Délégation PACA

Notre actif délégué de la région Yves Michel Langlois a donné une conférence le 21 février à laquelle ont assisté un certain nombre de personnes intéressées par les actions des SOE.

Il donnera une nouvelle conférence le 20 mars au siège du M.R.A à Grasse, sur « l’opération Sassafras », à savoir l’action des agents britanniques du S.O.E. dans la région cannoise à partir de 1942.

Vous êtes conviés à venir nombreux assister à ces informations très détaillées sur l’opération en question.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Simone MICHEL-LÉVY

ALIAS : Emma – Françoise – Madame Royale – Mademoiselle Flaubert – Madame Bertrand

Née le 19 Janvier 1906 – Morte le 13 avril 1945 Flossenbûrg

Elle entre dans la Résistance en décembre 1940. En 1941, elle participe à la création du réseau « Action PTT ». Le réseau a pour but d’étendre sur toute la France une ramification de cellules de renseignements et de transmissions.

En avril 1942 elle est reçu au concours de rédacteur des PTT et est affectée en au département « Commutation » de la Direction des recherches et du contrôle technique à Paris. Sous les pseudonymes de « Françoise » et de « Madame Royale », elle met en place un système d’acheminement du courrier à travers la France, soit par voie maritime, soit par voie aérienne, et cela dans les deux sens.

En 1943, elle établit plus de cent cartes professionnelles des PTT à des jeunes réfractaires au STO. Puis elle devient agent P1 (régulier) puis agent P2 (permanent).  Au soir du 5 novembre 1943, trahie par « Tilden », chef-opérateur radio de la CND, elle est arrêtée, abominablement torturée, elle ne parle pas et est livrée à la Gestapo de la rue des Saussaies.

Internée à Fresnes puis au camp de Royallieu, elle arrive le 3 février 1944 au camp de Ravensbrück. En avril elle est envoyée en Tchécoslovaquie pour travailler dans une usine d’armement fabricant des munitions anti-aériennes. Elle y continue son action de résistante en réalisant de nombreux sabotages et pour ces raisons elle a été condamnée à la bastonnade, 25 coups de bâtons exécutée en présence du commandant du camp et devant les camarades déportées.

Au camp de Flossenbürg elle est pendue par les Allemands, le 13 avril, 10 jours seulement avant la libération du camp.

• Chevalier de la Légion d’Honneur
• Compagnon de la Libération – décret du 26 septembre 1945
• Croix de Guerre 39/45 avec palme
• Médaille de la Résistance
• Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
• Médaille des Blessés
• Médaille commémorative de la Guerre 39/45 avec barrette « Engagé volontaire »
• Médaille de la Déportation et de l’Internement pour faits de Résistance
• King’s Commendation for Brave Conduct (GB)

Cette femme au passé exceptionnel doit faire partie de nos mémoires.

Nous remercions Les Chemins de la mémoire N° 289 et l’Ordre de la Libération de nous avoir permis cette publication.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

André ISAAC dit PIERRE DAC

Dit Pierre Dac : il est mort le 9 février 1975. Il fût une figure de la Résistance contre l’occupation de la France par l’Allemagne nazie grâce à ses nombreuses interventions sur Radio Londres.

Héros de la Première Guerre mondiale mobilisé au lendemain de ses vingt ans au régiment d’infanterie de Toul. Il reviendra du front quatre ans plus tard avec deux blessures.

En 1916, il est nettoyeur de tranchées près de Verdun lorsqu’un nouvel obus lui brise la cuisse.

Après plusieurs tentatives pour rejoindre Londres le 12 octobre 1943 il y parviendra et est emmené en avion, pour y rejoindre l’équipe « Les Français parlent aux Français » de Radio Londres.

En tant que civil, Il a été nommé membre d’honneur du Groupe Lorraine, alors que ce groupe n’était alors composé que de militaires des forces françaises aériennes stationnées au Royaume-Uni.

Après le débarquement il sera correspondant de guerre pour Point de Vue, il ira jusqu’au bunker de Hitler dont il croisera le beau-frère.

Par la suite il commencera sa longue carrière d’humoriste avec son binôme Francis Blanche.

