Guillaume-Ernest Evangelista

Lors de notre cérémonie annuelle du souvenir au Mémorial du Mont-Valérien le 18 octobre, une remise de décorations a eu lieu durant laquelle a été décernée à titre posthume la croix du Mérite Or au valeureux résistant ci-dessus nommé.

Cette dernière sera prochainement remise à madame Crespi-Evangelista sa fille par Monsieur Yves Langlois notre délégué régional PACA.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Jacques BINGEN

Il est né le 16 mars 1908 à Paris dans une famille juive d’origine italienne.

Alias : (noms de code) : Cléante – Coridon – Necker
pseudonymes : Reclus – Cadillac – Talbot – Rabeau – Baudet – Chapelier – Barbier

Il fut l’un des grands artisans de l’unification de la Résistance et de la préparation du débarquement.

Lieutenant de réserve, il est mobilisé en 1939 et sert en qualité d’officier de liaison auprès de la 51e Division écossaise. Blessé à St Valéry en Caux et après sa sortie d’hôpital, il parvient à Gibraltar le 2 juillet 1940 et atteint Liverpool le 18 juillet. Il se présente ensuite au Général de Gaulle ce qui le conduit à diriger les services de la Marine marchande de la France libre.

En juin 1942, souhaitant « servir dangereusement », il passe au Bureau central de Renseignements et d’Action (BCRA) et il maintient une liaison avec Jean Moulin. Au début de l’année 1943 il propose la création d’un « comité de direction » de la Résistance qui deviendra le Conseil national de la Résistance (CNR). Dans la nuit du 15 au 16 août 1943 il atterrit en France. Délégué Général pour la Résistance de décembre 1943 à avril 1944, il constitue ou réorganise certains organismes.

Grace à son action, l’Armée Secrète (AS), l’Organisation de Résistance de l’Armée (ORA), les Francs-Tireurs et Partisans (FTP) ainsi que de nombreux groupes isolés, sont fusionnés en février 1944 pour former les Forces françaises de l’Intérieur (FFI).

Victime de la trahison d’un agent double français de l’Abwehr, il est arrêté, le 13 mai 1944, à la gare de Clermont-Ferrand. Il s’évade mais, immédiatement repris, détenteur de secrets les plus importants de la Résistance, il préfère se donner la mort en avalant sa capsule de cyanure pour ne pas risquer de parler. Son corps ne sera jamais retrouvé.

• Chevalier de la Légion d’Honneur — Compagnon de la Libération

• Croix de Guerre 1939-45 (3 citations)

Nous remercions l’Ordre de la Libération et la Fondation Charles de Gaulle qui nous ont permis cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien.

MÉMORIAL DU MONT-VALERIEN

Vous êtes toutes et tous invités à notre cérémonie annuelle du souvenir au Mémorial du Mont-Valérien., le vendredi 18 octobre prochain à 15h00.

Nous espérons vous y voir nombreux et remercions par avance ceux qui pourront être présents.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien.

René Gallais et ses compagnons

A la suite d’un mail reçu de Madame Soline Roffe Gallais, nous publions cet article en mémoire de ces valeureux résistants.

Au mois août 1941, le groupe Gallais entrait au sein du réseau action de “Ceux de la Libération”

 Stadelheïm

Le 21 septembre 1943, à partir de 17 heures, puis de deux en deux minutes, le couperet tombait sur les têtes de René Gallais, Raymond Loizance, Marcel Pitois, Antoine Pérez, Louis Richer, François Lebosse, Jules Rochelle et Jules Frémont,

Le 4 novembre 1950, la IIIe Région militaire leur rendait un suprême et solennel hommage. La population fougeraise toute entière était venue leur apporter, par sa présence et son recueillement, le témoignage sincère de sa fidèle mémoire.

Le 21 Septembre 2024 sera le 81 e anniversaire des exécutions du groupe de résistants de Fougères. 

Honneur à ces héros de l’ombre

Vous trouverez un très bel hommage de M. Pierre Roffe sur le site Fondation de la France Libre que nous remercions.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Le connaissez-vous ??

Pierre Chaillet est un prêtre catholique de la Compagnie de Jésus.

Résistant, théologien et enseignant né en 1900 il est mort en 1972 à Bron.

Il fait partie de ces résistants moins connus mais qui ont eu un rôle important car il organisa un groupe dont il devint le rassembleur. Prêtre jésuite, il fut aussi agent de renseignement, puis devint chef dans la Résistance française.

Il apporta essentiellement son aide aux juifs. Pour Maurice Schumann il était considéré comme le maître de la résistance spirituelle : « Mon Père, vous avez été notre 18 juin Spirituel »

À Lyon, avec l’abbé Pierre Bockel et d’autres, il coordonne des activités d’aide aux Juifs et aux victimes du nazisme dans un organisme interconfessionnel, l’Amitié chrétienne qui vient en aide aux populations étrangères en fournissant logements, faux papiers, tickets de rationnement et secours financier. Il mobilise ainsi des bonnes volontés de toutes confessions : juifs, protestants, catholiques.

