Entretenir et faire respecter la MÉMOIRE du MONT-VALÉRIEN, promouvoir et développer la mémoire par la communication, le dialogue et par une relation intergénérationnelle permanente en France et à l’étranger.
L’année 2025 est déjà bien commencée et pour le bon fonctionnement de notre association nationale nous vous serions très reconnaissants de bien vouloir nous adresser votre cotisation de 25 euros ou plus si vous le souhaitez soit par chèque au 9 cours de l’ile Seguin – 92100 Boulogne Billancourt, soit par virement à notre compte via notre site Mémoires du Mont-Valérien – rubrique adhérents puis règlement en ligne.
Comptant sur votre fidélité pour la défense de la mémoire et vous remerciant par avance.
Il s’étend sur plus de 200 hectares, il estle plus vaste des lieux de l’univers concentrationnaire.
Y furent conduits des prisonniers de guerre ainsi que des opposants politiques, des personnessoupçonnées de résistance et des personnes considérées comme asociaux (Juifs, Tsiganes…)
Jean Villeret, ancien résistant déporté au Struthof, « passeur d’histoire et de mémoire »
Il était l’un des derniers français rescapés du camp du Struthof. Ancien résistant déporté dans le camp de concentration nazi de Natzwiller en 1944, décédé à l’âge de 100 ans.
« Passeur d’Histoire et de mémoire, il a consacré une partie de sa vie à témoigner de l’enfer concentrationnaire auprès des jeunes générations ».
Pierre Rolinet, ancien résistant et déporté, est mort à l’âge de 99 ans
Arrêté en possession d’armes par les Allemands en 1943, il est condamné à mort puis voit sa peine commuée en déportation. Il arrive en avril 1944 au camp de Natzweiler-Struthof, où il reste plusieurs mois avant d’être évacué vers Dachau, puis vers le camp d’Allach, qui sera libéré par l’armée américaine en avril 1945.
Soucieux de préserver la mémoire, ce commandeur de la Légion d’honneur a témoigné jusqu’à la fin de sa vie de son expérience, dans des écoles ou lors de visites au camp de Struthof.
Gardons-les en mémoire, souvenons-nous d’eux.
Nous remercions Le Monde et France Bleu de nous avoir permis cet article.
Ginette Kolinka, née Cherkasky le 4 février 1925 à Paris 11ᵉ, est une survivante du camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz-Birkenau et, à partir des années 2000, passeuse de mémoire de la Shoah.
En juillet 1942, sa famille fuit son domicile en raison de son arrestation imminente. Ils rejoignent alors la zone libre, non occupée par les Allemands, et trouvent refuge à Avignon (Vaucluse).
Le 13 mars 1944, à dix-neuf ans, elle est arrêtée à la suite d’une dénonciation avec son père, Léon Cherkasky, son jeune frère de douze ans, d’abord incarcérée à la prison d’Avignon puis à celle des Baumettes, la famille est ensuite internée au camp de Drancy.
Camp de Drancy en région parisienneCamp d’extermination d’Auswitch-Birkenau
Un mois plus tard, la famille est déportée par le Convoi no 71 du 13 avril 1944 en direction du camp d’Auschwitz-Birkenau. C’est le même convoi que Simone Veil. Dès l’arrivée du train, son père ainsi que son frère sont gazés, elle est sélectionnée pour le travail et rejoint le camp des femmes.
Au camp de Bergen-Belsen, elle travaille dans une usine de pièces d’aviation. En mai 1945 accueillie par les Alliés elle est rapatriée à Lyon avant de rejoindre Paris le 6 juin 1945 pour retrouver les membres de sa famille qui ont survécu.
Au début des années 2000, veuve, elle devient une ambassadrice de la mémoire qui sillonne la France pour raconter son vécu aux jeunes générations. Elle va d’établissement en établissement scolaire pour parler de ce qu’elle a vécu et sensibiliser les jeunes.
Cette femme à résister dans les camps à toutes les atrocités des nazis dorénavant elle vient souvent témoigner ce qui est une autre forme de résistance à la barbarie afin de permettre aux jeunes générations de connaître la réalité des camps par ceux qui ont survécu.
En effet les déportés se sont longtemps tus face à une France d’après-guerre peu encline à les écouter.
Nous remercions Wikipédia et TF1 de nous avoir permis de publier cet article et nous vous signalons « Les Derniers », une série documentaire de Sophie Nahum prochainement sur internet.Les Hauts Lieux de mémoire du gers pour leur aide à la transmission de la mémoire ainsi que, actu-juridique et le journal Sud-Ouest pour les photos misent à notre disposition.
Notre maire Pierre Christophe Baguet et Nicolas Marguerat Conseiller municipal délégué aux Anciens combattants nous ont adressé une invitation à la traditionnelle cérémonie des vœux aux Anciens combattants de la ville.
Notre secrétaire général exécutif Patrick Ourceyre était présent et a particulièrement retenu dans l’allocution du Maire les paroles concernant le rôle important que doit jouer la jeunesse dans les prochaines années à savoir : Acquisition des valeurs de la République et implication dans les cérémonies patriotiques avec si possible la volonté d’assurer la relève de nos porte-drapeaux.
Lors d’un entretien avec Nicolas Marguerat nous avons sollicité son aide afin d’envisager à Boulogne- Billancourt la possibilité d’une conférence sur le « Mémorial du Mont-Valérien » par Jean-Baptiste Romain Directeur des Hauts Lieux de Mémoire de l’ONACVG.
En avril 1940 comme communiste il entre dans la clandestinité. Après la signature des accords de Munich, il s’affirma comme le plus écouté des porte-parole de la résistance au diktat de Hitler.
Dans le N° 144 de l’Humanité : « Gabriel Péri, Sampaix et des dizaines d’autres patriotes ont été fusillés. La France entière doit clamer son indignation et sa colère face aux oppresseurs nazis et à leurs complices de Vichy. » Esprit libre et non conformiste, il devient, à la Libération, un mythe de la résistance à l’occupant.
Les nombreuses résistantes (7000 femmes), qui y ont été enfermées avant de partir en déportation, ont laissé des écrits dans la casemate 17.
Quelques mots griffonnés, des initiales, des visages esquissés au charbon ont été sauvés en 2023 de l’usure du temps.
Le chantier s’est déroulé en deux étapes et c’est Madame Aline Moskalik-Detalle restauratrice qui en a effectué le sauvetage.
L’État et la ville ont également fait un accord de protocole pour le rachat du terrain puis un promoteur immobilier rachètera le tout et cédera in fine des équipements municipaux à la mairie des Lilas. Le mémorial prévu sera dédié aux femmes résistantes et déportées, les travaux d’ensemble devant normalement être lancés en 2025.
Concernant ce lieu de mémoire, Madame Patricia Miralles secrétaire d’état auprès du ministre des armées, chargée des anciens combattants et de la Mémoire a dit « Il faut assurer la transmission de leurs mémoires nationales à notre jeunesse en leur permettant de venir la voir de leurs propres yeux »
Le but final de ce travail sera la création d’un parcours mémoriel en Seine-St-Denis pouvant servir aux passeurs de mémoire dont notre association nationale fait partie depuis de nombreuses années.
A la suite de notre cérémonie annuelle du souvenir au Mémorial du Mont-Valérien, Madame Jeanne d’Hautesserre Maire du 8è arrondissement de Paris a offert un cocktail dans les très beaux salons de sa mairie avec les jeunes du conseil municipal.
De nombreuses personnalités présentes au Mémorial ont participé à ce cocktail particulièrement appréciée, etclôturant magnifiquement notre journée du souvenir.
Tous nos remerciements amicaux lui sont adressés.
Remerciement à Krikor Djirdjirian pour ces photos.
Après l’invasion de la France par les nazis en mai-juin 1940 elle s’engage dans l’organisation clandestine Main-d’œuvre immigrée (MOI) des étrangers communistes et dans le mouvement de lutte armée de cette organisation, les FTP-MOI. Sous le pseudonyme de « Pierrette », elle est chargée de l’assemblage des bombes et des explosifs, de leur transport et de l’acheminement des armes avant et après les opérations. Elle a ainsi participé indirectement à une centaine d’attaques.
Elle est arrêtée à Paris par les brigades spéciales (BS2), le 6 novembre 1943. Atrocement torturée au nerf de bœuf, elle est transférée en Allemagne le 19 février 1944 puis à Stuttgart le 3 mai. Elle est guillotinée à la prison de cette ville, le 10 mai 1944, elle avait trente-deux ans.
Elle était financée par le MI9 à Londres mais maintenait une indépendance opérationnelle totale.
Environ 800 aviateurs alliés empruntent la ligne Comète de juillet 1941 à juin 1944
156 membres du Réseau Comète perdent la vie (dont 55 femmes). Une trentaine d’hommes sont fusillés ou abattus. Plusieurs centaines sont déportés dans des camps de concentration une centaine d’entre eux meurent. Les survivants ne reviennent pour la plupart qu’en avril-mai 1945 lorsque les camps sont libérés.
En quatre années, le réseau a compté jusqu’à 3000 membres.
Important membre du réseau, sur les conseils insistants de sa fille sa sécurité étant fortement compromise en Belgique il quitte Bruxelles le 30 avril 1942 et reprend la coordination à Paris sur une période allant d’août 1942 à juin 1943. Ce même mois il est arrêté et fusillé à 46 ans le 28 mars 1944 à la forteresse du Mont-Valérien.
Andrée De Jongh
Sa fille qui est très investie dans la résistance, elle est Co-fondatrice et cheffe du réseau d’août 1941 à janvier 1943. Elle effectue de très nombreux passages entre la Belgique et l’Espagne.
Le 15 janvier 1943, elle est arrêtée à Urrugne, trahie par un valet d’une ferme.
Elle reçoit en 1946 la George medal (Créée en 1940 par le roi George VI), la plus haute distinction qui puisse être décernée à un sujet non-britannique.
La « Comet line » est empruntée pour la dernière fois le 4 juin 1944, avant-veille du débarquement allié.
Nous remercions notre adhérente Amélie Durda d’avoir attiré notre attention sur le réseau de nos amis Belges.