Il a reçu les distinctions suivantes :

·  Chevalier de la Légion d’honneur (octobre 1945)

·  Croix de guerre 1914–1918 avec une palme et cinq étoiles

·  Croix de guerre 1939–1945, palme de bronze (une citation à l’ordre de l’armée)

·  Médaille de la Résistance française (décret du 14 juin 1946)

Nous remercions l’hebdomadaire Point de Vue qui nous a permis cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Étrangers dans la Résistance française

Ils ont été 63.000 engagés volontaires dans les rangs des FFL jusqu’en juillet 1943.

3.000 étrangers dont trente nationalités décidèrent de servir la France.

Parmi eux, La 13e Demi-brigade de la Légion Etrangère (DBLE) sera envoyé en Norvège pour couper la route à l’Allemagne et un certain nombre de leurs survivants décidèrent de rejoindre les FFL et resteront en Angleterre.

En France, la majorité sont des républicains espagnols environ 500 (ils seront parmi les premiers à entrer dans Paris) les Polonais et les Belges.

Un certain nombre se sont distingués entre autres : le lieutenant Gustavo Carmerini, le capitaine Aumônier Malec-Matlacen, John Hasey, Victor Mirkin, le lieutenant-colonel Amilakvari.

Chez les nombreux FTP-MOI nous pouvons aussi garder en Mémoire Joseph Wachspress alias commandant Robert qui a participé courageusement à la lutte contre l’occupant.

Cet article a pu être écrit grâce à la revue Les Chemins de la Mémoire 288 (Automne 2024) que nous remercions et dont nous vous recommandons la lecture pour plus d’informations sur tous ces étrangers dans la résistance.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Ville de Grasse

Pour les habitants de la région, nous vous invitons à venir écouter notre délégué PACA.

Entrée gratuite. Renseignements : 06.71.27.40.80 – http://www.grasse-historique.fr

Jeudi 20 Mars 2025

Archives Municipales à 15h

Les Langlois – Une famille au service de l’histoire de la France

Le SOE en France : les LANGLOIS aux cotés de ce service secret britannique durant la SECONDE GUERRE MONDIALE.

Yves-Michel LANGLOIS,

Historien et Politologue.

Délégué PACA pour l’Association du Mémorial du Mont-Valérien

COTISATION 2025

Mesdames/Messieurs

L’année 2025 est déjà bien commencée et pour le bon fonctionnement de notre association nationale nous vous serions très reconnaissants de bien vouloir nous adresser votre cotisation de 25 euros ou plus si vous le souhaitez soit par chèque au 9 cours de l’ile Seguin – 92100 Boulogne Billancourt, soit par virement à notre compte via notre site Mémoires du Mont-Valérien – rubrique adhérents puis règlement en ligne.

Comptant sur votre fidélité pour la défense de la mémoire et vous remerciant par avance.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général ANMMV

Il y a 80 ans, la libération d’Auschwitz

Il s’étend sur plus de 200 hectares, il est le plus vaste des lieux de l’univers concentrationnaire.

Y furent conduits des prisonniers de guerre ainsi que des opposants politiques, des personnes soupçonnées de résistance et des personnes considérées comme asociaux (Juifs, Tsiganes…)

Jean Villeret, ancien résistant déporté au Struthof, « passeur d’histoire et de mémoire »

Il était l’un des derniers français rescapés du camp du Struthof. Ancien résistant déporté dans le camp de concentration nazi de Natzwiller en 1944, décédé à l’âge de 100 ans.

« Passeur d’Histoire et de mémoire, il a consacré une partie de sa vie à témoigner de l’enfer concentrationnaire auprès des jeunes générations ».

Pierre Rolinet, ancien résistant et déporté, est mort à l’âge de 99 ans

Arrêté en possession d’armes par les Allemands en 1943, il est condamné à mort puis voit sa peine commuée en déportation. Il arrive en avril 1944 au camp de Natzweiler-Struthof, où il reste plusieurs mois avant d’être évacué vers Dachau, puis vers le camp d’Allach, qui sera libéré par l’armée américaine en avril 1945.

Soucieux de préserver la mémoire, ce commandeur de la Légion d’honneur a témoigné jusqu’à la fin de sa vie de son expérience, dans des écoles ou lors de visites au camp de Struthof.

Gardons-les en mémoire, souvenons-nous d’eux.

Nous remercions Le Monde et France Bleu de nous avoir permis cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

RÉSISTER AUTREMENT.

Ginette Kolinka, née Cherkasky le 4 février 1925 à Paris 11ᵉ, est une survivante du camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz-Birkenau et, à partir des années 2000, passeuse de mémoire de la Shoah.