Il est arrêté en janvier 1943 par la Gestapo mais fini par être libéré. Placé en résidence surveillée, poursuivi par la Gestapo, il leur échappera jusqu’à la Libération.

Distinctions :

Chevalier de la Légion d’honneur

Croix de guerre 1939-1945

Médaille de la Résistance française avec rosette

Juste parmi les nations (1981)

Ce prêtre doit faire partie de notre mémoire pour avoir sauvé tant de personnes dont de très nombreux enfants.

Nous remercions le Figaro du 16/08 ainsi que Wikipédia qui nous ont permis de publier cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Louis MICHARD – 2e DB

Il est né le 22 février 1914 à Chamblet dans l’Allier. Il entre en 1930 au petit séminaire près de Moulins puis comme séminariste au grand séminaire de la rue du Bac à Paris. Il est mobilisé comme caporal de réserve le 29 août 1939 au 121e Régiment d’Infanterie de la 25e Division motorisée. Le 20 mai 1940 il est grièvement blessé à la jambe par des éclats d’obus, à la frontière franco-belge. Il est évacué à Dunkerque et se retrouve à Douvres début Juin.

Après avoir entendu l’appel du 18 juin, il signe son engagement dans les FFL en septembre. Caporal-chef, il suit le peloton d’EOR et en sort avec le grade d’aspirant puis il est affecté à la 2e Compagnie autonome de chars de combat en l’AEF en 1941. Il combat sur de nombreux champs de bataille et son unité devient la 2e Compagnie du 501e Régiment de chars de combat (501e RCC) au sein de la 2e DB du général Leclerc.

Avec le grade de lieutenant, il débarque le 2 août 1944 à Utah Beach en Normandie. En août lors des combats de la Forêt d’Ecouves, près d’Alençon il est blessé. Le 24 août au soir, accompagnant le détachement du capitaine Dronne, il est l’un des premiers à entrer dans Paris à la tête de sa section Sur la route au Petit Massy, il fait ouvrir le feu sur une batterie de la Flack enterrée et parvient à détruire cinq canons de 20 mm.

Il participe ensuite à la libération de Strasbourg le 23 novembre 1944. Le 28 janvier 1945, au cours de la prise de Grussenheim, il est mortellement blessé.

 Il est inhumé à Doyet dans l’Allier.

• Chevalier de la Légion d’Honneur
Compagnon de la Libération – décret du 24 mars 1945
• Croix de Guerre 1939/45 (6 citations)
• Médaille des Blessés
• Médaille des Services Volontaires dans la France Libre

Nous devons tous le respect à ce valeur résistant il doit faire partie de nos mémoires.

Nous remercions l’Ordre de la Libération qui nous a permis de publier cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

LIBÉRATION D’ANTONY PUIS DE PARIS

ANTONY

Le 24 août 1944, la 2éme Division Blindée est arrivée à Antony par la RN20 dans la matinée, le général Leclerc y parvenant en fin d’après-midi.

Avant de pouvoir continuer sur Paris, deux chars allemands seront neutralisés à la Croix de Berny.

En raison de vastes embouteillages, et sur ordre du général Leclerc, c’est le capitaine Drone du RMT qui filera sur la capitale et atteindra l’Hôtel de Ville vers 21h30.

Parmi les résistants locaux ayant aidé à la progression des libérateurs vers Paris figurent les noms du capitaine Henri Lasson (futur maire de la ville) et Edouard Bolis chef du mouvement de Libération Nationale. Ils ont permis aux blindés de trouver leur chemin grâce à leur connaissance de la ville.

PARIS :

Le 23 août 1944 à 6 heures du matin, 15 000 soldats, 4 000 véhicules et 400 chars s’élancent vers la capitale. La 2e DB et le 1er Régiment Blindé de Fusiliers Marins accompagné de la 4e division d’infanterie américaine en font partie.

Le 24 août : la 9e compagnie du régiment de marche du Tchad forte de 15 véhicules blindés précédés par 3 chars du 501e RCC va se poster en renfort des FFI devant l’Hôtel de Ville.

Le 25 août, le reste des forces entrent dans Paris et les pompiers hissent le drapeau français sur la Tour Eiffel. Les FFI aidaient par les parisiennes et parisiens ont érigé plus de 500 barricades dans toute la ville pour en aider la libération.

Le cessez-le-feu est signé par le général Leclerc et von Choltitz, dans la salle de billard des appartements de la préfecture de Police. Puis ils signeront à nouveau la capitulation des troupes nazies à la gare Montparnasse avec le contreseing du colonel Rol Tanguy.

Le 26 août, le général de Gaulle, le général Leclerc et leurs entourages descendent les Champs-Élysées en direction de Notre-Dame.

Pour cette libération, malgré l’incertitude des sources les pertes totales estimées, françaises et allemandes, sont d’environ 3 400 morts et 5 500 blessés (dont un millier de FFI tués et blessés et 130 tués, 319 blessés et 21 disparus à la 2e DB).

Souvenons nous de celles et ceux qui ont perdu la vie au seuil de la liberté.

Cet article n’est qu’une synthèse rapide de la libération. Pour beaucoup plus de détails voir les nombreux sites internet sur le sujet.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

LA POCHE DE ST NAZAIRE

Août 1944 à Mai 1945 les allemands se sont repliés sur les ports français afin que nous ne puissions pas les utiliser, créant ainsi des poches de résistance.

Ces différentes places ont donc été mises en état de siège, les alliés ayant pour but la libération de Paris.

A Saint-Nazaire, la poche a pour centre la ville avec sa base sous-marine. Les allemands sont nombreux environ 28.000 hommes et la base est sous les ordres de l’amiral de Mirow. Au total, les Allemands disposent de 700 canons de toutes sortes (fixes, mobiles et DCA, avec une densité plus forte autour de la base sous-marine, des installations portuaires et du terrain d’aviation et il existe également une importante ceinture de fossés anti-char.

Les forces françaises seront de 11 800 hommes en octobre 1944, 15 100 en janvier 1945 et 17 780 en avril 1945, elles sont constituées de soldats américains (9.000), français et FFI. De très nombreux combats ont donc eu lieu, notre regrettée Présidente Honoraire Lysiane Tellier a participé à cette libération les armes à la main.

De nombreuses victimes, du côté des Alliés les pertes sont évaluées à 500 tués, blessés ou prisonniers. La signature de la reddition de la poche a lieu à Cordemais le 8 Mai 1945.

Cet épisode fait partie des derniers actes de résistance, souvenons-nous donc de tous ceux qui ont laissé leur vie lors de ces derniers combats.

Pour plus d’information voir Wkipédia

Patrick Ourceyre Mémoires du Mt Valérien

La résistance en Bretagne – BZH

En 1944 eut lieu la Libération de la poche de Lorient qui fut un événement historique auquel les résistant bretons ont largement participé. Parmi eux Gilbert Pluvien qui avec d’autres résistants a participé à la neutralisation des batteries allemandes de Malachappe en Pluvignen sectionnant un câble téléphonique.

Ce fait est relaté dans un livre, uniquement sur internet, écrit par A. Le Guen et qui permet de mieux connaître cette période historique des « 277 jours dans la poche de Lorient ».

De nombreux événements locaux vont célébrer cette Libération.

Parmi les combattants ayant participé à cette libération il y avait de nombreux soldats américains et canadiens.

Sur le site de Wikipédia vous trouverez des informations très détaillées sur cette libération et ces dernières permettent de mieux connaître ce fait historique.

Gardons donc en mémoire ces résistants bretons qui nous ont permis de retrouver notre liberté.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Ile de Sein – 1939

L’Ile de Sein (56 hectares) comprend 1 400 habitants en septembre 1939.

Le 22 juin, une centaine de Sénans, réunis autour d’un des postes de TSF, entendent le discours du général de Gaulle. Le 24 juin deux bateaux sont chargés d’hommes prêts à combattre puis le 25 juin deux nouveaux bateaux sont prêts à partir à leur tour suivi par un troisième. Au total 124 Sénans quitteront l’Ile pour la Grande-Bretagne. Le plus âgé a alors 54 ans et le plus jeune 14.

En juillet les allemands vont occuper l’île mais pendant ce temps en Angleterre les iliens sont regroupés avec de nombreux autres volontaires. Les Sénans reçoivent ensuite diverses affectations, en fonction de leur âge et de leurs spécialités, la plupart étant admis dans les Forces navales françaises libres.

22 deux d’entre eux sont morts pour la France.

Monument dédié aux forces françaises libres. Sur fond de granit en forme de croix de Lorraine, un Sénan se tient debout.

Le 1er janvier 1946, le général de Gaulle attribue la Croix de la Libération à l’Ile de Sein qui, pour ses hauts faits durant la seconde guerre mondiale, recevra également la Croix de Guerre et la Médaille de la Résistance.

En 2010, un voyage avait été organisé par notre regrettée présidente honoraire Lysiane Tellier qui accompagnée par une délégation avait fait un voyage mémoriel sur cette île fière de ses résistants.

Nous remercions Les Chemins de Mémoire et la mairie de l’ile de Sein de nous avoir permis la publication de cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien