plans de défense côtière passent au nez et à la barbe de l’ennemi. Ils sont ensuite acheminés jusqu’aux Alliés, en Angleterre.

Un nouvel agent de liaison, « Georges », est un agent double travaillant pour l’Abwehr. Il infiltre les résistants et les dénonce. Marie-Jo est arrêtée, le 22 mai 1942, chez sa logeuse. Devant la maison, une traction noire l’attend. Elle a juste le temps d’écrire un mot sur la table de la cuisine : « Je suis arrêtée. Prévenir famille et amis. » Emprisonnée par l’armée allemande à Rennes, puis à Angers.

Elle est ensuite transférée à la prison de la Santé pour être interrogée par la Gestapo. Elle est ensuite emmenée à la maison d’arrêt de Fresnes. Marie-Jo est condamnée à mort, peine commuée en déportation NN (nuit et brouillard). Le train part de la gare de l’Est à Paris le 26 juillet 1943 avec sa mère Suzanne et 56 autres femmes françaises NN en wagon cellulaire pour le camp de Ravensbrück

Elles furent transférées avec les autres NN le 2 mars 1945 pour Mauthausen d’où elles seront libérées le 21 avril et évacuées vers la Suisse par la Croix-Rouge internationale

À la Libération, Marie-Jo témoignera contre Fritz Suhren, commandant du camp de Ravensbrück de 1942 à 1945, et poursuivi pour crimes contre l’humanité3.

Adhérente de la Ligue des droits de l’homme, elle fait partie de la présidence collégiale de la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes (FNDIRP) et depuis 1996 assure la présidence de la Fondation pour la mémoire de la déportation, à la suite de Marie-Claude Vaillant-Couturier.

·  Grand officier de la Légion d’honneur en 2008

· Grand-croix de la Légion d’honneur en 2012