En juillet 1942, sa famille fuit son domicile en raison de son arrestation imminente. Ils rejoignent alors la zone libre, non occupée par les Allemands, et trouvent refuge à Avignon (Vaucluse).

Le 13 mars 1944, à dix-neuf ans, elle est arrêtée à la suite d’une dénonciation avec son père, Léon Cherkasky, son jeune frère de douze ans, d’abord incarcérée à la prison d’Avignon puis à celle des Baumettes, la famille est ensuite internée au camp de Drancy.

Un mois plus tard, la famille est déportée par le Convoi no 71 du 13 avril 1944 en direction du camp d’Auschwitz-Birkenau. C’est le même convoi que Simone Veil. Dès l’arrivée du train, son père ainsi que son frère sont gazés, elle est sélectionnée pour le travail et rejoint le camp des femmes.

 Au camp de Bergen-Belsen, elle travaille dans une usine de pièces d’aviation. En mai 1945 accueillie par les Alliés elle est rapatriée à Lyon avant de rejoindre Paris le 6 juin 1945 pour retrouver les membres de sa famille qui ont survécu.

Au début des années 2000, veuve, elle devient une ambassadrice de la mémoire qui sillonne la France pour raconter son vécu aux jeunes générations. Elle va d’établissement en établissement scolaire pour parler de ce qu’elle a vécu et sensibiliser les jeunes.

Cette femme à résister dans les camps à toutes les atrocités des nazis dorénavant elle vient souvent témoigner ce qui est une autre forme de résistance à la barbarie afin de permettre aux jeunes générations de connaître la réalité des camps par ceux qui ont survécu.

En effet les déportés se sont longtemps tus face à une France d’après-guerre peu encline à les écouter.

Nous remercions Wikipédia et TF1 de nous avoir permis de publier cet article et nous vous signalons « Les Derniers », une série documentaire de Sophie Nahum prochainement sur internet. Les Hauts Lieux de mémoire du gers pour leur aide à la transmission de la mémoire ainsi que, actu-juridique et le journal Sud-Ouest pour les photos misent à notre disposition.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Mairie de Boulogne 18 janvier 2025

Notre maire Pierre Christophe Baguet et Nicolas Marguerat Conseiller municipal délégué aux Anciens combattants nous ont adressé une invitation à la traditionnelle cérémonie des vœux aux Anciens combattants de la ville.

Notre secrétaire général exécutif Patrick Ourceyre était présent et a particulièrement retenu dans l’allocution du Maire les paroles concernant le rôle important que doit jouer la jeunesse dans les prochaines années à savoir :  Acquisition des valeurs de la République et implication dans les cérémonies patriotiques avec si possible la volonté d’assurer la relève de nos porte-drapeaux.

Lors d’un entretien avec Nicolas Marguerat nous avons sollicité son aide afin d’envisager à Boulogne- Billancourt la possibilité d’une conférence sur le « Mémorial du Mont-Valérien » par Jean-Baptiste Romain Directeur des Hauts Lieux de Mémoire de l’ONACVG.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Fusillé au Mont-Valérien – Gabriel Péri

Il est né le 9 février 1902 à Toulon et mort pour la France le 15 décembre 1941 au Mont-Valérien (Suresnes), journaliste et homme politique français. Il fut arrêté comme résistant par la police française et fusillé comme otage par les Allemands.

En avril 1940 comme communiste il entre dans la clandestinité. Après la signature des accords de Munich, il s’affirma comme le plus écouté des porte-parole de la résistance au diktat de Hitler.

En mai 1941, Il est arrêté au no 5 place de la Porte-de-Champerret, probablement dénoncé par un camarade. 

Dans le N° 144 de l’Humanité : « Gabriel Péri, Sampaix et des dizaines d’autres patriotes ont été fusillés. La France entière doit clamer son indignation et sa colère face aux oppresseurs nazis et à leurs complices de Vichy. » Esprit libre et non conformiste, il devient, à la Libération, un mythe de la résistance à l’occupant.

Son nom figure sur la plaque commémorative du Panthéon en l’honneur des écrivains morts pour la France.

Héros de la résistance, de très nombreuses voies ou places, station de métro ont été nommées en son hommage.  

Médaille de la Résistance française, avec rosette

Cet illustre homme politique doit faire partie de notre mémoire collective.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien